A lire ailleurs du 13 au 20 juin 2013

. Microsoft contraint de faire marche arrière sur sa Xbox One – LeMonde.fr
Connexion internet obligatoire et interdiction de se prêter des jeux avait fait se déchainer les critiques autour de la nouvelle console de Microsoft. La firme de Seattle annonce finalement faire marche arrière.

. OpenWeatherMap
Open Weather Map propose un service de météorologie gratuit. Deviendra-t-il l’Open Street Map ou le Wikipédia de la météo ?

. Cartographiez les utilisateurs d’iPhone de n’importe quelles villes et vous saurez où vivent les gens riches – The Atlantic Cities
Emily Badger commente des cartes qui visualisent 3 milliards de tweets géolocalisés réalisés par le gourou de la datavisualisation, Eric Fischer. En regardant la géographie des tweets par types de smartphone, la journaliste est frappé de la correspondance de certains téléphones (Blackberry, iPhone…) avec les plus riches artères des villes. Rien d’étonnant. Juste une illustration. Les cartes : http://www.mapbox.com/blog/visualizing-3-billion-tweets/

. L’e-mail n’est pas mort, il évolue – Harvard Business Review
Très intéressante infographie sur les usages de l’e-mail, notamment au travail. Nous envoyons en moyenne 11500 e-mail par an. 42 % des e-mails qui nous arrivent (hors spam que nous ne voyons pas : nous n’en voyons que 8 %) sont essentiels ou critique. Il demeure l’outil principal de nos modes de travail en collaboration. Et nous passons environ 111 jours de travail (50 %) de notre temps avec eux : 22 % de ce temps à chercher, archiver ou gérer, 15 % à lire et 13 % à en écrire. Il sert principalement à échanger des documents, envoyer des informations à des groupes…

. Dimensionner les Big Data, et élargir leur impact au-delà de l’internet – NYTimes.com
Le parcours du jeune mathématicien Jeffrey Hammerbacher de Wall Street à Facebook puis à Cloudera (une start-up qui conçoit des outils logiciels pour les scientifiques de données) et désormais à la médecine, où il travaille désormais à explorer les données médicales et génétiques pour modéliser de nouveaux traitements, illustre bien comment la science des données se répand dans toutes les strates de la société. Le marché explose. Les Etats-Unis auront besoin de 200 000 analystes d’ici 2020. Reste que nous ne connaissons pas encore les règles que la société devra adopter pour la collecte et l’utilisation de ces vastes ensembles de données. Les Big Data demeurent un terme vague, souligne Steve Lohr qui désigne un ensemble de technologies, une révolution potentielle et la manière dont nous prendrons des décisions à l’avenir. Mais les Big Data sont le descendant de la « gestion scientifique » de Taylor qui n’a pas accompli toutes ses promesses. Et les Big Data promettent elles aussi des inconvénients comme la discrimination statistique, la surveillance… Mais les perçées pourraient également être colossales. D’ici une dizaine d’année, le coût d’un test génétique devrait être celui d’un test sanguin. En combinant l’information génétique avec les antécédents médicaux, nous construirons des modèles plus sophistiqués…

. TIME Tech 40 : les 40 esprits les plus influents des technologies – TIME.com
40 américains qui donnent le pouls de l’avenir des technos.

. Principes internationaux sur l’application des droits de l’homme aux surveillances de nos communications
L’Electronic Frountier Foundation et 13 autres associations non gouvernementales signent une déclaration et des principes pour encadrer la surveillance. Les principes reposent sur la légalité, le but légitime, la nécessité, l’adéquation, la proportionnalité, l’autorité judiciaire compétente, la régularité de la procédure, la notification des utilisateurs, la transparence, le contrôle public, l’intégrité des systèmes de communication, des mesures de sécurité pour la coopération internationale et une garantie contre les accès illégitimes.

. PRISM NSA : pourquoi nous devrions nous sentir concernés, par Doctorow – Framablog
« A partir de quand la surveillance peut-elle nuire ? » questionne Cory Doctorow. Le documentaire Naked Citizens – http://www.journey.webbler.co.uk/?lid=65226&bid=2 – montre ainsi plusieurs cas effrayants de policiers alertés par des ordinateurs que quelqu’un pouvait préparer des actes délictueux, et qui ont alors interprété tout ce qu’ils apprenaient par la suite comme des preuves de délit. Quand Mery a laissé passer un train sans embarquer, l’opérateur a décidé que son comportement était alarmant. Il a été arrêté, a fait l’objet d’une perquisition et on lui a demandé de justifier chaque bout de papier de son appartement. Un gribouillage de traits aléatoires a été interprété comme un plan de la station de métro. Même s’il n’a jamais été reconnu coupable, Mery est toujours sur la liste des terroristes potentiels huit ans après et ne peut obtenir de visa pour quitter son pays. Une fois qu’un ordinateur signale un suspect, tout le reste de sa vie devient louche et presque un faisceau d’indices.

