RobotCité : des robots sur la ville

Par le 19/11/08 | 2 commentaires | 4,493 lectures | Impression

Un des robot de robotcité interagissant dans une villeA l’occasion de la Fête de la Science et de la manifestation Ville Européenne des Sciences qui s’est tenue au Grand Palais du 14 au 16 novembre 2008, le concours RobotCité, organisé par la Fing et PlanèteSciences, a présenté 4 prototypes de robots de demain. La compétition amicale RobotCité est un défi ouvert aux étudiants, aux chercheurs, aux industriels et au grand public pour imaginer comment à l’avenir nos environnements communiqueront avec des robots autonomes dans les villes du futur. La première édition de cette rencontre a rassemblé des équipes pluridisciplinaires d’étudiants ingénieurs et de designers, qui ont imaginé toute l’année durant des projets de robots capables d’investir notre quotidien.

Le logo de RobotCitéA l’occasion de la Fête de la science, les équipes d’étudiants ont présenté leurs prototypes, comme le MEC, un robot sondeur, c’est-à-dire un robot qui circule dans la rue pour réaliser des sondages. Le robot pourrait être utilisé par exemple par une mairie pour informer les passants et connaitre leur opinion sur une de ses réalisations ou par une association de quartier voir dans un salon, une exposition ou une soirée, pour recueillir le pouls des participants.

Bring Back s’interroge lui sur la place des robots au sein du foyer. Bring Back est un robot doté d’un bras articulé capable de rechercher divers objets dans la maison. Cela suppose que chaque objet soit bien sûr étiqueté d’une puce RFID pour que le robot sache le localiser et l’identifier. Le robot peut ainsi apporter des clés, un portefeuille ou un téléphone mobile à son propriétaire. Ou permettre aux membres du foyer d’échanger des messages ou des objets (vidéo).


Bring back from Axel Morales on Vimeo.

Le projet Yago, issu d’une collaboration entre Paris VI et l’Ensci, est un robot compagnon qui souhaite faire la synthèse entre deux conceptions de la robotique : l’automate fonctionnel et le robot humanoïde. Yago est un robot personnel et individuel qui prend place sur l’épaule de son porteur et qui apporte une information sur les lieux qu’il parcoure. Utilisé comme un Vélib (on le loue pour un temps donné), Yago est un guide touristique qui indique les ressources de la ville d’un mouvement de tête (une tête caméra qui reconnait les lieux dans lesquels on le promène) et les raconte. Vecteur de lien social, Yago communique avec d’autres robots de son espèce et identifie les touristes entre eux (vidéo de présentation et scénario d’usage).

Yago sur l'épaule d'un touriste


Yago from Axel Morales on Vimeo.


Yago scenario d’usage from Axel Morales on Vimeo.

Le prix RobotCité est allé à CRI (pour Cinéma de rue itinérant, vidéo), réalisé par des étudiants de l’Ensci et de l’Isep, un robot qui se promène dans les rues pour produire des séances de cinéma improvisées en utilisant les murs de la ville. L’idée du robot est qu’il génère du rassemblement humain permettant aux spectateurs de se retrouver, de commenter les projections, de retrouver et localiser les robots et même de participer à la programmation via un site web dédié comme l’explique cette présentation (.ppt). Dans ce projet de cinéma de quartier nouvelle génération, “nous ne sommes pas”, comme le souligne le chercheur Frédéric Kaplan “dans l’espace “cérémonial” classique du cinéma, c’est-à-dire une salle plongée dans le noir, où les codes et normes dictent certains comportements comme le silence. (…) Au contraire, le projet CRI, en permettant de regarder le cinéma autrement, permet d’imaginer des pratiques sociales que nous n’avons pas l’habitude d’observer.”

Une première version du CRI dans la rue : un projecteur sur roue

Durant la journée, le robot est “rangé” dans des bornes situées dans la ville, dès la tombée de la nuit, il se met en action. Très simplement, il se déplace pour trouver des surfaces capables de recevoir une projection. Le format des contenus est entre le court et moyen métrage afin que le robot soit assez mobile durant la soirée. A la fin de chaque projection, il reprend sa route pour trouver un nouveau lieu de projection. Ces contenus pourront très bien être tirés des publications ProAm trouvées dans les sites de vidéos communautaires. Reliés à un service web, les passants peuvent exprimer leur contentement face à ce qu’ils peuvent voir, retrouver les itinéraires du robot, les choix de films, etc. On pourrait même imaginer que le robot puisse demain projeter des données selon le lieu de leur production.


Le CRI from Axel Morales on Vimeo.

Fabien Eychenne, Philippe Nikolov

2 commentaires

  1. par ber

    Et si le MEC demandait aux gens de quel robot ils ont besoin

  2. par nicolas

    un robot dans le passage Sainte-Anne Popincourt ;)