L’ordinateur descend du singe

L’évolution de nos machines relève, jusqu’à présent, d’une forme de créationnisme : ce n’est pas la machine qui évolue par elle-même, mais ses créateurs qui lui en donnent les moyens, et lui disent quoi faire, et comment.

Une équipe de l’université d’Oslo tente d’appliquer la théorie de l’évolution au matériel informatique, afin de lui donner la possibilité d’apprendre et définir « par lui-même » (si j’ose dire) la configuration qui lui permet d’obtenir les meilleures performances.

Elle travaille ainsi depuis plusieurs années sur des « algorithmes génétiques » afin d’aider des robots à apprendre à marcher. Henriette, un poulet à deux pattes, sans corps ni tête, à ainsi appris à marcher en 4 minutes seulement.

La démarche fait penser aux « essaims » de robots capables de faire évoluer un langage de leur cru récemment évoqués ici-même par Rémi Sussan, aux travaux de Frédéric Kaplan et ses collègues du Computer Science Lab de Sony, à Paris, sur l’« apprentissage mû par la curiosité » (Curiosity-driven learning) des robots, ou encore aux troublants essais vidéos de Tyler Streeter, du Centre de réalité virtuelle de l’Iowa.

Via Slashdot.

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