Vers un DRM « acceptable » ?

Quels sont les bons les mauvais DRM ? Jusqu’où veulent aller les industriels, et jusqu’où n’accepteront pas d’aller les consommateurs ?… Mais pour le savoir, encore faut-il le leur demander.

Dans les débats qui agitent l’adoption potentielle du texte de loi relatif aux droits d’auteur (DADVSI), la question du DRM est centrale. Elle est pourtant, le plus souvent, bien mal formulée. Dans la majorité des cas, on se prononce « pour ou contre les DRM ».

Cette dualité forcément limitée me paraît à la fois surprenante, erronée et dangereuse.

Pour rappel, l’acronyme anglais DRM signifie « Digital Rights Management » – Gestion des Droits Numériques. Curieusement, l’expression est parfois traduite en français – maladroitement, à mon sens – par « MTP », Mesures et Techniques de Protection.

Ce glissement syntaxique est pour le moins insidieux. Depuis quand le mot « gestion » est-il synonyme de « protection » ? Protection contre qui, contre quoi ?

Au plan sémantique, c’est pire. Le DRM n’est ni un verrou, ni un bâton de gendarme. C’est un mot valise pour désigner une technique, destinée à gérer les droits, notamment dans le contexte de la virtualisation des oeuvres culturelles (passées du support physique, CD ou autre, à celui du fichier) et de leur « hyper-distribution » en réseau – c’est-à-dire leur circulation entre un grand nombre d’intermédiaires et de diffuseurs, voire d’utilisateurs.

Comme toute technique, le DRM n’est donc ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce qu’on en fait, et de la façon dont on implémente cette technique. Tout peut-être envisagé en la matière, s’agissant en réalité d’un ensemble de technologies, de principes et de mises en application.

Pour le dire autrement, il me paraît urgent de ne plus fustiger le DRM « par principe », mais de se poser la question sous une forme plus adaptée : « quels sont les bons et les mauvais DRM ? ».

La question fait apparaître la notion « d’acceptabilité », qui me paraît étrangement absente des débats, alors qu’elle devrait en être le coeur.

Certes, le caractère acceptable ou non d’un DRM est subjectif. Mais cela n’empêche pas d’en débattre et, surtout, de demander leur avis aux utilisateurs.

Pour ma part, il existe des DRM que je juge inacceptables et d’autres qui me semblent, en tant que consommateur, raisonnablement acceptables.

Par exemple, le dispositif de zonage des DVD me paraît inacceptable. J’ai le droit de voyager. Rien ne m’interdit d’acheter des oeuvres à l’étranger, où elles sont en vente libre. En acquérant un DVD dans une boutique américaine, je m’acquitte comme il se doit de l’intégralité des droits afférents, qui seront versés aux ayants-droits qui ont participé à l’élaboration de l’oeuvre. Pourtant, une fois revenu chez moi, il m’est interdit de lire ce DVD sur mon lecteur de salon. Le procédé est inacceptable, car non seulement je n’ai commis aucune effraction, mais le flux financier a suivi un chemin parfaitement normal (un consommateur qui paie un distributeur qui reverse aux producteurs et ayants-droits).

A l’inverse, le dispositif de DRM mis en place par Apple sur sa plate-forme iTunes me paraît globalement acceptable. Elle ne l’est pas dans l’absolu, mais elle l’est pour moi, par rapport aux usages que je pratique avec la musique que je consomme. Apple interdit de copier la musique que j’achète sur plus de cinq ordinateurs : je n’en ai que deux chez moi et il me semble très probable que mon domicile ne compte jamais plus de cinq ordinateurs. Apple autorise de copier sa musique sur un nombre illimité de CD : cela me convient et, soit dit au passage, le procédé peut être utilisé pour faire sauter les DRM qui équipent les fichiers copiés. Apple impose de n’utiliser que ses baladeurs pour acheter la musique sur sa plate-forme : c’est plus gênant, mais je m’y plie, car un baladeur conçu spécialement pour une boutique donnée m’offre de facto une ergonomie supérieure à celle de dispositifs hétérogènes.

