A lire ailleurs du 31 octobre au 7 novembre 2013

. A l’insu des parents, des sites de rencontres pour adolescents prolifèrent sur le Net – Lemonde.fr
Les sites de rencontres pour ado… Une idée qui ne plait pas du tout à Béatrice Copper-Royer : http://famille.blog.lemonde.fr/2013/11/06/des-sites-de-rencontres-pour-les-1325-ans-une-idee-absurde-et-inquietante/ qui dénonce l’absurdité de ranger ensemble des ados de 13 à 25 ans. « C’est méconnaitre la vulnérabilité des adolescents, coincés dans des contradictions entre l’envie d’être grand et la peur de sortir de l’enfance. C’est, de façon assez perverse, vouloir les précipiter dans une vie d’adulte, alors qu’ils n’en sont pas et que l’on est encore en demeure de les protéger pour les aider à grandir ! » « Or, non seulement, ce faisant, on ne les protège pas, mais en plus on leur propose, en toute conscience, de s’exposer à des dangers réels dont ils ne vont pas mesurer l’ampleur, parce qu’ils sont ados justement et qu’à cet âge on a l’intime conviction que l’on est plus malin que le voisin et que prendre des risques c’est excitant. » « On leur donne avant l’heure des outils qui les dépassent, sans éducation préalable, sans mode d’emploi. »

. Générations futures des césariennes – Luc Perino
L’épidémie mondiale d’obésité est donc partiellement due à l’augmentation du nombre d’accouchements par césariennes. Il y a évidemment bien d’autres facteurs de risques, mais celui-ci doit être considéré avec attention, car il est l’un des rares, avec l’augmentation de la consommation de sucres, dont la preuve est désormais établie.

Exemple parfait des conséquences improbables et imprévues de la commodité technologique, celle dont a tant de mal à prévoir les effets… Et qui pourtant sont là, bien réels, bien catastrophiques…

. Monétisation des commentaires : un nouveau système Google ? – Atchik Services
Google a publié un brevet proposant la monétisation des commentaires. Le web social « égalitaire » a démultiplié les échanges… Un système de paiement pour augmenter la visibilité est pour l’instant une web-fiction… Mais pour combien de temps ? Les sites d’informations ne seront-ils pas les premiers à trouver dans cette idée, une solution à leurs problèmes de diversification des revenus…

. Le blues des ingénieurs de Google – Numerama
Chez Google, on s’fait chier ! Mince alors !

. Une bouilloire télécommandée – Telegraph
« iKettle » – http://www.firebox.com/product/6068/iKettle – est une bouilloire télécommandée par votre iPhone. Illustration parfaite du web des objets… http://www.internetactu.net/2013/09/26/de-linternet-des-objets-au-web-des-objets-2/ Ou plutôt du web des objets inadaptés… Car ces bouilloires sont inutiles pour le véritable amateur de thé : http://padawan.info/fr/2013/11/prendre-son-the-sans-wifi.html

. Dark Mail Alliance : le futur mail sécurisé fait appel au crowdfunding – Numerama
« Une semaine après avoir lancé le projet Dark Mail Alliance, les fondateurs de Lavabit et Silent Circle, deux services de messagerie sécurisée, ont démarré lundi une campagne de financement participatif pour concrétiser leur projet d’un « mail 3.0″, c’est-à-dire entièrement sécurisé. » http://www.kickstarter.com/projects/ladar/lavabits-dark-mail-initiative Signalons également les projets similaires Mailpil : http://www.mailpile.is/ et Caliop : http://www.caliop.net/is-email-dead-surveillance-inevitable-introducing-project-caliop/

. Leur mission : réparer votre Internet cassé par la surveillance – Slate.fr
Et voici venu le temps de la réaction à la surveillance, la « longue guerre » visant à saper la structure centralisée de l’internet pour la remplacer par un nouvel internet qui ne permette pas la surveillance. Et Amaelle Guiton de dresser une impressionnante liste de solutions en cours de construction…

. Objets connectés : les 7 pièges à éviter avant de se lancer | Petit Web
Renaud Ménérat, Vincent Pillet et Justin Derbyshire de l’agence UserADgents lisent 7 pièges à éviter avant de créer son objet connecté. Pour résumer, il faut faire simple, ne pas négliger l’écosystème, privilégier une relation de confiance avec l’utilisateur, ne pas négliger les questions techniques…

. La morphing Table – Gizmodo
Hiroshi Ishii du MIT – http://web.media.mit.edu/~ishii/ – du Tangible Media Group – http://tangible.media.mit.edu/ – travaille sur le projet InForm – http://tangible.media.mit.edu/project/inform/ – qui consiste à créer des interactions dynamiques par le changement de forme. Des caméras captent vos mouvements et transmettent l’information recueillie en 3D qui contrôle un système en 3 dimensions qui reproduit les mouvements observés. Voir la vidéo : http://creativeleadership.com/2013/09/28/hiroshi-ishii/ et http://www.youtube.com/watch?v=UFd6WsObOu4

. Transporter, le stockage dans les nuages sans les nuages – Wired.com
Transporter – http://filetransporterstore.com/products/transporter-sync – est un périphérique de stockage qui s’attache à votre réseau et fonctionne comme un cloud privé crypté.

