RFID, déjà près de chez vous

L’une des toutes premières tables rondes du Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation qui s’est tenu ce week-end à Paris, était consacrée aux étiquettes à radio fréquence (RFID).

La table ronde était à l’image du débat désormais classique qui accompagne l’avènement des puces RFID : d’un côté les constructeurs et industriels, rappelant que l’atout potentiel majeur de la technologie et de « réduire les coûts tout en augmentant les ventes », par l’optimisation de la chaîne de distribution (Siemens) ; de l’autre les inquiets des possibilités de « flicage » pouvant être associées aux tags et plébiscitant des mesures de précaution (CNIL).

La table ronde ne laissait cependant aucun doute quant au développement rapide – voire à l’omniprésence – de la technologie, avec de multiples applications : cartes Navigo de la RATP, tags dans les livres en Australie pour optimiser la gestion des bibliothèques, tags sur des boites de médicaments ou les tubes de prélèvement organiques devant être conservés des années durant et au froid, étiquetage de tous les éléments de la chaîne de gestion des déchets sensibles en milieu hospitalier (bacs, personnel, etc.), tags dans les ascenseurs mémorisant les pannes et interventions des techniciens… Jean Emery, PDG de Tracetel, expliquait que les problèmes inhérents à l’étiquetage des produits (interférences causées par les emballages métalliques ou les liquides) pouvaient être résolus en utilisant différents types de puces et de fréquences.

Sur le fond du débat relatif à la protection de la vie privée, peu de nouveau, si ce n’est, peut-être, la manière de présenter cette technologie (décrite comme l’inéluctable « remplaçant de nos bon vieux codes-barres »), mais aussi une différence d’appréciation culturelle. Alastair Mc Arthur, Directeur Technique de la société australienne Tagsys, s’étonnait par exemple du fait « que l’on parle autant de RFID aujourd’hui » et rappelait que « cette technologie fait partie du quotidien, depuis 15 ans, en Australie ». « Tout le monde utilise RFID, souvent sans le savoir », expliquait-il, soulignant que la seule nouveauté réside dans le fait que « nous allons passer d’un monde avec des millions de puces RFID à un environnement composé de milliards de puces ».

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4 commentaires

  1. Bonjour,
    Qu’en est-il de la pollution de ces puces électroniques pour l’environnement. On sait qu’aujourd’hui les déchets électroniques sont un problème, que les emballages des produits ménagers sont un problème et on nous en rajoute un avec ces étiquettes électroniques…

  2. Tagsys est une entreprise Française et non pas australienne.
    Il s’agit d’une ‘spin-off’ de Gemplus.

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