Le modèle économique des Mashups

Si vous ne savez pas ce qu’est un « mashup« , vous avez sans doute entendu parler de la manière dont Amazon permet à d’autres entrepreneurs d’ouvrir boutique sur le web en utilisant son catalogue et même son système de prise de commandes. Les mashups reposent sur des interfaces de programmation (API, Application Program Interface) ouvertes, utilisant la technologie des web services, qui permettent de créer de nouveaux services « composites » en exploitant et en agençant de manière originale des programmes, des services et des contenus créés par d’autres. Autres exemples pionniers : Google (pour sa base de données ou ses cartes), eBay (pour créer sur des sites personnels des catalogues d’objets en vente) ou FedEx (qui permet à un commerçant de présenter sur son propre web l’état d’avancement d’une livraison qu’il a sous-traitée au logisticien)… La Mashup Matrix synthétise de bons exemples d’utilisation croisées des web services.

A la suite de BBC Backstage dont nous vous avions déjà parlé, ce système commence même à se répandre dans le monde des médias, souligne Eric Culnaërt. Mais, comme le remarque Verne Kopytoff pour le San Francisco Chronicle, les mashups ne sont pas toujours les bienvenus et leur situation commerciale est fragile puisqu’ils exploitent des données qui ne leur appartiennent pas.

Du point de vue de ces grands sites qui ouvrent leurs ordinateurs à des milliers de petits entrepreneurs, « comment le modèle économique des mashups peut venir en complément du modèle économique des pages vues ? », s’interroge Matt McAlister d’InfoWorld.com en apportant un début de réponse. Selon ses scénarii, en permettant à d’autres d’utiliser vos données, au pire vous ne perdez rien, au mieux vous doublez la mise par les visiteurs et les clients qu’ils vous renvoient et/ou les sommes qu’ils doivent débourser (proportionnelles aux nombres de visiteurs qu’ils génèrent) pour utiliser votre service.

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4 commentaires

  1. Avec ou sans la question du modèle économique des mashup, ce qui est intéressant avec ces API du Web 2.0 est la logique culturelle sous jacente qui préside à leur développement socio-technique. En mixant les API entre elles, ces mashup, dont le terme est emprunté à la culture hip hop et techno des « vs musicaux », illustrent une logique de remixabilité généralisée, du code informatique aux contenus agencés.
    A ce propos, un mashup d’Amazon, qui vient alerter sur les usages de surveillance des données du site qui peuvent être faites par les autorités américaines. A voir sur http://www.applefritter.com/bannedbooks

  2. Pour moi les mashups ne s’arretent pas au web 2.0, c’est l’aboutissement d’une technique de developpement qui consiste a travailler en couches logiques, chez serialcoder nous avons mis a disposition et mettrons de plus en plus de produits freeware et opensource qui exploitent des apis au travers d’application windows.

    un exemple ici :
    http://www.serialcoder.net/mashup.aspx

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