L’avenir de la recherche

Imaginez :

« Vous atterrissez tard dans la soirée dans une ville où vous ne connaissez personne. Vous n’avez pas eu le temps de réserver un hôtel, votre bagage ne s’est pas présenté dans le carroussel et l’air conditionné de l’avion vous a donné un petit mal de gorge. Que faire ?

Avec votre téléphone mobile, vous Googlez votre valise – elle est équipée d’une petite puce qui vous permet de la localiser – pour constater qu’elle a été déposée 200 mètres plus loin, au terminal suivant. En allant la chercher, vous en profitez pour chercher une chambre d’hôtel. L’écran de votre téléphone vous montre des images de plusieurs hôtels dans votre gamme de prix, avec des vues depuis la fenêtre de votre chambre.

Votre moteur de recherche vous donne la liste des pharmacies qui sont encore ouvertes à cette heure et vous annonce que votre groupe de blues favori jouera au festival de la ville durant le week-end. Le moteur, qui peut chercher sur votre ordinateur resté à domicile, vous rappelle qu’un ami de collège vous a envoyé un mail il y a un an pour vous dire que lui et sa femme avaient déménagé dans cette ville (ce que vous aviez oublié). Vous décidez de les inviter au festival. »

Voilà un avant goût de l’avenir de la recherche selon le Time Magazine. « La recherche sera comme si vous aviez 1000 experts qui connaissent vos goûts en train de scanner pour vous des milliards de documents en un instant », déclare Gary Flake de chez Microsoft. Et pour mieux nous faire comprendre l’évolution à venir, le Time égraine les secteurs que la recherche devrait bouleverser : la recherche spatiale, la recherche audio, personnalisée, générée par l’utilisateur (via des balises), sémantique, mobile, image et vidéo.

Le principe de fonctionnement de MobotL’article recense plusieurs start-up prometteuses, comme 4info pour la recherche via téléphone mobile ou Mobot, qui a développé une technologie permettant de faire des recherches depuis des images de la vie courante, via l’appareil photo de son téléphone mobile, et d’accéder à l’information que l’on cherche. Il suffit ainsi de prendre la photo d’une affiche de film pour accéder à de l’information sur celui-ci, réserver ses tickets, trouver le cinéma le plus proche.

La sélection du Time distingue encore Oren Etzioni de l’université de Washington, qui utilise des programmes d’analyse du langage pour faire fonctionner KnowItAll, une base de donnée qui scanne des milliards de documents pour élaborer des faits ou des opinions. Ou encore Nosa Omoigui de Nervana, qui analyse le langage via des modèles de liaison contextuelles pour répondre à des questions dans des domaines spécifiques. Sans compter les moteurs audio, comme Blinkx ou Singingfish qui permettent de retrouver une séquence audio dans des vidéos. Plus inquiétante, voici Viisage, spécialisée dans la reconnaissance faciale, et Nexidia, spécialiste de la reconnaissance du langage qui travail à reconnaître les voix et à réagir aux phrases. Dans le domaine de la recherche personnalisée, l’article évoque Findory, un moteur dont la home page évolue à l’image de vos centres d’intérêts et des requêtes que vous accomplissez ; ou encore la nousvelle version de la SideBar de Google Desktop.

« La recherche nous contraint à reconsidérer ce que signifie d’être une personne publique », conclue John Battelle, l’auteur de The Search.

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6 commentaires

  1. Une compagnie qui n’a pas été nommé dans l’article de Time Magazine est Neomedia.
    Avez-vous déjà entendu parler de Neomedia?

  2. Ben, on fonce dans le big brother !

    Le pb c’est l’objectivité des infos : les hotels présentés sont ceux qui ont payés pour être présents (au mieux) ou ceux qui appartiennent au magnat de l’hotellerie (au pire). L’hotel bon marché que l’on aurait préféré n’est pas présenté.

    Par facilité (on va généralement au plus facile), l’hotel bon marché va disparaître.

    A quoi sert-on (individu avec un cerveau) si on fait ce que l’ordinateur nous indique ?

    Cela dit Internet permet aussi a des communautés (ceux qui préfère l’hotel bon marché) de faire le meme système, mais de façon plus indépendante (sans intérêt financier).

    J’aurais aimé avoir plus de temps pour mieux étayer mes propos, mais mon temps est compté …

    Cdlt

  3. Comme toujours, il y a un côté efficace et concrêt tout à fait séduisant à ces futures applications… Et il y a, ce que des pouvoirs, des individus, des groupes, mal-intentionnés ou fortement investis et interressés, peuvent faire de ces évolutions en les détournant à leur profit exclusif.
    Moi, je préfère parier sur la conscience de ceux qui y travaillent et qui mettent des gardes fous…

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