Pourquoi sommes-nous « si » impudiques ?

Le web 2.0 est-il en train de modifier notre manière de nous présenter en public ? Que montrons-nous de nous sur Facebook, Skyblog, Myspace, Linkedin ou Meetic ? Le succès de ces nouveaux sites relationnels est-il en train d’affecter la manière dont nous exhibons ou nous cachons certains traits de notre identité ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles souhaite répondre cette petite enquête sociologique sous forme de jeu développée par Faber Novel, la Fing et Orange Labs.

Pudeur et Impudeur

Lesquelles de ces photos publieriez-vous sur votre blog ? Lesquelles n’imagineriez-vous pas un instant rendre publics ? Quelles stratégies mettez-vous en oeuvre pour choisir des amis sur les sites sociaux ?

D’ici décembre, les résultats de cette recherche seront rendu publics. En attendant, participez et faites participer.

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68 commentaires

  1. Je me demande à quoi joue internet actu ?…Hubert, as-tu au moins été voir de quoi il retournait…il y a a des enfants nus dans cette soit disant « petite enquête sociologique »…et je suis profondément choquée par ce genre d’approche où tous les coups sont permis ! no limites pourvu qu’on fasse de l’audience…tout ceci me dégoute profondément ! Quel genre de manipulateurs a bien pu vous conseiller de faire circuler ce genre de choses ???? je m’interroge…! Que cherchez-vous ??? Choquer les gens pour leur faire prendre conscience ne suffira pas comme explications : il y a d’autres enjeux plus extrémistes !

  2. Oui, il y a des enfants nus, comme on en voit sur toutes les plages de France tous les étés, et sans plus de panneau explicatif — et il y a pire : des corps nus d’adultes enlacés, un sexe d’adulte

    Florence, je suis personnellement choqué que vous considériez que des corps d’enfants soient impudiques : il faut vraiment vous avoir bourré le mou avec les pédophiles pour en arriver à sexualiser ces images-là. Tant pis pour vous.

    C’est une enquête sur la pudeur, on ne va pas vous montrer les parfums de chez BaskinsRobins et vous demandez lequel vous préférez. C’est choquant, et ça se veut comme ça : c’est le principe d’une enquête sur la pudeur.

  3. Oui, Florence, je me suis amusé à faire les deux jeux et sincèrement, je dois être trop habitué à voir n’importe quelle image sur le net, mais ça ne m’a pas choqué une seule seconde. L’enquête est volontairement provocatrice me semble-t-il, pour justement parvenir à juger ce que représente la pudeur et l’impudeur aujourd’hui. Et je ne suis pas sûr que ce soit toujours la nudité qui soit le plus impudique.

    On verra les résultats.

  4. Pudique ou non? je sais pas. Le lien mène sur une erreur… sur Firefox et sur Explorer….

    Dommage.

  5. @Olivier Auber : la démarche est sans doute loin d’être parfaite… je compte sur ton habituelle critique constructive en lieu et place cet inhabituel commentaire lapidaire 😉

  6. Passé l’éclat de rire (jaune mais sincère), je m’explique.

    Notez que c’est bien parce que j’ai de l’estime pour chacun d’entre-vous à titre personnel que je prends 5 minutes de mon temps pour cela. Je ne le ferais pour personne d’autre.

    Sur le plan méthodologique:

    – l’échantillon touché par ce sondage est représentatif de rien du tout.
    – vous savez que les internautes passent leur temps à jouer avec des masques, et vous leur offrez Venise! (je suis moi-même « algérienne d’extrême droite homosexuelle catholique pratiquante pacsée » et votre sondage me donne un taux d’appel de 94%)
    – aucune moulinette statistique ni aucun filtre ne saurait tordre le chiffres que vous obtiendrez pour les rapprocher d’un semblant de réalité (au moins pourrez-vous virer l’algérienne, mais ça ne suffira pas).

    Sur le fond

    Ce sondage sent le crowdsourcing à plein nez!

    Je croyais qu’à la Fing, on avait compris qu’il ne fallait pas (plus) se laisser entraîner à jouer à ce jeu là qui consiste à imaginer toutes les ruses pour extraire la pulpe de la tête de son prochain? Notez qu’il y a là une partie de la réponse à la question posée par votre sondage: si « nous sommes si impudiques », c’est que « nous » ne sommes pas dupes des méthodes grotesques des industries des services et des télécoms et nous ressentons l’impérieuse nécessité de les (envoyer) balader.

    Il me semble qu’il est temps d’imaginer une nouvelle forme d’ingénierie sociale qui sortent l’industrie (et ceux qui s’y activent ) de la désagréable position de pompier et de pyromane de l’implosion sociale, politique, culturelle et économique que nous vivons actuellement.

    Y a du boulot!

  7. Tout ce ‘délire’ sur les ‘sites sociaux’ semble en effet reposer sur l’hypothèse que les ‘utilisateurs’: 1/ sont autre chose que des paquets de données dans des bases. 2/ sont des humains et pas des robots, même pas des cyborgs. 3/ sont tellement transparents qu’ils passent leur temps à raconter des choses vraies sur eux-mêmes. Tout le monde sait que c’est faux en grande partie, mais cet espèce d’axiome non-dit posé en amont permet de justifier la recherche de sa propre preuve: tout le discours autour d’Open-ID et de l’identité numérique en est un exemple, ce dans un but de création de ‘confiance’ fondée sur l’identification réciproque de ‘qui’ dit et ‘qui’ fait quoi… Tout cela repose sur le désir de reproduire sur internet des relations inter-individuelles existantes par ailleurs (dans la famille, au boulot, les ‘amis’, etc…) ainsi que sur la nécessité de développer cette ‘confiance’ pour développer des marchés. On passe de ce fait complètement à coté de ce qui est transformé chez l’individu dans le cyberespace, en particulier sa capacité à se fragmenter et se disperser sous des formes diverses et variées (ce n’est pas propre au cyberespace, mais cet environnement favorise ces mouvements). Plutôt que d’envisager le potentiel de transformations et de créativité que ça peut induire, on préfère visiblement essayer de tordre les systèmes (au moins dans le discours) pour y recoller des morceaux qui malgré tout s’éloignent à la vitesse de la lumière.

  8. @yann. Mille fois d’accord avec toi sur la multiplicité identitaire et sur le jeu constant avec les simulations de soi auquel on se prête sur Internet. Je crois même avoir essayer, dans d’autres mots, sans doute moins percutants, de dire exactement ce que tu dis ici. On n’a pas toujours envie, surtout sur le net, d’être toujours soi-même. Pour cette raison, à mon avis, certains projet de fédération d’identité se trompe lourdement. C’est écrit ici : http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/
    Du coup, que te dire, que l’hypothèse sur les utilisateurs que tu sembles prêter aux initiateur de l’enquête n’est pas la bonne. Et si au contraire, les simulations identitaires, les détournements de réponses, le brouillard jeté sur les catégories d’identification habituelle faisaient eux-mêmes partie du dispositif que constitue une enquête de ce genre ?

