Un ordinateur portable sensible aux mouvements

Les laboratoires de recherche de British Telecom travaillent à un système pour ordinateur portable permettant de contrôler les menus et les applications d’un ordinateur par de simples mouvements. Le Balance System de BT se compose d’un adaptateur qui peut être branché sur n’importe quel ordinateur portable ou Tablet PC et d’un logiciel ad hoc. Pour Adam Olivier, à la tête du département des recherches spécialisées sur les personnes âgées et les handicapés, la technologie a beaucoup d’implication pour les utilisateurs qui ont des difficultés à utiliser un clavier ou une souris. Mais elle peut avoir des usages au-delà de cette population, notamment auprès de gens qui ne peuvent pas utiliser leurs deux mains, comme des techniciens ou des gens pressés par la foule… Via BBC News.

Profitons-en pour signaler une autre interface innovante : l’écran Synapse développé par la start-up grenobloise 3D Technology et présenté au dernier Cebit (vidéo). Un écran qui obéit aux gestes que ce soit au contact, comme la plupart des écrans tactiles, mais aussi à distance, à une quinzaine de centimètres de l’écran, grâce à un capteur de mouvement. Via Aïe Tech.

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3 commentaires

  1. Ce qui est étonnant c’est le fait ces chercheurs « réinventent », en le poussant certes un peu plus loin, ce que de simples geeks ont fait en détournant une fonctionnalité présente sur les portables d’Apple.

    En effet, les machines de la firme à la Pomme (le futur iPhone également) possèdent des accéléromètres pour proteger notamment les têtes de lecture du disque dur.

    Des programmeurs ont détourné cette fonctionnalité pour l’utiliser dans des jeux, pour changer de bureau virtuel, en faire un sabre Jedi, une alarme antivol couplée avec la webcam intégrée, etc.

    On pourrait prendre d’autres exemples avec le détournement de la manette Wii qui couplée avec le bluetooth intégré au Mac la transforme en sabre Jedi (décidément), en « baguette magique » contrôlant et gérant une interface musicale (boucles, tempo, …) basée sur le logiciel Max.

    On peut se douter que ce même genre de détournement aura lieu avec l’iPhone, son interface multitouch et ses capteurs de mouvements.

    Je trouve cela tout bonnement fascinant, le fait que l’innovation a souvent pour point de départ le détournement d’une fonction initiale, InternetActu en ayant déjà largement fait écho dans de précédents articles.

    Ce qui serait intéressant à connaître, c’est de découvrir et quantifier les possibles échanges de savoirs entre une communauté d’utilisateurs et les groupes industriels, si les entreprises intègrent les détournements et les innovations issus des usagers dans les successeurs des produits mis en vente.

  2. C’est indéniable, toutes innovations a pour origine le détournement de quelque chose (idées ou technologie). C’est le principe même du processus de création où « rien ne se crée, tout se transforme ».
    Il est tout à fait vrai que la technologie en se démocratisant, en devenant plus accessible financièrement, a permis à beaucoup de gens de se la réapproprier. De plus, on surfe littéralement sur une vague du « Do It Yourself » comme le montre le succès de la wiimote ou plus largement du bricolage à la maison.
    En revanche, je ne suis pas totalement d’accord avec vous sur le fait que des chercheurs « réinventent » en s’inspirant « de simples geek » car généralement ces simples geek sont tout bonnement des chercheurs ou des ingénieurs.

    Quant à l’Iphone, il sera certainement hacké mais pas dans les proportions de la wiimote. Je doute que beaucoup des personnes vont se risquer à hacker un appareil à 500 dollars… D’autant que l’écran multitouch de l’Iphone est plus un effet marketing au vu de son utilité restreinte sur un si petit appareil. La wiimote elle, fut si rapidement détournée qu’on se demande si la volonté de Nintendo n’était pas justement de faire en sorte qu’elle soit détournée par ses utilisateurs. Je me demande si Apple est dans cet esprit là quand on voit les restrictions qu’on les utilisateurs d’Ipod…

  3. En même temps l’iPod, appareil cher aussi, a completement été hacké (installation de linux, exploitation des capacités des composants à lire d’autres formats que ceux imposés par Apple, etc.).
    Il est en de même de l’Apple TV, set-top-box chère aussi et complètement fermée à l’origine et capable maintenant de faire pratiquement tout ce que fait un ordinateur. D’ailleurs semble s’ouvrir à ce genre de chose, ne condamnant pas fermement ces pratiques en envoyant son armée d’avocats auprès des sites web et des hackers.

    Pour l’iPhone, il sera hacké, dans un premier temps par les plus fervents, et quand les développements seront stabilisés et utilisables, il est fort probable qu’une plus grande frange des utilisateurs hackerons leur iPhone, si Apple ne coupe pas l’herbe sous le pied en proposant la ou les fonctionnalités tant désirées.
    Pour l’écran multitouch, il est clair que l’iPhone n’est pas l’objet pouvant exploiter les pleines capacités du système, mais, sachant que le système d’exploitation est OS X, optimisé bien évidemment pour l’appareil, j’y vois donc l’iPhone comme une espèce de « proof-o-concept » de l’interface multitouch avant de l’élargir a des appareils plus à même d’exploiter pleinement le concept (ordinateur portable, …). Il suffit de voir les demandes de brevet de la part d’Apple pour s’en rendre compte (cf. macbrains.info notamment).

    Bien évidemment beaucoup de ces « geeks » sont ingénieurs et travaillent dans les labos de recherche mais on constate tout de même une plus grande liberté, d’imagination, d’idées « triviales » (sabre laser avec la wiimote, etc.) que sur leur lieu de travail. À rapprocher du monde de l’Open Source et de son fonctionnement, ou de Google qui permet à ses employés de consacrer 20% de leurs temps de travail à leurs projets perso qui d’ailleurs se transforment parfois en véritable succés, une partie des services que propose Google en étant issus.

    Quand au fait de « réinventer », je me suis sans doute mal exprimer. Bien évidemment nous trouvons une interdépendance entre ces deux milieux,les uns se nourrissant des autres et réciproquement mais on s’aperçoit que si les labos proposent des concepts généralement plus aboutis, les geeks sont plus rapides, parfois plus innovants car souvent moins tributaires du processus décisionnel et administratif, parfois lourd et handicapant.

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