Us Now : Ce que la confiance des internautes transforme

Vous avez peut-être déjà vu Us Now. Ce long documentaire (60′) a été réalisé par Ivo Gormley, vidéaste et anthropologue qui travaille notamment au cabinet Think Public. A l’approche des vacances, il nous a semblé qu’il y avait là un documentaire passionnant à laisser à votre sagacité. Plus qu’un documentaire sur le web 2.0, le film est surtout une réflexion sur la confiance qui s’instaure entre les internautes, et comment celle-ci transforme les relations entre le gens. Un film qui regarde la collaboration de masse non pas sous l’angle d’une simple participation agrégative, mais sous celle de collaborations profondes et transformatives. Les institutions sont-elles déjà entrées en concurrence avec les groupes de citoyens organisés ? Le web abaisse-t-il vraiment le coût de la participation ?…

Tiens, on dirait que le web 2.0 n’est pas tout à fait mort !

Us Now est disponible en ligne, en intégralité ou en morceau, avec sous titres, en haute définition, téléchargeable sous forme de Torrent et sous licence Creative Commons permettant le remixage des rushes. Bref, le support va lui-même jusqu’au bout de la démarche participative qui l’inspire.

Les liens du film
Si vous souhaitez aller plus loin, voici quelques-uns des sites et personnalités que le reportage évoque :

« La révolution n’arrive pas lorsque la société adopte de nouveaux outils, elle arrive quand la société adopte de nouveaux comportements », Clay Shirky.

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3 commentaires

  1. J’ai un peu de mal à comprendre qu’un tel document soit mis en ligne par InternetActu sans, au minimum, l’évocation d’une possible lecture critique. Tant de bêtise et d’arrogance réunies, c’est pourtant exceptionnel. Le plus grave me semble-t-il est le fond d’idées sous-jacentes à ce fatras, et qui lui n’est pas vraiment nouveau.
    A 15’40, on nous explique que les institutions, c’est le passé, plus besoin. La tranquillité avec laquelle cette énormité est dite, reprise, illustrée (par le foot, on fait avec ce qu’on a), laisse pantois.
    A 50’38, après avoir répété sur touts les tons que l’Etat, le gouvernement, la démocratie représentative, c’est mal, qu’il faut s’en méfier en attendant de passer à autre chose, nos experts découvrent que le parti conservateur anglais est particulièrement sensible à leur thèse. Et pourquoi donc ? C’est parce qu’ils sont dans l’opposition depuis longtemps nous dit le film ! Il fallait y penser… Spontanément, on aurait penché pour une autre raison !
    A 55’20, l’évocation des troubles que ne manquera pas de provoquer la révolution en marche vaut le détour : un simple problème d’implémentation nous explique un monsieur en cravate dans un bureau cossu… Dans toute révolution, il y a des dégâts, c’est embêtant, mais ça passe et ce qui reste après, c’est rien que du bon !
    Tous les intervenants sont anglophones. L’idée que l’avenir de l’humanité ne s’écrit pas uniquement dans deux pays (USA et UK) et une seule langue ne leur effleure pas l’esprit.
    Ceux qui ont vu ce film auront peut-être compris plus vite que moi : tout ça, au fond, ce n’est que du business. Mais tout de même, l’extension du marketing à la vie des idées, il faudrait tâcher de résister un peu…

  2. Contrairement à vous, nous avons trouvé ce reportage plutôt intéressant, malgré ses limites – mais qui n’en a pas ;-). Bien sûr qu’il simplifie parfois les choses, mais la vidéo a également l’avantage de les rendre également lisibles et compréhensibles par d’autres.

    Et tous les documents que nous postons, même nos articles, doivent être soumis à une lecture des plus critiques.

  3. Bonjour et merci pour ce billet,

    je suis plus qu’enthousiasmé par les propos de ce film, et notamment par toutes les perspectives positives de changements qui sont abordées.

    Mais effectivement, il manque dans Us Now une hiérarchisation et une idée du temps nécessaire et des conditions de transition d’un modèle top-down vers un modèle en réseau.

    Si l’industrie de la musique a été au premier rang des bouleversés, dans quelle mesure et à quelle vitesse le modèle participatif / contributif est-il applicables au système de décision des institutions politiques et économiques ?

    « En effet, la remise en question d’une certaine forme d’expertise, dans certains types d’activités, ne signifie pas pour autant une remise en question des mécanismes d’attribution du pouvoir dans toutes les activités. Si certains mécanismes de prise de décision sont d’ores et déja désorganisés/réorganisés par les échanges en ligne, cela ne signifie pas que cela va se généraliser à tous les mécanismes de prise décision et d’attribution du pouvoir. Et surtout, le film ne nous aide pas à nous faire une idée des délais nécessaires pour mettre en place ces changements. En même temps, le phénomène n’a pas une histoire très longue et les effets sociaux du web sont encore plus récents. »
    http://regardsurleweb.solidairesdumonde.org/archive/2009/10/14/us-now.html

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