  9. On regarde les petits poissons s’agiter comme ils le peuvent dans leurs bocaux 2.0.

    Pendant ce temps là…

    – « Facebook a le couteau sous la gorge », Le Monde : http://twurl.nl/2sj01f
    – « Le capitalisme touche à sa fin », in Le Monde : http://tinyurl.com/3rx3me
    – « L’impasse moderrne », par Philippe Quéau : http://queau.eu/2008/10/06/limpasse-moderne/
    – « The Cyber-self », by Laura Robinson : http://laura-robinson.org/pubs/cyberself.pdf
    – Appel à collaboration pour construire une infrastructure globale « open communities »: http://tinyurl.com/4qxgf8

  10. Dominique Cardon s’explique sur son enquête et essaye de saisir les ressorts sociaux, culturels et psychologiques de l’impudeur en ligne. « L’exposition de soi ne signifie pas un renoncement au contrôle de son image. Elle témoigne, au contraire, d’une volonté que l’on pourrait presque dire stratégique de gérer et d’agir sur les autres en affichant et en masquant des traits de son identité. C’est ce paradoxe qui se trouve au cœur des débats sur la privacy dans le web 2.0 et dont on voudrait éclairer quelques aspects à travers la lecture de travaux de recherche récents…

  11. @dominique Et bien tant mieux si mon interprétation des intentions n’est pas la bonne. Ce que je comprends à la lecture de ces différents textes (cf http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/12/835-pourquoi-sommes-nous-si-impudiques ), c’est que nous avons à faire à 2 modèles de représentation de l’identité numérique. Le premier modèle est une structure hiérarchique, une étoile centrée sur l’individu et son identité disons, socio-administrative. C’est dans ce modèle que je positionne cette typologie: http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/ . Dans cette typologie, la simulation par exemple n’est simulation que par référence à un soi vu comme réel, la simulation est notée comme du domaine de la projection, nécessairement projeté à partir d’un réel de référence. Le second modèle est un réseau non hiérarchique d’entités diverses et variées qui ont toutes une forme de réalité, qu’elle soit numérique, biologique, etc… Le réseau composé de ces entités en interactions est l’identité numérique. Cette dernière dépasse donc l’individu en tant que tel, elle est dispersée, fluctuante et seulement *éventuellement* liée à un individu de référence. On peut aussi aisément supposer qu’elle puisse être reliée à plusieurs individus (identité numérique d’un collectif) . C’est dans les divergences et les convergences entre ces 2 modèles que se situe sans doute notre débat.

  12. @yann je vois bien ton argument et je ne suis pas loin d’être entièrement d’accord… Mais dans ton deuxième paradigme (effectivement essentiel pour l’Internet, fondateur d’ailleurs, si l’on peut dire), on prend un risque fort de perdre tout lien avec la notion même d’identité, qui ne me paraît alors plus très pertinente pour parler de ces monades en interaction émancipés de tout lien plausible avec l’individu qui les font agir. Ou plutôt la question est de savoir dans quel contexte cette magnifique promesse poétique (« Je est un autre ») se réalise effectivement. Quand les mots, les gestes, les actions, les productions de ces monades ne sont-elles plus rapportables à un individu singulier ? Où observe-ton cette trans-individuation si choyée dans les textes théoriques post-modernes ? Comment observer ces signes sans sujet ? A titre perso, je garde beaucoup d’estime, d’intérêt et d’admiration pour ce genre d’approches…
    Mais tu te doutes bien qu’on peut difficilement en faire une enquête sociologique visant à mieux connaître ces millions de pratiques ordinaires, banales, réelles qui ont lieu tous les jours, et massivement, sur MySpace et Facebook. La sociologie – j’imagine que c’est ce qui te chagrine – est « réductionniste ». Elle prétend qu’on peut rapporter les actions à des propriétés des personnes. Et quand ce n’est pas fait trop brutalement, cela peut même donner une certaine forme d’intelligibilité nouvelle sur nos pratiques numériques. Évidement, ça n’empêche en rien d’aspirer à ce que sur le web nous ne soyons personne…

  13. Pour un mystérieuse raison, mes commentaires ont été supprimés du site http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/12/835-pourquoi-sommes-nous-si-impudiques ….(sans commentaires) je reposte donc ici (avec une légère censure):

    3. Le dimanche 12 octobre 2008 à 16:41, par design systeme

    Il y a dans cette approche un présupposé qui n’est pas éclairci, celui qui consiste à penser que toute information en ligne (dans un SNS ou autre chose…) serait reliée à l’identité d’un individu, que le moi numérique est une projection du moi hors ligne, et que sur cette base, la quasi seule action possible est de montrer ou cacher des données de ce moi. Le moi numérique et le moi hors ligne sont ici quasiment confondus. Cette approche balaie complètement l’approche de Sherry Turkle et les théories postmodernes de l’identité dans le cyberespace (comme le fait aussi par exemple Laura Robinson, voir http://laura-robinson.org/pubs/cyberself.pdf ).
    Cette manière de mettre aux oubliettes la diversité des approches de l’identité et de la construction du (ou des) soi dans le cyberespace est surprenante. Elle occulte la possibilité d’une vision un peu renouvelée et innovante des choses de l’identité en ligne.

    4. Le dimanche 12 octobre 2008 à 19:29, par (censuré).

    Réaction amusante. Alors que le papier de Cardon vous propose justement une vision « renouvelée et innovante » de la présence en ligne, vous renvoyez à des travaux déjà anciens (Sherry Turkle, « Life on the Screen: Identity in the Age of the Internet », 1995), qui décrivent un état du web bien antérieur aux réseaux sociaux évoqués ci-dessus. Vous aimez l’innovation, mais vous parlez du « cyberespace »? Je me demande si vous ne mettez pas un peu vite aux oubliettes le Plan calcul et le rôle pionnier de Louis Pouzin… 😉

    5. Le lundi 13 octobre 2008 à 10:52, par florence meichel

    Euh ! (censuré) pourriez-vous être plus éclairant ???

    6. Le lundi 13 octobre 2008 à 11:13, par design systeme

    La question n’est pas de savoir si les travaux sont anciens ou récents pour évaluer leur caractère innovant ou leur aptitude à renouveler les visions. Le cyberespace (Gibson) contient encore un potentiel de renouvellement des visions et points de vue bien plus important que les analyses de Cardon…amha ,-) Ceci étant dit, la question est donc de savoir si cette approche de l’identité en ligne (Cardon, Robinson, etc…) qui occulte la fragmentation, la dispersion et se focalise sur l’unicité d’un soi qui serait finalement le même en ligne et hors ligne, ne passe pas justement à coté de formes de développements plus complexes et plus détachées de certaines représentations sociales ‘à priori’ de l’individu. Je pense par exemple au fait d’exister en ligne à travers des multitudes de robots logiciels, extensions de soi et représentations dispersées, qui nous éloignent effectivement des so-called SNS, lesquels ne sont en fait que des reproductions/réductions/encadrements des technologies relationnelles de l’internet dans son ensemble.

  14. Trop drôle cette discussion : je ne suis pas loin d’être d’accord mais tu comprends j’ai un rôle à tenir…je suis SOCIOLOGUE…un pur…un vrai de vrai ! Au diable la pertinence du propos, pourvu qu’on rentre dans le moule corporatiste..Damned, la transversalité n’est pas pour demain…par ici du moins !

    A Design System : j’aime bien ton approche d’une identité émergente au travers de ses multiples fractions…du moins c’est ce qu’il me semble comprendre de cette deuxième option, enfin celle que tu avais exposée en commentaire sur histoire visuelle et qui a mystérieusement disparue…y-a des commentaires qui se perdent comme ça ???

  15. @dominique, Oui! réductionniste est le bon mot pour qualifier l’approche, et je plaide pour une approche plus systémique de l’identité en ligne, dans laquelle l’approche réductionniste a une place, mais comme un cas très particulier, une configuration particulière effectivement focalisée sur les usages de l’individu considéré (presque arbitrairement) comme une unité.
    Où sont les exemples concrets du second modèle (englobant)? voir par exemple les 2 derniers posts de Troudair sur aeiou (flucuat):
    http://www.fluctuat.net/blog/13615-Des-plantes-et-des-legumes
    http://www.fluctuat.net/blog/13610-Twitter-automatique
    Et nous voilà déjà avec 2 utilisateurs de Twitter aux usages banaux: une plante verte et un robot logiciel. L’internet des objets et les spimes (Bruce Sterling) finiront d’exploser la notion même d’utilisateur et d’usage centré sur un hypothétique individu unifié dans le cyberespace (‘je’ persiste ;-). Dans ces conditions, la notion d’identité n’est pas nécessairement reliée directement à des individus humains, les robots et les plantes sont aussi des utilisateurs d’internet. La question devient donc, si on veut conserver un lien entre l’identité numérique et l’individu: quels sont les liens dans les réseaux *identifiables* qui relient les choses entre elles, quelles que soient leurs formes.

  16. @ Dominique : « cela peut même donner une certaine forme d’intelligibilité nouvelle sur nos pratiques numériques. »

    Et bien non, loupé! Ca obscurcit, ça fait passer des vessies pour des lanternes! Ca vend des « réalités » simplistes aussi bien aux usagers qu’aux financeurs !

    Nous ne disons pas cela à la légère. Nous avons « un peu » réfléchi à la question depuis des années…. Il y a d’autres voies, tout-à-fait concrètes qui ne riment pas avec « aspirer à ce que sur le web nous ne soyons personne ». Au contraire!

    Mais pour les explorer, il faut arrêter de regarder dans le rétroviseur les aquarium 2.0 livrés clés en main par les américains . Il faut développer! Et pas dans un esprit de « compétitivité » à la gomme comme ce que nous impose la vulgate des fameux « pôles », mais dans un esprit de coopération.

    Si des personnes comme toi et comme celles qui animent la FING baissent les bras, ne s’engagent pas avec nous et d’autres dans cette voie, c’est à pleurer.

    Pour mémoire, les pistes conceptuelles figurent sur :http://anoptique.com
    Beaucoup de prototypes d’outils et d’usages figurent sur :
    http://overcrowded.anoptique.org

  17. @florence ‘identité émergente au travers de ses multiples fractions’, oui, ce qui est déjà le cas depuis longtemps du point de vue psychologique pour le sujet individuel humain. Le débat porte aussi ici sur l’extension de cette notion à des entités variables, distribuées et réticulaires. « y-a des commentaires qui se perdent comme ça ??? » oui, c’est sans doute lié à un problème d’identité numérique 😉

  18. [HS] à propos des commentaires qui disparaissent et autres 404, contenu importé de http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/12/835-pourquoi-sommes-nous-si-impudiques/:

    3. Le lundi 13 octobre 2008 à 19:51, par florence meichel

    Tiens c’est drôle : ou sont passés les autres commentaires ? Design System avait avancé une idée qui avait fait son chemin pour moi ?

    4. Le lundi 13 octobre 2008 à 21:01, par (censuré)

    Commentaires supprimés ici pour éviter les redites. La discussion sur ce point a été menée de façon plus approfondie sur InternetActu:
    http://www.internetactu.net/2008...

    5. Le lundi 13 octobre 2008 à 21:13, par design systeme

    heu, non, les commentaires ont été supprimés ici *avant* d’être copiés/collés sur internetactu….

    6. Le lundi 13 octobre 2008 à 21:15, par (censuré)

    Ben non, puisque je les ai lu là-bas avant de les supprimer ici… 😉 Et je vais d’ailleurs supprimer aussi ces deux-là, n’étant pas amateur de trolls…

    réponse à paraitre peut-être sur le site sus-nommé:

    Même si la discussion sur ce sujet était engagée sur internetactu, mon (design systeme) premier commentaire ici en relation à ce post est daté du dimanche 12 octobre 2008 à 16:41, reposté sur internetactu le 13 octobre 2008 à 19:56. La suppression ici a eu lieu avant le 13 octobre 2008 à 19:56. Ces faits ne vous autorisent pas à traiter ces commentaires de trolls, mais devraient vous inviter à revoir votre stratégie de modération.

  19. [HS] épilogue: je dois dire que je me suis pissé dessus de rire lorsque http://www.arhv.lhivic.org/ a validé le commentaire de laboratoire-aléatoire (« merci pour cet article qui est vraiment interessant ») pour le supprimer quelques minutes plus tard ..Ce serait finalement seulement drôle si les arguments employés dans cette petite modération à posteriori de commentaires ne ressemblaient autant à du petit revisionnisme ordinaire en ligne, ou l’experience de l’identité numérique par l’exemple… Allez, je suis disponible pour le point Godwin quand tu auras compris ce qu’est un troll, sans rancunes Monsieur (censuré) !

  20. Une bonne opération de marketing viral d’Orange. Olivier Auber pense juste : triste de constater que la Fing cautionne cette non-vraie-campagne. Dommage qu’il n’y ait rien à gagner sur ce jeu long et pseudo-expérimental. La vraie campagne « Plus loin ensemble » offre généreusement un splendide IPhone 3G à un client un internaute par semaine. Bienvenue dans l’ère du sociomercial…

  21. Et si la contradiction n’était qu’apparente.

    Au lieu d’impudeur, je reprendrais les notions américaines de Tarnsparence radicale. La meilleure manière d’être libre dans un monde de track est d’assumer la visibilité, d’en jouer.

    Oui à la transparence…maîtrisée.
    Nous sommes des Cyranos du web : « je me les sers à moi-même…mais ne permets pas à d’autres…. »

    Emblématique d’ailleurs : l’application facebook Don’t tag me qui compte déjà près de 200 membres en 10 jours.

    http://apps.facebook.com/donttagme/

    Ce qu’elle entend rappeler :
    · Rejoindre un réseau social, poster un contenu en ligne n’est pas renoncer à son droit à l’image.

    Ce qu’elle entend être :
    · Une invitation à se mobiliser sur ces enjeux
    · La revendication d’un droit à la discrétion en ligne
    · Un mouvement qui sensibilise aux atteintes que l’on peut porter à l’image d’autrui, consciemment ou inconsciemment via les contenus personnels que chacun de nous produits.

  22. Bonjour,
    j’ai 2 petites questions :
    – y a-t-il correspondance entre sociogeek et le design de la visibilité ? Je me suis amusé à fusionner les 2 images (nuage+carte=?) mais je ne suis pas sûr de la pertinence de l’expérience…
    – comment avez-vous choisi les images de sociogeek ? Autrement dit, comment vous êtes-vous débarrassé de votre propre pudeur pour sélectionner les images, et les classer par priorité ? Sur le groupe FB, une commentatrice s’étonnait car elle n’aurait pas classé les images dans le même ordre (un lit défait en l’occurence) ? Dans quelle mesure votre propre pudeur (ou impudeur) peut influencer la composition du jeu, et donc nos réponses ?

