Inside FlickR

En introduction à l’université de printemps de la Fing, nous avons souhaité tirer parti d’un des exemples de l’Entrenet, afin de mieux comprendre les enjeux, les atouts et les limites de ce concept. C’est sur FlickR, ce formidable service de partage et d’échange de photos en ligne, que nous nous sommes arrêtés. En nous intéressant plus précisémment à son fonctionnement et à ses spécificités, qui font aussi sa différence. Découverte par le menu de l’outils qui « révolutionne » la photographie.

En introduction à l’université de printemps de la Fing, nous avons souhaité tirer parti d’un des exemples constitutifs de l’Entrenet, afin de mieux cerner les enjeux, les atouts et les limites de ce concept. C’est sur FlickR, ce formidable service de partage et d’échange de photos en ligne, que nous nous sommes arrêtés, en nous intéressant plus précisément à son fonctionnement et à ses spécificités. Découverte par le menu de l’outil qui « révolutionne » la photographie.

La home page de FlickR

FlickR est l’un des nombreux services de partage de photos en ligne, à ce jour le plus connu et le plus utilisé dans sa fonction de partage. Ce service, né officiellement le 10 février 2004 – voir Wikipédia -, a dépassé en février dernier les 100 millions de photos hébergées. Selon Steven Levy et Brad Stone, 3 millions d’utilisateurs enregistrés partageaient 130 millions de photos en mai 2006 (via Time). Ce qui comparativement à d’autres plates-formes n’est pas si renversant : Yahoo!Photo ou Photobucket comptent respectivement 30 et 16 millions de membres, rappelle Tara Hunt.

Tout en profitant comme ses concurrents du passage très rapide au numérique du parc d’appareils photos (plus d’un foyer français sur deux possède un appareil photo numérique), FlickR a dépassé la problématique du stockage et de l’impression des photos numériques, qui a obnubilé la plupart des concurrents pour prendre – et gagner – un pari audacieux : privilégier le partage et l’échange. FlickR tient aujourd’hui le haut du pavé, notamment face aux « ancêtres » comme Webshots, alors même que ceux-ci ont développé des fonctions communautaires, explique Thomas Hawk. A quoi tient la différence de FlickR ? Quels nouveaux usages a-t-il fait émerger ? Comment FlickR favorise-t-il techniquement ces nouveaux usages ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous souhaitons chercher des éléments de réponse.

Le passage de l’argentique au numérique change profondément la pratique et le statut de la photo, démontre Jean-François Nadeau dans Le Devoir. Mais « l’effet FlickR » va bien plus loin, parce qu’il renouvelle les pratiques sociales associées à la photographie. « FlickR constitue selon moi une des choses les plus importantes qui soit arrivée récemment à la photographie », nous confie André Gunthert, maître de conférence à l’EHESS, chercheur au Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic), concepteur d’Actualités de la recherche en histoire visuelle et rédacteur en chef de la revue Etudes photographiques. En donnant l’accès au plus imposant catalogue vivant de photographie et de photographes, et surtout en permettant une multitude d’interactions entre les images, leurs auteurs et ceux qui les découvrent ou les utilisent, FlickR régénère les pratiques photographiques, qui, si elles ont toujours été en partie fondées sur l’échange, trouvent là un nouveau mode d’expression.

La différence FlickR
FlickR se distingue des autres services de stockage de photo numérique en ligne par trois caractéristiques essentielles :
– par défaut, les photos mises en ligne sont publiques ;
– l’utilisateur peut indexer par des mots-clés (tags) chaque photo qu’il télécharge sur les serveurs de FlickR ;
– le service propose un ensemble de fonctions sociales qui permettent aux utilisateurs de se découvrir, se retrouver, échanger, se regrouper en communautés, etc.

Ainsi, 80 % des photos téléchargées sur FlickR sont publiques ; la moitié est balisée de mots-clefs et plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs participent d’un groupe ou d’une communauté.

Le caractère public des photos est essentiel dans l’organisation du site : alors que dans la plupart des services de photo en ligne, les comptes utilisateurs sont a priori fermés au public, ici, l’essentiel est de montrer les photos. C’est d’ailleurs l’activité principale de la page d’accueil, du blog et de FlickR Updates : présenter les meilleures ou les plus récentes photographies téléchargées. FlickR est donc d’abord un incroyable catalogue de prises de vues, accessible à tous, comme il n’en existe aucun autre. Cette ouverture ne signifie pas pour autant que les photos soient libres de droits : l’essentiel des photos publiées le sont sous copyright de leurs auteurs, et seules quelques 10 millions sont sous licence Creative Commons.

Beaucoup ne voient cependant en FlickR qu’une banque de photographie facilement accessible. Une première impression qui bien souvent cache les usages réels de l’outil.

