La marchandisation des données SNCF n’est pas la réponse à Google – Données Ouvertes

Sur son toujours très pertinent blog, Simon Chignard (qui vient de publier avec Louis-Davis Benyayer, le très pédagogique Datanomics, sur les business models des données) revient sur la décision de la SNCF de vendre ses données. Simon Chignard rappelle que si l’Open Data est un enjeu de changement culturel pour la SNCF, cette ouverture des données ne concerne pas toutes les activités. Les données sur l’offre TGV, les horaires temps réel ou la tarification n’entrent pas dans le périmètre des données librement et gratuitement réutilisables sans limitation d’usage, au prétexte de risquer de favoriser de nouveaux acteurs tiers : des courtiers plus que des entreprises concurrentes. D’où l’idée de la SNCF d’ouvrir prochainement une API freemium, c’est-à-dire de faire payer l’accès à ces données selon le niveau d’usage. Au Royaume-Uni, l’API des transports en illimité coûte 100 000 euros par an. Quand bien même la SNCF la proposerait à 1 million d’euros, brade-t-on un “actif stratégique” pour le prix d’un demi-wagon de TGV ? 

“Considérer la donnée comme un actif stratégique, c’est notamment
l’utiliser pour construire un rapport de force favorable. Ce qui fait la
vraie richesse de Twitter ou Facebook ce n’est pas de vendre les
données aux développeurs, mais de maîtriser le robinet, en l’occurrence
l’API. Le pouvoir de ces entreprises c’est de décider des conditions
d’accès, et de pouvoir les modifier sans préavis. Ce qui est vrai pour
Twitter l’est aussi pour le gouvernement américain : le GPS est
accessible gratuitement, mais les américains se réservent le droit de
dégrader ou d’interrompre le service.“

La marchandisation n’est pas toujours une réponse. 

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