« Si les innocents n’ont rien à craindre de l’espionnage de leur vie privée, alors pourquoi son propre gouvernement exige-t-il la mise en place d’un système sans précédent de tribunaux secrets, où l’on pourrait entendre les preuves de l’implication des services secrets britanniques dans des enlèvements illégaux et des actes de torture ? Apparemment, la confidentialité est absolument essentielle pour les puissants mais sans intérêt pour le reste d’entre nous. »

. Transhumanisme : devenir immortel grâce aux clones numériques de l’esprit | Slate.fr
Pour Martine Rothblatt de United Therapeutics Corp – http://www.unither.com – « l’objectif de la technologie est de mettre fin à la mort ». Martine Rothblatt veut créer des clones d’esprit, ou «mindclones». Il s’agirait d’une version numérisée et immortelle d’esprit humain, qui serait créée à partir d’un fichier (« mindfile ») de dépôt de personnalité et gérée par un logiciel (le « mindware »). La société qui développera ce système en premier « aura mille fois le succès de Google », prédit-elle.

. Votre nouveau secrétaire est un algorithme – WSJ.com
RelatelQ – https://www.relateiq.com – est un logiciel qui se propose de regarder votre vie numérique pour vous en faire ressortir ce qui semble important. L’algorithme de RelateIQ recueille constamment des signaux de données pour déterminer si les relations de travail avec des partenaires internes ou externes se refroidissent et si l’utilisateur doit prendre des mesures. Sociometric Solutions utilise une méthode proche pour améliorer les conversations. tenXer – https://www.tenxer.com – gère les modifications de code et les heures passées en réunion pour aider à mieux maîtriser sa productivité. Yesware – http://www.yesware.com – tente d’améliorer la productivité par e-mail. Chez RelateIQ, les programmeurs tentent de toujours mieux cerner les tendances, comme le temps moyen qu’il faut pour qu’une personne puisse répondre et quels types de ponctuation et de phrases provoquent généralement des réponses. Ils tentent également de détecter le sarcasme et les mots qui sont habituellement associées à des questions importantes. Ces données peuvent révéler, par exemple, si une relation stagne ou progresse. Reste que dans des environnements de communication très complexe, le défi de ces outils est également complexe. L’apprentissage machine peut provoquer des erreurs, des mauvaises interprétations, des recommandations qui semblent venir de nulle part. Promesse ou illusion ?

. New York s’apprête à réguler les armes « 3D » – LeMonde.fr
La ville de New York introduit une loi pour interdire la création, la vente et l’usage des armes créées numériquement, sous le prétexte qu’elles sont indétectables (car faites de plastique).

. Richard Sennet : la stupéfiante ville intelligente – Urban Choreography
Donovan Gillman revient sur une récente conférence de Richard Sennett sur le thème de la ville intelligente où il explique que la surveillance et l’exclusion par les technologies (telles que mises en place à Masdar dans les Emirats Arabes Unis et New Sondgo en Corée du Sud) risquent surtout de créer profondément ennuyeuses, alors que c’est la diversité, l’ouverture et la complexité qui améliorent la qualité de vie urbaine. « Une meilleure utilisation des technologies se concentrera davantage sur la coordination que sur la commande, sur un système évolutif ouvert plutôt que sur un système stable et fermé. » Le risque des technos dans la ville est de réprimer l’informel au nom du contrôle cohérent, alors que les processus sociaux informels sont le génie des villes, la source de l’innovation et le fondement d’une vie sociale excitante.

. Déclaration de dépendance du cyberspace – Politique du Netz
« Le monde physique est réel aussi. Prétendre qu’il y a là deux facettes indépendantes de la réalité même si nous circulons sans cesse de l’une à l’autre en ne faisant rien de plus que vivre est au mieux étrange et au pire schizophrénique.

Quand dans Internet il n’y avait que des groupes de discussions, des canaux IRC et des sites webs avec des gifs animés qui disaient « Envoyez moi un mail », les deux mondes semblaient distincts et indépendants. Mais à présent, regardez autour de vous.

La moitié des appareils de la pièce où je suis sont connectés à Internet d’une manière ou l’autre. Bientôt vos plantes auront des comptes Twitter qui vous diront quand les arroser. Nous empilons les couches de données sur le monde physique. Ces données nous connectent et nous repèrent sur cette boule de poussière qui roule dans l’espace. Votre téléphone ne se contente pas de vous dire comment se déroule les manifestations en Turquie et au Brésil mais sait aussi parfaitement où vous êtes et vous permet d’éviter de manger dans ce joli petit resto pour préserver votre estomac.

