Des coups de pouces pour l’éducation – The Upshot

Pour the Upshot du New York Times, Susan Dynarski (@dynarski) spécialiste d’économie comportementale, d’éducation et de politique publique à l’université du Michigan, explique comment l’économie comportementale peut aider les plus pauvres élèves à réussir ses études (rappelons qu’aux Etats-Unis, un enfant né d’une famille pauvre à 9 % de chance de faire des études supérieures). Elle revient sur plusieurs démonstrations, modiques et simples à mettre en place. Benjamin Castleman de l’université de Virginie et Lindsay Page de l’université de Pittsburgh ont mis au point un système de messages personnalisés (.pdf) pour rappeler aux lycéens les délais d’inscription à l’université et les aider ainsi à franchir les labyrinthiques obstacles bureaucratiques des inscriptions et des demandes de bourses. Les messages incluent des liens vers les formulaires nécessaires et les mets en contact avec des conseillers. Résultat : les lycéens qui ont reçu ces rappels ont été plus nombreux à s’inscrire à l’université que ceux qui ne les ont pas reçus. 7 point de pourcentage pour un programme qui ne coûte que 7 dollars par étudiant ! Les mêmes chercheurs ont testé un programme de textos (.pdf) pour encourager les étudiants pauvres à ne pas abandonner leurs études, pour remplir leurs formulaires de réinscriptions et leurs demandes d’aides. 14 points de pourcentage gagné là encore pour un programme qui n’a coûté que 5 $ par étudiant. Magique !

“Ces messages et interventions bon marché ne vont pas résoudre tous les problèmes. Mais ils résolvent des problèmes pour certains élèves et libèrent du temps et des ressources financières pour ceux qui ont d’autres besoins”, prévient Susan Dynarski avec lucidité.  Deux chercheurs de Stanford, Eric Bettinger et Rachel Baker ont eux initié un programme de conseil innovant pour les étudiants où un coach leur apprend à gérer leurs temps et à acquérir de bonnes compétences pour réussir leurs études. Le programme est plus cher (500 $ dollars par étudiants), mais ses effets persistent longtemps après l’entraînement. 

Susanna Loeb et Benjamin York de Stanford ont élaboré un programme d’alphabétisation pour les enfants d’âge préscolaire à San Francisco. Ils ont envoyé à leurs parents des textes décrivant des activités simples qui développent les compétences d’alphabétisation. Les parents qui en ont bénéficié ont passé plus de temps avec leurs enfants et leurs enfants ont connu un meilleur apprentissage de la lecture. Dans une école de Los Angeles, Peter Bergman de l’université de Columbia a envoyé des SMS personnalisés aux parents d’élèves de collège et de lycée avec les numéros de pages des exercices et devoirs de leurs enfants. Le taux de devoir terminé a augmenté de 25 % et les résultats des tests des enfants ont tous progressé (voir l’étude .pdf).  

Les nudges ne résoudront pas tous les problèmes, mais leur faible coût et leur résultats montrent que bien des écoles devraient sérieusement s’y intéresser. Bien sûr, ce ne sont pas de grandes initiatives coûteuses dont les politiciens peuvent se vanter, rappelle Susan Dynarski. Ils ne consiste qu’à améliorer la façon de faire son travail. 

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