A lire ailleurs du 19/03/2012 au 26/03/2012

. Le Conseil constitutionnel censure le fichier des gens honnêtes – Le Nouvel Observateur
Les Sages ont retoqués la proposition de loi sur le fichier central biométrique ainsi que la « puce vie quotidienne » qui devait permettre d’apporter une fonction de signature électronique à nos cartes d’identité, la transformant en outil de transaction commerciale. Merci les Sages !

. Les applications pourraient dépasser le web – Msnbc.com
A l’heure des applications, qui a encore besoin du web ? explique Suzanne Choney pour Msnbc.com en citant l’étude du Pew Internet et de l’université Elon : http://www.pewinternet.org/Reports/2012/Future-of-Apps-and-Web.aspx. Le temps passé sur les applications a dépassé le temps passé sur le web (81 minutes par jour contre 74 minutes par jour). Téléchargées 25 milliards de fois sur Apple et 10 milliards de fois sur Androïd, les applications font peser une menace sur l’internet, même si les experts de l’internet souhaitent le contraire…

. C’est le printemps électoral : les propositions de taxer le numérique fleurissent par François Momboisse – Journal du Net
François Momboisse, président de la Fevad et Vice-président du Conseil national du numérique est remonté contre les multiples proposition de taxation du numérique qui s’égrainent un peu partout. Ces taxes risquent de défavoriser les entreprises nationales sur un marché devenu international. La fiscalité doit être équitable entre le numérique et le non-numérique et elle ne peut pas être une surtaxion du numérique au profit d’un autre acteur… clame l’un des principaux acteurs du e-commerce.

. La neutralité cachée d’Internet – Owni.fr
Andréa Fradin revient sur les travaux en cours à l’Arcep sur la neutralité du net. « En bref, pas ou peu de soucis pour les FAI. La réflexion ne devrait pas dépasser la seule mise en place d’une signalétique, qui vise à indiquer aux abonnés à Internet la nature de leur forfait. Un progrès déjà notable pour ces derniers. Mais qui laisse de côté un détail majeur, voire central : l’encadrement des pratiques de gestion de trafic elles-même. Soit en somme, la définition d’un Internet jugé acceptable. Et à l’inverse, d’un Internet qui n’en est tout simplement pas un.  »

. Pourquoi la finance collaborative peine à se développer en France – ConsoCollaborative
La finance de demain peine à se développer du fait de la difficulté à obtenir des autorisations de l’Autorité de contrôle prudentiel, estiment ses acteurs. D’où leur volonté de sensibiliser les autorités via un manifeste : http://finpart.p2pventure.org/petition/ appelant à un cadre législatif et réglementaire approprié.

Est-ce que votre nouvelle télévision haute définition vous regarde ? – HD Guru
Samsung vient d’annoncer une nouvelle télévision dotée d’une caméra et de microphones pour permettre au télespectateur d’avoir un contrôle inédit de sa télé. La télévision sera doté d’un logiciel de reconnaissance facial permettant de personnaliser l’expérience télévisuelle et de piloter l’appareil à la voix. Une innovation qui pose de nombreux problèmes de vie privée, on le devine… Qui pourra nous regarder regarder la télé ?

. Du Personal Computer au Personal Cloud – Entreprise 2.0
Louis Naugès revient sur une étude du Gartner qui prédit que le « nuage » personnel remplacera l’ordinateur personnel dès 2014. Avant d’avoir le même impact sur l’entreprise.

. Vers une ville comestible – La ville résiliente
Peut-on renouer avec des vergers urbains et faire une valorisation « comestible » des espaces délaissés ?