  23. A julien !

    Enfin, on est au coeur du sujet !

    Quelle part de manipulation dans tout ça ?

    Quelle éthique dans cette approche !

    La manipulation, sous couvert d’étude sociologique, n’est-elle pas ce que l’on retient et apprend au final ?

    Excellente réflexion Julien ! Je redoutais qu’on arrive pas jusque là ! Merci Julien ! 🙂

  24. @julien, oui bien sûr le classement des photos est arbitraire et discutable (et il a été beaucoup discuté lors de nos débats à La Cantine !). On a simplement essayé de mettre en forme des échelles de sens commun, de représentations plus ou moins communément partagées, sachant que les représentations sont très instables lorsque l’on fait le choix d’utiliser des images plutôt que des mots. Il aurait été possible, par exemple, de demander aux enquêtés de dire Est-ce que vous publieriez une photo de vous : pas nu, moyennement nu, un peu nu, très nu ? Mais, on s’en rend beaucoup moins compte, les représentations liées au langage sont, elles aussi, arbitraires.
    Toute enquête est un dispositif. Elle construit le réel avec ses propres interrogations. Elle produit des questionnements, des ajustements, des compromis, des cadrages… Il suffit de le savoir et de l’assumer, plutôt que se réfugier derrière la fiction positivisite selon laquelle on pourrait enregistrer, en toute transparence et sans effets, une réalité qui serait extérieure au dispositif d’enquête.

  25. @florence : je ne sais pas s’il s’agit de manipulation, car cela sous-entendrait une volonté de la part des concepteurs. Cette manipulation, dans une logique marketing, existe peut-être par le biais d’autres procédés : le principe du jeu, le scénario, le titre, les images effectivement, le design global et l’apparence, le score final, etc..
    Mon doute ne concerne pas -ici- la finalité, mais plutôt les moyens.
    Comment la subjectivité de celui qui sélectionne les images n’interfère-t-elle pas justement avec la sélection de ces images ? Quelle part d’autocensure, peut-être à un niveau subliminal, en-dessous du niveau de conscience, intervient dans le choix des images ?
    Bref, quel protocole encadre cette sélection ? Et si l’on atteste de la subjectivité dans les choix de conception, l’expérience est-elle encore valide ?
    La question vaut aussi pour l’algorithme de scoring.

  26. Oups, Dominique a déjà répondu alors que je rédigeais mon commentaire.
    Alors, et la question est purement technique et ne vise pas une remise en cause de l’expérience sociogeek : ne peut-on imaginer la question formulée de cette manière ?
    Photo + question avec échelle de mesure visuelle (un curseur sur une réglette non graduée) : entre pudique et impudique, comment jugez-vous cette photo + accepteriez-vous de la diffuser sur Internet ?
    PS : et la correspondance entre sociogeek et le design de la visibilité, y a-t-il quelque chose en ce sens ?

  27. « Il suffit de le savoir et de l’assumer »

    Oui Dominique…seul petit problème à la logique, c’est qu’aucune explication sur les arbitraires n’a été fournie !

    Et Julien le souligne parfaitement
    « Bref, quel protocole encadre cette sélection ? Et si l’on atteste de la subjectivité dans les choix de conception, l’expérience est-elle encore valide ? »

    On tourne en rond !

  28. C’est intéressant, Dominique, tu as publié tes conclusions avant même que ton enquête ne soit dépouillée.
    http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/12/835-pourquoi-sommes-nous-si-impudiques

    Tu me diras que cet article présente tes hypothèses, non pas des résultats.
    Mais il n’y aura pas de résultats pour les raisons que j’ai déjà mentionnées. Donc tes hypothèses constituent les résultats!

    Voyons quels sont-ils: (je ne reprends qu’une assertion comme je n’ai pas le temps de tout commenter)

    Tu observes que dans les SNS : « l’exposition de soi […] témoigne […] d’une volonté que l’on pourrait presque dire stratégique de gérer et d’agir sur les autres ».

    Ce n’est pas très étonnant puisque l’on sait, au moins depuis Goffman, Bateson, Mead, Watzlawick, Ekmann et les autres, que « l’expression de soi » par tous les biais qui nous sont donnés, est moins une expression, qu’une tentative de susciter chez l’autre, une réaction, une émotion, une action, etc. dans un certain contexte. Si processus d’individuation il y a, il provient de la rétroaction vers l’émetteur des effets que celui-ci a tenté de produire chez autrui.

    Dans le jeu que tu nous proposes, il s’agit d’une part de sélectionner de manière abstraite les signaux auxquels on serait sensible, d’autre part de simuler de manière non moins abstraite les signaux que l’on émet soi-même. L’abstraction demandée est parfaitement irréalisable, ou alors elle est totalement dénuée de sens puisque chacun, s’il est raisonnable, sait qu’il est face, non pas à un individu, mais à un robot. Vouloir susciter quoi que ce soit chez un robot est un peu illusoire, non? – à moins de quitter le domaine de la raison pour celui de la schizophrénie, à savoir se projeter dans la tête de celui à qui l’on adresse des signaux, etc.

    Bref, c’est un « jeu de tordus » comme le dit Florence Meichel ou bien une « oeuvre d’art » inavouée comme le suggère Design System.

    Je n’ai vu qu’une seule manière sensée de répondre aux questions de Dominique: RIRE tout simplement, et cela bien entendu pour susciter une réaction chez l’autre, non pas chez le robot, mais chez Dominique lui-même et chez mes autres amis de la FING et de FaberNovel qui se sont prêtés à l’exercice.

    « Sciences sociales du web 2.0 […] développer une approche réflexive » est-il mentionné dans la dernière newsletter de la Cantine. Oui, d’accord, mais alors il faut assumer de réaliser là une sorte de « sculpture sociale ». Il faut exprimer son intention. Que cherchez-vous au juste à part monopoliser la parole? Il faut exprimer un projet. Il faut assumer d’être artiste et non plus sociologue ou technologue.

    Ce n’est pas pour rien si deux artistes vous tombent dessus.
    Vous nous faites concurrence sans le dire avec des moyens que nous n’avons pas.
    En plus, pour le moment, on trouve votre art pas bon du tout 🙁

  29. Cher Dominique,
    puisque tu fais tiens la « tendance expressiviste », je me permets de compléter ta bibliographie par un renvoi vers un lien avec pas mal d’articles, que tu connais déjà, approfondissant quelque peu la problématique expressiviste observée et architecturée par les SNS, les blogs, le mobile…que tu résumes en trois lignes sans citer tes sources :
    http://www.culturesexpressives.fr
    Ps : entre la robotisation et l’aspiration : au secours les sociogeek :)))

  30. Est-ce que quelqu’un peut résumer les critiques d’Olivier (pas Olivier lui-même, en l’occurence) ? Parce que j’ai beau relire, je ne vois pas ce qu’il reproche, ou à quoi il veut en venir. Qu’est-ce qu’il propose comme forme d’enquête pour comprendre la tension palpable entre révélation et contrôle sur des sites comme Facebook ou MySpace ?

    Est-ce que cette enquête est critiquable ? Oui, Dominique le fait mieux que moi — et je rajouterais qu’elle pourrait, par exemple, s’adapter mieux au répondant : si je suis militant pour telle cause, je suis sans doute plus enclin à déclarer que je montrerais un exemple de photo où elle est défendue, qu’une photo de militant poussant l’inverse. Elle pourrait être moins expérimentale, et interroger les participants juste après le choix de leur photo, etc. (quoi que je doute qu’elle s’adapte à l’objet en question en faisant ça.) J’ai toujours détesté les projections sur deux dimensions. . . Bref : il y a des critiques ; quelqu’un peut-il les organiser ?

  31. Bertil, c’est pas compliqué. Voici le résumé des critiques::

    1 – en tant qu’excercice réfléxif, SocioGeek ne tient pas. Vous proposez de parler à un robot programmé selon votre propre point de vue qui n’a rien d’universel. Rien de plus qu’un jeu d’été à la Marie-Claire donc.

    2 – en tant qu’enquête, ça ne tient pas plus. L’énchantillon n’est pas représentatif. Le filtre du robot induit une distorsion des comportements. Cela ne peut donner qu’une image de ceux qui ont participé à SocioGeek, c’est à dire une image tordue qui n’a rien à voir avec ce qui se passe réellement sur les SNS.

    En gros, SocioGeek est un simple dispositif de captation de l’attention qui vous permet de faire passer votre discours, de monopoliser la parole, et de continuer à siphonner l’argent public, ANR, Région, etc (je mets l’argent d’Orange aussi dans cette catégorie…). SocioGeek ne vous donne aucune légitimité pour parler des utilisateurs des SNS, encore moins pour les représenter dans quelque instance nationale, européenne ou internationale que ce soit.

    Cette enquête, comme bien d’autres initiatives masque l’enjeu réel sous-jacent aux SNS, à savoir le contrôle des « vecteurs » (cf. Ken Wark). Ce n’est pas étonnant puisque vous faites partie d’Orange…

    Quant à savoir, ce vous auriez pu faire ou ce que vous pourriez faire, il faudra me payer cher pour le savoir, hé hé 🙂

    Mais comme je ne suis pas chien, je vous donnes une piste:
    http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=IriOlivierAuberOct08

  32. C’est pas des vastes généralités, tout ça ?

    Trouve-moi une enquête qui n’ait pas d’auteur, de point de vue ou de cadre de référence, et je serai d’accord avec toi que (1.) n’est pas une tarte à la crême.

    Est-ce que l’échantillon est représentatif ? Non. Un cookie pour Olivier.

    Domminique n’est pas très fort en stat, mais je crois qu’il s’y attendait — et je ferais partie des gens de l’équipe qui ont monté ça, je serai un peu froissé qu’on s’imagine que ça n’était pas évident. Mais il serait représentatif de quoi, s’il devait l’être ?

  33. @bertil : voir le trackback n°43 qui pointe vers un billet que j’ai rédigé s’interrogeant (de manière très idéale) sur les protocoles de recherche concernant l’identité numérique. J’avais par ailleurs synthétisé les propos de Dominique et Olivier, qui a bien voulu répondre à certaines de mes questions dans un autre de mes billets. Ses réponses complèteront peut-être les difficultés de perception de la critique et les approches envisagées au-delà de sociogeek.

  34. waaah.. Trop convaincant l’argumentaire.
    Impressionnant…
    Comme en plus tu n’es pas chien, on est rassurés..

  35. L’enquête sociogeek : une forme ludique qui a permis de prendre conscience de la nécessaire gestion des réseaux sociaux.
    http://www.artank.fr/desillusion-web-20-2-lintelligence-economique-affective/

    “Je pense que nous allons voir les gens se désengager de ces médias pour cause de sur-information. Je pense aussi que nous verrons beaucoup de gens les utiliser de façon incorrecte, entraînant d’autres gens à les utiliser mal. Et enfin, nous verrons ceux qui auront développé une connaissance très fine de ces outils et méthodologies tirer parti de ces flux d’information à leur avantage. »

    Howard Rheingold

    De nouvelles normes sociales sont en train de naître. InternertActu Propos recueillis par Cyril Fievet 15/01/04

  36. @Bertil

    « C’est pas des vastes généralités, tout ça ? »

    ben non. Cela a des conséquences bien réelles. Regarde autour de toi.

    Trouve-moi une enquête qui n’ait pas d’auteur, de point de vue ou de cadre de référence, et je serai d’accord avec toi que (1.) n’est pas une tarte à la crême.

    Effectivement, il y a toujours une auteur dans ce genre de chose. Mais dans la plupart des cas, ils n’apparaissent pas vraiment ou bien se drapent dans les habits de la science ou de la technologie. Foutaise évidemment. Les seuls auteurs qui vaillent sont les artistes car eux au moins assument leur point de vue subjectifs, ce qui donc ne ne trompe personne

    « Est-ce que l’échantillon est représentatif ? Non. Un cookie pour Olivier. »

    Très bon ton cookie, miam 😉

    « Dominique n’est pas très fort en stat, mais je crois qu’il s’y attendait — et je ferais partie des gens de l’équipe qui ont monté ça, je serai un peu froissé qu’on s’imagine que ça n’était pas évident. Mais il serait représentatif de quoi, s’il devait l’être ? »

    Dominique est conscient de beaucoup de choses. Il sait bien que SocioGeek n’est représentatif que de SocioGeek, c’est à dire pas de grand chose. Puisqu’il semble clair maintenant que tout cela ne relève en rien de la science, j’aimerais bien, non pas en tant que sociologue, mais en tant que simple acteur comme nous tous, qu’il nous explique ses intentions – politiques? – artistiques? – commerciales? – stratégiques? autres?

  37. Difficile de répondre dans ce débat échevelé. Avant tout, il faut redire que Sociogeek est un dispositif expérimental, que ça marche étonnamment bien, que les participants semblent apprécier l’expérience, qu’il aurait pu en être tout à fait autrement, que l’on ne savait pas très bien tout ça avant, que l’interprétation de ces données non-standard ne va pas être facile, que l’enquête quanti n’est pas autosuffisante, que le montage de l’enquête s’est accompagné de recherches qualitatives sur la base d’interviews menées par Hélène Girard et Dilara Trupia pour leur mémoire de M2…

    Olivier, tu as le droit de considérer que l’on ne peut pas faire de bonnes sciences (sociales) avec ce genre d’enquête. C’est un point de vue (conservateur, à mon sens, j’y reviens) qui se défend assez facilement, vu le déplacement qu’on a cherché à opérer par rapport aux méthodologies traditionnelles. Mais le mieux pour le savoir, c’est de juger au final, sur les résultats. Ceux-ci te donneront peut-être raison…
    Plus fondamentalement, le problème de ta position c’est qu’elle renvoie une conception de la science (sociale, de surcroit) assez préhistorique. D’un côté l’art, la subjectivité, le point de vue, la liberté, la virtuosité identitaire, l’effacement dans les hybridations machinales du réseau, etc. De l’autre, la représentativité statistique, l’interdiction qu’il y ait du jeu dans les représentations de soi, un accès transparent au réel (sans déformation, sans dispositif, sans cadrage – ce que, avec Yann, tu appelles des « robots »). Bref, la vraie science. Le pire positivisme, aussi. Avec une telle épistémologie, je comprends que tu considères acquis que les résultats ne seront pas interprétables et que, par amitié, tu préfères nous considérer comme de (mauvais) artistes !
    Mais excuses moi de résister à ce partage sommaire entre art et science (sociale). C’est justement ce genre de clivage désuet qui empêche les sciences sociales de l’internet d’innover, de transformer leurs méthodologies pour être plus pertinentes dans l’approche de leur objet. C’est aussi avec ce genre de frontière tranchée que l’on rend tout « post-moderne ». Dès qu’un protocole d’enquête n’a pas l’air de ressembler à une enquête épidémiologique de l’Inserm en double-aveugle avec des procédures de contrôle partout, cela deviendrait de l’ »art » et autoriserait à dire à peu près n’importe quoi sur le monde social, pourvu que ça soit trans-disciplinaire, légèrement littéraire, un peu embrouillé du concept et furieusement provocateur…
    Avec Sociogeek, on a fait collectivement le pari que l’on pouvait faire de la recherche scientifique en produisant un nouveau dispositif d’interrogation. Ce que l’on commence à voir des résultats est d’une remarquable cohérence et semble parfaitement analysable, quand on sait faire les bonnes opérations statistiques, que l’on sait limiter le cadre de validité des interprétations aux propriétés de la population enquêtée, que l’on accepte de déployer les analyses à l’intérieur du dispositif d’interrogation que l’on a choisi et assumé. C’est une démarche aujourd’hui reconnue et presque habituelle en sciences sociales, quand celles-ci ne s’enferment pas dans les naïvetés positivistes.
    Mettre des enquêtés dans une situation artificielle en leur demandant de juger des photos ou de décomposer les arbitrages qu’ils font dans un choix de profils, c’est le dispositif habituel de la psychologie sociale. Si tu connaissais un peu mieux leurs protocoles d’enquêtes (laboratoire, bouton à pousser sur stimuli, magicien d’oz, populations d’étudiant-cobaye, etc.), tu serais vraiment effrayé pour le coup.
    Remplacer un questionnaire « textuel » par un questionnaire « image » n’est pas d’une audace folle, même si cela implique de l’arbitraire dans le classement des images en échelle d’intensité. Mais je suis toujours surpris du fait que (surtout venant d’artistes visuels) l’on pense que le langage est objectif alors que l’image serait vagabonde et subjective (les deux sont des constructions arbitraires qui, de façon plus ou moins stabilisées, font notre sens commun et nos représentations collectives).
    Afin de recueillir beaucoup de réponses, on a détourné (« hacké », si tu veux) le dispositif du quizz d’été de magazine. Ca fonctionne très bien puisque 8000 personnes ont répondu sans s’ennuyer. Avec un questionnaire standard, on aurait réuni au forceps 300 répondants (pas plus « représentatifs », mais sûrement plus « scientifiques »). Tu es aussi un des rares à avoir pris au sérieux la carte-nuage discret-exhib/casanier-aventurier que l’on a construit – en s’amusant beaucoup -, pour donner aux répondants un petit quelque chose à la fin du jeu. Aujourd’hui, les « vrais » scientifiques payent de plus en plus fréquemment leurs enquêtés avec des bons d’achat et des cadeaux de toutes sortes pour les récompenser de la torture qu’ils leur ont fait subir en cochant des cases. Ici, on les distrait en leur donnant un petit fétiche personnel qu’ils se sont empressés de coller sur leur blog et de communiquer à leurs amis – tout en sachant très bien que, comme dans tout quizz, cette représentation ne devait pas être prise très au sérieux.
    Ci-joint enfin, le travail de Kristin Stecher qui a (partiellement) inspiré notre questionnement sur la deuxième partie du jeu. On peut discuter ses résultats, son approche (44 participants dans son laboratoire de psychologie sociale, 8000 dans notre enquête), mais c’est quand même un bon papier de recherche : http://www.slideshare.net/kristin.stecher/thin-slices-of-online-profile-attributes-367897

    Il y aurait bien d’autres choses à dire. Je me rends compte que sociogeek suscite plein de débats épistémologiques très intéressants et que beaucoup des critiques faites à l’enquête sont très pertinentes. Mais pour l’heure, je suis plutôt à réfléchir sur le sujet même de l’enquête : la pudeur et l’impudeur dans le monde numérique.
    Ps : je ne réponds pas aux critiques sur la récupération par Orange, le marketing, le capitalisme cognitif, les vecteurs, etc. Cette méfiance me semble légitime et nécessaire. La seule réponse possible est de faire ce que l’on a dit : rendre public les résultats, les données brutes et les interprétations… comme ça tout le monde récupérera tout le monde.

  38. Quelle éthique en effet : on s’amuse ici sur le dos des participants ! c’est fou ce que c’est drôle ! qu’on se le dise ! 🙁

    « Tu es aussi un des rares à avoir pris au sérieux la carte-nuage discret-exhib/casanier-aventurier que l’on a construit – en s’amusant beaucoup -, pour donner aux répondants un petit quelque chose à la fin du jeu. Aujourd’hui, les “vrais” scientifiques payent de plus en plus fréquemment leurs enquêtés avec des bons d’achat et des cadeaux de toutes sortes pour les récompenser de la torture qu’ils leur ont fait subir en cochant des cases. Ici, on les distrait en leur donnant un petit fétiche personnel qu’ils se sont empressés de coller sur leur blog et de communiquer à leurs amis – tout en sachant très bien que, comme dans tout quizz, cette représentation ne devait pas être prise très au sérieux. »

  39. Le débat entre sociologues est bien instructif (au moins pour la néophyte de la sociologie que je suis, mes références datent aussi).

    Un point de vue mineur (volontaire au regard de l’échantillon représentatif de moi-même) : comme un quizz d’été, j’ai répondu de façon orientée. Forcément, les images sont « parlantes », elles induisent un biais : l’image que l’on veut bien diffuser n’est pas l’image de notre « réalité ».
    Ce type de jeu n’a aucune valeur si ce n’est celle ludique. Seule une frange provocatrice (exhib, trash attitude) retiendrait les photos les plus exposantes commettant au mieux un suicide social (no futur) au pis l’expression d’une inconscience ou ignorance profonde…

    De là, à utiliser les résultats pour soutenir des stratégies, des orientations politiques et/ou commerciales autant lire une boule de cristal ou les étoiles !

  40. @Dominique D’un côté l’art, la subjectivité, le point de vue, la liberté, la virtuosité identitaire, l’effacement dans les hybridations machinales du réseau, etc. De l’autre, la représentativité statistique, l’interdiction qu’il y ait du jeu dans les représentations de soi, un accès transparent au réel (sans déformation, sans dispositif, sans cadrage – ce que, avec Yann, tu appelles des « robots »). Bref, la vraie science.
    Ce n’est absolument pas ce que je dis, ni pense, ni écris.

  41. « Cela se voit dans les identifiants. Identifie-t-on le client, dont on veut suivre le comportement et étudier les besoins, ou bien l’équipement dont l’entreprise se sert pour produire le service ? le marketing dit qu’il faut identifier le client ; la pratique, c’est que l’opérateur télécoms identifie la ligne téléphonique, le banquier identifie le numéro de compte, l’hôpital identifie le lit.  »
    http://www.volle.com/travaux/sociologie.htm

  42. @yann, oui j’ai bien vu que tu ne disais pas cela. Je répondais plus à un argument répété partout par Olivier sur la non-scientificité de l’enquête, qui laisse clairement apparaître que, ne répondant pas aux canons d’une scientificité rigoureuse (représentativité, jeu avec les représentations dans les réponses, réponses-stimuli à des « robots »), Sociogeek ne peut être que de l’art… ou du marketing viral. Mon argument est juste de dire qu’entre l’art et cette vision « scientiste » de la science, il y a plein de manières raisonnables d’essayer de produire des connaissances, des questionnements, des réflexions de nature « scientifiques » (même si, pour l’instant, on n’en sait trop rien avant de s’être penché sur les résultats, don’t act).
    Par ailleurs, @yann et @olivier, on organise un débat critique sur l’enquête et sa méthodologie lors d’une séance de W2S (le matin du mercredi 19 ou 26 de novembre à La Cantine, date à confirmer). Évidement, si vous pouviez venir défendre votre point de vue (et tout ceux qui le veulent, le séminaire est ouvert) ça permettrait de poursuivre et d’enrichir cette discussion : http://masterwebscience.org/

  43. Mmh. . . Euh : Dominique ? Tu as prévenu l’héberrgeur du questionnaire ? Non, parce que caché dans ce débat échevelé, il y a une info sérieusement problématique : l’enquête est sur *Au Féminin* ! (Vérifie l’URL du dernier commentaire).

    Alors, oui, c’est du Marie-Claire, mais surtout, c’est du 10 000 répondantes assurées. On va avoir du mal à touver assez de geeks pour assurer la représentatitovituté artistico-sexuelle de la chose.

  44. Merci pour ta réponse Dominique. Je pense que ce débat, porté à ce niveau, commence à être intéressant pour beaucoup de monde.

    Tes explications sur la sociologie, l’évolution de ses méthodes, etc. me rendent très mal à l’aise. Vous autres sociologues semblez pointer votre regard sur les humains comme on le fait sur des rats de laboratoire auxquels on donne de petites récompenses ou bien des décharges électriques. Vous ne vous incluez pas dans le dispositif que vous mettez en place alors que même les physiciens le font de puis belle lurette.

    Je faisais le parallèle avec l’art car lui ne fait pas abstraction du dispositif dans lequel les humains sont plongés puisqu’il le crée lui-même. Il y a toujours un auteur qui, s’il en est vraiment un, assume de bout en bout son point de vue et les conséquences de sa création. Certes l’art entre souvent dans un marché, qui lui même est un dispositif qui renâcle à dire son nom. Mais certains artistes incorporent cette dimension et tentent la sculpter comme tout le reste. Antoine Moreau est l’un de ceux-là comme en témoignent ses « vitagraphies » ( http://antoinemoreau.org/index.php?cat=vi ). Ces pratiques là, procurent de la distance, du lien, du sens, en un mot de l’éthique.

    Tu écartes le sujet sur la récupération par Orange, le marketing, le capitalisme cognitif, les vecteurs, etc. en croyant t’en sortir en disant que les résultats seront rendus publics. Je crains que cela soit un peu court. Cela étant dit en toute amitié, cela va de soi.

    L’espace du réseau que nous sommes en train de sculpter collectivement crée des nouvelles formes de visibilité des uns et des autres. Il n’ y a plus les civilisés d’un côté et les indigènes de l’autre comme au temps de Claude Lévy-Strauss. Lui-même, aussi respectable soit-il, s’est fait écarter de certaines tribus. Dans le nouvel espace de visibilité de l’Internet, les indigènes risquent de vous virer de à coups de pieds au cul, vous autres, sociologues ou technologues. Vous risquez d’être tout simplement pris pour des « compradores numériques »(*), à savoir des « collabos » qui par leur méthodes et leur pratiques instituent de manière artificielle une distinction entre observateurs et observés, des complices purs et simples d’un complexe politique et industriel qui, aux yeux des indigènes, peut apparaître comme faisant tout pour maintenir, voire créer ex nihilo de l’opacité et de la différence dans l’espace en question.

    Je n’appelle pas à la révolte. Je préviens simplement du danger.

    Bertil demandait quelle est l’alternative? Et bien par exemple celle que nous tentons de poursuivre avec Yann au sein du groupe ANOPTIQUE ( http://anoptique.com ) et que j’ai cru un moment voir de développer au sein du projet AUTOGRAPH ( http://overcrowded.anoptique.org/ProjetAutograph ) qui visait à « étudier, comprendre et développer des outils avec les acteurs de grands collectifs sur Internet ». Peine perdue pour le moment. Tu sais comme moi qu’ AUTOGRAPH a obtenu des crédits du RNRT sur les mots clés « auto-organisation », « logiciel libre », « co-développement » avec les participants, mais tout cela est resté lettre morte dans une large mesure. Le milieu académique semble indécrottable, totalement inféodé à la loi de la publication et à la recherche de crédits, bref des « compradores numériques ».

    Comment faire pour que cela change?

    (*) Cf; Jean Ziegler: l’Empire de la honte

  45. je lis certains commentaires sur l’enquête sociogeek et je les trouve très justes mais pour nous rassurer deux points :
    1-La recherche à Oranges Labs autour de DC n’a rien à voir avec la recherche académique et ce à tous les points de vue. Donc pas d’amalgame possible.
    2-Ce psycho-test est surtout un dispositif idéologique de diffusion de la bonne morale straight et qui nous refait, avec le thème de « l’impudeur », le coup de la leçon des voyeurs aux exhibitionnistes!

  46. @Laurence Allard : Je précise à toutes fins utiles qu’il ne s’agit pas pour moi de faire ici le procès de Dominique Cardon ou de Christophe Aguiton qui, forcés par leur contexte d’être un peu crocodiles, s’agitent comme il le peuvent dans leur maroquinerie…

    http://www.humanite.fr/2008-09-22_Politique_France-Telecom-l-exemple-a-ne-pas-suivre

    Les temps sont à le recherche de boucs-émissaires. Les sciences sociales qui ont apporté de bonnes réflexions sur ce phénomène, pourraient sans doute faire beaucoup pour éviter le pire. Elles pourraient par exemple décider comme un seul homme de mettre en oeuvre leur intelligence, leurs outils et leurs budgets dans le sens d’une alternative P2P aux médias et à l’ Internet centralisés actuels…

    Il me semble qu’arrive le moment où même ceux qui sont aux commandes des « vecteurs » (télécom, etc.) vont comprendre qu’ils ne ne peuvent plus continuer à scier la branche sur laquelle il sont assis en regardant les utilisateurs de haut. Chez Orange aussi!

  47. @Olivier Auber : « Les sciences sociales qui ont apporté de bonnes réflexions sur ce phénomène, pourraient sans doute faire beaucoup pour éviter le pire. Elles pourraient par exemple décider comme un seul homme de mettre en oeuvre leur intelligence, leurs outils et leurs budgets dans le sens d’une alternative P2P aux médias et à l’ Internet centralisés actuels… »

    …C’est intéressant ça! dans l’introduction de la revue Médiamorphoses 21, « 2.0 Culture Numérique, Cultures Expressives, j’avais évoqué l’idée du nécessaire développement d’un web 2.0 générique distribué face à ce capitalisme du partage et mise en marchés de l’amité : http://mobile.culturesexpressives.fr/
    Chantier qui reste à faire et à suivre 🙂

    @Olivier Auber : « Les temps sont à le recherche de boucs-émissaires.  »
    …pas de chasse aux crocodiles de mon côté, j’ai d’autres chats à fouetter

    J’en profite pour rappeler à toutes celles et ceux qui sont intéressés par ces problématiques autour du développement contemporain d’internet la séance d’ouverture du séminaire « Politiques et Technologies de l’amateur », que j’anime avec Bernard Steigler le vendredi 7 novembre 2008 de 12h30 à 14h30, petite salle, Centre Georges Pompidou, niveau -1 (programme complet sur http://www.culturesexpressives.fr)

  48. @ Laurence “La recherche à Oranges Labs autour de DC n’a rien à voir avec la recherche académique”

    Est-ce qu’il faut que je prévienne la douzaine de directeurs de thèse qui travaillent avec les doctorants dans mon labo qu’une MCF pense que ce qu’ils font n’est en rien académique ? Le mien ne travaille pas directement avec Dominique, mais comme il dirige un des labos CNRS les mieux notés et qu’il est membre de l’IUF et préside plusieurs sociétés savantes, ça risque de lui faire une surprise d’apprendre ça.

    “un dispositif idéologique de diffusion de la bonne morale straight”

    Qu’est-ce qui dans ce test est hétéronormatif ?

  49. Il est temps pour les « regardés » de lancer une grande étude sociologique sur les « regardeurs », leurs coutumes, leurs réseaux, leurs stratégies, etc.
    L’arroseur arrosé en quelque sorte 😉

    En France, Bourdieu et Latour ont commencé le travail. Maintenant, même les américains s’y mettent, alors…

    « They’ve Got Your Number »
    by Rob Walker, New York Times, November 2, 2008.

    http://tinyurl.com/67tkq5

  50. Surveiller les chercheurs ? Oh oui ! Enfin des lecteurs pour mon blog, de l’attention — et peut-être même des commentaires, voire à long terme des citations. . . S’il y a une chose pour lequels les académiques prient, c’est ça (et peut-être aussi ‘pourvu qu’il y ait un nouveau PhDComics ce matin’).

  51. Je plaisantais évidemment;-)

    La vision du rédacteur du NYT me semble grossière et paranoïaque. Cela pourrait vite virer au populisme.

    Bref « l’arroseur arrosé » ne fait rire que si cela reste une blague sympathique, comme c’est le cas dans le présent débat 😉

    Bertil, tu demandais où est l’alternative et j’ai essayé de répondre à ta question selon mon point de vue : http://anoptique.com

    En gros, il s’agit de fournir aux gens les moyens de gérer leur visibilité réciproque et de se soustraire au regard de tous les voyeurs…

    Si un jour Orange Lab et/ou la FING et/ou l’IRI décidait de lancer un programme de R&D dans ce sens, nous y contribuerions avec plaisir. Nous avons déjà quelques briques en ce sens.

  52. Je ne retrouve pas le commentaire où j’ai parlé d’alternative — et je ne vois pas bien à quoi celà fait référence. Je pense que tu interprètes trop mes propos pour que ce débat mène à quoi que ce soit Olivier, et maintenant, ça me fatigue un peu.

    Surtout, je vois mal quelle position j’ai pu défendre où les usagers n’avaient un contrôle effectif de leur image ; depuis deux ans maintenant, je défends la position que leur donner les réglages ne suffit pas, pour deux raisons : la compréhension des options est trop lourde, et l’information est partagée, contextualisée — ça ne peut être une décision individuelle.

    L’enquête de SocioGeek (avec tous ses défauts) est interactive, elle renvoit plusieurs fois l’image de soi qu’on vient de proposer à un public suggéré pour récupérer ”un nouveau sourire pincé et pensif devant un miroir de salle-de-bain” et rend une première analyse, sommaire, automatique et un peu risible dès la fin du questionnaire. En ça, elle ressemble à un séance d’essayage dans une œuvre de fiction, où les spectateurs rient à leur propre vacuité ; en ça, elle participe à la construction d’une inter-compréhension nécessaire pour que ces outils soient bien utilisés.

    Je travaille depuis plusieurs mois à un outil pour rendre une discussion sur la complexité de ses options opérables, et je pense que la rustrerie confuse de certains commentaires ici n’aide pas à ce débat.

    Je connais le projet Anoptique depuis qu’il a été lancé, et même si j’ai pu y être discret, je suis inscrit sur OverCrowded : inutile de multiplier les pointeurs vers le même site, ça m’oblige à hésiter entre l’impression qu’on pense que j’ai une mémoire de poisson rouge, ou que c’est l’unique référence de certains des commentateurs ici.

  53. Je réagis à cette idée : « je défends la position que leur donner les réglages ne suffit pas, pour deux raisons : la compréhension des options est trop lourde, et l’information est partagée, contextualisée — ça ne peut être une décision individuelle. »

    c’est vrai que c’est complexe mais cela reste un point de vue qui ne prend pas en compte la dimension temporelle de l’apprentissage : la maturité que vous suggérez prend du temps…le temps du changement…mais rien n’est impossible…c’est en tout cas le point de vue que je défends et sur lequel je travaille et que j’accompagne !
    D’accord avec vous sur la dimension non seulement individuelle mais aussi culturelle pour un changement opérationnel !

  54. @Bertil Cf. #44: « Qu’est-ce qu’il propose comme forme d’enquête pour comprendre la tension palpable entre révélation et contrôle sur des sites comme Facebook ou MySpace ? »

    C’est de cette question dont je parlais.

    Et la réponse est en gros : Facebook et MySpace n’existeront plus dans deux ans. Voyons plutôt la suite 😉

  55. intéressé par cette étude sociogeek, je me suis plongé dans les commentaires. Résultat de la liecture : vous êtes une bande de rigolos.
    J’ai un profond respect pour la recherche scientifique et je me réjouis que les chercheurs sortent un peu de leur tanière mais tout ce débat est vraiment grotesque.

    @Dominique : c’est un jeu, une étude, un sondage, une base sérieuse de travail ? Votre étude, c’est de la merde, de sa méthodologie à son analyse. reconnaissez le.

    @tous : Vous parlez d’identité numérique à tout va et prônez une vision plus large que celle d’une identité unique pour un utilisateur. Ca c’est intéressant mais vous vous perdez trop souvent dans vos propos et au final, rien ne ressort.

    Et personne n’a participé. Moi, je ne mettrai aucune des photos parceque je ne met ni de photo avec un bonnet d’âne ni sur un lit d’hopital.

    Chercheurs, Donneurs de leçons et Piètres orateurs, je vous salue

  56. @dada.

    On sait ; pire : on n’a jamais dit autre chose.
    Oui, on est une bande de rigolos et on essaie, et on est vraiment désolés que ce qu’on fait commence par des tentatives foireuses, mal comprises et qui ne mériterait pas d’être cité ailleurs que dans des magazines féminins de troisième catégorie, un peu comme l’article original sur ‘A Small World’ qui était une expérience merdique, pas adaptée aux recherches en question (sur l’influence du statu social sur la capacité de persuadé) et qui n’a mener à rien — pour l’instant. Promis, la prochaine fois, on fera de la vraie science avec des Herlenmeyer, de la fumée et des résultats significatifs à 98,7%, comme dans Fringe, Les Experts à Miami ou NCIS.

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