De la souris aux interfaces tactiles

Alors que la souris fête ses quarante ans, les interfaces tactiles, popularisées par l’iPhone, semblent être devenues le nouvel horizon des relations hommes-machines.

Patrick Baudisch tenant sont LucidTouchL’un des problèmes rencontrés notamment avec les téléphones mobiles est que les doigts des utilisateurs sont trop gros par rapport à la taille de l’écran : ils ont tendance à recouvrir d’importantes informations, explique Kate Green pour la Technology Review. Or, il est difficile d’augmenter la taille des appareils qui doivent continuer à tenir dans une poche. D’où l’idée de Patrick Baudisch, chercheur chez Microsoft et professeur de sciences informatique au Hasso Plattner Institute de l’université de Postdam en Allemagne, d’utiliser la transparence et le dos de nos téléphones pour développer la surface d’interaction. Son projet baptisé nanoTouch (ex LucidTouch) consiste à utiliser le dos d’un téléphone comme un écran tactile en voyant par transparence permettant ce sur quoi pointe notre doigt (voir la présentation en image ou en vidéo qui en explique le fonctionnement sur le site de la Technology Review).

Jeff Han, le fondateur de Perceptive Pixel, travaille-lui à prolonger la technologie tactile développée sur ses grands écrans qui impressionnent le public depuis 2 ans. Philipp Davidson, l’un de ses collègues, a présenté au dernier Symposium de Monterey sur les technologies et logiciels d’interfaces utilisateurs, un logiciel qui utilise la pression pour ajouter une nouvelle dimension à nos interactions. Le système de Davidson reconnaît la force de pression qu’on applique sur une surface, ce qui crée de la profondeur, permettant par exemple de glisser des icônes sous d’autres. Ce système devrait être implémenté dans les écrans tactiles de Perceptive Pixel dès la mi-2009.

Comment saisir les surface avec Surface ?On pourrait ajouter à ces recherches les récents travaux d’Andy Wilson du Groupe des systèmes adaptatifs et des interactions de Microsoft, le père du logiciel Surface, qui cherche lui aussi à apporter de la profondeur au logiciel équipant les tables tactiles de Microsoft. L’idée qu’il expose dans son dernier article (.pdf), primé à Monterey, consiste à donner de la profondeur aux objets qu’on déplace avec Surface, pour permettre de plier ou déchirer une image, de faire des boules à partir des images en les amassant, etc. Le but : ajouter des dynamiques réelles à des surfaces interactives pour créer des interactions toujours plus fluides et naturelles.

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