Lorsque la réalité virtuelle soulage les « membres fantômes »

une jeune femme en train dC’est un phénomène bien connu : de nombreuses personnes ayant subi une amputation continuent à faire l’expérience de douleurs au membre qui leur a été ôté. Dans un numéro à paraître de l’International Journal of Disability and Human Development, des chercheurs de l’université de Manchester, sous la houlette du Docteur Stephen Pettifer, exposent leurs étonnants travaux dans ce domaine.

Immergés dans une réalité virtuelle où leur « avatar » possède encore l’organe manquant, on a demandé à divers patients souffrant de ces douleurs mystérieuses de faire quelques exercices avec leur « membre virtuel », comme attraper une balle par exemple. Quatre patients sur les cinq testés ont affirmé voir leur souffrance diminuer après ces séances.

Lancé de balle avec un membre fantômeQuelle peut être l’explication de cet étrange thérapie ? Selon les chercheurs, après l’amputation, les parties du cerveau concernées tomberaient dans le sommeil. La sensation de douleur serait alors une manière de compenser cet état dormant. Le recours de la réalité virtuelle réveillerait à nouveau ces régions cérébrales, évitant ainsi cette désagréable expérience.

Le groupe des interfaces avancées de l’Université de Manchester, auquel on doit cette recherche, semble habitué aux usages extraordinaires de la réalité virtuelle puisqu’ils viennent de conclure une série d’expériences utilisant cette dernière pour tester… l’existence de la télépathie ! On attend avec curiosité leurs résultats…

En tout cas, comme le montre encore cet exemple, si on dit souvent que les jeux vidéos ne sont pas bons à la santé des plus jeunes et peuvent créer des phénomènes addictifs, force est de constater que la réalité virtuelle ne cesse d’être utilisée pour soigner les désordres psychologiques, et bien souvent, avec un certain succès (voir également « La réalité virtuelle et les jeux pour soigner les phobies« ).

Via le New Scientist Tech.

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1 commentaire

  1. Bonjour, j’aimerais pouvoir contacter un chercheur travaillant sur ce sujet, je suis artiste peintre depuis 1966 j’ai 58 ans et j’ai fait 19 ans de recherche personnelle sur l’image, la lacune (espace vide) inconscient et lumière (physique) pour moi, j’ai une réponse très intéressante et on doit pouvoir le définir et contrôler scientifiquement. Dans l’attente d’une réponse. Merci. Salutations distingées. Fabbri Jacqueline

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