Internet n’est pas fait d’idées ou d’éther. Il est fait de câbles de métal et de fibres de verre ou plastique. De même que nous sommes coincés dans nos corps de chair, Internet est essentiellement coincé dans des datacenters, des usines à données. C’est une perspective différente sur la réalité, qui ouvre d’autres manières de communiquer. Certaines sont formidables et d’autres sont horribles (les forums je pense à vous). Elle augmente exponentiellement nos capacités humaines en nous permettant de voir un nombre quasi infini de vidéos de chatons.

Le cyberespace dépend du monde physique de même que le monde physique, nos infrastructures et industries, ont désormais besoin d’Internet pour fonctionner. Le cyberespace et le monde physique sont entretissés et il est temps d’arrêter de les regarder comme des ennemis. »

. Les cookies meurent, mais la technologie qui va leur succéder fait peur – Forbes
Les cookies, ces petits mouchards électroniques qui se fixent à votre navigateur sont en panne. De plus en plus d’utilisateurs les refusent ou les gèrent, et les téléphones mobiles les utilisent peu. Annonceurs et éditeurs cherchent à implanter une autre technique : celle de l’empreinte digitale observant les caractéristiques de votre ordinateur, de votre navigateur (plugin et logiciels installés, taille de l’écran, fuseau horaire, polices et autres caractéristiques machines qui s’échangent par devers nous) comme forme de signature unique. Une technologie plus efficace et plus pérenne. De nouvelles start-ups se lancent sur ce créneau comme http://www.tapad.com ou http://adstack.com. Et leurs promoteurs de défendre avec une belle naïveté la valeur de leurs technos…

. Ce que Prism signifie pour les entreprises françaises | Le Cercle Les Echos
Pour Fabrice Epelboin, la surveillance massive de la NSA fait porter de gros risques aux entreprises qui prennent un risque inconsidéré, si elle détient un savoir faire industriel particulier ou si elle participe à des appels d’offres, si elle utilise des programmes aussi anodin que Lotus ou Windows (sans parler des offres de Cloud computing, des logiciels de travail collaboratif comme SalesForce, etc.). Le Cloud souverain que prône la ministre de l’économie numérique est un leurre plus qu’une réponse. Aux entreprises de revoir en profondeur les risques qu’elles prennent à l’heure de l’état des révélations, selon que vous ayez ou non quelque chose à cacher au gouvernement américain, à ses alliés, à ses intérêts économiques.

. L’espionnage par la NSA des Big Data n’est pas une stratégie efficace – CNN Money
Faire sortir du sens des Big Data est loin d’être évident, rappelle Francis Gouillart auteur de « La puissance de la cocréation ». Les petites données, les données locales ont beaucoup plus de valeurs.

. Nice et Cisco inaugurent le « premier boulevard connecté » – SmartPlanet.fr
Dans le centre de Nice, le boulevard Victor Hugo a été équipé de 200 capteurs en haut des lampadaires, dans la chaussée, sur de containers, pour collecter en temps réel des données sur la circulation, la propreté ou encore l’état de l’environnement. Le but, développer des solutions de stationnement intelligent ; des économies d’énergie par l’ajustement de l’éclairage au trafic ; d’améliorer le ramassage des ordures ; de mieux mesurer l’environnement.

. Pourquoi les monopoles rendent-ils l’espionnage plus facile ? – New Yorker
La structure de l’industrie de l’information passe souvent inaperçue, mais elle a un effet énorme sur la facilité avec laquelle le gouvernement (et ces sociétés géantes) espionnent les citoyens, estime Tim Wu, professeur de droit à Columbia et ardent défenseur de la neutralité du net. En racontant l’histoire de la surveillance, Tim Wu pointe qu’elle est toujours plus facile dans les économies sous monopole. Quand une ou quelques entreprises dominantes détiennent un pouvoir sur une partie de l’industrie de l’information, les agences de renseignement ont tendance à leur demander une coopération ou un partenariat. « Si vous voulez moins de surveillance, la réponse alternative au contrôle politique est une plus grande concurrence dans les industries qui manipulent et stockent l’information ». La volonté de surveillance et d’espionnage des Etats est une constante, mais c’est la structure et la conception des industries de l’information qui la rende plus ou moins possible. Ce qui signifie des lois contre la concentration plus vigoureuses et pour les utilisateurs, de favoriser la diversité des opérateurs.

. Facebook dope le don d’organes – Huffington Post
Depuis mai 2012, Facebook permet à ses utilisateurs d’annoncer sur leurs profils qu’ils sont inscrits sur les listes de donneurs d’organe. Et depuis cette nouvelle fonctionnalité, les listes de donneurs d’organes à travers les Etats-Unis ont enregistré l’arrivée de 21 fois plus d’inscrits. Les réseaux peuvent-ils être un moteur des changements sociaux ?