. Comment j’ai pourri le web – la vie moderne.net
Un professeur raconte comment il a piégé ses élèves de première afin de leur montrer qu’ils ne doivent pas faire confiance au web. Pédagogique. Ou pas ? David Monniaux lui, trouve que les résultats de l’expérience ne sont pas surprenants, car rien n’est plus facile sur l’internet que de tromper son monde : http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2012/03/22/Un-prof-trolle-ses-%C3%A9l%C3%A8ves-sur-Internet%2C-la-belle-affaire%C2%A0 ! Et si la bonne question était qu’attend-t-on des élèves ? André Gunthert reste sceptique : « Il révèle un monde scolaire qui n’a toujours pas assimilé la révolution numérique, et qui continue de percevoir comme une dangereuse concurrence la diffusion non institutionnelle de la culture, dont Wikipédia reste le symbole honni. Humiliés par leur disqualification technique, de nombreux professeurs savourent le retournement des armes du web (anonymat, libre contribution…) contre lui-même, et apprécient comme de justes représailles la compétence digitale du prof justicier. » http://culturevisuelle.org/totem/1617

. Création et Internet : pour une “pax numerica” – Owni.fr
« En renonçant à lier la question du financement de la création avec celle de la consécration des droits des utilisateurs, les politiques gâchent leur principale chance de rétablir la paix dans l’environnement numérique.

Il en résultera que le droit d’auteur, continuant à constituer une pomme de discorde entre les créateurs et leur public, poursuivra sa descente aux enfers, dans une crise de légitimité convulsive qui pourrait s’achever un jour par une remise en cause radicale à laquelle nul n’a intérêt.

En tant que citoyens, demandons à ce que la taxe serve à construire une Pax numerica et à reconstruire en profondeur le Contrat social, en garantissant nos libertés numériques. »

. Prix de l’eau : les sept leçons de l’opération transparence – 60 millions de Consommateurs
60 millions de consommateurs revient sur un an d’expérimentation avec son site collaboratif – http://www.prixdeleau.fr pour en tirer les enseignements correspondants. Les factures d’eaux sont compliquées, les prix de l’eau vont 1 à 5, moins on consomme plus on paye (ce qui pose un problème notamment pour les résidences secondaires) et la transparence s’arrête au pied des immeubles où il n’y a pas le plus souvent de compteur individuel.

. La valeur de l’éphémère – frenchxsw
Intéressant retour d’une conférence de SXSW sur comment les utilisateurs apprécient le partage social éphémère, notamment via les outils de partages de photos sociaux. Mais comment les services peuvent-ils tirer profits de ces échanges éphémères ? Proposer d’autres services. Comment des échanges personnels peuvent-ils conduire à créer des histoires collectives ? Peut-on allier l’instantané et le long terme, comme le propose le TinCan Project, afin de saisir le plus rapidement possible ce qui s’échange ? http://web.media.mit.edu/~dharry/tincan/

. Le futur des villes passe par le micro-bénévolat – frenchxsw
Lors de la conférence sur le futur des villes qui se tenait à SXSW, les intervenants n’ont pas imaginé des villes délirantes de technologies, mais au contraire, du développement du « micro-bénévolat », pour inciter chacun à redevenir citoyen.

. Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » -BastaMag
Dans les années 50, Edward Bernays, le neveu de Freud est convaincu que pour faire adopter des idées ou des produits par des individus, il faut s’adresser à leur inconscient. Sur la base d’une théorie freudienne, il construit une stratégie de développement du capitalisme qui permet de canaliser chaque individu vers les objets de consommation, afin de l’amener à un comportement pulsionnel. Une captation destructrice explique le philosophe. Pour répondre à cela, propose Stiegler, il faut réapprendre à reconstruire les savoirs et les saveurs. Et cela passe par l’internet, une industrie de dimension mondiale permettant de rendre possible l’émergence d’un nouveau modèle industriel.

. « L’analyse prédictive doit être le fruit d’une combinaison d’art et de science » | L’Atelier
A l’occasion du Predictive Analytics World Summit qui se tenait à San Francisco, l’Atelier interview Tapan Patel de SAS, qui revient sur les limites des prévision appliquées aux données. Le nettoyage, le traitement, identifier les données pertinentes… Il n’y a pas d’analyse prédictive sans experts.

