L’information ouverte appliquée aux transports

Après la rue comme plateforme, Dan Hill, directeur de la conception et des technologies interactives pour la BBC, revient avec un long et passionnant article sur la libération de l’information appliquée aux transports. Dan Hill part d’une étude (que nous avions évoquée) qui montre que lorsqu’on permet aux gens d’accéder et de surveiller leur propre consommation d’énergie, cela les conduit mécaniquement à réduire de quelques 10 % leur facture et de 15 % les pics de consommation. D’où l’idée d’appliquer à d’autres secteurs l’accès à l’information pour développer d’autres économies, comme dans le transport.

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« Un aspect clé ici est de faire en sorte que les systèmes de transport soient générateurs d’une richesse des données en temps réel, comme un effet secondaire de leur utilisation. C’est-à-dire, non pas comme une activité distincte permettant de mesurer les performances des flux de temps en temps, mais comme une diffusion en continu d’informations, sur le modèle des réseaux de radiodiffusion. Chaque noeud – tram, bus, vélo, voiture – doit générer des données sur son comportement. Dès lors, nous pouvons mesurer les comportements et évaluer l’impact de leur changement. Enfin, il faut ajouter le retour d’information des utilisateurs pour leur permettre de mesurer l’effet de leurs propres décisions. (…) Cette dernière boucle de rétroaction est en fin de compte la plus intéressante, car elle rend non seulement les systèmes de transport responsables de leurs performances, mais permet aussi aux utilisateurs de percevoir, de mesurer et de changer leur propre comportement.

Chaque voiture, bus, tram devient un nœud dans un réseau d’information (qui n’est pas que le réseau de transport) – visible de tous. En outre, en ouvrant cette information, les gens peuvent la bricoler avec leurs propres applications afin de surveiller, d’expliquer, d’explorer l’utilisation des transports – le genre d’approche ouverte des données qui a permis la croissance rapide de l’internet. Grâce à ces systèmes, les gens peuvent s’impliquer davantage dans le fonctionnement de la ville, voire même, à travers le prisme de transport, renforcer leurs relations civiques. »

Et de lister une somme de cartes et de projets allant dans ce sens. Selon Dan Hill, en ouvrant l’information sur les transports, en observant les flux de circulation plus précisément, en temps réel, nous pourrions transformer l’économie des transports. Le but, transformer les voyageurs eux-mêmes en arbitres intelligents de leurs déplacements, souligne avec raison le blog de Chronos.

Prévoir le trafic avec GoogleMapsAu final, cela permettra peut-être de mieux prévoir les conditions de circulation, comme le propose la dernière fonctionnalité de Google Maps, qui permet d’obtenir les conditions de circulations dans une trentaine de métropoles américaines en utilisant les constantes du trafic et les données temps réel de celui-ci (via Francis Pisani).

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