. #Standingman : le mème des masses – Cyborgology
La performance de l’artiste militant turc Erdem Gunduz, dernier mème en vogue. #Standingman comme une nouvelle forme de contestation politique récursive. En reproduisant le mène, vous ne devenez pas seulement une audience, vous encourager les autres à perpétuer le mème.

. Pourquoi Steven Pinker comme Jared Diamond ont tord – Truth-out
Pour Stephen Corry, dans leurs livres respectifs, Jared Diamond et Steven Pinker (« The better angels of our nature : http://en.wikipedia.org/wiki/The_Better_Angels_of_Our_Nature ) se trompent. Nos ancêtres n’étaient pas en état de guerre permanent. Ils n’étaient certainement pas aussi violents qu’ils le présentent. Et au final, leur démonstration qui veut que la violence ait déclinée sur le long terme n’est pas très documentée.

. We Are Makers | A short film on the Maker Movement
Documentaire de 17′ sur le mouvement maker.

. La NSA pourrait stocker du contenu vocal, pas seulement des métadonnées – Bruce Schneier
Bruces Schneier fait part de doutes sur le fait que la NSA ne stockerait et enregistrerait que des métadonnées d’appel téléphonique.

. La transparence commence chez soi – Rough type
Nicolas Carr félicite Facebook d’avoir fait un appel à ce que les demandes que la société reçoit du gouvernement soient plus transparentes aux citoyens. Bravo, raille Nicolas Carr. Nous souhaitons tous une image complète de comment les données sont collectées et utilisées. Mais pourquoi les géants de l’internet attendent-ils une permission pour le faire ? Eux-mêmes sont-ils si « transparents » avec l’usage qu’ils font de nos données ? Quand est-ce que Facebook nous proposera des rapports de transparence sur ce qu’il fait de nos données, comment il les stockent, les collecte, comment il les cède, partage… Ce serait effectivement un très bon point de départ !

. Ainsi vous voulez devenir un Androïd ? – Technology Review
Antonio Regalado revient sur la grand-messe transhumaniste, Global Future 2045, financée par le millardaire russe Dmitry Itskov, où se pressait les grands noms de la robotique, de la singularité et du transhumanisme, qui côtoient les grands programmes de recherches américains et les grandes sociétés de l’internet… Ces gens qui ne veulent pas mourir !

. Effacer la mémoire – Technology Review
Pour Athru Caplan, la possibilité d’effacer les mauvais souvenirs de quelqu’un, notamment s’il a subit un souvenir traumatisant, est une promesse formidable (voir le reportage dédié à ce sujet de la Technology Review : http://www.technologyreview.com/featuredstory/515981/repairing-bad-memories/). Mais avant d’être trop enthousiaste de nombreuses questions éthiques doivent être examinées. Est-ce que ces systèmes (qu’ils utilisent des drogues ou des trucs cognitifs) peuvent avoir des conséquences sur d’autres pans de la mémoire ? Ces recherches doivent s’intéresser non seulement aux dangers pour la santé des patients, mais aussi à ce qui constitue leur identité et leur personnalité. Est-ce que ce que nous allons gagner en permettant d’effacer des souvenirs va compenser ce que nous allons perdre ? Ce que nous apprenons de nos erreurs, de l’adversité est une part primordiale de ce qui nous constitue. Ce qui nous rend modeste, humble, introspectifs, empathiques, prudents, réfléchis, vertueux est conduit par la mémoire d’expériences dérangeante, peu plaisante ou honteuse. Nul n’apprécie se souvenir de ses échecs et erreurs, mais ils nous permettent de devenir meilleurs.

. Le premier cyborg commercial est sur Kickstarter – Quartz
Le premier cyborg commercial vient de se lancer sur Kickstrater. Il consiste en un appareillage électronique qui se branche sur le système nerveux d’un véritable cafard et que l’on commande depuis son téléphone mobile, pour faire se déplacer l’animal à notre guise : http://www.kickstarter.com/projects/backyardbrains/the-roboroach-control-a-living-insect-from-your-sm , basé sur le système Roboroach : http://backyardbrains.com/products/roboroach qui n’engendre parait-il pas de souffrance à l’insecte puisqu’il fonctionne par impulsion électrique.