Bien évidemment, beaucoup ne sont pas d’accord avec ça. Tout le monde ne place pas ses critères d’acceptabilité au même endroit que moi, et c’est bien normal. Par exemple, certains jugent insuffisant le nombre de cinq ordinateurs. D’autres estiment scandaleuse la contrainte liée au couple baladeur/boutique de même marque.

Peu importe. Ce qui compte, c’est que le débat se déplace. Il est impératif que les utilisateurs décident, de concert avec les industriels, ce qu’on peut faire ou non avec les oeuvres culturelles. Il est urgent de recadrer un débat qui s’est (hélas) porté sur le terrain idéologique et manichéen du « pour ou contre » pour le remplacer par un dialogue sur l’acceptabilité du DRM. Et il est fondamental qu’on entre dans le concret, de façon collaborative, en établissant précisément des règles qui permettront de ménager le respect des droits d’auteur, et la liberté des utilisateurs vis-à-vis des produits qu’ils consomment.

On peut tout faire et tout imaginer avec les DRM. Ceux-ci peuvent autoriser la copie sur 10, 100, 1000 ordinateurs si tel est le souhait de la société qui l’implémente – ou de ses clients. Il n’est pas exclu d’envisager un DRM qui « expire » et cesse d’être actif au bout d’une période donnée. Il n’est pas impensable non plus d’imposer une plate-forme de DRM commune, adoptée par les différents acteurs du marché et qui garantirait l’interopérabilité entre baladeurs et plates-formes, tout en laissant chaque acteur libre d’appliquer les règles d’usage et de distribution qu’il désire.

La vraie question est de savoir jusqu’où veulent aller les industriels, et jusqu’où n’accepteront pas d’aller les consommateurs. Mais pour le savoir, encore faut-il le leur demander.

À lire aussi sur internetactu.net

20 commentaires

  1. Un autre usage des DRM qui me semble parfaitement acceptable (et même souhaitable) consiste tout simplement à permettre de créer un container pour y consigner les droits associés à l’oeuvre.
    Sans apporter aucune contrainte technique, ce premier niveau de DRM doit intéresser tout le monde, y compris l’auteur utilisant une licence Creative Commons et désirant l’associer au(x) fichier(s) constituants son oeuvre.

  2. Le problème n’est effectivement pas le DRM en soit mais sa finalité et les conditions de son efficacité.

    La finalité des DRM n’est pas de protéger le droit d’auteur mais rétablir de la rareté et créer des monopoles qui pourront faire fonctionner le tiroir caisse à plein régime. A ce sujet lire 2 excellents billets par tofz:
    Rétablir la rareté par la force.
    http://pasunblog.org/article.php3?id_article=13
    et
    Musique en ligne : quelle répartition ?
    http://pasunblog.org/article.php3?id_article=15

    Un DRM ne peut pas être efficace sans que la protection existe de bout en bout c’est à dire jusqu’au niveau hardware avec des solutions de type trusted computing
    à lire:
    Interopérabilité : l’Arlésienne du DRM
    http://eucd.info/41.shtml
    à voir:
    http://www.lafkon.net/tc/

    En fait les DRMs ne peuvent pas être efficace dans une démocratie ils ont besoin d’un régime totalitaire/policier pour fonctionner
    lire
    Internet est l’objet qui révolutionne un monde qui se cherche et qui va devoir décider pour longtemps de l’avenir qu’il souhaite.
    http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Interviews/20051231-interview-laurent-chemla-avenir-du-net-bilan-des-annees-passees.shtml

    Autre problème les DRMs fonctionnent grâce au secret. Le secret est un principe incompatible avec le logiciel libre dont le principe est la transparence. Le logiciel libre fait parti selon l’Unesco du patrimoine mondial de l’humanité (http://www.april.org/articles/communiques/comm16072002.txt) A ma connaissance ce n’est pas le cas des DRMs. Ils sont incompatibles, c’est l’un ou l’autre, lequel des deux vaut-il mieux sacrifier?

