Fausse réalité, faux souvenirs ?

Selon Ann Schlosser, de l’université de Washington, l’interactivité augmenterait les capacités mémorielles des utilisateurs. Ainsi, des clients potentiels, exposés à un site publicitaire présentant un objet interactif (par exemple un camescope virtuel dont on peut activer les boutons), retiendront mieux ses fonctionnalités que d’autres, qui n’ont eu accès qu’à un site statique, fait de texte et d’images. Mais cette meilleure mémoire pourrait bien avoir un prix, explique-t-elle dans un article (.pdf) pour le Journal of Consumer Research de décembre.

Soumis par la suite à un questionnaire concernant les capacités de l’objet qu’ils ont tenu virtuellement en main, les personnes testées ont en effet eu tendance à croire avoir vu passer des fonctionnalités qui ne figuraient pas en réalité dans les spécifications de l’appareil. Il semblerait que lors de la reconstruction de l’expérience dans le cerveau, le caractère vivant et accrocheur de l’objet interactif rende plus difficile la séparation entre ce qui est imaginé de ce qui est réellement vécu. De faux souvenirs qui peuvent s’avérer très frustrants s’ils influencent un achat ! Un tel phénomène pourrait avoir des conséquences sur les stratégies marketing, certes, mais également sur l’enseignement en ligne.

Via Science Daily.

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