Vers le web 3.0 ?

« Le web 2.0, qui décrit la capacité de relier sans couture des applications (comme la cartographie) et des services (comme le partage de photographies) via l’internet, est devenu ces derniers mois le centre d’attention de toutes les sociétés de la Silicon Valley. Pour autant, l’intérêt commercial pour le Web 3.0 – ou « le web sémantique » – émerge seulement maintenant.

L’exemple classique de l’ère du Web 2.0 est le mashup – par exemple, un site web de location de vacances relié aux cartes de Google pour créer un service nouveau et plus utile qui montre rapidement, sur une carte, la liste des locations disponibles.

Le Saint Graal des promoteurs du web sémantique consiste en un système capable de donner une réponse raisonnable et complète à une question simple du type : « Je recherche un endroit chaud pour les vacances. J’ai un budget de 3 000 dollars. Ah, et nous avons un enfant de 11 ans. »

Répondre à une telle question aujourd’hui peut exiger des heures de tri dans des listes distinctes de vols, hôtels et locations de voitures, qui proposent des options souvent contradictoires. Avec le web 3.0, la requête appellerait une réponse cohérente, aussi méticuleusement assemblée que si elle l’avait été par un agent de voyage humain.

Comment de tels systèmes s’établiront-ils, et quand commenceront-ils à fournir des réponses signicatives, commence à être le sujet de discussion de nombreux chercheurs et d’experts », explique John Markoff pour le New York Times (enregistrement obligatoire).

Pour Markoff, ce web 3.0 s’appuie sur la fouille des connaissances humaines, comme Google l’a exploitée avec son Page Rank (qui interprète les liens d’une page web à une autre comme un vote). Et de donner une somme d’exemples à sa thèse : « Nous allons d’un web de documents connectés à un web de données connectées », explique Nova Spivack, de Radar Networks, une start-up qui exploite le contenu de sites de réseaux sociaux et qui signalait il y a peu, sur son blog, son ras-le-bol du web 2.0 (« Détruire le mythe du web 2.0 »). KnowItAll, issu d’un groupe de recherche de l’université de Washington, extrait et agrège l’information de sites de critiques de produits pour donner des informations compréhensibles à l’usager. Ainsi, aujourd’hui, pour avoir une information sur un voyage, vous devez passer en revue de longues listes de commentaires glanées sur le web. Avec le web 3.0, le système vous classera tous les commentaires et trouvera, par déduction cognitive, le bon hôtel pour votre besoin particulier.

« Dans son état actuel, le web est souvent décrit comme étant dans sa phase Lego, avec plein de parties différentes capables de se connecter les unes aux autres. Ceux qui portent la vision d’une prochaine phase, le web 3.0, le voient comme une ère où les machines commenceront à faire des choses apparemment intelligentes. »

« Il est clair que la connaissance humaine est plus exposée aux machines qu’elle ne l’a jamais été », explique Danny Hillis de Metaweb. Des systèmes d’intelligence artificielle, comme Cyc, qui combinent des bases de règles classiques à l’analyse des contenus du web, pourraient permettre d’exploiter toujours mieux cette incroyable base de donnée que constitue aujourd’hui le web pour fournir des réponses à des questions complètes. A moins, pense le responsable de la recherche de Yahoo !, que le salut ne vienne de l’intervention agrégée des utilisateurs : « Avec FlickR, vous trouvez des images qu’un ordinateur ne pourrait pas trouver. Des problèmes qui nous on défiés depuis 50 ans, deviennent brusquement triviaux. »« 

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19 commentaires

  1. Qu’est ce que c’est soulant de lire ce genre d’article…
    Déjà que 80% des gens ne savant pas ce que signifie Web 2.0, on parle déjà du Web 3.0, qui pour moi, d’après ce que je peux lire à droite à gauche, ne veut pas dire grand chose de nouveau, les idées et même les sites existent dejà. Donc on se calme un peu dans les rangs s’il vous plait !!
    Bonne Journée.

  2. Oui, on le voit bien à la définition qu’en donne Markoff, ce web 3.0 n’est pas vraiment un nouveau concept, mais décrit peu ou prou le web sémantique imaginé par Tim Berners-Lee.

    Mais ce n’est pas parce que le web 2.0 n’est pas fini qu’on ne doit pas évoquer l’avenir ;-), au contraire, cela permet certainement de mieux comprendre sur quoi vont porter les évolutions prochaines et ce sur quoi achoppe, déjà, la vague du web 2.0.

  3. Il règne parfois sur Internetactu un positivisme à la Auguste Comte que je qualifierais volontier de désuet… Attention le Web 7.0 sera quantique ou ne sera pas.

  4. D’ailleurs le web 2.0 n’est pas uniquement définit par le mashup, je dirais que c’est réellement marginal même.

    Le web 2.0 c’est plutôt la redéfinition des acteurs du web, les créateurs de contenu c’est désormais n’importe lequel d’entre nous.
    Exemple de cette évolution :
    site web personnel -> blog
    site web à fort contenu rédactionnel -> wiki
    intranet extranet -> crm
    etc etc …

    Sans même parler d’AJAX dans tout cela.
    Le web sémantique me semble sommes toute assez vague et assez irréaliste au vu des applications disponibles actuellement.
    De la à parler de web 3.0 …

  5. Je vote pour le web 2.0, le web 3.0, mais surtout le web 4.5. Concret, sympa, convivial & rentable…

    On l’attendait 😉

    /O

  6. Quant à faire une projection dans l’avenir, pourquoi ne pas parler du web neuronal le web 4.0 en rupture avec le web sémantique 3.0. A l’inverse du web sémantique dont la dimension monolithque est une forme évoluée de la pensée unique anglo-mondiale, le web neuronal constitue une véritable avancée vers un web biologique respectueux de la biodiversité. En un mot, le web neuronal construit les liaisons porteuses de liaisons à mémoire dynamique qui se reconfigurent entre des représentations cohérentes construisant autant de voies d’apprentissage nourries pas les contributions de l’ensemble des acteurs. Les liaisons sont porteurs de valeurs soit ontologiques soit marchandes, pour rendre compte de la variété des représentations possibles quelque soit le point de vue. Le web 4.0 devrait être déployé dès 2012

  7. Attention un train peut en cacher un autre.

    Quel que soit son N° de version, le Web est le contexte d’exploitation de l’Internet qui organise les données publiées, c’est à dire les informations que quelqu’un aura portées sur la place publique dans le but qu’elles soient vues par les autres.
    D’où la place prépondérante des moteurs de recherche dans l’écosystème du Web.

    La gain entre V1.0 et V2.0 réside dans la plus grande facilité (technique, économique et surtout en temps passé) avec laquelle on publie, ce qui étend le nombre de contributeurs mais concentre encore plus de trafic – donc d’audience donc de revenus – sur les moteurs de recherche.

    Le gain en V3.0 résidera semble -t-il dans la facilité avec laquelle on pourra recherche et trouver la bonne information au bon moment parmi toutes les informations publiées. Ce qui permettra enfin de trouver l’information avérée que le ranking ignore ou relègue aujourd’hui en enième page . Page que généralement personne n’a la patience ou le temps de consulter.

    Le Web est certes la face la plus dynamique, la plus « sexy », la plus emblématique de l’Internet mais ça n’en est que la grande place publique, un média de diffusion.

    Dès qu’il s’agit d’interagir, le spectateur/consommateur exploite l’Internet dans d’autres contextes que le Web lui même: emails, échanges de fichiers, transactions économiques, certification d’identification par exemple.