    Les mesures de protections techniques et leur protection juridique proviennent du traité de 1997 de l’OMPI sur les droits d’auteurs. Traité rédigé sous l’influence de l’industrie culturelle américaine. C’est la solution qu’ils ont imaginé à l’époque pour pouvoir continuer à faire de l’argent à l’ère du numérique. Le problème de cette solution qui se cache derrière la préservation de l’intérêt des artistes et qu’elle suppose une réduction de nos libertés et une surveillance de notre vie privée qui est totalement incompatible avec la démocratie et les principes inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Au final en verrouillant l’accès à la culture les DRM ne feront qu’une seule chose: tuer la culture.

    Un bon DRM est un DRM mort.

  3. Bonjour,

    Je suis contre tout dispositif de traçage (que j’assimile à de l’espionnage et de l’ateinte à la vie privée) et de contrôle de l’utilisation d’oeuvres. Le citoyen, avant même d’être soupçonné de quoi que ce soit, est présumé coupable de piratage !

    C’est en parfaite contradiction avec le droit fondamental à la présemption d’innocence.

    En outre, aucun DRM ne pourra, contrairement à ce que voudrait (ou voudrait faire croire) notre Ministre de la Culture, garantir une protection telle que l’exigent les maisons de disques et une interoparabilité avec les formats existants tel le mp3 !

    De surcroît, il serait très fortement impopulaire d’obliger demain tous les citoyens à acheter tel ou tel lecteur, et au passage à jeter à la benne ceux qu’ils possèdent actuellement (non compatibles avec le DRM), sous pretexte d’un besoin (protection des droits d’auteurs) qui ne va pas directement et significativement dans leur intérêt.

    En outre, si un artiste accepte que son ou ses titres soient vendu exclusivement sous DRM, il devra s’attendre à une forte baisse de ses ventes !
    Beaucoup de citoyens, pour diverses raisons dont celles précédement évoquées, refuseront de jouer le jeu des DRM qui leur enlèverait le droit fondamental à la copie privée et/ou leur imposerait un contrôle de leur vie privée.

    Le DRM n’est donc pas, au fond et dans l’absolu, bénéfique pour la culture ; c’est au contraire un prédateur !

    A mon sens et à ce jour, la seule alternative pouvant répondre aux exigences de la directive europèenne sur la protection des droits d’auteurs est la Licence Globale !

    Olivier

    Un électeur attentif.

  4. Cyril,

    Tu pars à mon avis sur une observation sémantique très juste : DRM n’est pas TPM ; la TPM étant ce qui permet de mettre en application les autorisations données par le DRM.

    Mais le reste du raisonnement, je le crains, est faussé parce que tu comprends le mot « gestion » comme « mise à exécution » (le mot anglais ‘enforcement’ serait plus juste). Or il y a une forte distinction à faire entre la gestion des droits d’auteur et leur ‘enforcement’.

    Il n’y aurait rien de choquant à ce qu’un DRM s’assure de rapporter le nombre de lectures d’un morceau, par exemple pour redistribuer au mieux le fruit d’une licence (qu’elle soit légale ou privée). Par contre qu’un DRM associé à une MTP vienne empêcher la réalisation de telle ou telle activité, c’est choquant en toute situation, que ça s’applique à toi ou non. Et surtout accepter même la plus petite des MTP aujourd’hui c’est accepter le principe d’un ‘enforcement’ privé des droits d’auteur. Ca, c’est inacceptable.