Les tags dans FlickR

Vous pouvez ainsi associer un ou plusieurs mots-clefs (tags) pour caractériser les photos que vous stockez. Ces mots-clefs permettent de faire des regroupements de photos : elles permettent à chaque utilisateur de consulter ses images en même temps que celles de tous les utilisateurs qui utilisent un même mot-clef. Un fil RSS propre à chaque tag permet d’être alerté de l’apparition de nouvelles images ou de les afficher comme bon vous semble sur un site extérieur à FlickR. Là encore, FlickR met systématiquement mis en avant les tags les plus populaires ou ceux, parmi les plus récents, qui enregistrent une forte activité. Le système de « folksnomy » (taxonomie émergeant des mots mêmes des utilisateurs, sans hiérarchie ni organisation préalable) est bien évidemment imparfait, comme nous l’avons déjà signalé, mais il est à la fois suffisamment simple d’utilisation pour se voir massivement adopté par les utilisateurs, et suffisamment efficace pour donner du sens et faire ressortir des groupements thématiques ou des actualités à partir de la masse d’images disponibles sur le site. Par les tags, les utilisateurs créent de la valeur pour les autres, sans même en avoir conscience. Comme le dit encore Tim O’Reilly : « Le « tagging » se prête à des associations multiples et redondantes, plus semblables à celles que notre cerveau réalise que des catégories rigides. Exemple typique : la photo d’un chiot dans FlickR peut être taguée par les termes « chiot » et « mignon » – permettant donc de retrouver la photo suivant un cheminement naturel grâce, une fois de plus, à l’activité des utilisateurs. […] L’attention n’est réciproque que de manière accidentelle. »

Par une utilisation particulière de ces tags, FlickR permet aux utilisateurs de se regrouper en communautés (groups) de toutes sortes, qui vont des marques de l’appareil photo utilisé pour prendre ses images, à des regroupements par famille, par sujet, par style… Ces regroupements, comme les tags, font la force de FlickR. Une photographie d’une fleur, même très jolie, n’a pas forcément de valeur en soi. Des dizaines de milliers de photographies de fleurs, agrégées, donnent un sens nouveau ou supplémentaire à chacune d’elles. Des utilisateurs amateurs de ce type de clichés se retrouvent, discutent, échangent. Des pratiques collectives naissent. Des pratiques que Caterina Fake, la co-fondatrice de FlickR, désigne sous le terme de « culture de la générosité » : « Les gens ressentent le besoin d’attirer l’attention des autres et de leur prêter attention en retour ; ils aiment cela. J’appelle cela la « culture de la générosité ». »

La communauté Black & white

La flexibilité du « taggage » donne lieu à de nombreuses et intéressantes formes d’interaction, pratiques ou provocatrices. Quand des utilisateurs identifient un tag qui leur semble intéressant, ils cherchent à l’employer en prenant des photos qui pourraient entrer dans cette catégorie ou en associant ce mot-clef à leurs anciennes photos. Les utilisateurs avancés réfléchissent à leurs tags et aux manières dont ils peuvent les aider à sortir du lot ou à se relier à certaines communautés, à l’aide de petits trucs. Ainsi, vous ne touchez pas les mêmes communautés si vous balisez votre photo du tag B&W (black and white, communauté d’amateurs du noir et blanc, proposant le plus souvent des images assez travaillées) ou France (communauté des touristes qui voyagent en France composée de photos souvent très simples et pas très recherchées). Les tags se chargent d’un sens qu’on comprend en les explorant. Selon les mots-clés que vous utilisez, vos photos rencontrent de nouveaux visiteurs et participent de nouvelles interactions : ce qui est une manière de les faire vivre sans cesse, mais aussi de restreindre leur intéraction à un groupe particulier.

Des contacts qui se tissent à travers FlickR, entre amis ou entre personnes qui se découvrent et se reconnaissent des affinités, comme le montre bien ce petit outil qui permet de visualiser dynamiquement les contacts déclarés. Chaque utilisateur se crée ainsi des listes de contacts à la fois des outils sociaux et des marques de leur relative influence ou audience dans ce jeu de reconnaissance sociale.

FlickR reste enfin un incroyable oeil sur le monde qui permet, comme nul autre, de regarder les derniers événements du monde sous différents angles, de découvrir comment vie une famille brésilienne d’aujourd’hui ou encore, de jeter un oeil sur votre quotidien tel que les autres le voient. Comme le dit Patricia Bergeron, « ces photos ne sont plus seulement des photos personnelles, elles s’inscrivent désormais dans le temps, comme des éléments nécessaires à la documentation de notre époque. »

