« Big Brother » Google nous laissera-t-il le contrôler ?

Big Brother GoogleMatt Cutts, de Google, glosait récemment sur ce qu’il qualifie de « Google Lifestyle« , le moteur lui servant tout à la fois de calculatrice, de traitement de texte et de tableur, tout en archivant ses e-mails, l’historique des pages web visitées, et bientôt celles de ses appels téléphoniques, toutes choses impensables il y a seulement quelques années : « les gens enregistreront-ils aussi leurs propres vies, dès lors que le stockage de données audio et vidéo sera quasi-gratuit ? »

De fait, la perspective de voir Google se transformer en nouveau « Big Brother » est devenu une source récurrente d’inquiétudes pour les internautes, et fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse qui, en l’espèce, se fait aujourd’hui l’écho d’un possible partenariat entre Google et la CIA.

Pound PrivacySuite à la publication des recherches effectuées par quelques 658 000 abonnés à AOL (voir « A qui appartiennent mes logs ?« ), l’Electronic Frontier Foundation a mis en ligne un petit guide pratique afin de protéger sa vie privée dès lors qu’on effectue des recherches sur l’internet. La campagne #Privacy invite pour sa part les principaux moteurs de recherche à ne plus garder trace des requêtes suivies de l’opérateur « #privacy« .

Gene Becker, chercheur chez HP, veut aller encore plus loin. Auteur, sur son blog, d’une série de billets consacrée à ce qu’il a intitulé « Google Data Privacy » (« la protection des données personnelles chez Google« ), il estime que le monde en général aurait d’autant plus à gagner que la société Google en particulier ferait de la vie privée un standard que tous les autres services web (2.0 ou non) seraient tenus de respecter. Concrètement, Google devrait ainsi permettre à ses utilisateurs de :

. vérifier toutes les données personnelles nous concernant contenues dans ses différentes bases de données (Desktop, Reader, Mail, Talk, Blog Search, Alerts, Toolbar, Maps, Calendar, News, Groups, Analytics, Earth, Docs & Spreadsheet, Picasa, etc.) ;
. savoir qui peut y accéder, et pendant combien de temps elles y seront stockées ;
. gérer, de façon centralisée, toutes ces données, et leurs conditions d’accès (« opt-in » et « opt-out« ) ;
. être tenu informé de toutes les fois où quelqu’un y a eu accès, et pourquoi ;
. désactiver, voire détruire, d’un simple clic, cet archivage de nos données personnelles…

Bref, une interface web donnant à l’utilisateur les moyens de faire valoir ses droits « informatique et libertés » en quelques clics.

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2 commentaires

  1. La proposition de Gene BECKER me semble plus qu’intéressante. Cela permettrait de garder uniquement le côté 2.0 et ultra ergonomique de la googlesphère.

  2. C’est en effet une initiative intéressante, qui participe à redéfinir de nouveaux paramètres de la vie privée à la lumière des capacités techniques contemporaines. Cependant, cela doit être combiné de la part des utilisateurs avec une certaine réserve sur les informations qu’ils mettent allègrement en ligne sur des sites de réseaux sociaux comme MySpace ou Facebook, qui comptent plus de 100 millions d’utilisateurs, et qui s’avèrent fréquemment de nature très personnelle, pour ne pas dire intime…
    http://securisphere.blogspot.com/2006/06/la-meilleure-arme-pour-protger-votre.html

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