    Or la plupart des protocoles actuels regulant ces contextes d’usage ( DNS, SMTP, FTP, PKI, carte de paiement, stockage de contenus, formats de fichiers, gestion des signes et des langues ….) datent de l’antiquité de l’informatique, et ne sont pas impactés du tout par les évolutions 2.0 ou 3.0 du Web.
    Ce qui provoque des problèmes endémiques de plus en plus insurmontables en terme de gestion d’identité, de qualité de service de bout en bout, de sécurité, de confidentialité, de traçabilité et finalement de confiance .

    Dès lors l’enjeu ne doit pas être le développement du Web en tant que tel, mais l’exploitation des progrès d’usage découlant des techniques du Web 2.0 – et demain des recherches Web 3.0 – au bénéfice des autres contextes d’usage de l’internet

    A l’instar de la révolution du réseau global planétaire du téléphone ( 2 milliards de mobiles en 2006 et 4 milliards d’humains savent téléphoner), l’enjeu et les progrès de l’Internet consistent à développer les usages, les échanges et les transactions en sécurité et en confiance par tous et partout et sur tout terminal.

    Cette vision est traduite de manière fonctionnelle dans l’architecture Internet Transactionnelle (TAPP) voir http://www.gotapp.fr

  8. Finalement, le Web 2.0 n’est qu’une phase de transition entre le World Wide Web et le Social Web. Ce qui répond à la question « vers un Web 3.0? ». En effet, là ou le World Wide Web connectait des documents, le Social Web connectera des individus, des groupes et des systèmes.

  9. Bonjour, le site d’un philosophe qui a depuis longtemps un avis clair sur la question

    http://www.coherences.com

    Cherchez les textes sur internet
    il y en a un en particulier qui généralise et parle de web x.y

    Il définit le sens de 1, 2 ou 3

    Bonne lecture

    David

  10. Sincèrement

    je prépare avec un outil de recherche innovant un Web 18.0 !

    C’est pas un Bug qu’on va corriger ou un titre qu’on a ajouté pour dire qu’on a passé au web 2.0

  11. Bullshit! Faut arrêter la quand meme… Web 2.0, c’est juste un buzzword. Le genre de mot utilisé par les commerciaux pour vendre des consultants qui vont vous faire des jolis sites avec des petits ajax-loader partout, mais qui servent à rien… Alors on va quand même pas décrire l’évolution future de la recherche informatique avec des « Web x.0 ». Parce que là, tout ce dont on parle dans cet « article », c’est des sujets de recherche qui existent depuis des 10aines d’années, complètement indépendant du web…

  12. Mesdames et monsieurs, francois a sans doute raison il faut pas tomber dans cet appat marketing , le web 2.0 c’est juste un buzz word, mais qui on effect un outil majeur dans la societe actuelle, nous remarquons que l’etre humain est entrein de changer. il utilise plus le web comme outil d’informations je dirai meme que le web devient un reflexe majeure dans la vie quotiienne, exemple: lire sa boite electronique c’est ce que l’internaute fait en premier puis la recherche (informations, documentation, tv, video,musique, photos} faire des appels telephonique et video conference. le web 2.0 n’est qu’un outil qui facilite tout ca et en plus il nous offre des outil de marketing 2.0 qui signifie de l’auto marketing ou bien Human to human parce qu’on a besoin de ca, on a besoin de communiquer de partager et de se faire vendre mieux, alors l’etre humain devient un humain 2.0 encore un buzz word mais c’est une realite, pour ma part y’aura pas de 3.0 ou 999999.0 meme si ils peuvent l’appeler comme ca , pour moi quand tout le monde sera humain 2.0 , ca va etre du 1.0 et ca vient de suite , nouveau progre nouveau changement 2.0 et ainsi de suite
    merci

  13. petite faute d’ortographe
    « Des problèmes qui nous on défiés »
    c’est « qui nous ont défié » qu’il faut dire..

  14. Très bon article.
    Je pense qu’au dela de l’aspect sémantique, le web 3.0 sera plutôt porté sur le temps réel de l’information, accessible sur n’importe quel support (ordinateur, mais également téléphone portable, iPad et Kindle, etc…)

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