La page de Thomas Hawk où ce succède présentation, témoignages d

L’outil facilite un incroyable nombre de pratiques et d’interactions, permettant de renouveler sans cesse ses contacts, son envie, ses désirs et donc son implication personnelle. Comme le résume bien Thomas Hawk, un observateur attentif qui anime Connection numérique et FlickrNation, deux blogs consacrés à la photographie : « Les tags, les contacts et les groupes ont une importance équivalente. Les tags ont un rapport avec l’avenir de la recherche d’image. Tagguer quelque chose signifie l’identifier. Les contacts, eux, sont le côté social de FlickR. Sans contacts, FlickR ne pourrait pas marcher. Pour beaucoup de gens, vous ajouter à leur liste de contact signifie qu’ils apprécient votre travail et souhaitent continuer à le regarder dans le futur. C’est le signe d’une admiration mais aussi un moyen pour découvrir d’autres parcours. Quant aux groupes, ils sont une extension naturelle des forums que l’on trouve ailleurs sur le web : beaucoup de ceux-ci ont bien sûr pour propos la photographie, mais ce n’est pas le cas de tous les groupes. Il y a aussi des groupes sur la politique, la religion, le voyage… Des sujets qui posent parfois quelques soucis de modération d’ailleurs, comme sur n’importe quel forum ».

La force des interfaces ouvertes, simples et ludiques
La force de FlickR vient aussi de son interface propice aux interactions les plus simples. En proposant une multitude de flux RSS, FlickR a ainsi accompagné l’envolée des agrégateurs personnels, permettant aux utilisateurs les plus férus d’être tenu au courant des nouveautés, par thèmes, par groupe, par mot-clefs, par contacts…

www.flickr.com

More Flickr photos tagged with Paris

D’autres gadgets se sont imposés : le « badge », d’une part, qui orne de plus en plus de blogs et qui par son rafraîchissement automatique permet de créer un lien direct vers la galerie de photo de son choix, que ce soit la sienne ou celle qui traite d’un thème proche du sujet de son site. Et bien sûr, le bouton « blog this » qui permet de republier immédiatement n’importe quelle photo sur son blog.

A travers ces petits plus, FlickR a encouragé des multiples formes de circulation des images et d’échange, là où les autres sites de stockage de photos se contentaient de formes de partages plus restreintes, comme celle qui consiste à envoyer un mail pour signaler ses photos à ses amis.

Dans cette interaction constante avec les utilisateurs, quelques pages méritent l’attention pour mieux comprendre l’étendue du phénomène. Celle des dernières photos ou celle des tags les plus populaires permettent de garder un oeil sur ce qu’il se passe dans FlickR. Les tags les plus populaires font ainsi ressortir chaque jour des événements d’actualité, mais ils esquissent aussi une sociologie des usages qui font bien évidemment passer les anniversaires, les enfants, les vacances, les mariages, les amis et les soirées loin devant tous les autres. Une interaction cultivée même par la rédaction de FlickR, qui encourage les utilisateurs à lui signaler toutes photos intéressantes.

Parmi les usages les plus avancés et les plus techniques, de nombreux développeurs exploitent les API (interfaces de programmation ouvertes) de FlickR pour créer de nouvelles fonctionnalités, ou des extensions. Les « mashups » (ces services “composites” créés en exploitant et en agençant de manière originale des programmes, des services et des contenus créés par d’autres, grâce à des interfaces ouvertes) utilisant FlickR sont nombreux (voir le recensement de ProgrammableWeb, celui de FlickR Bits ou les 10 meilleurs mashups signalés par Michael Calore de Webmonkey). FlickR a également donné naissance à de nombreux jeux, comme le signalent le blog de FlickR et AEIOU. Toutes ces applications fonctionnent comme autant de services renvoyant au contenu et visant à favoriser l’échange et la découverte. Leur succès est moindre que celui du site lui-même, mais ils contribuent à la visibilité du service en multipliant les chemins d’accès au catalogue.

Et les pratiques ?
Une femme et ses enfants partagent un moment de mémoire en feuilletant un album photoL\'échange et le partage de photographie se matérialise sur cette porte de frigo FlickR est une formidable fenêtre sur les pratiques de la photographie personnelle. Un domaine que la recherche étudie pourtant assez peu. Or, « virtuellement, tout le monde est touché par la photographie personnelle. Les photographies sont formidablement pratiques et ont une forte valeur émotionnelle : comme l’enregistrement des événements importants de la vie, des enfants qui grandissent. Désormais, dans l’âge numérique et connecté que nous connaissons, cette technologie ubiquitaire se transforme radicalement jusque dans son processus même », explique la page d’accueil du Laboratoire des usages sociaux de la photographie personnelle dirigée par Nancy Van House de l’Ecole de l’information de l’université de Californie à Berkeley. Le but de ce laboratoire est de comprendre les usages sociaux de la photographie personnelle à la fois pour analyser comment les gens utilisent et utiliseront les technologies de l’imagerie numérique et pour dessiner de nouvelles technologies adaptées à ces pratiques. Par le biais de larges enquêtes, les chercheurs de ce laboratoire ont mis en avant les usages sociaux de la photographie afin de mieux comprendre les facteurs qui vont conditionner la migration des utilisateurs vers de nouveaux outils. Ils ont ainsi mis en avant quelques évidences (.pdf), comme le rôle du temps et de l’espace dans le classement des photographies numériques : le lieu où elles sont prises et la date, sont, bien souvent, leurs premières voire leurs seules caractéristiques, que ce soit dans les albums papiers comme dans les albums numériques. Mais ils ont aussi enquêté sur les méthodes d’archivages, d’annotation et de partage des utilisateurs. Sur ce dernier point, l’enquête montre la relation forte qu’entretien l’impression et le partage : beaucoup d’utilisateurs partagent encore des photos imprimées plutôt que des fichiers, faisant de l’objet photographique un véritable présent. L’enquête a mis en avant des pratiques qui motivent et façonnent nos façons de faire de la photographie : les images ayant un rôle d’objet de mémoire personnelle et collective, de création et de maintien des relations, et aussi d’expression personnelle.

