Bientôt des « nano-vêtements »

Deux résultats de recherche laissent entrevoir la possibilité de produire des vêtements d’un genre nouveau, tirant bénéfice de la nanotechnologie.

D’abord, en Australie, les chercheurs du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), en partenariat avec le NanoTech Institute de l’Université du Texas, sont parvenus à produire du fil (au sens « fil à tisser ») composé uniquement de nanotubes de carbones. Comme on le sait, les nanotubes ont des propriétés physiques et électriques extraordinaires et leur utilisation pour produire du fil, et donc du tissu, permet d’imaginer de nouvelles générations de vêtements. « C’est une découverte majeure qui devrait bientôt conduire à la production de textiles à la fois résistants, légers, souples et ‘intelligents' », estiment les chercheurs. Les premières applications envisagées semblent être des gilets pare-balles d’un genre nouveau, mais le caractère conducteur des nanotubes de carbone pourraient également permettre d’adjoindre aux tissus des capteurs et des vérins, devenant alors la base de « muscles artificiels » contrôlés électriquement.
(Communiqué de presse)

Un autre résultat, cette fois à l’Université de Clemson, porte sur les vêtements « auto-nettoyants » mais, en l’occurrence, a abouti à une technique destinée à rendre les textiles « non-salissants ». Le procédé consiste en un revêtement chimique, à base de polymères et de nanoparticules d’argent, qui peut être appliqué aux tissus. Ces derniers deviennent alors « imperméables aux tâches », en empêchant la saleté de s’incruster dans les fibres. Il est également envisagé d’ajouter des particules anti-microbiennes, évitant ainsi, également, aux odeurs (odeurs corporelles, de tabac, etc.) de s’incruster. En outre, le revêtement, qui selon les chercheurs peut s’appliquer à tous les types de textiles (coton, soie, etc., et de toutes les couleurs) est permanent et ne disparaît pas au lavage. Ce dernier ne serait – en principe – plus vraiment nécessaire, mais s’il le devenait, il serait alors simple, rapide et peu coûteux. Il serait en effet facile de nettoyer soi-même ses vêtements, y compris et surtout ceux qui nécessitaient jadis un nettoyage à sec dans un pressing spécialisé : les saletés ne s’accumuleront plus sur les fibres, mais sur le nano-revêtement qui les enrobent, et le nettoyage s’effectuerait en quelques minutes avec un simple chiffon humide. Les chercheurs estiment que ces vêtements du futur, ou au moins le revêtement qui les rendraient (presque) autonettoyants, pourraient être disponible sur le marché dans les cinq ans qui viennent. En outre, ils précisent que malgré la présence de particules d’argent dans le revêtement, les vêtements traités par ce biais ne déclencheraient pas les alarmes des portiques de sécurité, notamment dans les aéroports.
(Communiqué de presse)

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2 commentaires

  1. N’importe quoi ce que j’aimerais c’est qu’un trou noir engloutisse cette bonne vieille terre qui supporte depuis trop longtemps cette espece d’animal qui fait tout et rien mais qui surtout detruit cette planete . PORQUOI FAIRE SIMPLE QUAND ON PEUT FAIRE COMPLQUER…

  2. Mon pauvre Gérard….
    Vous avez de drôles d`envies …assumez vos envies de  » trou noir « …mais tout seul !
    j`ai l`impression d`entendre mon trisaïeul …il faut vivre avec son temps , vous profitez comme nous tous de la technologie….alors stop a ces remarques stupides..SVP

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