Les ingénieurs de l’IEEE regardent l’avenir

Couverture article IEEE/IFTFA quelles percées scientifiques et techniques doit-on s’attendre dans les 50 ans à venir ?
Que peut-on attendre à plus court terme ?
Quels pourraient être les effets de ces développements (ou de ces échecs) sur nos vies ?
Telles sont, en substance, les questions que l’Institut pour le futur (IFTF) et la revue IEEE Spectrum ont posé début 2006 à 700 membres de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), dans le cadre d’une grande « Enquête sur l’avenir de la science et de la technologie » (une version PDF est également disponible).

Parmi les prévisions les plus consensuelles :

  • Les objets quotidiens seront capables de « penser par eux-mêmes » ;
  • De minuscules robots s’occuperont de nous, que ce soit à l’intérieur de nos corps, pour entretenir nos maisons, chercher les survivants sous les débris d’un bâtiment ou réparer les stations spatiales – en revanche, les experts de l’IEEE (qui sont plus américains que japonais) ne croient guère au développement massif de robots humanoïdes chargés d’assister les futurs personnes très âgées que nous sommes en passe de devenir ;
  • Dans les pays développés, nous disposerons presque tous de notre profil génétique personnel (dans moins de 20 ans) et nous pourrons alors songer à « l’améliorer » ;
  • Nous saurons mieux prévoir la météo et les catastrophes naturelles, ce qui tombe bien car le réchauffement climatique risque d’en augmenter la fréquence et la gravité ;
  • Les images informatiques seront impossibles à distinguer des images « réelles ».

Parmi les prévisions que les interviewés n’ont pas retenues : les voitures ne se conduiront pas toutes seules ; les ordinateurs quantiques n’existeront pas en production commerciale d’ici 50 ans.

Pour conclure, les consultants de l’IFTF chargés de commenter l’enquête identifient cinq « grandes pistes » pour le développement des infrastructures technologiques de demain :

  • Des capacités illimitées de traitement et de transmission, gérées par une économie de l’abondance ;
  • Les réseaux de capteurs et les conséquences (fort mal connues) de la multiplication d' »objets qui pensent » ;
  • Des infrastructures légères, standards, rapides à déployer, à mettre à niveau et à démanteler ;
  • L’intégration des nanotechnologies, des systèmes micro-électromécaniques (MEMs) et des biosystèmes ;
  • La « biologie étendue », ou la convergence des biotechnologies et de l’électronique pour intervenir sur la vie elle-même.

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