Ce qui vient après le web 2.0

La Technology Review revient a son tour sur les technologies web d’après-demain, que certains appellent web 3.0 mais « qui sont plus proches du web 2.1 ». Elle distingue deux grandes catégories de projets parmi ceux qui travaillent au web du futur. Tout d’abord, ceux qui se rattachent au web sémantique bien sûr, comme FOAF, dont nous vous avions déjà parlé (voir InternetActu.net : « Foaf, la première brique du web sémantique ?« ). L’article pointe notamment vers un autre exemple intéressant, baptisé Piggy Bank. Le but de Piggy Bank est de faire remonter des morceaux d’information depuis d’importantes bases de données afin que les internautes puissent les exploiter de manières nouvelles. Piggy Bank se présente comme une extension du navigateur Firefox qui le transforme en plate-forme à mashup en vous permettant d’extraire des données depuis différents sites (comme LinkedIn ou FlickR), les stocke au format RDF (« format de description de ressource ») et permet de les mixer comme bon vous semble. Les concepteurs de Piggy Bank espèrent que ceux qui utiliseront cet outil pourront goûter au web sémantique en action, sans avoir à attendre que les auteurs de milliards de documents disponibles sur le web créent des métadonnées adéquates. Pour l’instant, rapporte Wade Roush, les outils sont encore loin d’être simples à utiliser, mais cela donne une idée de ce qu’il est envisageable de créer.

Pour Wade Roush toujours, la seconde catégorie de projets post-web 2.0 ne s’appuie pas sur des façons d’aider les machines à comprendre le sens et les usages des documents du web, mais à développer l’intelligence des machines en s’appuyant sur l’intelligence humaine distribuée. Les deux exemples qu’il cite sont l’Amazon Mechanical Turk et le Google Image Labeller, deux outils qui, derrière leur allure de petits jeux, permettent aux machines d’apprendre des humains. Des outils qui doivent encore progresser pour démontrer leur impact, précise-t-il avec raison.

« Ce n’est pas surprenant que les observateurs recherchent de nouveaux noms pour décrire ce qui se profile derrière les frontières du web 2.0 que l’on connaît déjà. Mais la plupart de ces projets sont si loin de produire des services commercialisables, qu’il est prématuré de dire qu’ils représentent une troisième génération des technologies web. Pour cela, à en juger par l’état de l’art actuel, nous aurons besoin d’attendre encore quelques années », conclut-il.

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3 commentaires

  1. Ah, ça fait du bien de lire parfois des propos réfléchis, à côté de tous ces délires de marketeurs qui dégoulinent un peu partout en ce moment.
    En résumé : oui, le web sémantique pourrait permettre deux ou trois trucs sympas.
    Et, oui, des logiciels adaptatifs pourraient apprendre quelques trucs en s’appuyant sur une forme de « social tagging ». Comme le fait depuis au moins 2004 un jeu comme :
    http://20Q.net

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