Le 6e Tableau de bord du commerce électronique

La 6e édition du Tableau de bord du commerce électronique (fichier .pdf), publié par la Mission Economie Numérique du ministère de l’Economie, constate que « la pratique des achats en ligne confidentielle au départ, devient de plus en plus un phénomène de société. (…) Durant l’année 2003, l’achat en ligne a connu une croissance 2,5 fois plus rapide que celle de la population d’internautes. » Principaux facteurs de croissance du commerce en ligne « B to C » : l’ancienneté des internautes, une amélioration du niveau de confiance, l’émergence de « marques » reconnues.

Les transactions inter-entreprises (B to B) continuent cependant de représenter plus de 90 % des montants échangés en ligne. Selon l’enquête européenne reprise par le tableau de bord, près de 83 % des entreprises françaises étaient connectées à l’internet fin 2002, dont 53 % en haut débit. Plus de 37 % des entreprises avaient mis en place un progiciel de gestion intégrée (ERP), 38 % disposaient d’un intranet et 14 % d’un extranet. 39 % des entreprises étaient présentes sur la Toile, mais seulement 15 % des entreprises étaient en mesure d’enregistrer des commandes en ligne. Les grandes entreprises sont beaucoup plus équipées que les autres et les PME françaises se montrent en net retrait vis-à-vis de leurs homologues européennes.

Les ventes via l’internet représentaient 1,8 % du chiffre d’affaires des entreprises françaises de l’industrie, des services et du commerce en fin d’année 2001. Les deux tiers de ces ventes étaient destinées aux entreprises. Pour les services opérationnels (personnel, sécurité assainissement) et la production de combustibles et de carburants, les ventes via l’internet génèraient déjà plus de 10 % du chiffre d’affaires de ces entreprises. En chiffre d’affaire, l’EDI (échanges de données informatisées, développé depuis plus de 20 ans) traditionnel dépasse encore largement la vente inter-entreprises via le web : pour l’ensemble des entreprises françaises, les ventes via l’EDI représentent 11 % du chiffre d’affaires, voire 17 % pour les grandes entreprises. Cette prépondérance en valeur des ventes via l’EDI s’explique surtout par l’importance qu’a pris, depuis de nombreuses années, cet outil électronique dans l’industrie manufacturière.

En revanche, les achats des entreprises passent de plus en plus par l’internet. Plus de 31 % des entreprises françaises déclaraient y recourir en 2002, contre 25 % en 2001. Plus de la moitié des entreprises de plus de 250 salariés achetaient sur la Toile en 2002, contre 40 % en 2001. Les achats de fournitures et de services courants, ainsi que de produits numériques (logiciels, information) dominent. En revanche, les achats de matières premières ou de matériels spécifiques à la production de l’entreprise demeurent limités.

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