  5. mwé enfin bon je ne crois pas que les créations DRMisées fassent baisser les ventes aujourd’hui. mais d’ici quelques années, quand les gens auront compris ce que c’est qu’un DRM (par l’expérience d’un disque dur HS, de la fermeture d’une boutique en ligne – bref toutes ces joyeusetés qui doivent nous pousser à acheter plusieurs fois le même produit), alors là peut-être…

  6. Hummm vaste sujet que le DRM.
    Pour ma part je suis contre pour plusieurs raisons:
    1. La qualité auditif du fichier wma par rapport à un CD
    2. La limitation des support
    3. Le coût de location et nom de l’achat

    En effet, comem beaucoup de personne j’ai un lecteur MP3 assez répandu (non c’est un Ipod, mais un Iriver) qui lit aussi le WMA.
    Je vai donc sur un shop online en Suisse pour acheter deux chansons pour les écouter sur mon lecteur. Après moult recherche poru savoir si je vai achter MP3 ou WMA, je découvre que ce serra du WMA et qu’il me faut un lecteur compatible WMA, super j’en ai un!
    Alors j’achete mes deux chansons et valide la licence et deux constat:
    1. C’est très cher pour ce que c’est comme qualité!
    2. Je rage car je peux pas l’écouter sur mon lecteur compatible WMA car il ne lit pas le WMA Copyrighté!!!!

    La seul solution (dixit forum Itunes et Iriver) c’est de graver un CD et de réencoder la chose en MP3 ou WMA non DRMiser! Salut l’usuabilité!!!
    Acheter deux chansons à 1.50 suisse chacune ou un album 15.- suisse et même ne pas pouvoir l’écouter où l’on veux car on l’acheté en toute légalité et de plus au niveau qualité sonore Microsoft a encore beaucoup à faire…
    Donc réultat, j’achete qqchose que je ne peux pas utiliser comme je le souhaite = FRUSTRATION et sentiment de me faire arnaquer!
    J’achete un CD et j’écoute ou je veux et avec quoi je veux! Simple non? Alors pourquoi l’informatique complique la vie alors qu’elle devrait nous la simplifier au 3ème millénaire?

    D’ou mes questions:
    – Pourquoi le prix du CD ne baisse pas pour contrer?
    – A quand des fichier audio de qualité sur les shop online (ceux qui achéte en 2006 ont l’ADSL non?) ?
    – Pourquoi avoir une limite sur un produit quand le CD n’en a pas?
    – Cette histoire de copyright ne montre pas plustôt la peur et l’incompréhension des nouveaux médias par la génération de nos parents à la tête de ces boìtes?

    Je via encore méditer pendant que je nummérise ma collection de mes 1875 CD glanés au cours de ma courte vie afin de les sauvegarder de l’usure du support CD au cas ou le soleil taperait trop fort sur les boîtes!

  7. Au-delà des DRM « in abstracto » la question du codage de celle-ci, en particulier par un logiciel libre, n’est pas abordée… pourtant elle le mériterait !

  8. Le problème posé par iTunes est multiple.D’abord, quand on a payé la licence, on l’a payée pour écouter la musique, pas pour un tas de 0 ou 1 figés et non copiables d’un périphérique à l’autre. Dans que l’interopérabilité ne sera pas présente les DRM seront inadmissibles. A trop vouloir protéger, les majors poussent au piratage – non pour avoir la gratuité, mais pour avoir la flexibilité. Si les majors vendaient des mp3 classiques, copiables sur tout périphériques, il est certains que les sites de téléchargement légaux cartonneraient encore plus.

    Autre point, qui motive prioritairement mon intervention. On parle aujourd’hui par exemple d’autoriser X copies, 5 copies sur iTunes. Ca, c’est le cas idéal. Mais si vous avez le moindre souci technique avec votre PC, pour copier vos fichiers et / ou les faire reconnaître sur un autre disque par iTunes, ce dernier vous décrémente le compteur avant de discuter : en gros, vous vous retrouvez avec le compteur passé de 5 à 0 avant même d’avoir seulement deux ordinateurs ou disques sur lesquels la musique fonctionne. Et si votre PC crash, vous avez perdu la licence achetée.

    Les DRM, oui, à conditions qu’ils distinguent l’oeuvre de la licence : ça signifie gérer deux fichiers distincts.

