Mobilité 2.0

Alors que le W3C publie « les meilleures pratiques du web mobile, version 1.0« , voilà que beaucoup s’agitent autour de l’idée d’un web mobile 2.0. Popularisé par MobileCrunch, le TechCrunch qui s’intéresse aux nouveaux outils de la mobilité, force est de constater que le terme « mobilité 2.0 » cherche encore sa définition.

Que devrait pouvoir faire un téléphone mobile pour nous conduire dans le futur de la mobilité ? C’est la question à laquelle tente de répondre Oliver Starr de Mobhappy à partir des perspectives ouvertes par Ajit Jaokar de Future Text et Tony Fish. Ceux-ci définissent le web mobile 2.0 comme « l’extension de vos services préférés sur un appareil aux capacités restreintes ». La définition fait explicitement du web le point de départ, à partir duquel les services se configurent : les nouveaux services mobiles étant la prolongation de services web, accessibles n’importe où et n’importe quand.

Oliver Starr n’est pas d’accord. Pour lui, la mobilité 2.0 n’est pas une extension du web 2.0 :

« La mobilité 2.0 ne dépend pas de l’appareil. Il n’existe aucune mesure de fonctionnalité qui permettrait de savoir si un téléphone mobile est un dispositif 2.0. Tous les téléphones d’aujourd’hui sont 2.0. Ce n’est pas ce que fait le téléphone mais ce nous faisons avec, qui nous a conduit à parler de mobile 2.0. Cette définition à l’avantage de sa flexibilité et est indépendant des conditions socio-économiques de leurs propriétaires. Au Japon ou en Corée, la mobilité 2.0 peut se traduire par le développement de formes complètement nouvelles de divertissement, alors qu’aux Etats-Unis, la mobilité 2.0 repose plutôt sur des services liés à la gestion de la présence et à la localisation.

À la différence du web 2.0, la mobilité 2.0 parle autant de l’utilisateur final que du dispositif ou du service, alors que le web 2.0 n’existe pas en dehors de la combinaison des deux. (…)

Nous pouvons nous extasier devant les services et les fonctionnalités que l’on peut obtenir de son PC et du réseau haut débit, mais nous restons très contraints pas la forme de l’appareil et de son interface, par les limitations du réseau et par les périphériques d’entrée et de sortie qui composent le média PC. Il n’en va plus de même avec le Mobile 2.0, où la diversité des appareils n’a de limite que celle de notre imagination. (…) Dans l’avenir, des appareils Mobile 2.0 pourront être tissés dans nos vêtements ou même, sous la forme de « poussières intelligentes », exister dans l’air que nous respirons. (…) Je m’imagine sans mal communiquer de manière instantanée avec des personnes à l’autre bout du monde à partir de dispositifs implantés dans mon corps. »

En France, Marc Brandsma définit plutôt le mobile 2.0 comme l’ensemble des moyens susceptibles de rendre le marché plus concurrentiel et donc innovant. Une vision intéressante, mais il ne s’agit pas tout à fait de la même chose…

Via Smart Mobs.

À lire aussi sur internetactu.net

2 commentaires

  1. Bonjour,

    cette notion me fait penser à une notion qui, l’année dernière encore, apparaîssait nouvelle dans le domaine de l’enseignement via les nouvelles technologies : le m-learning (ou Mobile Learning) qui, en gros, propose aux apprenants d’utiliser les technologies comme la téléphonie mobile ou les PDA pour leur fournir des modules de formations (scénarisés comme il se doit, bien sûr) sur un petit plateau..

    Pour plus d’info : http://www.mcgrawhill.ca/college/mlearning/ ou http://www.learningcitizen.net/mobile_learning.shtml


    jeremie

  2. Le mobile 2.0 Une conférence, près de l’Etoile, organisée par Actoba, un cabinet d’avocat, Mémodia et ServicesMobiles (animé par Christophe Romei).
    Un programme riche :

    * Les principaux usages du Marketing Mobile
    * Le Search Mobile
    * La Vidéo
    * La Publicité sur mobile
    * Tour d’horizon des Services Mobiles

    et des invités de marque : Martin Vialle, Thomas Landspurg, Gilles Babinet, Philippe Kerignard.
    Si votre boîte (ou vous même) peut vous payer ce panorama, n’hésitez pas !

    Un seul regret, que ce programme n’aborde pas certains éléments du mobile 2.0 qui revêtentent une importance particulière, à savoir :

    * des interfaces fluides adaptées au terminaux mobiles du futur
    * le UserGeneratedContent
    * l’interaction sociale
    * le full browsing
    * la présence contextuelle
    * l’identification sur les services web
    * le paiement

    Date : 12 mars

    Site : lemobile20.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *