La deuxième économie

brianarthurPour McKinsey Quarterly, l’économiste Brian Arthur, chercheur invité au Laboratoire de systèmes intelligents du Parc, le Centre de recherche de Palo Alto, professeur externe à l’Institut de Santa Fé et auteur de The Nature of Technology : What it is and How it Evolves (La nature des technologies : ce qu’elle est et comment et évolue) a livré une très intéressante réflexion sur l’économie numérique, qu’il a baptisée « La deuxième économie ».

En 1850, explique-t-il, l’économie américaine était comparable à celle de l’Italie. 40 ans plus tard, elle était devenue la plus grande économie du monde. Que s’est-il passé entre les deux dates ? Le chemin de fer a relié le pays, donnant accès aux biens industriels de l’Est, réalisant des économies d’échelles et stimulant la fabrication. Ces changements profonds ne sont pas inhabituels, estime l’économiste. Les changements économiques liés à l’introduction sur le temps long de nouvelles technologies créant un monde différent sont plus courants qu’on ne le croit. Est-ce le cas avec les technologies de l’information ? Oui, estime-t-il, aujourd’hui, le numérique est en train de créer une transformation profonde de l’économie, tant et si bien que Brian Arthur parle d’une « seconde économie », numérique.

« Les processus physiques de l’économie sont entrés dans l’économie numérique »

Il y a 20 ans, quand vous alliez prendre un avion à l’aéroport, vous vous présentiez à un être humain qui vous inscrivait sur un ordinateur, vérifiait vos bagages, vous avisait de l’arrivée de votre vol, etc. Aujourd’hui, vous introduisez une carte dans un appareil qui vous délivre en quelques secondes une carte d’embarquement et une étiquette pour vos bagages. A partir du moment où votre carte est introduite dans la machine, une énorme conversation entre machines se déroule à votre insu. Une fois que votre nom est reconnu, les ordinateurs vérifient votre vol, l’historique de vos voyages, dialoguent avec les ordinateurs de la compagnie voire avec ceux de l’Agence nationale de sécurité américaine, etc. D’une manière invisible, une conversation souterraine se déroule où des serveurs parlent à d’autres serveurs, qui parlent à des satellites qui parlent à d’autres ordinateurs…

Même chose pour les marchandises. Il y a 20 ans, pour expédier des marchandises dans le centre de l’Europe, il fallait remplir des papiers, téléphoner à vos lieux de destination, etc. Maintenant, vos expéditions passent seulement sous un portail électronique où elles sont scannées, numérisées et expédiées. Les machines conversent avec toutes les autres, traçant seules la route de vos colis. Ce qui était fait par des humains est désormais fait par une série de conversations entre des serveurs distants.

En fait, estime Brian Arthur, « les processus physiques de l’économie sont entrés dans l’économie numérique » dans un dialogue constant entre plusieurs serveurs et de multiples agents intelligents qui fonctionnent comme autant de noeuds, vérifiant et adaptant toutes les fonctions de transit et assurant toutes les connexions de retour avec les processus et les humains de l’économie physique.

Pour Brian Arthur, c’est là le signe qu’une seconde économie s’est formée aux côtés de l’économie physique. Une économie « vaste, silencieuse, reliée, invisible et autonome (ce qui signifie que les êtres humains peuvent la concevoir, mais qu’ils ne sont pas directement impliqués dans son exécution). Son exécution est distance et mondiale, toujours active et infiniment configurable. (…) Elle s’autoconfigure, ce qui signifie qu’elle se reconfigure elle-même en permanence et à la volée, et, également, s’auto-organise, s’auto-architecture et s’auto-guérit. »

« Cette seconde économie qui est sous la surface de l’économie physique, comme un énorme système de racines interconnectées, est semblable au système racinaire des arbres. » Mais cette métaphore est imparfaite, car ce système sait créer de nouvelles connexions et de nouvelles configurations à la volée.

L’économie numérique est le système neuronal de l’économie

Cette seconde économie ne produit rien de tangible. Elle ne fait pas mon lit dans un hôtel ou ne m’apporte pas de jus d’orange le matin. Mais elle exécute l’économie physique. Elle aide au suivi des ventes et des stocks, elle permet d’obtenir des biens, de faire des calculs de conception, de facturer les clients, elle permet de faire naviguer les avions, elle aide au diagnostic des malades… « Dans toute transformation profonde, les industries n’adoptent pas tant le nouveau corps de la technologie quand elles le rencontrent, mais quand elles le font, elles créent de nouvelles façons de tirer profit de ses possibilités. »

La transformation profonde que décrit Brian Arthur ne concerne pas seulement les Etats-Unis, mais toutes les économies avancées. Le principe de cette seconde économie consiste à détecter quelque chose dans l’économie physique qui retourne alors une réponse appropriée. Un camion passe son chargement sous un capteur RFID, un grand nombre de calculs ont lieux, et des actions physiques appropriées sont déclenchées en réponse. Cela fonctionne un peu comme « l’intelligence » de l’organisme qu’évoquent les biologistes : s’il détecte quelque chose, il change son état interne et réagit de façon appropriée. Ce système n’implique pas nécessairement la cognition : une méduse n’a pas de cerveau, juste un filet nerveux qui lui permet de sentir son environnement et réagir de manière appropriée. Notre vaste réseau numérique mondial agit donc comme une couche neuronale de l’économie : « la deuxième économie constitue la couche de neurones de l’économie physique ».

La révolution industrielle a consisté à développer un système musculaire, par la puissance du moteur. Désormais se développe un système neuronal, explique encore Brian Arthur.

Brian Arthur estime que ces processus d’automatisation engendrent un changement qualitatif profond de l’économie et va impacter tout ce que nous faisons. « Dans une quinzaine d’années, si je suis au volant d’une voiture à Los Angeles, il est probable que cette voiture sera une voiture sans conducteur insérée dans un flux de voiture, qui sera en conversation constante avec les autres voitures et avec la circulation en général. »

Le problème de l’innovation numérique est qu’elle ne crée par suffisamment d’emplois !

Brian Arthur a cherché à évaluer la « taille » de cette seconde économie. Selon lui, d’ici deux décennies, cette économie numérique va atteindre la taille de l’économie physique. « C’est un peu comme s’il y avait une autre économie américaine ancrée au large de San Francisco qui fonctionnerait sans discontinuer ».

Reste qu’il y a un inconvénient : l’impact négatif sur l’emploi. L’augmentation de la productivité (2,4 % par an) signifie que le même nombre de personnes produit 2,4 % de produits et de service en plus chaque année ou qu’on obtient le même résultat avec 2,4 % de gens en moins. Le rendement individuel augmente et la production globale nécessite moins de gens pour la produire. Comme le précise Brian Arthur, d’une manière assez approximative, mais néanmoins éclairante, personne ne sait quelle part de la croissance est due à l’utilisation des technologies de l’information. Certaines études estiment néanmoins que 65 % de la croissance de la productivité (qui est de 2,5 à 3 % par an) est à porter au crédit de la numérisation de l’activité. Si l’on estime que la deuxième économie compte pour 2,4 % par an de la productivité globale, cela signifie qu’à ce rythme, en 2025, la deuxième économie sera aussi importante que l’économie physique de 1995 (date où les effets de la numérisation ont commencé à vraiment affecter la productivité du travail). Les chiffres peuvent être affinés, bien sûr, mais l’essentiel est de voir que d’ici deux ou trois décennies, l’économie numérique dépassera l’économie physique en volume.

Dans une compagnie aérienne, l’essentiel du travail est toujours physique (il faut encore quelqu’un pour prendre vos bagages et les mettre sur le tapis), mais l’essentiel du personnel qui faisait fonctionner l’économie physique a disparu au profit de la détection et de la réaction numérique automatique. « Dans la seconde économie, les emplois physiques ont tendance à disparaître ». Au début du XXe siècle, quand l’agriculture s’est mécanisée, il y a eu besoin de beaucoup moins de main-d’oeuvre agricole, explique encore Brian Arthur. Quelques décennies plus tard, il y a eu besoin de beaucoup moins d’ouvriers dans les usines. Désormais, dans les services de plus en plus « mécanisés », nous avons besoin de beaucoup moins de personnes. Nous avons encore besoin de gens pour le jugement et l’interaction humaine… Mais beaucoup d’emplois humains disparaissent dans la seconde économie pour ne pas réapparaitre.

Le défi de la distribution de la prospérité

Et Brian Arthur de tirer une leçon de cette situation : « La deuxième économie sera certainement le moteur de la croissance et le fournisseur principal de prospérité pour le reste de ce siècle, mais il ne peut pas fournir des emplois à tous », ce qui signifie que la prospérité ne sera pas pour tous. Le principal défi de la deuxième économie réside donc « dans le déplacement de la production de la prospérité à la distribution de la prospérité ». Elle va produire de la richesse, mais c’est sa distribution qui va produire des problèmes. Lorsque les emplois agricoles ont disparu, nous les avons remplacés par des emplois de fabrication, et quand ils ont disparu, nous les avons remplacés par des emplois de services. La richesse a toujours été plus ou moins bien répartie. Mais avec la transformation numérique, ce dernier réservoir d’emploi se contracte et nous adresse un nouveau défi.

« Le système risque de s’ajuster, bien sûr », prévient Brian Arthur, « mais je ne sais pas dire encore exactement comment. Peut-être qu’une partie de cette nouvelle économie va générer un ensemble de nouveaux emplois. Peut-être aurons des semaines de travail plus courtes et des vacances plus longues pour offrir du travail à tout le monde. Peut-être que nous devrons subventionner la création d’emplois. Peut-être que l’idée même d’emploi et de productivité va changer au cours des prochaines décennies. Le problème n’est peut-être pas insoluble. La bonne nouvelle est que si nous le résolvons nous aurons peut-être enfin la liberté d’investir notre énergie dans des actes créatifs. »

Contrairement aux prévisions que faisait Keynes en 1930 dans Perspectives économiques pour nos petits-enfants(.pdf), nous disposons bien de machines sophistiquées, mais à la place de l’automatisation personnelle (les robots), nous avons une automatisation collective. Sous l’économie physique, avec ses personnes réelles et ses tâches physiques, se trouve une deuxième économie automatique, intelligente et neuronale, sans limite à sa capacité à se constituer. Elle crée un Nouveau Monde économique. Reste à savoir comment nous allons nous adapter à ce Nouveau Monde, en tirer profit et partager, non seulement ses inconvénients, mais aussi ses bénéfices…

Brian Arthur est optimiste, commente Nicholas Carr, en pensant que nous allons être capables de résoudre ce problème. Distribuer la prospérité, comme nous le voyons actuellement, n’est pourtant pas une force traditionnelle de l’Amérique, rappelle Nicholas Carr. Si nous ne trouvons pas de solution au problème, Occupy Wall Street ne sera qu’un avant-goût de ce qui nous attend.

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Image : Occupy Wall Street.

« Dans les grandes entreprises Américaines, les algorithmes sont en train de remplacer les doctorants, statisticiens et autres crânes d’oeufs », acquiesce Alain Sherter pour BNet. Au sein de l’industrie high-tech elle-même, l’informatique en nuage menace de rendre obsolètes le centre de données et les gestionnaires réseaux qui gèrent les systèmes d’information des entreprises. Jusqu’à présent les nouvelles technologies ont ouvert des perspectives de croissances et de richesses… Mais les gains de productivité ne laissent pas augurer d’une réduction à court terme du chômage. Or, le rôle d’une économie n’est pas seulement de créer de la richesse, il est également de la distribuer pour permettre à l’économie de s’épanouir dans son ensemble. Or, comme l’exprime un commentateur de l’article de Brian Arthur : « Qui sera en mesure de payer les biens et services ainsi produits si personne n’a d’emplois pour cela ? »

Les Américains sont peut-être en train de se rendre compte que le modèle de la croissance par l’innovation n’est peut-être le modèle simple et parfait qu’ils espéraient. « Si l’innovation nous a sauvé dans le passé, cela ne signifie pas qu’elle va encore pouvoir le faire à l’avenir. »

L’une des questions que pose ce constat est de savoir si l’économie numérique porte en elle une destruction nette de valeur, comme l’exprimait l’une des Questions numériques de la Fing (voir les propositions de ruptures initiales imaginées par la Fing pour les prochaines années ). Plutôt que de proposer une destruction créatrice de valeur, comme on la trouve dans le modèle Schumpeterien, la seconde économie telle qu’analysée par Brian Arthur détruit plus de valeur qu’elle n’en produit. Notre modèle économique basé sur l’innovation est-il en passe d’arriver à un seuil insoutenable comme nous le signale déjà l’impasse écologique ?

Hubert Guillaud

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10 commentaires

  1. Très intéressant article.

    Je note surtout : « Le principal défi de la deuxième économie réside donc “dans le déplacement de la production de la prospérité à la distribution de la prospérité »

    C’est exact.

    Et la solution à cette question est pourtant assez simple : l’instauration d’un revenu minimum garanti (ou revenu universel).

    En économie, il y a 3 moyens de répartir les gains de productivité :
    – la hausse des salaires
    – la hausse des profits (= dividendes actionnaires)
    – la diminution des prix.

    Or, comme l’existence même d’un taux de chômage élevé empêche mécaniquement la hausse des salaires, et que hors innovation radicale, les prix ne baissent pas dans une société de consommation avec une demande solvable (ou endettable), ce sont donc irrémédiablement les actionnaires qui tirent parti des gains de productivité.

    Le seul moyen de « forcer » une juste répartition des gains de productivité est donc de verser à tous un revenu universel en reconnaissance de la participation et la part d’héritage de chacun aux richesses communes, au progrès de la société.

  2. « Reste qu’il y a un inconvénient : l’impact négatif sur l’emploi. »

    Pourquoi vouloir à tout prix conserver l’emploi pour tous ? Le travail humain n’est pas un but, mais un moyen : il permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est vouloir combattre le but pour préserver le moyen.

    Il suffit de dissocier le revenu et l’emploi.

    http://blog.rom1v.com/2011/02/dividende-universel-un-enjeu-majeur-de-societe/

  3. Ce post met en évidence que les producteurs des valeurs libres qui font tourner 99% d’internet (Linux, protocoles ouverts, logiciels libres en général) ne reçoivent PAS de rémunération pour leur production, sous prétexte qu’elle est distribuée.

    Or « libre » ne signifie aucunement « gratuit » !

    Comment donc aborder la rémunération libre et non marchande qui profite à la valeurs de toutes les valeurs marchandes ? Par un Dividende Universel bien évidemment !

    Rémunération de la valeur ajoutée libre et non marchande : http://www.framablog.org/index.php/post/2010/05/17/dividende-universel-valorisation-libre-non-marchand

  4. On remarque que la firme Apple n’a pas commencé par ouvrir des boutiques, mais qu’elle a fini par le faire. Et j’ai cru entrevoir que Google aussi ouvrait des boutiques. Je n’ai nullement besoin d’une boutique Apple pour acheter un iPad, mais on fait la queue devant la boutique Apple que je connais à Nice (Saint Laurent du Var), elle est toujours bondée, et il m’est arrivé d’y passer de courts moments de pur plaisir.

  5. L’inconvénient de ce système c’est qu’il devient très vulnérable à la moindre anicroche si la robustesse n’est pas considérée comme essentiel.

  6. Comme les trois précédents, en lisant cet article je me suis dit que la nécessité d’un revenu universel parait évidente, et j’espère que de plus en plus de monde vont s’en rendre compte

  7. Ces réflexions sont assez proches de celles développées par le courant marxiste de la critique de la valeur – quoi que ces dernières soient à mon sens plus abouties. Il est intéressant, à ce titre, de lire Anselm Jappe – qui a récemment publié une chronique dans le journal Le Monde -, Moishe Postone, Jean-Marie Vincent, etc …

  8. @Olivier : vous voulez parler de cet article : http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2011/10/31/l-argent-est-il-devenu-obsolete_1596430_3232.html

    @Emmanuel @Stan @Galuel @®om : Je comprends bien le principe et les bénéfices du revenu universel, mais j’ai un peu de mal à comprendre sa mise en place pratique. A quel niveau il se situe ? Comment il perdure dans le temps ? Est-il, comme certains libéraux le soutiennent une solution pour faire disparaître toutes les formes d’aides publiques communes ?…

    Je trouve personnellement – et pour l’instant, à ce que j’ai pu en lire – que le revenu de vie est une réponse facile ou rapide. J’ai la même critique aux propos de Paul Ariès quand il parle de « frugalité joyeuse » (in La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance) et qu’il la fait reposer sur une distinction entre bon et mauvais usage de nos ressources. C’est quoi un bon usage de l’eau par exemple ? Combien de litres par jours ? Une douche par jour ? Deux ? Une par semaine ? A partir de quand sommes-nous dans le « mésusage » – quand on rempli sa piscine, certes, mais encore ?

    Je ne voulais pas troller. Je pense qu’il y a certainement ici une piste, mais qui me semble encore bien fragile.

    Je voulais plutôt ajouter une autre source qui fait le même constat que Brian Arthur : le livre d’Erik Brynjolfsson, directeur du Centre for Digital Business de la Sloan School of Management, et d’Andrew McAfee Race Against the Machine: How the Digital Revolution Is Accelerating Innovation, Driving Productivity, and Irreversibly Transforming Employment and the Economy. Les auteurs, explique la Technology Review reviennent également sur le mythe que les technologies déplaceraient les travailleurs sur le court terme et créerait toujours plus d’emploi sur le long terme.

  9. @Hubert : merci de ta réponse.

    Si le revenu de vie était une réponse aussi simple, cela ferait longtemps qu’elle aurait été adopté hein… 😉

    La vérité est que pour arriver à la conclusion de sa nécessité, il faut remettre beaucoup de choses en question : la notion de valeur, de monnaie (et son abondance potentielle), de travail, de communauté, de propriété privée et d’héritage. (des sujets qui doivent te parler, d’ailleurs 😉 )

    Alors c’est vrai que la solution en tant que telle est ultra simple, mais en vérité c’est tout un paradigme qui s’effondre lorsque l’on met l’idée sur la table.

    Tu peux jeter un oeil sur mon blog si tu veux des lectures complémentaires sur le sujet : http://www.tetedequenelle.fr/tag/revenu-de-vie 😉

    Au plaisir d’échanger sur le sujet.

  10. @Hubert

    « A quel niveau il se situe ? Comment il perdure dans le temps ? »

    C’est effectivement une notion qui dépend de deux fondamentaux essentiels :

    – Valeur relative, et non pas absolue
    – Dépendant du temps, plus précisément de l’espérance de vie moyenne

    Ce qui fait que sont montant est extrêmement précis, et n’est pas « n’importe quoi », calculé au hasard selon des crtières constructivistes. On peut en voir une démonstration ici :

    http://www.creationmonetaire.info/2011/02/quel-montant-pour-le-revenu-de-base.html

    Et une autre ici :

    http://www.creationmonetaire.info/2011/05/le-flux-lhomme-la-monnaie.html

    Qui ne sont que des expressions des conséquences directes de la Théorie Relative de la Monnaie :

    http://www.creationmonetaire.info/2011/06/theorie-relative-de-la-monnaie-20.html

    Et donc les questions de « bons » ou « mauvais » usages de ceci ou de cela n’ont pas de sens en relativité, et sont en effet hors sujet comme tu le soulignes avec justesse.

    Il faut comprendre la Relativité dans ses fondements ultimes pour calculer donc ce montant précisément.

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