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	<title>Comments on: La médaille Fields aux archives ouvertes</title>
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	<description>InternetActu.net est un site d&#039;actualité consacré aux enjeux de l&#039;internet, aux usages innovants qu&#039;il permet et aux recherches qui en découlent.</description>
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		<title>By: Dominique Thébault</title>
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		<dc:creator>Dominique Thébault</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2006 16:29:17 +0000</pubDate>
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		<description>Documentaliste en rapport avec les milieux scientifiques je remarque une évolution sensible de l&#039;attitude des chercheurs vis à vis de la publication de leurs travaux en accès libre sur internet. A ce titre il est intéressant de souligner que les tentatives de verrouiller l&#039;espace éditorial de la part d&#039;intermédiaires soumis au jeu de la concentration capitalistique (donc de moins en moins nombreux et, de ce fait, de moins en moins en concurrence) sont désormais contredites par la communauté scientifique elle-même. Alors que le prix de certains supports n&#039;est plus accessible qu&#039;à des structures institutionnelles richement dotées, les modes de diffusion traditionnels restreignent les possibilités d&#039;interraction offertes par une démarche transdisciplinaire. 
Au contraire, les archives ouvertes offrent l&#039;opportunité au chercheurs d&#039;explorer le champ élargi d&#039;une offre libéré de ces contraintes selon un processus heuristique qui, au sens épistémologique, renoue avec le procès de la science. Et que l&#039;on n&#039;argue pas de critères de validation dont internet ne saurait faire état : le chercheur est capable de déterminer la validité des travaux qu&#039;il consulte. De plus, il peut faire appel à la contribution de documentalistes dont le rôle de médiation prend ici tout son sens.

Aussi, plutôt qu&#039;une certaine propension à la rétention d&#039;information qui pouvait sous-tendre l&#039;attitude du scientifique dans un schéma dicté par des instances qui auraient pu exercer une autorité régressive, le chercheur participe à une communauté sans cesse élargie par le réseau, réseau qui peut accueillir un public lui aussi de plus en plus large et, pourquoi pas, une démocratie des idées en ces temps où l&#039;on verrait  les politiques plutôt opter pour des modèles de classification sociale basés sur la distinction d&#039;élites et de pôles d&#039;excellences.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Documentaliste en rapport avec les milieux scientifiques je remarque une évolution sensible de l&#8217;attitude des chercheurs vis à vis de la publication de leurs travaux en accès libre sur internet. A ce titre il est intéressant de souligner que les tentatives de verrouiller l&#8217;espace éditorial de la part d&#8217;intermédiaires soumis au jeu de la concentration capitalistique (donc de moins en moins nombreux et, de ce fait, de moins en moins en concurrence) sont désormais contredites par la communauté scientifique elle-même. Alors que le prix de certains supports n&#8217;est plus accessible qu&#8217;à des structures institutionnelles richement dotées, les modes de diffusion traditionnels restreignent les possibilités d&#8217;interraction offertes par une démarche transdisciplinaire.<br />
Au contraire, les archives ouvertes offrent l&#8217;opportunité au chercheurs d&#8217;explorer le champ élargi d&#8217;une offre libéré de ces contraintes selon un processus heuristique qui, au sens épistémologique, renoue avec le procès de la science. Et que l&#8217;on n&#8217;argue pas de critères de validation dont internet ne saurait faire état : le chercheur est capable de déterminer la validité des travaux qu&#8217;il consulte. De plus, il peut faire appel à la contribution de documentalistes dont le rôle de médiation prend ici tout son sens.</p>
<p>Aussi, plutôt qu&#8217;une certaine propension à la rétention d&#8217;information qui pouvait sous-tendre l&#8217;attitude du scientifique dans un schéma dicté par des instances qui auraient pu exercer une autorité régressive, le chercheur participe à une communauté sans cesse élargie par le réseau, réseau qui peut accueillir un public lui aussi de plus en plus large et, pourquoi pas, une démocratie des idées en ces temps où l&#8217;on verrait  les politiques plutôt opter pour des modèles de classification sociale basés sur la distinction d&#8217;élites et de pôles d&#8217;excellences.</p>
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