Hyperlocal : nos réseaux dans la rue, nos rues dans l’écran

« Combien de temps nous faudra-t-il avant que nous puissions naviguer dans les rues d’un monde virtuel identique aux nôtres ? », se demande Michael Arringhton en égrainant les innovations dans le domaine. De Street Side et Virtual Earth de Microsoft à Google Maps Street View, en passant par le Photosynth Project de Microsoft, le remarquable EveryScape ou encore Fotowoosh qui permet de transformer des images 2D en 3D.

Des innovations qui montrent combien l’avenir sera hyperlocal, avance Bruce Sterling dans un reportage depuis le futur qu’il signe pour Wired. « La carte anticipe et agrège la ville », précise Chronos : la carte est capable de traduire l’interprétation continue de la ville. Les réseaux sociaux façonnent les cartes et les cartes relient les réseaux sociaux. « La révolution de la localisation, c’est replacer l’individu à chaque fois dans son contexte local, voire temporel, de mettre les lieux à sa disposition dans leur contexte ». Plus besoin de demander : où es-tu ? Bientôt chacun le saura, et pourra, selon votre position, vous inviter, vous recommander, vous solliciter différemment… « L’hyperlocalisation transforme nos rapport à l’espace à toutes les échelles, depuis notre sphère personnelle immédiate jusqu’à notre rapport au monde… tout simplement ! »

Une transformation que préfigure bien par exemple MeetMoi, une espèce de Meetic mobile, c’est-à-dire un service qui transforme vos téléphones mobiles en outils de rencontre. Après avoir rempli votre profil, il vous suffit d’indiquer votre localisation pour vous rendre disponibles aux autres utilisateurs présents aux alentours. Si vos centres d’intérêts se rapprochent, les téléphones échangent les profils et, s’ils vous agréent, vous mettent en contact (via SmartMobs).

De 3 à 4 dimensions
Mais saurons-nous nous contenter de 3 dimensions dans ces « mondes miroirs » ? Les chercheurs de l’Institut de technologie de Georgie et de Microsoft Research travaillent à développer des représentations du monde en 4 dimensions, en y intégrant l’évolution de la ville dans le temps. L’équipe s’est servie d’une partie de la ville d’Atlanta, pour établir leur prototype, en y ajoutant des séries de photos anciennes.

Leur logiciel sait automatiquement remettre dans l’ordre chronologique une série de photographie et permet de construire un modèle 3D animé pour montrer l’évolution de la ville, rapporte le New Scientist (voir les vidéos).

Assurément le temps, et plus encore le temps réel, sera certainement l’une des clefs de l’évolution de cette hyperlocalisation.

Via Roland Piquepaille.

À lire aussi sur internetactu.net

2 commentaires

  1. Bonjour, quels seraient à votre avis dans ce contexte, les ingrédients nécessaires pour que les individus se sentent suffisamment proches d’un journal participatif régional du web pour qu’ils aient d’y participer ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *