A lire ailleurs du 20 au 27 juin 2013

. Qui arrêtera Google ? – Salon.com
Snowden a révélé ce que beaucoup d’entre nous suspections : Google contrôle complètement le web. Nos données et nos communications sont dans les mains des sociétés de la Silicon Valley. Qui les arrêtera ?

. DOGHOUSE | Someone help.
Un diagramme mi-sérieux mi-parodique qui tente d’analyser où sont nos documents, nos photos, notre musique, nos vidéos, nos messages…

. Vers une refonte en profondeur du système WHOIS : avec quels risques ? – Zdnet.fr
« Un groupe de travail de l’ICANN a remis un rapport en vue d’une révision majeure du fonctionnement de WHOIS, le système de bases de données sur les noms de domaines Internet. La proposition d’une base unique et centralisée n’est pas sans risques…, avertit Pierre Col pour Zdnet.fr

. 6 % des applications Android cachent un adware intrusif – Technology Review
La société de sécurité Lookout – https://www.lookout.com/fr – lance une campagne pour éradiquer les applications comportant de la publicité intrusive et lance un classement des applications sur ces facteurs de respect de la vie privée : http://www.protectmyprivacy.org/liveview/

. Les jeux sérieux au banc d’essai – LeMonde.fr
Après avoir dressé un panorama de jeux sérieux récents et intéressants, David Larousserie repose la sempiternelle question de leur évaluation. Si la satisfaction est parfois au rendez-vous (enfants, enseignants et experts estiment que le jeu apporte quelque chose), les constats sont parfois plus mitigés, notamment parce que la perception ludique est souvent faible et que la transmission des connaissance peut ne pas réussir. Les retours sont parfois très négatifs des élèves eux-mêmes, attachés au rituel scolaire classique. Le Play Research Lab, de Julian Alvarez et Sylvain Haudegond devrait travailler à améliorer l’évaluation des jeux sérieux.

. Comment les sociétés utilisent-elles au mieux les Big Data – Satya Ramaswamy – Harvard Business Review
L’utilisation des Big Data devrait concerner à l’avenir de plus en plus d’industrie, estime Satya Ramaswamy pour le réseau de blog de la Harvard Business Review. Netflix a utilisé les Big Data pour produire la série « House of Cards », qui lui a apporté 2 millions de nouveaux abonnés au premier trimestre 2013. Une étude de Tata Consultancy Services – http://www.tcs.com/big-data-study/Pages/default.aspx -a sondé 1200 cadres d’entreprises dans le monde à ce sujet, montrant que les investissements dans les Big Data génèrent des rendements et des avantages compétitifs. Mais qu’est-ce qui distingue les entreprises qui ont de bons rendements avec les Big Data de celles qui en ont de moins bons ? Les entreprises qui réussissent dans les Big Data ont bien sûr tendance à faire des investissements plus importants. Mais dépenser plus n’est pas forcément une stratégie. L’étude de Tata Consultancy Services a montré 4 autres facteurs différenciants : le fait que les sociétés soit plutôt centrée sur l’internet, le fait qu’elles utilisent les Big data sur plusieurs secteurs de leur activité (marketing, ventes, R&D…), le fait qu’elles exploitent de manière agressive les données non structurées et les données extérieures, le fait qu’elles créent une équipe dédiée plutôt que de l’intégrer à d’autres départements existants.

. Les associations auront un meilleur accès aux subventions publiques | La-Croix.com
De fait, les administrations ne distribuent plus les moyens de la même manière. Tels sont les principaux constats de l’économiste Viviane Tchernonog, qui doit présenter aujourd’hui les derniers résultats de ses travaux à la ministre des sports et de la vie associative (1), Valérie Fourneyron, à l’occasion d’une conférence organisée à l’université de Jussieu.

Pour décrocher un financement de l’État ou des collectivités locales, les associations sont de plus en plus mises en concurrence.

En 2011, 25 % des financements étaient versés à la suite d’un appel d’offres contre 17 % en 2005, relève cette spécialiste. Dans le même temps, la subvention, qui a la particularité de laisser les associations libres de leurs actions, est passée de 34 à 24 %

. Ecole : comment rendre les notes plus justes – Observatoire des inégalités
« L’élève n’est pas une performance qu’il faut évaluer mais une intelligence qu’il faut construire », estime Pierre Merle, professeur de sociologie et auteur de « Les notes, secrets de fabrication », qui explique qu’il serait encourageant de recourir à des barèmes de notation, à des épreuves d’évaluation anonymes, de mieux préserver l’anonymat social et scolaire de l’élève pour éviter les préjugés, préférer la notation encourageante, contractualiser les pratiques d’évaluation… Article tiré du dernier numéro de la revue Regards croisés sur l’économie consacré à « l’Ecole, une utopie à reconstruire » : http://rce-revue.com/ ?-L-ecole-une-utopie-a-reconstruire,62-

. Aide au développement des ateliers de fabrication numérique (appel à projets) | Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services
Le DGCIS lance un appel à projet pour l’aide au développement des ateliers de fabrication numérique (fablabs). Vous avez jusqu’au 13 septembre 2013 pour répondre.

. Des polices contre l’espionnage | Korben
L’obfuscation appliquée à la typographie.

. Principes internationaux pour le respect des droits humains dans la surveillance des communications – Framablog
Le Framablog vient de traduire un appel de plusieurs organisations internationales engagées dans la défense de la vie privée pour limiter la surveillance des communications, définissant plusieurs principes reposant sur la légalité, l’objectif légitime, la nécessité, l’adéquation, la proportionnalité, la compétence juridique, l’équité des procédures, la transparence, le contrôle public, l’intégrité des communications et la notification des utilisateurs.

. Obama a fait inculper plus d’individus avec l’Espionage Act que tous ses prédécesseurs | Slate.fr
« Snowden devient ainsi la huitième personne à avoir été inculpée sur la base de l’Espionage Act sous la présidence d’Obama, selon Firedoglake. Ces huit inculpations représentent plus du double des inculpations totalisées par tous les présidents précédents réunis.  » Pour Glenn Greenwald, le journaliste vedette du Guardian qui a révélé l’affaire Prism, les demandes de poursuite judiciaire de Washington sont peut défendable. Snowden n’a pas pratiqué d’acte d’espionnage, n’a pas vendu de secrets ni ne s’en ait servi pour son usage personnel.

. Pourquoi tout le monde sauf Google souhaite construire un lecteur d’information – GigaOM
Lire de l’information sélectionnée est devenu l’une de nos activités essentielles quotidiennes. Les réseaux sociaux ne suffisent pas, il s’agit de la manière dont on consomme les médias et le web aujourd’hui. Le Reader d’information est une question d’engagement. L’ADN de Google est de conduire les gens ailleurs que sa barre de recherche, alors que pour d’autres services, comme Facebook, qui réfléchit à un lecteur d’information, l’enjeu est de les conserver dans leur écosystème.

. Demanderjustice.com, le big data pour résoudre les litiges du quotidien en ligne – Zdnet.fr
https://www.demanderjustice.com est un site visant à simplifier les recours pour les litiges mineurs du quotidien en automatisant les demandes en permettant d’accéder à des modèles de documents pré-rédigés adéquats. Le but, corriger le rapport de force entre particuliers et grandes entreprises. Fin 2013, 10 à 20 % des saisies de juges de proximité passeront par cette plateforme expliquent les cofondateurs, qui ont également lancés https://saisirprudhommes.com et souhaitent élargir leur système au tribunaux de commerce et aux recours collectifs.

. Le moteur de l’égalité des chances en panne – LeMonde.fr
Les dispositifs d’égalité des chances s’essoufflent du fait du désintérêt des élèves ou de programmes qui demeurent trop élitistes dans un pays où la précarité et l’inégalité progressent.

. Start-up de l’open data : Dataconnexions remet les prix de son concours – Les Echos
Les Echos reviennent sur les lauréats du concours Dataconnexions organisé par EtaLab : http://www.vroomvroom.fr, un site d’aide à la conduite, dans la catégorie grand public ; Cap 133 qui recueille les données des appels d’offres des marchés publics ; Enigma qui met en forme des données gouvernementales ; Handistrict qui cartographie l’accessibilité aux handicapés en France ; Tranquilien, qui prédit le taux de remplissage des trains Transilien et Tourisme Connexion 04 développé par la société OpenDataSoft, qui produit de l’open data par défaut dans les Alpes de Haute Provence.

. Perturbation : la médecine qui vous surveille – NYTimes.com
Après les Google Glass, Nick Bilton nous met en garde contre la prochaine vague d’une informatique toujours plus intrusive en évoquant les « ordinateurs ingérables », à l’image de la pilule CorTemp – http://www.hqinc.net/cortemp/ ou de celle de Proteus : http://proteusdigitalhealth.com. Ces comprimés dotés de capteurs et transmetteurs sont pareils à des robots microscopiques capables de surveiller votre santé et de communiquer sur celui-ci. Mais pas seulement. Ils pourraient demain par exemple remplacer vos clefs ou vos mots de passe, et faire de votre corps un processus d’identification électronique. Des versions grand public sont attendues pour dès 2014.

. Si les murs pouvaient parler : open housing data – Code for America
Code For America et la ville de San Francisco lancent http://housefacts.me un répertoire partagé de formulaires d’inspection des bâtiments pour mieux informer de l’état de ceux-ci. Les données au format ouvert et intéropérable pourront être récupérées par les sites d’agences immobilières. Un premier démonstrateur sur San Francisco est disponible : http://housefacts.codeforamerica.org/SF/

. Snowden, Manning : pourquoi sont-ils devenus des lanceurs d’alerte ? | Courrier international
« Ces programmeurs sont maîtres dans l’art d’examiner des systèmes complexes pour trouver comment améliorer leur fonctionnement. A leurs yeux, la société n’est souvent qu’un système complexe comme les autres, nécessitant des améliorations, et cela les conduit parfois à tirer des conclusions aux antipodes de la sagesse populaire. »

. L’USINE Paris – Make in France
Le premier TechShope parisien ?

. Sympathie pour les luddites – NYTimes.com
Pour Paul Krugman, les travailleurs les plus touchés par la mécanisation et l’automatisation sont de plus en plus des travailleurs qui ont acquis des compétences précieuses, difficiles à acquérir. Jusqu’à présent, la solution passait par l’éducation, l’automatisation réduisant la part des travailleurs les moins scolarisés. Les technologies perturbatrices ne vont pas seulement affectés les emplois du bas de l’échelle, à l’avenir, souligne McKinsey dans un récent rapport : http://www.mckinsey.com/insights/business_technology/disruptive_technologies Alors comment former et se former dans un monde où nos compétences risquent de ne plus rien valoir demain ? Pour Krugman, nous devons imaginer une société qui garantisse santé et revenu minimum. Les conservateurs vont crier sur les méfaits de la redistribution, mais que proposent-ils à la place ?

. De recul en recul, les députés préfèrent le voyeurisme à la transparence démocratique – Regards Citoyens
Regards Citoyens revient sur le vote de la loi relative à la publication du patrimoine des élus et regrette l’enterrement de toute transparence. Plus encore, le projet d’encadrement et de transparence du lobbying a lui aussi été rejeté. Les avis de la Haute autorité de la transparence ne seront pas accessibles aux citoyens. Et les votes aux scrutins publics des députés pas enregistrés.

. Des dépenses plus heureuses ? – NYTimes.com
Pour Elizabeth W. Dunn et Michael Norton auteurs de “Happy Money : The Science of Smarter Spending » ne sont pas très enthousiastes sur Square, le système de paiement mobile, un système de paiement qui favorise la gratification instantanée et rend la dépense invisible, ce qui a tendance à nous faire surconsommer. Des études ont montré que ceux qui payent avant de recevoir leur bien étaient plus heureux de celui-ci que ceux qui payent ensuite. Retenir son plaisir d’acheter augmente non seulement l’excitation d’anticipation, mais également le plaisir lui-même. Le défi pour la prochaine génération d’innovation bancaire résident dans l’intégration de la science du bonheur.

. Laurent Chemla : je vous ai menti – Reflets
Pour Laurent Chemla voilà des années qu’il défend un internet neutre, qui implique que les usages n’aient pas à être régulés. Mais cet argumentaire est basé sur un faux argumentaire. Oui, l’internet est un simple tuyau, à peu près neutre par définition, mais l’internet n’a jamais été socialement neutre. Quand on parle d’internet, on doit parler à la fois du réseau technique et de son usage social. Or l’internet n’est pas neutre sociologiquement et il a modifié en profondeur nos sociétés. Les défenseurs de la neutralité veulent garantir sa pérennité et laisser s’y produire ses effets sociaux, sans contrôle. Pour Chemla, la transparence, qu est la vraie couleur du net, ne saurait à elle seule rétablir un équilibre que la société ne garantirait pas par ailleurs. Elle ne sert qu’à mettre en lumière les dérives, jamais à les corriger. Notre conception de l’intimité a été transformée par notre usage du réseau et va continuer à évoluer dans le même sens, sans grande résistance de notre part. Nous voici à l’ère du village global, celui où nous savons tout de nos voisins. Mais également, les abus sont eux aussi plus transparents que jamais. La transparence est la réponse à une surveillance généralisée.  » Si nous devons échanger notre vie privée contre la transparence totale de ceux qui nous surveillent et de ceux qui nous gouvernent, alors peut-être n’est-ce pas nous qui aurons le plus à y perdre. Il est temps, je crois, de renvoyer enfin le vieil argument « si vous n’avez rien à cacher, alors vous n’avez rien à craindre » à l’envoyeur : « quand vous n’aurez plus rien à cacher au peuple, alors vous n’aurez plus rien à craindre du peuple ». »

. Pour un Google Now du poste de travail – Bertrand Duperrin
Alors que les outils grand public envahissent le bureau et que l’on croule sous les informations, l’auteur pense que l’application Google Now, service prédictif qui pousse à l’utilisateur, sans qu’il n’ait rien demandé, les informations dont il a besoin quand il en a besoin, va devenir indispensable sur le poste de travail. Par exemple, un commercial pourrait recevoir l’information selon laquelle il devrait tout de suite se mettre en route, vu les embouteillages, ou des données du CRM quand il est chez un client.

. Inquiets pour la sécurités de vos Google Docs ? Utilisez SafeGDocs – The Next Web
SafeGDocs – http://www.safegdocs.com/en/about.html – est une extension de navigateur qui crypte vos fichiers Google Docs.

. L’écran nuit à nos nuits | Slate.fr
L’utilisation nocturne des écrans est un risque majeur de perturbation du sommeil estime le Dr Czeisler. L’éclairage a boulversé nos rythmes circadiens et nos facultés d’endormissement. Aux Etats-Unis, 30 % des adultes salariés dorment moins de 6 heures par 24h, alors que cette proportion était 10 fois inférieure il y a 50 ans. Pourtant, des solutions techniques pourraient être apportées en modifiant les couleurs et intensités de nos éclairages une fois la nuit venue, notamment en réduisant la lumière bleue pour une lumière blanche-rouge.

. Quand des partis pirates invitent l’Europe à réagir à l’affaire PRISM – Framablog
Certains partis pirates européens ont signé une déclaration réagissant à Prism et demandant :
1. Asile et protection aux lanceurs d’alertes.
2. Découvrir les faits.
3. Forte protection des données européennes
4. Traité international sur la liberté sur l’internet
5. Financement de logiciels respectueux de la vie privée
6. Prévention contre un Prism européen.

. Tous pirates – error 404
« Jamais au grand jamais je n’aurais pu penser que le but ultime du capitalisme était la poursuite du rêve communiste », explique Julien Breitfeld en revenant du LeWeb à Londres qui portait sur l’économie collaborative. Pas un des économistes et sociologues de gauche (même un Polanyi) n’avait prédit le recyclage de l’idée du partage, de la collectivisation des moyens de production chère à Marx, par le capitalisme. « Le code libre, c’est une richesse commune, exploitée par tous, mais dans une asymétrie d’échanges. S’il fait le bonheur de communautés (celles d’Ostrom), il fait aussi le bonheur de la sphère privée. Ainsi, les flux économiques apparaissent comme une captation de valeur sur des territoires et des individus hors marchés (de l’Europe vers les US, du libriste vers Microsoft) à coût nul, pour être ensuite revendus aux producteurs initiaux. Le libre, c’est un peu l’Afrique qui importe son chocolat après avoir vendu à prix dérisoire ses fèves de cacao. »

« Le succès de Kickstarter (et d’Ulule, de KissKissBankBank, et de tant d’autres) procède de la faillite de l’économie réelle : tous ces entrepreneurs en devenir ne trouvent plus d’argent via les acteurs traditionnels. Et, si le financement collaboratif n’est pas une invention (les startupeurs connaissent bien le « friend and family funding ») le web a permis, une fois de plus, d’industrialiser des pratiques à la marge. »

« Le crowdfunding, ce devrait être une bourse pour petits « petits porteurs ». Or, ces derniers sont des investisseurs sans droit ni titre…

Par contre, l’entreprise créée est bien soumise aux lois du marché, et certaines peuvent devenir de vrais succès. Même si le projet est intéressant, voire quasi d’utilité publique, ce qui est choquant c’est de voir que le marché profite in fine d’un risque qui n’est pas assumé par lui, mais par des tiers, lesquels s’appauvrissent car ils mobilisent leur épargne. » Pour Julien Breitfeld il faut distinguer le marché de l’emploi du marché du revenu : « Les rentiers, investisseurs en capital, dealers de drogue, proxénètes, n’existent pas sur le marché du travail mais le sont bien sur celui du revenu. Idem pour les travailleurs pauvres, stagiaires, qui n’existent – quasiment – pas sur le marché du revenu, mais bien sur celui du travail. » Désormais, la technique et le marché détruisent les emplois de la connaissance. Le crowfunding également, n’est qu’un symptôme d’une maladie plus grave : la rupture consommée entre le travail et la capital. L’économie du partage détourne des taxes. Mais elle est aussi celle de populations déclassées, qui s’organisent dans une économie grise.

« Ce qui est appelé improprement économie collaborative, c’est finalement la société humaine. Parce que l’Etat n’opère plus son rôle de balancier face au privé, ne restent que deux sociétés qui se développent en parallèle, l’économie de marché et les communautés. Et l’une devient petit à petit le parasite de l’autre. Passager clandestin d’une économie dite collaborative, tirant des bénéfices sans les contraintes de la structure, les « pirates » ne sont pas ceux qui téléchargent le dernier Beyoncé, mais des multinationales qui exploitent un travail gratuit, repackagent des biens du domaine public, ou libérés (voir les méfaits du copyfraud que dénonce inlassablement Calimaq). Ou réorganisent des flux de travail ou de capital à leur avantage, sur le dos des communautés. » L’économie du partage n’est ni plus ni moins que le piratage du modèle social en cours. Apple, Facebook et autres sont des pirates… qui s’exonèrent des lois en vigueur. La défiance des populations envers les Etats et les entreprises provoque l’apparition de communautés qui sont des ilôts de débrouille, mais la débrouille n’est qu’un pis aller. Ce n’est qu’une réponse en temps réel à l’appauvrissement des populations. Seul l’épargne et la propriété structurent le temps long de la vie. Si à l’avenir, 40 % des travailleurs américains seront freelance en 2020, « il va bien falloir qu’un nouveau contrat social apparaisse, qui garantisse à une population une assurance sur l’avenir.

. Pourquoi les journaux meurent-ils | Next
Très intéressante interview avec Joshua Benton, directeur du Nieman Lab à Harvard, le centre de recherche sur l’avenir du journalisme, qui évoque les limites des paywalls, comment les journaux ont renoncé à aller conquérir de jeunes lecteurs, pourquoi ils n’innovent pas assez sur le mobile, pourquoi les pure players sont naturellement plus innovants sur le web,

. Le temps d’exercice importerait plus que la fréquence – The Atlantic
Transpirer 20 minutes par jour ne semble pas plus efficace que transpirer 80 minutes tous les 4 jours selon une étude.

. Du NIMBY au SIMBY : approche de la démobilité | Fondapol
L’acronyme NIMBY (Not In My Back Yard, « pas dans mon jardin ») désigne l’opposition locale à l’implantation ou au développement d’infrastructures ou d’équipements en raison de leurs nuisances probables ou supposées. Mais désormais, certains plaident pour le Wimby (Welcome In My Back Yard, « bienvenue dans mon jardin ») ou le Bimby (Build In My Back Yard, « construisez dans mon jardin ») qui visent à densifier les villes. L’avenir est-il au SIMBY (Stay In My Back Yard, « rester dans mon jardin »), l’aspiration à limiter ses déplacements et contraintes ?

. La « crise du logement » n’est pas (seulement) celle qu’on croit – Métropolitiques
« Dans un contexte de difficultés accrues d’accès au logement, un discours qui valorise la « débrouille individuelle » et les modes d’habitation alternatifs s’est développé. Pour Yankel Fijalkow, ce discours tend à relativiser la responsabilité des pouvoirs publics, tant dans la crise du logement que dans les réponses structurelles qui doivent lui être apportées. »

. Chômage : des modèles américains transposables en France – LeMonde.fr
Pour l’économiste et démographie Laurent Gobillon revient sur la politique de la ville pour l’emploi. La politique des zones franches urbaines pour attirer des entreprises a été utile pour relancer l’emploi local, mais a eut peu d’effets sur le retour à l’emploi des chômeurs des zones ciblées du fait du manque de qualification des populations. Peut-être faut-il aussi mieux aider les autorités locales ? Si des politiques pour favoriser la mobilité des populations pauvres ont été mises en place, mais peut-être faudrait-il imaginer des allocations complémentaires pour habiter des quartiers plus proches des centres d’emploi ? Quant aux politiques de transports publics, elle restent insuffisantes. Peut-être que pour compenser, il faut développer les subventions aux transports personnels, voir des abonnements ?

. VIDÉO. Le robot qui corrige vos tics de comportement ! – LePoint
My Automated Conversation coacH du MIT – http://web.media.mit.edu/~mehoque/MACH.htm – est un coach virtuel qui analyse notre langage non verbal pour nous aider à le décoder et à l’améliorer. http://web.mit.edu/newsoffice/2013/automated-coach-could-help-with-social-interactions-0614.html

. René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître » – Basta !
« Avons-nous maîtrisé les bifurcations précédentes ? Elles sont venues au fil de l’évolution, et nous les avons suivies. Nous ne les comprenons qu’après coup, et nous nous adaptons à une nouvelle normalité qui s’établit. Les gens les ont vécues comme la fin d’un monde, sans comprendre où allait le monde nouveau. Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître. Nous vivons aujourd’hui une confusion entre crise et mutation. Nous mélangeons deux types de crises. L’évolution est faite de ruptures et de normalité. La crise dans la normalité, c’est lorsque dans le système établi apparaissent des dysfonctionnements qui nous éloignent de la norme. C’est la crise au sens propre du terme, conjoncturelle. Le problème est alors de revenir à la norme. Si le sous-emploi est conjoncturel, on va essayer de rétablir le plein-emploi dans les normes traditionnelles, avec les moyens traditionnels.

Les crises de mutation, c’est passer d’un système à un autre. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est pas une crise économique, mais une crise du système néolibéral. C’est la logique même du système qui a provoqué la crise des subprimes en 2008. Notre vrai problème est aujourd’hui de réussir la mutation. Or nous avons chaussé les lunettes de la crise du court terme. Un exemple : rigueur ou relance ? Tous les gouvernements raisonnent dans une logique de court terme ! Le pouvoir financier impose sa vision du temps court. Cela fausse tout, nous raisonnons à partir d’une économie complètement tronquée. »

. Est-ce que le gouvernement peut jouer à Moneyball – The Atlantic
John Bridgeland and Peter Orszag proposent que le gouvernement américain s’inspire de MoneyBall – http://fr.wikipedia.org/wiki/Moneyball:_The_Art_of_Winning_an_Unfair_Game, l’approche analytics mise en place par Billy Beane pour améliorer la sélection des joueurs de Baseball par l’informatique et les Big Data – pour optimiser son fonctionnement, ses dépenses et ses investissements. Vers un Big eGov ?

. Pourquoi Tesla pense-t-il qu’il peut faire marcher l’échange de batteries – Technology Review
Tesla Motors, la start-up d’Elon Musk qui se propose de révolutionner la voiture électrique, estime qu’il va être capable de recharger les véhicules électriques plus rapidement qu’on remplit son réservoir d’essence. Pour l’instant, il faut 30 minutes pour recharger une batterie Tesla, rappelle Kevin Bullis pour la Technology Review. L’approche par l’échange de batterie a une mauvaise réputation et Better Place qui a construit son entreprise sur son modèle a récemment été placée en liquidation. ABB en Suisse a fait la démonstration de recharge de bus électrique en 15 secondes.

. Mettre fin à la pauvreté en donnant de l’argent aux pauvres – NYTimes.com
Selon une étude menée par Christopher Blattman de l’université de Columbia, Nathan Fiala de l’Institut allemand pour la recherche économique et Sebastian Martinez de la banque interaméricaine de développement, donner de l’argent à des porteurs de projets d’un pays en développement, sans vérifier ce qu’ils en font, comme l’a fait le programme Google Ouganda réalisé avec le programme Youth Opportunities Program – http://www.poverty-action.org/project/0189 – a eut des effets profonds. Au bout de 4 ans, les femmes qui ont remporté ces fonds avaient un revenu moyen de 84 % plus élevés que les femmes qui n’en avaient pas bénéficier. Dans l’ensemble, le rendement annualisé du transfert de trésorerie s’établit à 40 %. Bien souvent, il faut de l’argent pour commencer à en gagner, rappelle Christopher Blattman.

. Mobilités 2013 – Ademe
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie lance un appel à projet jusqu’au 9 septembre 2013 portant sur la compréhension de la mobilité pour concevoir de nouvelles solutions de mobilité multimodales en identifiant les contraintes et en facilitant la réorganisation des activités des entreprises et des ménages

. Fabriquer des clusters a-t-il du sens ? – InaGlobal
Si la Silicon Valley et la Tech City font rêver et inspirent des projets de quartiers numériques, est-ce si simple de fabriquer un « cluster », s’interroge Raphaël Suire, en revenant notamment sur l’histoire du sentier numérique parisien, qui a émergé seul. Car il ne suffit pas de regrouper et d’agglomérer pour qu’un cluster émerge, mais parce que l’environnement correspond aux besoins. Peut-on alors décréter et fabriquer un cluster numérique, comme le propose le projet du Plateau de Saclay qui peine à convaincre ? Les acteurs du numérique en ont-ils envie ? En ont-ils besoin ? Comment convaincre de la force du réseau ? En l’analysant, le cartographiant, pour montrer que lorsqu’on réunit tout le monde au même endroit, le tout est supérieur à la somme des compétences individuelles, comme le propose déjà le projet TechCity : http://www.techcitymap.com. Au final, agir sur la densité et la qualité des relations entre entreprise se révèle le plus difficile. Entre fédérer et regrouper, il y a une différence qui ne tient pas seulement de la sémantique, mais de la conception de l’efficacité des collectifs et une vision stratégique de l’organisation des clusters.

. La NSA peut bien espionner les citoyens américains – Zdnet.fr
« Les dernières révélations du Guardian, qui a publié des documents classifiés américains, anéantissent la défense de la NSA et du président Obama. Ce dernier assurait récemment qu’un citoyen américain ne pouvait pas voir ses appels téléphoniques et ses communications Internet être interceptées par la NSA.

Les documents classifiés, signés du ministre de la justice, Eric Holder, contredisent pourtant cette thèse. Ils autorisent en effet les analystes de l’agence de renseignement à intercepter des communications et ce sans la nécessité d’un mandat obtenu auprès d’un juge.

Et cette possibilité de surveillance ne concerne pas seulement la NSA, mais aussi les agents de la CIA et du FBI. Les documents de procédures demandent toutefois aux agents de respecter un certain « ciblage » et de minimiser le nombre d’Américains faisant l’objet de ces surveillances hors mandat.

Si pour les citoyens américains, des limites sont visiblement posées (mais sont-elles appliquées et contrôlées ?), ces derniers n’en demeurent pas moins eux aussi des cibles potentielles. Et les informations collectées sur ces américains peuvent ainsi être conservées durant cinq ans.  »

. Utilisation de Tor et de mails cryptés pourrait augmenter vos chances que la NSA garde un oeil sur vos données – Ars Technica
Selon le dernier scoop du Guardian, une personne dont l’emplacement physique est inconnu – via l’utilisation de Tor – sera traitée comme une personne ne vivant pas aux USA.

. Un professeur d’anglais choque ses confrères en appelant à se détendre sur l’orthographe – The Chronicle
Simon Horobin, professeur d’anglais au Magdalen College d’Oxford a choqué le public lors d’un Festival littéraire en évoquant la police de la grammaire pour dénoncer notre trop grande attention à l’orthographe et à la grammaire. L’auteur de « Est-ce que l’orthographe compte ? » a rappelé que l’orthographe n’était pas une indication fiable de l’intelligence et que sa standardisation était finalement très récente. Nous aimons limiter artificiellement le changement des langues et pensons que l’orthographe doit être entièrement fixée et ne jamais changer, alors que nous devrions peut-être plus librement accepter qu’elle évolue.

. Quand les artisans du web investissent les quartiers populaires – Basta !
Le code informatique est de l’artisanat, clament les fondateurs de Simplon.co – http://www.simplon.co – un centre de formation au développement web destiné à des personnes issues des quartiers sensibles (femmes, jeunes sans diplômes, populations marginalisées) avec l’idée que ces recrues atypiques vont amener à travers leurs pratiques, leurs modes de vie et leurs expériences, des projets et des idées encore inexplorés dans l’univers trop homogène des développeurs web.

. Le consumérisme vert n’est pas la solution – Huffington Post
Pour l’anthropologue Richard Wilk, membre du groupe de travail sur le changement climatique de l’association américaine d’anthropologie, le greenwashing ne s’applique pas qu’aux entreprises, mais aussi aux individus. Nous pouvons désormais consommer bio et durable, mais ces nouveaux choix de consommation sont surtout susceptibles d’augmenter la consommation totale quand nous devons la réduire. Quelles actions plus directes pouvons-nous prendre pour dramatiser notre culture de la consommation ? Quand on parle de croissance et de production industrielle, parlons-nous d’autre chose que des causes du changement climatique ?

. De la complexité à la difficulté de comprendre le monde actuel – Le Cercle Les Echos
Les observateurs, les experts, les journalistes, les scientifiques, toutes ces professions ont pour objectifs de nous aider à comprendre le monde. Or, il devient chaque jour manifeste qu’ils n’arrivent plus à nous l’expliquer. La complexité croissante des sociétés humaines rend de plus en plus délicat le travail des observateurs censés le décrypter, estime Rodrigue Coutouly. Si l’analyste est à l’intérieur d’un système donné, il ne possède plus le recul nécessaire pour en analyser les enjeux et mettre en perspective ce qui s’y joue. S’il est situé à l’extérieur du système qu’il examine, il ne peut décrypter, par manque de temps et par insuffisance de ses grilles d’observations, la totalité des procédures et des tensions qui travaillent l’environnement qu’il tente de comprendre. Pour mieux comprendre le monde qui nous entoure, nous avons besoin d’intellectuels et d’experts de terrains, c’est-à-dire à la fois d’intellectuels qui s’investissent sur le long terme sur un terrain spécifique, un sujet donné, et d’experts du terrain, de praticiens capables d’un certain recul.

. Dispositifs et disposition – Philippe Aigrain
Philippe Aigrain revient sur le livre du philosophe Giorgio Agamben « Qu’est-ce qu’un dispositif ? ». Pour le philosophe, « les dispositifs d’aujourd’hui ne sont pas porteurs de subjectivité, mais de désubjectivation. Les dispositifs se sont tellement multipliés, ils ont tellement envahi chaque instant de la vie qu’ils font de leurs usagers de purs agents d’une économie et non plus des acteurs de la production de soi (y compris dans la relation aux objets) et du politique. Ils nous brisent en morceaux d’actions sans nous permettre de nous recomposer. » Pour le philosophe, la destruction des dispositifs n’est pas crédible et vouloir en développer un « usage correct », une illusion. Selon lui, nous devons profaner les dispositifs, c’est-à-dire restituer l’usage commun de ce qui a été saisi et séparé en eux.

Reste, complète Philippe Aigrain, que les dispositifs ne sont pas tous équivalents et qu’ils ouvrent des chemins parfois contradictoires. Cela interroge notre capacité à participer au devenir même des dispositifs, à leur production ou à leur rejet et l’on ne parle pas que d’objets techniques. Les acteurs du logiciel libre produisent aussi des licences, des recommandations, des conventions… Combien d’entre nous avons la capacité de s’approprier les dispositifs, leurs devenir ou de les refuser.

. Des démographes découvrent la loi régissant la croissance des villes – Technology Review
Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne sont désormais capables de prévoir la croissance démographique d’une ville en montrant que celle-ci dépend de son histoire, de sa population et de l’évolution des villes avoisinantes.

. La CNIL à Google : « Si ça continue, va falloir que ça cesse »- Ecrans
Après une longue enquête, la CNIL « a conclu, en gros, qu’une collecte aussi massive et centralisée de données par Google était disproportionnée par rapport aux finalités recherchées. » La Cnil a donné 4 mois à Google pour se mettre en conformité avec la législation européenne sur les données personnelles, la Cnil prolonge le délai de 3 mois pour définir des finalités explicites de la collecte, une durée de conservation adaptée, d’arrêter la combinaison potentiellement illimitée des données entre les services et obtenir le consentement des internautes avant d’installer des cookies sur les ordinateurs des gens. Merci la Cnil ! http://www.cnil.fr/nc/linstitution/actualite/article/article/la-cnil-met-en-demeure-google-de-se-conformer-dans-un-delai-de-trois-mois-a-la-loi-informatique/ Plus sceptique, Christophe Auffray, pour Zdnet, rappelle que jusqu’à présent Google est resté inflexible, même aux sanctions de la FTC pourtant bien plus élevées : http://www.zdnet.fr/actualites/confidentialite-la-cnil-met-en-demeure-google-a-quoi-bon-39791611.htm La sanction pécuniaire ne suffira pas, seule celle des utilisateurs sera efficace.

. Après Prism, la transparence… mais sous contrôle – Le Monde.fr
« La plupart des informations publiées semblent toutefois essentiellement liées à des faits divers situés sur le territoire américain. Chez Apple, elles portent « le plus couramment sur des cambriolages, la recherche d’enfants disparus, la localisation d’une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ou les tentatives de suicide ». Chez Yahoo !, elles sont majoritairement relatives à des « fraudes, homicides, kidnappings et d’autres enquêtes criminelles ». Autant d’affaires qui ne concernent pas le terrorisme et la surveillance de personnes situées en dehors des Etats-Unis. Il s’agit pourtant de l’objectif précis du programme Prism, selon les propres mots de Barack Obama. »

. Trouver les sociopathes sur Facebook – Bruce Schneier
Sur son blog, l’illustrateur Scott Adams suggère qu’il pourrait être possible d’identifier les sociopathes en fonction de leurs interactions sur les médias sociaux : http://dilbert.com/blog/entry/the_internet_fingerprint

Et alors, répond Bruce Schneier ? Imaginons que nous ayons à notre disposition un tel test, qu’en ferons-nous ? Devrons-nous les suivre ? Comment ? Les soumettre à des vérifications supplémentaires ? Les jeter en prison ?…
Cette erreur n’est pas nouvelle. C’est la même qui nous fait arrêter les gens dans leur voiture parce qu’ils sont noirs ou arrêter des gens dans les aéroports parce qu’ils sont musulmans.

. Capital is back | Le reste du monde
« Si la globalisation, via la concurrence fiscale, empêche les Etats de prélever plus de ressources sur le capital pour réduire les inégalités, alors la contestation des oligarchies et de la globalisation s’accentuera », estiment Thomas Piketty et Gabriel Zuckman.

. DuckDuckGo profite de PRISM et des doutes sur Google – Numerama
« C’est encore une mouche sur le dos d’un colosse. Mais le moteur de recherche DuckDuckGo, l’un des seuls au monde à proposer des recherches à la fois efficaces et sans aucun traçage de l’utilisateur, voit son trafic progresser fortement, aidé par le scandale de la surveillance du web par les services américains. »

. Internet mobile : un plaisir de ‘riches’ ?
« Selon une étude de l’Insee – http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1452/ip1452.pdf -, si la fracture numérique a été réduite en France dans les cinq dernières années, l’accès à l’internet mobile reste encore réservé aux catégories privilégiées. »

. Une défense du Big Data – The Boston Globe
Nous dépensons trop d’énergie pour nous lamenter sur la collecte des données, alors que nous devrions nous concentrer sur la création de bonnes règles sur la façon dont les Big Data devraient être utilisées.

. C’est viral | Messy Matters
Alors que les universitaires ont discuté de la viralité depuis des décennies, nous n’avons pas de preuves directes de celles-ci. Le « viral » caractérise un produit ou une idée qui devient rapidement populaire, mais on a du mal à faire la distinction entre l’adoption entraînée par un processus viral et l’adoption stimulée par les médias, la publicité ou autre mécanisme de diffusion, estime Sharad Goel sur son blog. Cependant, avec les médias sociaux, nous pouvons observer comme jamais la diffusion des informations. Dans une étude, Sharad Goel et ses collègues ont tenté d’échantillonner les différentes cascades d’information, selon qu’elles sont attribuables à une source unique ou multiple. L’équipe de data scientists de Facebook a récemment tenté une analyse de la viralité : https://www.facebook.com/notes/facebook-data-science/the-anatomy-of-large-facebook-cascades/10151549884868859 en analysant plusieurs de ces phénomènes pour montrer comment leur viralité est différente. Cependant, comme le note les chercheurs de Facebook, la taille des cascades ne peut-être prédite uniquement sur la popularité des utilisateurs qui partagent une information.

. Yes, we can’t – Vacarme
Pourquoi sommes-nous impuissants ? « les politiques se légitiment d’une impuissance économique que les économistes ne peuvent assumer qu’en tant qu’impuissance politique. Cercle vicieux de l’expertise : demander des raisons d’agir à ceux qui s’en sont dépourvus a priori.

Cela ne signifie évidemment pas que la contrainte économique n’existe pas – la science économique est précisément la science de cette contrainte — mais que l’enjeu politique repose uniquement — et essentiellement — sur le choix des sujets, lesquels sont les premiers à affronter cette contrainte. Ne prenons qu’un exemple : quand les mouvements altermondialistes réclament une lutte efficace contre les paradis fiscaux, on leur répond que c’est très difficile, que ce sera très long, qu’il faut tenir compte de la concurrence internationale, mais quand Cameron a besoin de recettes fiscales supplémentaires, il lui faut quelques jours pour imposer aux îles Caïmans (et autres paradis sous souveraineté britannique) de transmettre toutes les informations sur les comptes détenus par les citoyens de huit pays de l’Union européenne. Quoi qu’on en dise, on a les impuissances qu’on se choisit. » Est-ce à dire que l’impuissance est une stratégie politique ? Comment sommes-nous pieds et points liés par la fatalité ? Faut-il que la vie soit devenue à ce point indigne pour qu’on n’ait plus peur de la perdre ? Voir également la réaction de Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/blog/?p=55620

. Qu’est-ce qui est effrayant avec les Big Data, et comment y faire face ? – Future of Privacy
Pour répondre aux craintes des Big Data, nous avons besoin de plus de transparence, estime Jules Polonetsky du Forum pour l’avenir de la vie privée. Les organisations qui les utilisent doivent divulguer la logique qui sous-tend leur processus de prise de décision, afin de contrôler l’utilisation des données et permettre aux individus d’être plus actifs dans la façon dont leurs données sont utilisées. Alors qu’aujourd’hui, le déluge des Big Data encourage la passivité. Nous avons besoin de mécanismes pour atteindre les avantages de la transparence. Nous devons encourager les utilisateurs à voir leur données comme une fonction qui peut-être activée ou désactivée à volonté, afin qu’ils s’engagent activement dans la manière dont leurs données sont traitées. Tout le défi va être de rendre ce processus facilement accessible et « amusant » pour les utilisateurs à l’image du registre BlueKai : http://bluekai.com/registry/ ou des gestionnaires de paramètres qu’offrent Google et Yahoo permettant aux utilisateurs de voir qui voit leurs données.

. Regard sur la protection de la vie privée pour la reconnaissance faciale – Future of Privacy
Google a annoncé qu’il ne permettrait pas d’applications de reconnaissance faciale sur Google Glass, tant que des moyens de protections pour la vie privée ne seront pas mieux adaptées. Mais quel type de protection de la vie privée peut-on mettre en place face à ce genre de technologie ?

Jusqu’à présent la réponse a été que si on vous prend en photo vous deviez pouvoir être au courant, mais cela ne permet juste aux surveillés d’être conscients de la surveillance. Dans un rapport, la FTC a suggéré que seuls les gens qui ont choisis de pouvoir être réidentifier par un programme de reconnaissance faciale doivent pouvoir l’être. Tracer la ligne de démarcation de la reconnaissance faciale va être très difficile, reconnait Joseph Jerome du Forum pour l’avenir de la vie privée. L’arrêt de la collecte de ces informations est elle aussi impossible. Reste que la régulation des usages potentiels serait peut-être une piste plus productive, même si les cas seront difficiles à catégoriser clairement…

. Si mes données sont un livre ouvert, pourquoi ne puis-je pas les lire ?- NYTimes.com
Natasha Singer revient (après ce premier article : http://www.nytimes.com/2013/04/28/technology/personal-data-takes-a-winding-path-into-marketers-hands.html?ref=technology) sur la non mise à disposition de ses propres données à l’utilisateur. Impossible en effet d’avoir accès à ses propres données de téléphonie mobile auxquels son opérateur accède. Pareil pour son fournisseur électrique ou son club de gym. Nous pouvons certes avec d’autres outils tenter de créer une redondance d’information pour en disposer… Mais les programmes de restitution des données personnelles commencent. San Diego Gas and Electric a mis au point un programme de gestion de l’énergie où les clients peuvent visualiser leur consommation énergétique de manière plus précise. Pour Jules Polonetsky, directeur du forum sur l’avenir de la vie privée – http://www.futureofprivacy.org -, les gens peuvent se sentir plus à l’aise avec l’extraction de données si les entreprises leur montrent les avantages qu’ils peuvent en retirer. Malgré cela, les entreprises offrent rarement plus aux clients qu’un instantané de leurs activités. Intel a récemment lancé un programme intitulé « Data Economy » destiné à encourager les entreprises à réfléchir à prendre en compte les utilisateurs comme acteur de l’économie de l’information (voir : http://wethedata.org/about/why-we-are-doing-this/).

. Pour un droit au mashup, mashupons la loi ! | : : S.I.Lex : :
Et si on sécurisait les pratiques de remix et de mashup afin de les rendre possible !

. Interview de Simon Chignard : « la question de la valeur des données est centrale » | Without Model
« Lorsque je poste un tweet par exemple, ce sont près de 50 données aditionnelles qui sont produites et stockées, ce qu’on appelle les métadonnées (les données sur les données) », ou l’ombre portée dans laquelle le plus souvent repose la valeur. Beaucoup de gens réfléchissent aux données aujourd’hui mais toujours de façon focalisée et segmentée, les données ouvertes d’un côté, les données personnelles de l’autre. Nous avons besoin d’un questionnement transverse et commun », assure Simon Chignard. Même si les poser de façon commune ne signifie pas que les réponses doivent être identiques. Avant de distinguer 4 modèles de gouvernance des données : la boîte noire, les API, l’OpenData et la restitution des données personnelles.

On a une vraie difficulté à identifier la valeur des données car elle ne provient souvent pas de l’usage initial, mais de leur réutilisation. Et tant qu’on ne progresse pas sur la valeur des données, on ne pourra pas régler la question du partage. Et pour cela, il nous faut expérimenter !

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