. Un mot de passe si secret que vous ne le connaissez pas consciemment – Technology Review
Des chercheurs travaillent à des mots de passe que seul votre inconscient pourrait connaître, comme par exemple notre habileté à jouer à un jeu, qui est toujours personnelle. L’idée consiste à s’appuyer sur l’apprentissage implicite, c’est-à-dire à un apprentissage de modèles sans aucune connaissance consciente des modèles appris. L’étude : http://bojinov.org/professional/usenixsec2012-rubberhose.pdf

. Vous pensiez lancer un concours d’innovation ouverte ? Réfléchissez-y encore – Technology Review
Pour Randall S. Wright, responsable du bureau des relations aux entreprises du MIT, les concours d’innovation gagnent en popularité dans les entreprises. Mais rares sont ceux qui apportent des idées que l’entreprise saura mettre en oeuvre. L’innovation nécessite avant tout des gens obsédés, passionnés… Les entrepreneurs ne doivent pas penser que les gens intelligents travaillent ailleurs, mais doivent se recentrer sur le paradigme qui dirige leur entreprise. Ni l’iPhone, ni la Ford T n’ont été le résultat d’un concours… Ils devraient plutôt porter leur attention sur les discours internes différents.

. eSanté : les fabricants doivent renforcer la cyber-sécurité des appareils médicaux | L’Atelier
« La FDA a publié en complément d’une alerte un document indicatif, faisant office de guide aux fabricants d’appareils électroniques médicaux qui recommande de fabriquer des appareils médicaux mieux protégés contre les éventualités de cyber-attaques. Le document met l’accent sur la nécessité de prendre en compte ces problématiques dès la phase de design des appareils, déterminante pour identifier et réduire les risques. Le renforcement des processus d’authentification des utilisateurs, la fermeture automatique des cessions, des contrôles robustes avant la mise à jour des logiciels, et l’établissement de procédures de rétablissement et de sauvegarde des données sont au cœur des recommandations. »

. Surveillance : nos gouvernements devraient-ils en savoir moins que Google ? – The Economist
Est-il acceptable pour Google d’utiliser les connaissances dont il dispose sur les contenus de vos e-mails ou de votre navigation pour vous vendre de la publicité mais pas transmettre des informations au gouvernement quand il demande des correspondance entre telle ou telle action en ligne ? The Economist se révèle très critique sur le projet européen visant à demander le consentement spécifique des utilisateurs pour accepter les cookies. En fait, pour The Economist, la fouille quotidienne de nos comportements est tout simplement normale. Oui, nous n’avons pas mis en place une architecture juridique pour préserver notre vie privée de n’importe qui. Est-ce une raison pour ne pas chercher à la mettre enfin en place ? Finalement, ces sociétés ont construit leur empire en-dehors de réelle régulation, trouvant les interstices du droit pour évoluer et développer leurs services.

. Le prisme, La vie privée à l’âge de ce qui est public : The New Yorker
Jill Lepore rapporte l’histoire du militant l’italien en exil à Londres, Giuseppe Mazzini, qui en 1844 a porté plainte contre le gouvernement britannique et la poste anglaise qui ouvrait son courrier pour le surveiller.

. Quelques centaines de mots à éviter si vous ne voulez pas être espionné – Mail Online
Le Mail Online dresse la liste des mots « interceptés » par la NSA dans son programme d’écoute. Si cela était si simple, ce pourrait être drôle, puisque rien n’est plus facile que d’obfusquer un mot : http://finalbossform.com/post/36092067912/the-obfuscation-of-culture-how-to-hide-your-shit

. Precariter : un outil qui « révolutionne » la lutte contre la précarité énergétique | L’énergie en questions
ERDF a mis au point un outil de lutte contre la précarité énergétique baptisé « Precariter » qui compile données publiques et données privées d’ERDF sur la mesure de consommation électrique des ménages. « Les données n’auront pas de caractère individuel et ne concerneront que des groupes de personnes » pour distinguer des zones de difficulté. Nouveau Dashboard territorial, mais va-t-il vraiment nous apprendre quelque chose ?

. Domotique : une maison contrôlée par la pensée – Numerama
A Lille, Joffrey Dislaire a construit sa propre maison basse consommation entièrement pilotable par une solution domotique, à laquelle il a greffé une interface neuronale, via un casque Emotiv. Une fois calibré, le système comprend les ordres pour allumer ou éteindre la lumière.

. Le développement de la propriété conduit-il à un chômage élevé ? Vox
Le taux élevé d’accession à la propriété dans le monde occidental est-il une raison du chômage important ? s’interroge l’économiste Andrew J. Oswald. Corrélation ? Causalité ? Le taux de propriétaire semble en tout cas un puissant prédicteur du taux de chômage, estime l’économiste. Et un doublement de la propriété est associé à un doublement du taux de chômage à long terme… L’intuition des auteurs de l’étude est que le marché du logement exerce des externalités puissantes sur le marché du travail.

. La gamification de la masturbation féminine peut-elle lui ôter son refus social ? Gamification Co
Happy Play Time – http://www.happyplaytime.com – est un jeu pour apprendre aux femmes à découvrir leur plaisir, estime sa conceptrice Tina Gong. Derrière le jeu, l’idée est de lever un tabou.