. 40 projets de mobilier urbain intelligent – Paris.fr
La ville de Paris vient d’implémenter 40 projets de mobilier urbain intelligent dans ses rues. A découvrir…

. Comparaison des marchés de données – O’Reilly Radar
La vente de données existe depuis le milieu du XIXe siècle, rappelle Edd Dumbill pour O’Reilly Radar. A mesure que les capacités d’échanges se sont amélioré, le marché s’est étendu, tant et si bien que les modèles d’affaires des grands agrégateurs comme Bloomberg ou Thomson Reuters décline, au profit de nouvelles plateformes de marchés. Les premiers consommateurs de données désormais sont les développeurs. Et la première forme d’échange est en train de devenir les places de marchés de données dans les nuages, de plus en plus accessibles aux utilisateurs finaux. Et Dumbill de pointer plusieurs acteurs d’importance comme InfoChimps – http://www.infochimps.com -, Factual – http://factual.com -, Windows Azure – https://datamarket.azure.com – ou encore DataMarket – http://datamarket.com… dont les caractéristiques sont de fournir des données gratuitement, de proposer des API, des outils d’intégration et de puiblication et surtout de revente…

. Le web est un éternel recommencement – FredCavazza.net
Les nouveaux services chassent d’anciens, estime Fred Cavazza. Certes, les usages sont plus faciles, mais les services finalement, évoluent peu… Pourquoi ? Parce que « les opportunités de croissance sont le moteur du web, c’est ce qui tire les usages et draine les investissements ».

. Un robot m’a volé mon Pulitzer – Slate Magazine
Evgeny Morozov revient sur Narrative Science – http://www.narrativescience.com – cette société qui génère des articles d’actualité automatiquement sur la finance, le sport, l’immobilier et désormais également la politique, en puisant des rapports provenant des médias sociaux. Mais quel est l’impact « civique » de cette nouveauté technologique, s’interroge Morozov. Quel risque encourons-nous à produire des histoires personnalisées, des médias à la demande ? Celui de construire un monde où la critique, l’érudition ou la pensée non conventionnelle pourrait devenir plus difficile à entretenir et préserver.

. Villes parcimonieuses – Groupe Chronos
Comment parvenir à la « ville parcimonieuse » ? Encourager la mise en place d’infrastructure pour le vélo et la marche (moins onéreuses que les autres infrastructures), animer des collectivités de résidents et les inciter à imaginer d’autres formes d’usages de la rue… C’est ce qu’expliquait par l’exemple Katherine Rooney, Manager de rue de l’association britannique Sustrans – http://www.sustrans.org.uk – au colloque national du Club des villes et territoires cyclables. « Engager la communauté est non seulement rentable, mais c’est aussi une garantie de l’appropriation et de l’entretien des réalisations, sans oublier le vivre ensemble. »

. Qu’est-ce que la prosécogénie ? | L’Atelier des icônes
André Gunthert propose un intéressant néologisme : la prosécogénie, c’est-à-dire « ce qui produit de l’attention ».

. Dominique Goux, Eric Maurin, Les nouvelles classes moyennes
Très bonne synthèse du livre de Dominique Goux et Eric Maurin sur les nouvelles classes moyennes, qui montre que la crainte du déclassement est plus une peur qu’une réalité, même si la frustration a accéder à l’élite, elle, demeure une réalité.

. Les vélos sont-ils la nouvelle voiture de la Silicon Valley ? – Transportation Nation
Sur le Campus de Google, on trouve un étrange vélo : le vélo conférence, qui permet à 7 personnes de faire du vélo ensemble pour y tenir conférence. Aux Etats-Unis, les grands acteurs de l’internet soutiennent le développement du vélo.

. La productivité scientifique des Régions françaises | Olivier Bouba-Olga
La productivité scientifique des régions françaises est proportionnelle à leur taille. Néanmoins, en France comme dans d’autres pays occidentaux, elle se déconcentre des régions centres au profit des régions intermédiaires et périphériques. Et cela se confirme également dans les publications les plus citées. Non seulement la publication scientifique se déconcentre, mais la publication scientifique de qualité se déconcentre encore plus vite.

. La ville des données est bonne à prendre – Le Courrier de l’Architecte
Si la ville des données est déjà là, celle de l’analyse prédictive des données pour améliorer la gouvernance de la ville peine à poindre.

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