Si l’on en croit les chercheurs de Nokia qui se sont intéressés, eux, aux pratiques des réseaux personnels d’échanges d’images numériques (.pdf), les photos prises depuis des téléphones mobiles entrent dans 5 grandes catégories d’usage :
– la création et le maintien des relations sociales (la photo de groupe) ;
– la construction d’une mémoire personnelle ou sociale ;
– l’expression personnelle ;
– la présentation personnelle ;
– des fonctions de communication avec soi-même et avec les autres.

Les 6 usages de la photo personnelle.

Alors que de plus en plus d’amateurs ont déjà basculé dans l’ère de la photographie numérique, on constate que l’observation des pratiques est encore balbutiante. Elle commence à les décrire, mais ne les explique pas. D’où la nécessité de se tourner vers les utilisateurs, pour mieux comprendre leur usage et plus encore le tissu de relations sociales qu’ils tissent entre eux.

Les usages sociaux de la photographie
Ces interactions peuvent prendre, pour certains utilisateurs, une grande importance. Beaucoup soulignent que FlickR a un réel effet sur leur pratique photographique. Alain Bachelier, journaliste, explique ainsi : « Ma pratique à beaucoup changé depuis l’utilisation de ce service. J’ai en quelque sorte essayé de jouer le jeu de l’esprit initial de partage et je prends beaucoup de clichés en pensant en même temps aux informations qu’ils pourraient transmettre. Le fait qu’ils puissent être commentés me stimule dans la recherche de sujets. En fait, la possibilité d’accéder à une galerie immense, même si elle est virtuelle, est un formidable point de satisfaction pour un photographe, qu’il soit amateur ou pro. » Les relations sont simples : « On entre dans FlickR par une sorte de cooptation, je t’aime bien, je te mets en contact… Le retour est possible mais pas systématique. Par contre, je vais voir tes contacts, j’en trouve qui me correspondent bien et je les ajoute à mes propres contacts. Tout cela crée une sorte de communauté avec des perméabilités, des excroissances très intéressantes… Une reconnaissance des centres d’intérêt et des affinités se développe. Elle s’enrichit aussi par des contacts formels et des rendez-vous, car les commentaires permettent de se « découvrir » et d’envisager des relations extra FlickR. J’ai rencontré plusieurs membres et nous sommes depuis devenus amis. On arrive maintenant à se reconnaître sur les photos des événements que nous couvrons ensemble, sans le savoir a priori. »

Les meilleures photos d\'Alain Bachelier

Pour Rebecca Blood, qui cite en exemple les photos des émeutes françaises de novembre 2005, ces pratiques pourraient marquer l’acte de naissance d’un “photojournalisme collaboratif”. Attention, répond Emily Turretini, le regroupement automatique qu’autorisent les tags se passe de toute validation, de toute vérification : telle photo rend-elle compte d’une émeute ou d’une autre manifestation violente ? Plusieurs regroupements, initiés par plusieurs acteurs différents, peuvent ainsi produire une image d’ensemble très différente. Dit autrement, le fait de publier sur une même plate-forme, avec des tags ou des rubriques proches, ne désigne pas nécessairement une collaboration.

Pour Christine Lebrasseur, utilisatrice intensive de FlickR et photographe amateure depuis à peine un an, FlickR est une source d’inspiration et d’apprentissage inépuisable. “Si vous comparez mes cinq premières photos et mes cinq dernières, vous allez tout de suite comprendre combien la communauté m’a influencé, dans la qualité, dans la façon de voir les choses. Dans un premier temps, j’ai visité beaucoup de galeries, j’ai laissé des traces chez ceux qui m’ont émue et qui ont été pour moi source d’inspiration. Petit à petit en publiant vos photos, une communauté virtuelle se crée autour de ce que vous faites et vous fait évoluer. Cet échange est valorisant, même s’il n’a aucun but lucratif, juste le plaisir de partager une émotion, de créer un déclic, même si la personne ne voit pas dans vos photos la même chose que ce que vous y avez mis ou écrit, l’important est de susciter quelque chose.” Là encore, ce sont les rencontres qui prédominent : “Il y a des gens que j’ai connu via FlickR, virtuellement, et que je pourrais considérer comme des amis. Il m’est arrivé plusieurs fois de recevoir de magnifiques bouquins sur Man Ray ou Sieff via ma Whislist Amazon, de la part de gens de FlickR que je n’ai jamais vu, simplement pour me remercier de l’émotion que leur a procuré mes photos. FlickR n’est qu’un moyen. Si on publie de mauvaises photos, si on ne parle pas aux gens, ont peut rester tout seul longtemps. Bien sûr, le côté virtuel ne marche pas pour tout le monde Pour certains, la relation reste trop impalpable : ils préfèrent montrer leurs photos à des clients du café du coin plutôt qu’à des milliers d’inconnus virtuels.”

“FlickR est techniquement bien pensé, aussi bien que n’importe quelle application web 2.0, mais c’est surtout un outil “intensément social”. J’ai rencontré beaucoup de gens sur FlickR. FlickR permet aux gens qui partagent une passion pour la photographie de se rencontrer facilement. Dans de très nombreuses villes, il y a des rencontres organisées, même si les plus nombreuses rencontres sont informelles, entre gens qui partagent la même passion. FlickR nourrit cette passion en fournissant l’un des objets les plus utiles à n’importe quel photographe : le feedback . C’est cette “rétroaction” qui agit comme un encouragement et encourage d’ailleurs les meilleurs auteurs à prendre encore plus de clichés”, explique Tomas Hawk.

Si les rencontres entre utilisateurs (les “parties” qui s’organisent régulièrement un peu partout dans le monde), ou les expositions, comme celle qui s’est déroulée à Bristol en mars dernier, restent les formalisations les plus concrètes des relations sociales que permettent de tisser le service, l’essentiel reste dans ces “échanges informels autour de thématiques de prises de vue”, comme le dit très simplement Anne, qui participe notamment au groupe FlickR Je d’ombres.

Limites du modèle
FlickR est encore loin de convaincre tout le monde, notamment les professionnels. Si leurs réticences s’expliquent pour des questions juridiques ou techniques (la compression des clichés ne sied pas à tous les professionnels), la vraie réticence provient à la fois d’une méconnaissance de l’outil et d’un sentiment de dépossession. Sans compter que la visibilité et la qualité des photographies amateurs que l’on y trouve pose des questions aux professionnels, peut enclins à partager “gratuitement” (ou plutôt librement devrait-on dire, mais la confusion est fréquente) alors qu’ils tirent leurs ressources de la publication (qui est malgré tout l’une des premières fonctions de l’outil).

Pour Luc Pérénom, photographe professionnel, l’avis est plutôt tranché, même s’il reste impressionné par la fantastique diversité de la boîte à image que constitue FlickR : “Vu la profusion d’images numériques aujourd’hui, je ne pense pas qu’un professionnel, qui doit savoir montrer la valeur ajoutée de son travail, doive utiliser les mêmes outils que les amateurs. FlickR propose une interface relativement pauvre, peu dédiée à l’usage professionnel. L’espace d’échange est vite limité : les commentaires tournent vite en rond à se congratuler les uns les autres. Sans compter que la photographie est une démarche personnelle, indépendante par définition. C’est sa vision qu’on a besoin de pousser au bout, pas les avis des uns et des autres.”

“Je pense que les professionnels n’utilisent pas FlickR pour au moins deux raisons”, ajoute Thomas Hawk : “FlickR est typiquement “non-commercial” et prohibe les usages professionnels comme le souligne les conditions d’utilisation. FlickR est d’abord un service de partage de photos personnelles. Contrairement à ce que l’on pense parfois, il y a beaucoup de professionnels ou de semi-professionnels sur cette plate-forme. Je ne me considère pas moi-même comme un pro alors que j’ai vendu un bon nombre de mes photos au San Francisco Magazine. Beaucoup de professionnels sont sceptiques sur le partage. Sans compter que FlickR ne permet que de montrer des photos à basse résolution ce qui est contradictoire avec un travail pro. D’ailleurs, votre popularité grimpe quand vous offrez des images à haute définition sur FlickR. Mais tant que n’importe qui pourra télécharger vos photos haute définition, tant qu’ils ne pourront pas contrôler la sortie de ce type de photos, je pense que les professionnels ne viendront pas. Pour ma part, je n’ai pas de remords à partager mon travail pour un usage personnel et je me moque de qui s’en sert. Mais ce n’est pas toujours le cas des gens qui tentent de vivre de leur photographie.”

Autant dire que si le succès de FlickR ne repose pas sur des fonctions techniques, mais bien sur la puissance de l’interaction entre ses utilisateurs, il reste à la start-up à convaincre des utilisateurs exigeants. La plate-forme a un certain retard dans le développement d’applications commerciales qu’il lui faudra rattraper pour convaincre le plus grand nombre. Il est à parier que ce sera sur ce domaine là que porteront beaucoup de ses efforts dans les prochains mois. Mais, pour autant que la société soit capable de se réinventer, les innovations les plus marquantes concerneront l’ajout de fonctions sociales, qui permettront aux membres d’échanger plus facilement, de se rencontrer avec plus de facilité. Et peut-être réussir à transformer des applications techniques qui s’annoncent (géo-marquage automatique des photos que de plus en plus d’appareils photos savent faire, reconnaissance automatique des personnes et les lieux photographiés comme le propose Riya…) en interactions sociales. C’est tout le pari de FlickR.

Hubert Guillaud

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16 commentaires

  1. Merci pour cet excellent article. Malheureusement sur FlickR, les français sont très peu présents… L’interface en Anglais doit y être pour beaucoup je le crains.

    Utilisateur actif depuis moins d’un an mais inscrit depuis les débuts, j’abonde dansl’analyse sur le retard de développement des outils sociaux. Difficile de gérer ses nombreux contacts avec de si pauvres fonctions, il n’y a qu’à regarder comment est concu la mesagerie pour s’en convaincre…

    Mais souvent, le plaisir du réseau pallie au manque de flexigonomie.

    Un autre défaut est la morale puritaine qui s’abat parfois sans prévenir sur la tête de merveilleux photographes, par exemple :
    http://flickr.com/photos/yuridojc/123763021/

    Autre détail d’importance, quand on est mordu, on s’abonne, et on sort la Carte Bleue, car les fonctions gratuites sont très limitatives… (200 photos visibles Max, trois albums Max, limite de download mensuel ridicule, …)

    Mis à part celà, quand on y a goûté, celà devient totalement addictif…

    Et bravo à Christine, très connue sur la communauté, tant par ses photos que par ses poésies 😉

    Google se lancera-t-il dans ce créneau un jour ???

    Encore merci pour cet article. Avez vous ouvert un compte Flickr depuis ?

  2. Il manque dans l’article un mise en valeur et une critique du modèle commercial et du discours de FlickR.

    Voir par exemple ici:
    http://www.la-grange.net/2006/03/29.html

    Si on compare à Wikipedia, Wikipedia n’est pas une société commerciale, si elle profite aussi du travail des autres, elle offre des garanties en retour (tout le contenu est et restera libre, il n’y a pas de pub), et elle fait appel aux dons lorsque le besoin s’en fait sentir. Il y a aussi des choses à critiquer dans le système wikipedia, mais à tout prendre je préfèrerais un wikipedia artistique pour partager des oeuvres libres, en demandant au minimum d’autoriser la rediffusion non commerciale (cc-by-nc-nd) pour remplacer Flickr, dans lequel la relation entre la société est l’artiste me semble quand meme assez floue (qui profite de quoi ? Est-ce que FlickR fait du blé avec des oeuvres dont la licence indique un diffusion Non-Commerciale autorisée ?)

  3. FlickR est un outil collaboratif remarquable qu’il faut imiter dans la blogosphère… Pourquoi ne pas permettre à l’internaute d’évaluer les tags liés à une information afin d’en affiner la pertinence.
    FlickR doit pouvoir se développer pour tout autre type d’information et générer des groupes autour de problématiques plus sensibles (comme par exemple tout ce qui est lié à une certaine convergence aujourd’hui : les nanotechnologies…)
    Finalement en optimisant la gestion collaborative d’un tel outil, cela peut générer une certaine forme de débat citoyen qui manque aujourd’hui dans de nombreux domaines…
    La classification par groupes, tribus, collectifs détrône petit à petit toute ambition oligarchique et favorise l’épanouissement de chacun en fonction de son affect et de ses centres d’intérêt.

  4. un article intéressant mais qui a mon sens manque de recul et de sens critique et véhicule une vision purement angélique de monde flickr .

    Ainsi deux points qui me semblent importants ne sont pas abordés :

    a) la pratique de la censure sur flickr (faites une recherche google : flickr censorship )

    b) le fait que les tags , qui sont entrés volontairement et gratuitement par les flickeriens fournissent un moyen puissant d’indexation des 150 millions de photos hébergées sur flickr, et d’exploitation commerciale de ces photos bien souvent déposées sous licence creative commons. On pourra visiter à profit le site http://everystockphoto.com/ qui a bien compris tout l’intérêt de la chose.

  5. Merci Hubert d’avoir rapporté presque parfaitement mes propos lors de cet interview.

    J’aimerai cependant clarifier un point ; « Il y a des gens que j’ai connu via FlickR, virtuellement(…) » et qui le resteront (virtuels) l’essentiel de ce site n’étant pas d’en faire un club de rencontres. Les Flickeriens (joli néologisme) que je cotoîe IRL (In Real Life) étaient des amis d’avant FlickR, ceci pour insister sur le fait que la passion de la photo n’est pas un prétexte « Meeticien » (et hop, un barbarisme !).

    Autre point : « [tag] France (communauté des touristes qui voyagent en France composée de photos souvent très simples et pas très recherchées) » : faux. Il s’agit aussi pour la plupart de français vivant en France tout simplement, quant aux photos « simples et pas recherchées » il te faudrait cliquer plutôt sur « Most Interesting » et non sur « Most recent », je pense que tu réviserais ton jugement 🙂

    Je me suis permis de laisser un lien vers ton article (et une traduction TRES approximative de Yahoo translator en anglais) sur le Central de Flickr, ici :

    http://www.flickr.com/groups/central/discuss/72157594159499783/

    Enfin, il ne faut pas oublier que l’abus de virtuel est « dangereux pour la santé mentale » et que tout cela restant du domaine de « l’impalpable » il ne faut pas prendre tout celà trop au sérieux…

    As tu parlé de tous ces expatriés de leur terre natale pour lesquels FlickR est un moyen indispensable de rester en contact visuel avec leurs proches à l’autre bout du monde ?

    Dans tous les cas, bravo et merci pour la pub :))

    En aparté : John, Merci 🙂

    Chris

    NB : Le lien vers « mes cinq premières photos  » est erroné, cf : http://www.flickr.com/photos/_lc/page27/

  6. Je me joins au commentaire de Christine pour louer la qualité du dossier que je me suis également empressé de mettre en lien sur … FlickR ! et remercier également Hubert de m’avoir parfaitement compris, c’étai pas gagfné vu les conditions de l’interview 🙂

    Je ne partage pas certains commentaires concernant la vision ‘bigbrotheresque » et de piège commercial que pourrait être FlickR. J’ai personnellement toute confiance en le systeme de licence Creative Common. (Et FlickR est très pratique pour sa mise en oeuvre). Oon ne peut pas poser une licence sur une image et ne pas la diffuser de peur qu’elle soit « récupérée » commercialement. C’est absurde puisque c’est la fonction de la licence est justement la protection juridique… ! Oui, cela n’empêche en rien à un diffuseur sans scrupule de faire son marché… mais il s’expose à de graves ennuis s’il viole la licence. Aujourd’hui cela semble David contre Goliath mais je suis certain que des association d’utilisateur naitront suite à des abus toujours possible et que les commerçant hésiteront vraiment à faire des publication frauduleuses. Mais soyons pragmatique, je suis un amateur et je serais plutôt fier de voir ma photo publiée dans un grand magazine même gratuitement ! C’est ma récompense. Si je m’appelle Sébastien Salgado, je n’ai pas besoin de FlickR pour vendre mes images. Si je suis pro, j’ai ma zone de chalandise et mon systeme de distribution est au point. Toute photo que je mettrais alors sur FlickR est de celle que je n’arrive pas à vendre… Donc cela vaut le coup de tenter même au risque de se voir pirater. Non, FlickR est fait pour les amateurs et tous les pros qui s’y risquent font fausse route en se noyant au milieu d’un flot d’images qui ont toute les chances d’être aussi bonnes que les leurs. Je trouve donc dérisoire et méprisant vis à vis des autres membres de dégrader volontairement ses images en réduisant leur taille ou mettant des filigranes avant de les publier sur FlickR. Comme journaliste d’un magaziine non commercial, il m’arrive souvent d’utiliser les images de membres de FlickR. Je privilégie systématiquement ceux qui publient en haute def et dont la licence correspond. J’envoie toujours un petit mot à l’auteur pour le prévenir… et je n’ai toujours eu que des gens heureux de cela. Les amateurs qui se prennent pour des pros doivent un moment faire un choix de l’un ou de l’autre. On ne peut pas, encore moins dans ce métier qu’ailleurs, avoir le beurre et l’argent du beurre. C’est à dire avoir la tranquillité d’un amateur qui ne vit pas de ses images, et des revenus d’un pro qui doit se battre tous les jours face à une concurrence acharnée tout en payant ses charges professionnelles. Enfin, je terminerai en précisant que je retouve sur FlickR l’ambiance du club photo que fréquentais mon père à Orly avec ses concurrences, ses débats sans fin, ses puristes et ses iconoclastes et il n’a de virtuel que si on le veut bien. Personnellement, je rencontre très souvent maintenant des Flickerien(nes) avec qui je me sens plus d’affinités photographiques ou autres !

  7. Yves, nous avions déjà parlé des critiques de Karl, il ne me semblait pas qu’il était utile de les répéter ici. C’est article se voulait surtout un regard sur le fonctionnement communautaire de FlickR. Mais je suis d’accord pour dire qu’il manque tout de même un peu de critiques sur certaines fonctions encore très limitées de l’outils… ou la censure comme le souligne ad absurdum.

    Christine, je maintiens mon opinion sur le tag France. 🙂

    Merci en tout cas de vos commentaires.