. La tyrannie des listes – The Atlantic
Les classements faciles nous aident à naviguer dans un monde complexe en limitant et ordonnant nos options. Mais la commodité a un coût, rappelle Derek Thompson. Sur TheAtlantic, la liste des articles les plus populaires du moment est bien souvent là où se retrouve les gens. L’internet n’a pas inventé les listes, les tops et les recommandation. Les listes ont un effet placebo, elles ne nous disent pas ce que nous devons lire ou écouter, mais ce que nous devons aimer. Les classement nous dupent, nous faisant apprécier des choses que nous n’aurions pas forcément apprécier si elles n’avaient pas été dans ces classements.

. Le cyberespace utilisé contre la liberté – Reporterre
Reporterre revient sur l’écoute massive de la NSA. Certes, l’espionnage et la surveillance a toujours existé, mais le processus de fusion intégrale entre Etat et groupes commerciaux est inédit qui engendre un changement de nature du phénomène de surveillance de masse qui modifie la manière même de penser les questions de pouvoir, d’action politique et de démocratie. En étant capable de surveiller le monde en dehors de toute logique territoriale, c’est la nature même de l’Etat qui est en train d’évoluer. La seule solution, armer les contre-pouvoirs, imposer la transparence et renforcer la protection des droits des citoyens.

. Meta Media n°5 (.pdf)
Le nouveau Meta Média d’Eric Scherer de France Télévision est paru… Et il est tellement foisonnant que nul ne saurait le résumer.

. Ne laissons pas le paradigme du papier guider notre stratégie numérique – Harvard Business Review
Pour Karen McGrane, nous devons accepter que l’avenir du web n’est pas de glorifier le document imprimé. Les Google Glass ou Siri montrent que l’avenir pourrait être à d’autres interfaces et donc d’autres formes de contenus. Jusqu’à présent, la page était le conteneur fondamental. L’avenir des appareils connectés est dans le morceaux plus que dans les pages et le contenu devrait de plus en plus se séparer de sa présentation. Et pour cela, nous allons avoir besoin de nouveaux outils de publication mieux capables de s’adapter aux supports.

. Devenir acteur de sa maladie – LeMonde.fr
Avec l’internet, les patients s’arment et s’organisent pour mieux gérer leur maladie et forcer le dialogue avec le monde médical.

. Revue M3 – Millenaire3
Le 5e numéro de Millénaire 3 est en ligne et parle de la société urbaine et de l’action publique.

. Statistique et Société
Nouvelle revue scientifique pour analyser les rapports de la statistique et de la société, produite par la Société française de statistique.

. La révolution des drones civils est en marche – LeMonde.fr
Les drones de demain seront civils. L’espace aérien américain leur sera ouvert dès 2015 et devrait principalement se développer dans l’agriculture de précision et la sécurité publique (catastrophe, feux…)… Mais une 30 aine d’états américains travaillent aussi à des législations spécifiques pour les limiter. En France, le marché devrait être plus confidentiel.

. La cyberutopie est-elle vraiment une mauvaise chose ?- Slate Magazine
Pour Ethan Zuckerman, extrait de son livre « Rewire », la cyberutopie est intrinsèque au développement de nouvelles technologies. L’arrive d’une nouvelle technologie apporte toujours avec elle une vague d’enthousiasme visionnaire qui anticipe l’avènement d’un ordre social utopique. Mais, reconnaît Howard Rheingold, il nous faut des utopies pour faire changer les choses. Taxer de cyberutopisme le fait de croire que l’internet conduit inexorablement à une meilleure compréhension globale entre les gens et entre les peuples n’est-il pas un objectif défendable ? L’enthousiasme certes ne suffit pas, mais il nous oblige à prendre nos responsabilités pour arriver à ces objectifs. « L’homme n’est pas la créature des circonstances, les circonstances sont les créatures des hommes » disait Benjamin Disraeli. Croire que les gens peuvent utiliser la technologie pour construire un monde qui soit plus juste, équitable et inclusif n’est pas seulement défendable. C’est pratiquement un impératif moral, estime Zuckerman.