  9. Bonjour Cyril,
    bel article en effet. J’avais d’ailleur il y a tout juste un an , écrit un article sur le sujet sur le site weedfrance.com (technologie Weed) dont je suis le fondateur, après avoir découvert le système weed grace à une de tes interventions sur le site de la FING
    Cet article que j’ai publié alors s’appellait justement « Les bon et les mauvais DRM ».
    Ce qui s’intéressent au sujet peuvent le consulter ici.
    http://www.weedfrance.com/bonDRM.htm.
    En gros il posait la question d’un point de vue éthique et sous l’angle des musiciens indépendants;
    Je suis content de voir que nos vues ne sont pas si éloignées. mais il faudra encore beaucoup de temps pour que cela soit acceptable pour l’ensemble des utilisateurs;
    Merci d’avoir remis cela à l’ordre du jours.

  10. Alors que le débat avance en France, aux USA, c’est déjà la guerre des DRM … On en sera bientôt la victime, comme nos inconscients de gouvernants:

    la semaine passée, Microsoft, Yahoo (et un tas d’autres sociétés comme Dell, Napster, Gateway, Samsung, Creative, Toshiba, Palm, Audiovox, Sandisk, Iriver, Thomson…) étaient poursuivis en justice par la société Softvault pour violation de brevets DRM!

    la principale action est contre Microsoft (cours du Texas) au sujet du brevet US n°6,249,868 protégeant une méthode et un système permettant la prise de controle automatique à distance d’un PC ou d’un réseau…

    Le brevet concerne des composants de sécurité pou un PC qui peut autoriser ou interdire des systèmes à partir d’une connexion réseau à distantce! Softvault affirme que son brevet concerne des fonctionnalités que l’on trouve dans Windows Server 2003, Windows XP, Microsoft Office XP, Access 2002, Excel 2002, Vision 2002, Visual Studio Net, Office 2000 SR-1, Project 2000 SR-1, Powerpoint, et plein d’autres produits dont Word… Softvault invoque aussi le brevet 6,594,765

    Les autres cas contre Yahoo, Napster, Creative Labs, Dell, Gateway, Iriver, Samsung, Toshiba, Digital Networks, Palm, Audiovox, Sandisk et Thomson concernent aussi les brevets 868 et 765

    Softvault explique que l’utilisation de sa technologie permet la neutralisation d’un périphérique violant une DRM, le rendant inutilisable…

    La nouvelle mouture proposée par le premier ministre est d’autant plus incohérente depuis que les auteurs de DRM sont donc désormais passibles de poursuites pour violations de brevets!

    Les DRM rerésentent bel et bien une atteinte au respect de la vie privée en se glissant en rampant pour surveiller notre comportement privé, et une menace pour nos PC, périphériques ou réseaux Tout le monde est concerné par ces menaces: citoyens, entreprises, Etat ! Graver les DRM dans la Loi condamne la France à dépendre d’une société étrangère privée, qui va défendre corps et âme la légitimité de ses brevets!

    PS: Liens vers brevets 868 et 765 sur la page SoftVault
    >> ref: http://www.softvault.com/pages/1/index.htm

  11. M. De Villepin confirme l’interdiction de développer des logiciels P2P. Or, le futur système d’exploitation de Microsoft, Windows Vista, introduit les interfaces de programmation pour de tels développement dans le coeur même de son OS (dans la brique logicielle Windows Communication Foundation) !
    L’obscurantisme technologique de ce gouvernement est exaspérant… Il faudrait penser vivre avec son temps!

  12. Les dispositifs d’espionage privés, quelqu’ils soient, ne sont pas tolérables dans une société démocratique.
    Les droits liés à la propriété intellectuelle ne doivent pas conduire à l’autorisation de systèmes d’espionage privés, la dangerosité des consequences étant disproportionnée par rapport à l’enjeu.

    Donc interdiction necessaires des DRM à la française.
    Interdiction des dispositifs d’espionage privés
    Transparence des produits .