    Signalons un très intéressant graphique qui montre comment FlickR marche : http://vmaurin.free.fr/dotclear/index.php?2006/06/07/467-how-flickr-works

  8. Je me permet de citer Manue de Figoblog, qui fait une analyse du service qui me semble très percutante :

    « Ce qui est intéressant dans un service comme Flickr, c’est sa capacité à être abordé suivant un système de niveaux plutôt performant. Ainsi, quand on découvre le service, on ne va utiliser qu’une, ou deux fonctionnalités : basiquement l’upload et la visualisation. Puis on découvre petit à petit les fonctions d’organisation, les tags, les sets. Puis on sort de son compte et on découvre la recherche, les photos des autres et enfin les groupes.

    Plus l’usager avance dans cette découverte fonctionnelle, plus il va être amené à maîtriser les aspects complexes de l’interface. Mais il y a à mon avis deux points essentiels à retenir :

    * tant qu’il ne les utilise pas, ces aspects complexes ne le dérangent pas
    * il est suffisamment fidélisé par la performance des services de base pour acquérir la culture du site et donc la maîtrise d’outils de plus en plus complexes. »

  9. Ce qui m’interroge sur Flickr – avec lequel je joue beaucoup – à travers les usages c’est le rapport que les gens ont avec la photographie. De quelle façon leur regard se développe avec ce système, de quelle façon, ils cultivent une mémoire d’images et quel est l’impact de cette culture sur le regard qu’ils portent sur le monde à travers leurs appareils ?

  10. Merci pour cet article intéressant. Difficile de faire le tour de ce phénomène qu’est l’apparition de Flickr, conjuguée à l’essor de la photographie numérique…

    – Peut-être faut-il insister sur la fonction « add to faves » (ajouter aux favoris). Elle permet à l’utilisateur de se constituer un corpus d’images (liens), qu’il peut voir regroupées en une (ou quelques) pages, sous forme de vignettes sur lesquelles il peut cliquer. Utile pour en savoir plus sur ce qui retient vraiment votre attention (en tant qu’utilisateur), ou sur ce qui retient l’attention des autres utilisateurs puisque, soulignons bien cela, les favoris sont publics.
    Sans doute manque-t-il à Flickr, comme à nombre de navigateurs, des fonctions permettant de mieux classer les images favorites (autres que les siennes propres).

    – Parmi les critiques de Flickr, il faudrait parler de ces petites vignettes de format carré, qui constituent une réponse très moyenne à la diversité des formats photographiques. Une façon de réduire la complexité et de proposer des pages « harmonieuses » qui est assez frustrante pour qui aime voir une image en grand sur le critère crucial de la composition… Ceci peut peut-être contribuer à expliquer le grand succès que semblent rencontrer les images aux couleurs vives.

    Cordialement,
    Erwan

  11. 10 avril 2007

    J’ai découvert fin novembre 2006 Flickr par hasard et je suis devenu un vrai mordu de ce système absolument fabuleux. On découvre des photos, privées certes, qu’on ne verrait jamais. Des endroits impossibles à visiter, de ces endroits qui sortent des sentiers battus et qui sont formidables. je remercie tous ceux qui mettent leurs photos sur ce site au profit de tous. De plus, sans les connaître, on se fait des amis virtuels et on entreprend parfois, des échanges qui sont génials et qui nous permettent de mieux saisir  » l’étranger « .

  12. Le site Flickr est désormais accessible en Français (ainsi qu’en 6 autres nouvelles langues).
    Une soirée « flickr users » est organisée jeudi 14 juin à partir de 19h00 à la Wanted Gallery (Paris 3è) pour fêter ce lancement et découvrir les clichés « 24 hours of flickr ».

  13. Flickr est en effet en français depuis quelques jours, ce qui devrait le rendre encore plus populaire. A noter aussi la sortie d’un diaporama plus grand qu’auparavant.
    Par contre j’avoue être surpris par le phénomène flickr car je ne vois pas tant de différences avec webshots par exemple, ou photobuckets, qui d’ailleurs sont sauf erreur beaucoup plus gros.
    Quoi qu’il en soit flickr reste un bel outil où l’on peut passer des heures à surfer.
    Dans un esprit non communautaire du tout, donc pas vraiment pour les mêmes cibles, il faut aussi s’intéresser à comboost http://www.comboost.com qui permet de partager ses photos, et offre des fonctionnalités intéressantes comme l’impression des albums en pdf et surtout la possibilité d’intégrer un superbe diaporama dans son site ou son blog.

  14. En fait pour ceux qui veulent le contraire de Flickr en terme de protection de la vie privée et de partage privatif des photos il existe un site de référence dans ce domaine : http://www.joomeo.fr

    Il permet aussi de faire sortir de la sphère privée des photos sous la forme de diaporama en haute résolution. Avantage : contrôle total de sa vie privée en gardant la possibilité de partager de façon privée des photos avec des contacts ou des amis tout en se donnant la possibilité de publier certaine photos sur un blog par exemple.

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