. Rage contre la machine | Classe éco
Pourquoi le niveau de vie baisse-t-il ? La faute à la crise ? Non, son origine lui est antérieure estime Alexandre Delaigue. La stagnation de la démocratisation scolaire alors que la technologie nécessite toujours une meilleure formation explique l’accroissement des écarts de rémunération. La diminution de la fiscalité des plus hauts revenus sans redistribution est l’autre explication. Mais surtout, la technologie est venu bouleverser le rapport au travail en permettant une surveillance inédite des individus, permettant de moins avoir à motiver les salariés. Pour Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, l’évolution des technologies joue aussi un rôle en rendant les compétences plus rapidement obsolètes, en concentrant les gains sur un petit nombre de personnes et en biaisant les gains au bénéfice des détenteurs du capital des entreprises. Demain, l’automatisation pourrait accroître ce phénomène en automatisant des tâches jusqu’à présent qualifiées et donc continuer à diminuer l’apport éducatif. « Si ces tendances se confirment, il sera bien difficile de compter sur l’éducation et la formation pour assurer le revenu du plus grand nombre. Il ne restera que la fiscalité, en particulier la fiscalité du capital, et un niveau de redistribution plus élevé qu’aujourd’hui, par exemple sous la forme d’une allocation universelle. En tout cas, il serait particulièrement hasardeux d’espérer que la sortie de crise viendra rétablir la situation pour les salariés », conclut Alexandre Delaigue.

. La Cour des comptes et la recherche – Sylvestre Huet
Belle lecture critique du rapport de la Cour des comptes sur le financement de la recherche – http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Le-financement-public-de-la-recherche-un-enjeu-national – qui montre que le financement de la recherche n’a pas augmenté en 10 ans, et est loin d’atteindre les objectifs de 3 % du PIB promis. Qui pointe les limites du Crédit d’impôt recherche, qui a surtout permis l’optimisation fiscale que de l’investissement supplémentaire. Les dépenses de recherche privées demeurent faibles et ont peu bénéficier à l’industrie au profit des services et de la finance, plus aux grands groupes qu’aux PME. La part des équipes françaises dans les financements européens s’écroule.

. Comment les grandes marques influent sur nos cerveaux – Passeur de sciences
Comment nos sens sont-ils trompés par nos pensées.

. Trois idées pour reprendre la main sur l’économie | TEDGlobal Edimbourg 2013
Pour le physicien du Cern, Didier Sornette, les systèmes économiques ne reviennent jamais à l’équilibre après un choc, alors que nos modèles économiques nous disent le contraire. L’instabilité reste au coeur de nos systèmes économiques. Il nous faut renoncer à l’illusion d’une machine à créer de l’argent perpétuel.

Annette Heuser, elle, propose de lancer une agence de notation à but non lucratif, l’Inrca, pour rendre l’évaluation plus transparente.

Pour l’économiste britannique Mariana Mazzucato, auteur de « The Entrepreneurial State », il n’y a pas d’un côté le secteur privé et de l’autre le public en matière d’innovation. L’algorithme de Google a été financé par l’Etat. Ce sont les Etats qui financent la recherche à long terme. « Il faut que les Etats apprennent à récupérer les fruits de ces prises de risque, en prenant des parts dans les entreprises qui sont créées, dans les brevets déposés. « Imaginez si l’Etat américain percevait une royalty à chaque fois que vous utilisez votre iPhone ».

. Daniel Suarez : les robots tueurs, avenir de la guerre, cauchemar pour l’humanité | TEDGlobal Edimbourg 2013
A Ted, l’écrivain de SF Daniel Suarez en a appelé a une mobilisation internationale contre les drones de combats et à un traité international contre leur prolifération. Selon lui, il faut renoncer à ce le fantasme d’une guerre d’automates et créer un système immunitaire autour de la société civile. Les outils sont à portée de main : une plaque d’identification cryptolographique sur chaque drone créé, une carte en temps réel indiquant la présence de drones, des drones « civiques » susceptibles de prévenir les individus quand ils sont tracés.

. La fin du règne de l’homme blanc – TEDGlobal Edimbourg 2013
Flore Vasseur tente de tirer un bilan de la dernière édition de Ted Global qui se tenait la semaine dernière à Edimbourg, sur fond de faillite de notre économie, de la technologie et de notre mode de société. « L’idée que la liberté et le développement économique vont de concert ne tient plus. C’est une illusion de l’Occident. Dans les pays en développement, la démocratie passe après le niveau de vie » estime l’économiste anglaise Dambisa Moyo. Nous sommes à la fin du règne de l’homme blanc. Et notre nouveau défi est de comprendre ce que signifie être connecté et ce que signifient nos présupposés, les manipulations dont nous sommes l’objet, renforcés par un monde connecté.

. Ras le bol du collaboratif – error 404
Pour Julien Breitfeld, l’économie du partage demeure une économie du vol, de la prédation des externalités positives : des plateformes fermées et privées s’approprient le code, les contenus, les services que d’autres créent. « Rien de partagé, et rien de nouveau : il y a ici juste une substitution d’une activité autrefois dédiée à l’entreprise par une activité individuelle, sans le cadre réglementaire existant. » Il y dénonce aussi l’économie du faux investissement. Le crowdfunding ne permet au souscripteur que de ne rien recevoir en contre-partie, ni dividende, ni action… ni toujours produit. Il réinvente la souscription et le bénévolat, pas vraiment autre chose. « Cet engouement pour le financement participatif s’explique en grande partie par la frilosité des acteurs traditionnels à jouer le jeu du risque. » L’économie du partage n’est pas le retour du lien social ou une correction du système capitaliste, mais un système qui sert le déclassement économique. Le plus souvent, cette nouvelle économie cherche surtout à s’affranchir des législations en vigueur, en créant et renforçant une asymétrie qui joue au détriment du collectif.