    De même les droits d’auteur ne doivent aucunement mettre en péril les programmes ouverts et transparents, limiter les programmes favorisant l’echange de flux de données importants en toute liberté.

    Ni espionages privés, ni limitations des libertés d’échanger en toute liberté, ni attaques contre les programmes ouverts … Debrouillez-vous ! (le « vous » s’adresse aux commanditaires des projets en cours).

  13. Bonjour

    On lit, par çi par là, une idée de plate-forme ou seraient consensuellement mis à disposition les DRM, à ceux qui choisissent de s’en servir. Tout cela est flou, mais il y a une idée en l’air.

    Mettons que les bigfours s’entendent la dessus.
    C’est crédible, pourquoi pas dans une période ou leur fondements de fonctionnement risque la rupture. Faire le pari que c’est impossible au vu de la donne actuelle serait faire preuve d’optimisme coupable.

    Demain est un autre jour, et les raid boursiers sont légions. Personne et pas même vous ne pouvez prédire ce que seront le visage des multinationales de demain.
    Des alliances boursières et prises d’intérêt financiers croisés en musico-informatico-securito-militaire sont la négations des valeurs dans lesquelles je crois.
    Mais vous ne pourrez pas l’empêcher.

    J’espérais que les musiciens l’avait compris au travers de leur si nombreuses chansons pour ce qu’ils appelle la liberté. Je crois qu’eux et moi n’avons pas la même définition pour ce mot. Eux s’en tiennent à leur fin de mois, ce que je ne consteste pas. Mais ils ne veulent entendre parler de rien d’autre.
    Ils sont pourtant complice de la mise à mort d’une certaine forme de liberté d’expression par DRM interposé.

    Si ce schéma collusif se cristallisait, on assisterai alors à une interopérabilité de type propriétaire. C’est a dire à code fermé.

    Il n’y aurait alors plus aucune possibilité d’avoir un regard sur ces codes DRM dont tout le monde qu’on peut y mettre les instructions que l’on veut.

    Ceci signerait la mort du libre par défaut d’utilisateur puisque l’utilisateur lambda irait au plus facile et on le comprend. D’autant que si j’ai bien compris les prémices de la GPL3, l’usage de ces DRM sera illégal au sens de cette licence.
    Mais ce serait aussi la fin de la liberté d’expression

    Pour toutes ces raisons, il n’y a pas de bon et mauvais DRM
    Il n’y a que des DRM morts

  14. A Mr lo faro Ignazio

    Demain vous serez peut être, j’ai envie de dire, plus que probablement, racheté, amicalement ou non par une compagnie qui vous verra comme un adversaire.
    Une fois racheté vous serez digéré et métabolisé autrement.

    Ceci se produira à votre retraite ou avant si vous changez d’orientation et que vos objectifs professionnels changent pour diverses raisons.

    Vous n’aurez pas les reins assez solides pour lutter.
    Mais votre initiative a le mérite d’exister.

  15. Bonjour,

    Cyril Fievet nous propose un DRM acceptable à partir du raisonnement suivant:

    « Comme toute technique, le DRM n’est donc ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce qu’on en fait, et de la façon dont on implémente cette technique. Tout peut-être envisagé en la matière, s’agissant en réalité d’un ensemble de technologies, de principes et de mises en application.

    Pour le dire autrement, il me paraît urgent de ne plus fustiger le DRM “par principe”, mais de se poser la question sous une forme plus adaptée : “quels sont les bons et les mauvais DRM ?”. »

