Kevin Warwick : Où commence la machine ? Où finit l’homme ?

On ne présente plus Kevin Warwick, le chercheur britannique qui, il y a quelques années, est devenu le premier cyborg après s’être implanté une puce dans le bras pour mieux comprendre les liens que pourraient à l’avenir tisser l’homme et la machine. A la conférence Lift08 (vidéo), il est longuement revenu sur ses expérimentations et les opérations qu’il a subies. Après 6 semaines d’entrainement, pour que son cerveau et ses muscles apprennent à maîtriser le système, il a réussi à détecter des objets les yeux fermés quand ceux-ci étaient capables d’envoyer des informations à son capteur, à faire bouger une main robotique mimant les mouvements de la sienne à l’autre bout du monde, via l’internet, et à développer de nouvelles manières de communiquer, notamment avec sa femme. Celle-ci portait un collier lumineux qui changeait de couleur selon l’état nerveux de Kevin. Dans une autre expérience, celle-ci s’est faite implanter également un capteur sur le bras lui permettant de communiquer autrement : quand elle fermait trois fois son poing, le système nerveux de Kevin recevait trois impulsions. Une sorte de communication télégraphique entre systèmes nerveux, qui indéniablement interroge ce qu’est un corps, ce que sont nos systèmes de communications et comment ils peuvent se transformer demain.

Kevin Warwick souhaiterait un jour prochain aller plus loin et implanter à un couple des puces électroniques directement dans le cerveau, mais sa femme ne semble pas décidée à le suivre dans cette nouvelle voie. En attendant, il travaille à mettre en culture des bouts de cellules neuronales de rats pour les insérer dans des robots. Pour essayer de mieux comprendre comment la mémoire et les fonctions se créent dans les tissus biologiques, comme l’explique ce très intéressant reportage de Nouvo.ch.

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9 commentaires

  1. Pour être complet, ajoutons que Kevin Warwick est un guignol. Ce qui le caractérise, c’est son étonnante capacité à capter l’attention des médias. Il a été plus d’une fois le « premier » à tenter des expériences débiles.

    Mais je ne suis pas certain que l’on puisse citer un domaine scientifique où il ait apporté quoi que ce soit de significatif. Je ne demande qu’à être contredit.

  2. est ce que quelqu’un sait si les puces sous cutanées peuvent subir des dommages en cas d’électrocution par tazerisation ? voila une expérience pour kevin ?

  3. Kevin Warwick peut donner l’impression de « poser des questions intéressantes », sauf que…
    Primo : les questions vraiment intéressantes qu’il pose parfois ne sont-elles pas déjà mieux posées par plein d’autres chercheurs qui n’attirent pas les micros et caméras aussi efficacement que lui ?
    Deuxio : est-ce qu’il ne pose pas parfois des questions assez débiles et/ou choisies pour leur seule capacité à attirer le journaliste ?

    Petit rappel : c’est en 1998, me semble-t-il, que Kevin Warwick est devenu un véritable « media darling ». Comment ? En devenant « le premier cyborg », plus précisément, le premier homme qui s’est fait greffer une puce » ! En l’occurence, il s’agissait à l’époque d’une puce RFID, genre Verichip avant la lettre (c’est à dire une RFID destinée à être implantée sur l’animal). Un « transpondeur » passif, donc, émettant à la demande son numéro d’identification. En quoi consistait la formidable expérience que des tas de journalistes à la con ont raconté avec émerveillement ? Kevin Warwick, en entrant dans son labo, passait devant un lecteur de puce RFID et il était du coup accueilli par une voix (de synthèse, c’est très important) : « Bonjour, Professeur Warwick ! »
    Grotesque. Tout article sérieux sur le sujet aurait du faire remarquer que le même effet pouvait être obtenu avec un simple tag RFID dans la poche, SANS l’implanter, mais que si les journalistes étaient là, c’était bien PARCE qu’il se l’était implanté.

    En 1998, comme des milliers de personnes, j’utilisais déjà une carte de paiement sur autoroute reposant sur la technologie RFID et j’étais donc moi aussi accueilli aux péages par un « Bonjour M. Machin », muet bien sûr.
    Bref, un « chercheur », sans aucune raison valable, se fourre une puce dans le corps et on crie au génie ! Bravo les confrères (je ne parle pas d’InternetActu).

    Par la suite (2002), le même Warwick s’est implanté une puce plus ou moins interfacée avec un nerf de l’avant-bras, ce qui lui permettait de contrôler une main robotisée. Ce faisant, il reproduisait des manipes intéressantes réalisées cent fois sur l’animal par des équipes compétentes. Qu’est-ce qu’il apportait, lui ? Un moyen d’attirer le journaliste.

    Le plus fort, c’est qu’à chaque fois, on lui sert du « premier homme à s’implanter… » pour pas un rond. Je me souviens avoir interviewé Roy Bakay à Atlanta, qui a commencé à implanter avec son compère Philip Kennedy des électrodes dans le cortex moteur de patients qui ne pouvaient plus bouger ni pied ni patte dès 1998. Ces gens sont devenus (sans doute) les premiers à « avoir une souris dans la tête », puisqu’ils déplaçaient un curseur sur un écran.
    Et si l’on cherche les premières expériences de connexion d’électrodes du côté sensoriel, il faut remonter aux années 60 pour la vision, 50 pour les implants cochléaires (audition).

  4. C’est tout ce qu’il a à faire avec sa femme ?
    il me semble qu’il y ait des impulsions bien plus interessantes à partager avec sa compagne !!!!
    Ca paraît tellement bidon … mais il y en a qui se font poser des étoiles sous la peau pour « faire joli » alors pourquoi pas une puce ?
    Mais , c’est la mode des sexe-toys .. il y a sûrement de l’avenir pour certains !?

  5. Si vous êtes mieux que ce Kevin Warwick, prenez donc sa place gang de parleur… Jaloux vous êtes! Que bon à chialer et ne rien faire… pitoyable humain vous êtes!!

  6. Je vous trouve bien sévère envers cet homme, les excentriques inquiètent toujours il est vrai, mais au moins il a le cran d’essayer de nouvelles choses.

    Et si il aime attirer les médias comme vous avez l’air de croire (alors qu’à mon avis ce sont plutôt les médias qui aiment bien ce genre d’articles) au moins cela a le mérite de toucher un maximum de personnes.
    Il a donc des réactions autres que celle d’un comité de scientifiques quelconques qui lui diront « non! vous n’avez pas le droit de faire ça, c’est pas bien, ça peut être dangereux ».
    il a l’avis des personnes « normales », de Mr tout le monde.
    Il a aussi l’avis de personnes handicapées, qui n’ont -supposons- plus l’usage d’un bras et qui grâce à ce genre de découvertes poussées savent que pour avoir un bras biomécanique il ne sera pas forcement nécessaire d’avoir un joystick, quinze mille électrodes, douze ordinateurs, une assistance et un chariot à tirer pour trimbaler tout ça.
    ceci est une !avancée! scientifique c’est indéniable. Warwick c’est le progrès.
    Et si vous n’aimez pas le progrès, « arrêtez de faire vos vaccins, rendez-vous compte comme il est dangereux de s’inoculer un virus, malheureux! »
    -Hubert 1796-

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