. La boîte à outils antidélocalisation de Montebourg – LeMonde.fr
« Pour aider les entreprises à faire leurs calculs, les services de Bercy ont mis au point un logiciel d’aide à la décision, appelé Colbert 2.0, sur le modèle de ceux développés en Suède et aux Etats-Unis par Barack Obama, dans le cadre de sa politique de « reshoring » (relocalisation).

A travers 50 questions, qualitatives et quantitatives, celui-ci sera capable, assure-t-on chez M. Montebourg, de dire en quarante-cinq minutes quelles sont les raisons pour lesquelles l’entreprise doit rester ou venir en France.

« Cela donnera une feuille de route aux chefs d’entreprise, avec un renvoi vers une liste d’aides dont ils peuvent bénéficier et de contacts à qui s’adresser, ce sera très opérationnel », explique M. Ragot, qui a travaillé durant six mois à la mise au point de ce logiciel, avec l’économiste El Mouhoub Mouhoud, professeur à Dauphine et spécialiste du phénomène des délocalisations.

En cours de test, ce calculateur devrait être accessible gratuitement sur Internet à partir de mi-juillet. »

Autre outil mis à disposition des entreprises : une base de données recensant les caractéristiques des 320 bassins d’emploi que compte la France. « Tout sera répertorié, prix du foncier, taille des tuyaux d’alimentation en eau, puissance électrique disponible, niveau des taxes locales », assure-t-on à Bercy.

Objectif : être capable d’orienter très vite vers deux ou trois sites les entreprises qui veulent s’installer dans l’Hexagone. « Il existe en France des endroits où on trouve la même concentration de services et d’emplois qualifiés que là où s’épanouissent les Mittelstand allemands, mais ils restent souvent méconnus « , déplore M. Ragot.

. Facebook lance ses #hashtags pour reconquérir les annonceurs et augmenter son inventaire publicitaire – MediasSociaux.fr
Le lancement des hashtags s’apparente donc à une manoeuvre très habille de Facebook pour augmenter son inventaire publicitaire, explique Frédéric Cavazza, à la fois sur les hashtags génériques (ex : “FathersDay“) mais surtout sur les hashtags de marque qui vont forcer les annonceurs à payer pour être certains que leur page officielle sorte en première position et pour éviter se faire squatter. Suis-je en train de parler de racket des annonceurs ? Libre à vous de vous forger votre propre opinion. Dans tous les cas de figure, on ne peut pas reprocher à Mark Zuckerberg de chercher à diversifier les revenus publicitaires, car après tout, les investisseurs le réclament.

. Données personnelles : l’imbroglio européen et la relance du cocoricloud – Zdnet.fr
Antoine Duvauchelle assistait aux débats sur les données personnelles qui avait lieu mardi à l’Assemblée Nationale, quelques jours après le scandale Prism. Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique a vanté les mérites d’un cloud à la française pour garantir la sécurité des données – mais sans répondre sur la question de la surveillance. Pour Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, il nous faut réformer notre système juridique. Plusieurs textes sont en court de préparation, dont la loi numérique prévue pour 2014. D’ici là, le règlement européen sur les données personnelles pourrait changer la donne, sauf qu’il est extrêmement débattu par un intense lobbying des sociétés de l’internet. Pour la présidente de la Cnil, ce texte demeure important et doit affirmer des principes avant d’autres débats, notamment dans le cadre du traité transatlantique (TTIP). Mais de nombreuses questions se posent encore : comment bâtir des conditions de consentement explicites ? Comment permettre la pseudonymisation ? …

. Comment la technologie détruit l’emploi – Technology Review
« C’est l’un des sales secrets de l’économie : les progrès technologiques font croître l’économie et créent de la richesse, mais il n’y a pas de loi économique qui dise que tout le monde en bénéficiera. » En d’autres termes, dans la course contre les machines, certains vont gagner alors que d’autres vont perdre.

. #ValleyPolitics ou la gauche portée par l’entrepreneuriat | L’Âge de la multitude
Nicolas Colin revient sur l’histoire des liens entre l’industrie et la politique aux Etats-Unis pour montrer comment la Silicon Valley s’est alliée avec les Démocrates, contre les banquiers de la Côte Est.

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