    Le début me va. Une technique ne porte pas de projet politique en elle. Son usage et son impact (volontaire ou non), par contre ne sont jamais neutres. Donc poser une question manichéenne (pour ou contre une technologie) n’est sans doute pas la meilleure façon de procéder. Mais que poropose-t-il en remplacement ? Une autre question manichéenne: Quels sont les bons ou mauvais DRM ? Cette contradiction structure le reste de sa proposition et, malheureusement, ne lui permet pas de faire avancer le débat. L’acceptabilité des impacts de l’usage d’une technologie ne peut pas s’apprécier qu’à l’échelle individuelle. Derrière, se sont des projets de sociétés radicalement différents qui se profilent. Evacuer par avance tout débat d’idée au prétexte d’idéologie est le degré zéro de la démocratie. C’est réduire la discussion à un comparatif technique, laissant ainsi toute liberté aux seuls « experts » de définir ce que doit être notre avenir…. Grâce à internet (jusqu’à quand si nous acceptons le principe de logiciels espions) le débat est heureusement loin d’être manichéen.

    Eric Marchand

  16. Eric, je pense que Cyril dit un peu le contraire. Ce n’est pas aux experts de définir l’avenir, mais aux consommateurs, comme il le dit en conclusion.

    En attendant, Wired titre : 2006, l’année où nous avons commencé à vivre avec les DRM.

  17. Non, il n’y a pas de DRM acceptable.

    Un DRM est une technique de cryptage de données.
    La solution pour décripter ces données est donc tenue secrete. Le fichier est donc illisible tel quel. Donc illisible dans le futur.

    Que vont donc en dire nos enfants et petits enfants, lorsqu’après avoir retrouver un vieux CD ils ne pourront tout simplement pas le lire car crypté ?

    Que restera t’il de notre culture dans 20 ans, 50ans, 100ans ?
    Surment pas de la musique DRMisée.

    Autre problème non relevé dans ce message : Qu’en est t’il du choix de l’utilisateur pour le logiciel utilisé pour lire ses musiques ? Le DRM impose obligatoirement l’utilisation des lecteurs capable de décrypter. Donc cela impose l’utilisation de plug-ins, ou alors interdit la lecture.
    Et qu’en est-il du systeme d’exploitation de lecture ? Si aucun lecteur n’est proposé sur un systeme prticulier, impossible de lire une musique.

    Le DRM est donc INACCEPTABLE, et encore je n’es pas mentionné toutes les raisons.

  18. ce que je ne comprends dans le billet de Cyril Fievet, c’est par quel « glissement » arrive-t-on à considérer comme normal que les industriels soient les partenaires quasi-naturels des législateurs en matière de droit d’auteur et de protection des oeuvres.
    La musique et donc les musiciens n’ont pas attendu l’industrie du disque pour exister et faire vibrer les esprits et les corps, ni d’ailleurs pour gagner leur vie.
    Quant à trouver acceptable le couplage entre un fichier (musical ou autre n’est pas la question) et un accessoire de lecture, j’en tombe à la renverse. Imaginer qu’il faille telle marque de farine pour faire du pain avec tel four, telle marque de carburant pour telle voiture… L’industrie veut avant tout s’approprier la création et en faire ainsi fructifier les revenus, les drm, mtp, zonages etc ne sont là que pour protèger les revenus futurs de ces industriels et non pour protéger l’oeuvre et l’artiste, le citoyen et l’accès à la culture.

  19. Bonjours
    Ca fait un an, j’ai opté pour un autoradio Sony (mex 1hd) avec un disque dur intégré
    Dans l’espoir de ne plus avoir a transporter mes cd.
    Aux débuts des gravures cela a bien marché avec les (anciens)
    Mais j’ai vite déchanté pour les cd plus récents.
    Apres avoir contacte Sony France a plusieurs reprise je doit me résigne
    En effet, j’ignorai qu il y avait un petit texte (très petit) au dos du cd qui indiquais
    Qu il était protége (merci Sony et les DRM)
    Sur ce, chères amis (es) ne vous laisses pas surprendre.
    Amicalement.

  20. + Звучит заманчиво
    Вот это да!
    фигня какаято.. =\
    Я думаю, что Вы допускаете ошибку. Давайте обсудим это. Пишите мне в PM, пообщаемся.
    Конечно. И я с этим столкнулся. Можем пообщаться на эту тему. Здесь или в PM.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *