Les casques électro-encéphalographiques vont-ils devenir Mainstream ? – Wired

Klint Finley pour Wired revient sur le lancement de Versus, le casque électroencélographique de SenseLabs et sur ce que certains appellent le piratage du cerveau – brain hacking – pour faire référence au body hacking. Désormais, la volleyeuse olympique Kerri Walsh l’utilise 20 minutes par jour pour entraîner son cerveau à rester calme et concentré. Le but : l’aider à être plus maître d’elle-même non seulement quand elle utilise l’application mais aussi quand elle joue au volley et tout le reste du temps.  

Si cette “méditation 2.0″ n’a pas grand chose de scientifique, force est de constater que ce type de dispositifs se développent à mesure que leur prix baisse, estime Finley, en évoquant également les casques Muse et Neurosky.

Pourtant, rappelle un professeur de psychiatrie clinique, le neurofeedback n’a démontré aucune efficacité, même dans le traitement des troubles de l’attention où il semblait le plus prometteur. Reste que pour l’instant, leurs utilisateurs en parlent souvent avec le plus grand bien, comme si ces instants de méditation assistée par la technologie leur permettait de reprendre le contrôle sur eux-mêmes, de se ménager un moment de calme. La volleyeuse le reconnaît elle-même : son casque n’a pas amélioré ses performances, mais elle se sent mieux. Certainement parce qu’il incite à se couper du flux de la journée, comme une respiration ou un moment de fausse déconnexion. 

Pas sûr que ces casques deviennent mainstream pour autant, mais ils nous montrent en tout cas que demain, la déconnexion se vivra connectée. 

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