Des biens publics aux biens communs : le groupe de travail

Partant du constat que les données publiques sont encore loin d’être des biens communs mis à la disposition des citoyens, Michel Briand a initié la création d’un groupe de travail, au sein d’Intercoop, l’interconnexion de réseaux coopératifs, avec un espace de travail dédié pour réfléchir et faire avancer la question de l’ouverture des données publiques, afin qu’elles soient plus facilement accessibles et réutilisables par tous.

Au moment où les usages des outils du web 2.0, blogs, wikis, fils RSS, réseaux sociaux interpellent les acteurs du web public sur leurs pratiques, peut-être pouvons-nous enclencher une dynamique d’ouverture des biens publics en biens communs sachant qu’il devra emprunter ce temps long nécessaire au changement culturel des personnes et des structures.

Ouvrir la diffusion et la possibilité de réutiliser les données et les biens publics informationnels est un changement de culture dans une société française cloisonnée et frileuse face au débat public et marquée par le fonctionnement hiérarchique.

Comme pour le logiciel libre, ce sont surtout les réseaux d’acteurs locaux, les associations, les personnes qui s’impliquent dans des développements ou la diffusion des outils, la pression des usagers qui font évoluer les pratiques.

N’est-il pas possible de développer aujourd’hui un mouvement analogue pour l’extension des biens publics mis en commun ?

  • en menant des actions d’information : parce que beaucoup de personnes ne savent pas que des contrats ouverts permettent, selon le choix effectué, de conserver la forme du texte publié ou de le modifier, d’autoriser ou non un usage commercial ;
  • en interpelant les collectivités et les services de missions publiques sur le statut des données qu’ils publient ;
  • en favorisant la diffusion des bonnes pratiques, en mettant en valeur les avantages apportés par les mises en biens communs ; par une compréhension des freins et facteurs facilitant cet élargissement par les acteurs des services publics ;
  • en rédigeant un appel manifeste porté par des associations et personnes ;
  • en menant des actions de sensibilisation auprès des associations de professionnels, d’élus pour qu’ils ouvrent le débat à de nouveaux acteurs et favorisent la diffusion des réflexions autour de cette problématique ;
  • en alimentant la réflexion sur cette question des données ouvertes à l’instar des « Principes pour des données publiques ouvertes » rédigés par quelques acteurs des biens communs états-uniens.

Via @Brest.

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