Penser l’avenir des territoires : la place des TIC

Quand on imagine l’avenir d’une ville ou d’une région dans 20 ou 30 ans, quel rôle les technologies de l’information et de la communication jouent-elles ? Quel influence ont-elles sur cet avenir, à côté d’autres variables, démographiques, environnementales, économiques, géopolitiques, culturelles, sociales ?

Curieusement, lorsque l’on se penche sur le contenu de la plupart des exercices de prospective territoriale menés en France, la question semble assez rarement posée. On y trouve au mieux une ligne relative à la couverture du territoire par les réseaux haut débit et mobiles. Parfois, les technologies sont présentes en tant qu’outils (au service de la formation, de la modernisation administrative, de la santé…) ce qui n’est pas absurde, mais fait en revanche courir le risque de négliger les dynamiques propres aux technologies et à leurs usages, et les ruptures qu’elles peuvent entraîner.

En outre, les TIC évoluent, vite et profondément. Deux des caractéristiques majeures de cette évolution concernent tout particulièrement les territoires : la convergence fixe-mobile, et l’enfouissement des puces dans l’espace physique, qui fait disparaître la frontière entre le « réel » et le « virtuel ». A elles seules, ces deux tendances montrent qu’à l’avenir, les TIC sont susceptibles d’avoir un effet encore plus profond qu’aujourd’hui sur la structuration des territoires, les modes de vie et les formes de socialisation, la localisation et l’organisation des activités, les conditions de compétitivité des territoires, etc.

Un exemple de liens entre évolutions technologiques et évolution des territoires

A l’inverse, les technologies n’évoluent pas toutes seules : les stratégies des entreprises et des autres financeurs de la R&D, la demande sociale, les marchés, les choix politiques et éthiques, et bien d’autres facteurs contribuent à déterminer les directions qu’emprunte, ou non, l’innovation technique.

S’intéresser aux TIC dans la prospective territoriale ne signifie donc pas céder à un quelconque déterminisme technologique, mais enrichir la liste des variables et paramètres qui influent sur l’avenir des territoires.

La Fing publie une note, intitulée « Enrichir la dimension ‘TIC’ de la prospective territoriale« , qui explore les liens possibles entre l’évolution à moyen-long terme des technologies et celle des territoires. Un document de travail, ouvert aux critiques et commentaires, qui vise à aider les acteurs à penser leur avenir.

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2 commentaires

  1. La problématique soulevée est celle de l’aménagement numérique des territoires.

    Le site internet [->www.amenagement-numerique.net] est justement dédié à ces questions. C’est un [site ouvert->http://www.amenagement-numerique.net/article.php3?id_article=8%5D, mis en place suite à une décision du comité interministériel pour l’aménagement du territoire (CIADT) du 14 septembre 2004, auquel contribuent des représentants de l’Etat et des collectivités locales, des opérateurs et des acteurs de la société civile. Une réflexion prospective sur le développement des territoires doit mobiliser tous ces acteurs. Aujourd’hui, les mentalités ont encore à évoluer !

    Un exercice a d’ailleurs été lancé pour définir le « dire de l’Etat » dans le cadre des documents de planification, et notamment des schémas de cohérence territoriale (SCoT).
    [dire de l’Etat->http://www.amenagement-numerique.net/article.php3?id_article=97%5D

    Sur la [question de la ville et du logement en particulier->http://www.amenagement-numerique.net/article.php3?id_article=36%5D, une réflexion est engagée, avec l’idée que c’est le cadre de vie des personnes qu’il faut repenser. Dans le département de la Loire, différents acteurs se mobilisent sur cette question, avec des projets qui de dessinent.

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