. En 2012, j’ai acheté un appartement pour le louer sur AirBNB – The Next Web
Jon Wheatley a acheté un appartement exclusivement pour le louer sur AirBNB… Et il s’en sort plutôt très bien ! Pour le New York Times, la location peut être, pour certains, très lucrative, même si souvent illégale : http://www.nytimes.com/2013/11/05/nyregion/the-airbnb-economy-in-new-york-lucrative-but-often-unlawful.html?smid=tw-share&_r=0 Visiblement, il n’y a pas que Jon qui en fait un vrai business : http://www.fastcompany.com/3021179/secrets-of-running-a-six-figure-airbnb-business

. Google Helpouts : arrêtez de demander à internet comment faire, demandez à des humains – ArsTechnica.com
Google lance Helpouts – https://helpouts.google.com/home – des tutoriels vidéos ou des communications directes (via Google Hangouts) qui permet de se connecter à quelqu’un pour résoudre votre problème… Ceux qui proposent leurs services fixent leurs prix que l’on paye via Google Wallet (Google prend 20 %). Sur cette nouvelle plateforme de service, on trouve déjà des cours et des aides à tous les prix… Mais Google interdira les contenus à caractères sexuels.

. Construire un cadre de prévention pour lutter contre le sexting (.pdf)
Intéressant et complet rapport sur le sexting… qui souligne combien la surveillance et le contrôle ne seront pas une solution contre le sexting, mais que les solutions reposent sur les dispositifs qui favorisent la discussion et le dialogue, pour permettre aux jeunes d’avoir les outils nécessaires pour distinguer comportements normatifs et sains de ceux qui sont plus aberrants et dangereux. Le rapport fait des recommandations à toutes les parties prenantes : fournisseurs de services, législateurs, parents, enfants…

. Le logiciel libre : un dispositif méritocratique ? – Le nouvelle revue du travail
« Cet article entend présenter l’introduction du logiciel libre dans les entreprises comme la tentative, effectuée par un groupe de développeurs-informaticiens, de contester l’ordre gestionnaire qui régit la profession depuis les années 1970. À partir d’un travail de terrain effectué auprès de développeurs professionnels de logiciels libres, nous verrons qu’en mobilisant dispositifs et principes méritocratiques, ils remettent tout d’abord en cause les légitimités hiérarchiques au sein des entreprises, mais nous montrerons également que dans ce secteur, le recours au principe méritocratique implique une compétition exacerbée et un contrôle panoptique du travail, qui ne vont pas forcément dans le sens de l’autonomisation des développeurs professionnels. Cette évolution s’inscrit précisément au moment où se renforce la pression exercée par les acteurs financiers sur l’organisation et le coût du travail dans le secteur informatique. »

. Hommes vs. Algorithmes : quand les médias ont besoin d’une touche humaine – Mashable
A son lancement, les recommandations d’Amazon étaient faites par des équipes d’éditeurs… jusqu’à leur remplacement par Amabot, le moteur de recommandation d’Amazon. Aujourd’hui pourtant, si les algorithmes ont tendance partout à remplacer la médiation humaine pour faire de la recommandation automatique, force est de constater que ce n’est pas partout le cas, rapporte Seth Fiegerman pour Mashable. Et d’évoquer le cas d’une radio qui ne choisit pas ses programmes avec un algorithme et qui a vu son audience progresser. Ou encore celui du Los Angeles Times qui utilise des algorithmes pour détecter les crimes qui méritent qu’un journaliste s’y intéresse ou les tremblements de terre qui méritent un article. Les algorithmes pour aider au repérage de ce dont les journalistes doivent parler…

. Disarming Corruptor déforme les fichiers 3D – Wired UK
Le designer Matthew Plummer-Fernandez a imaginé un moyen de corrompre les fichiers 3D via un logiciel afin qu’ils ne soient pas repérer par les algorithmes de reconnaissances de formes qui s’apprêtent à protéger les formes des objets en empêchant leurs téléchargement. Les fichiers modifiés peuvent être lus via une clé permettant de leur rendre leur apparence originelle. L’idée du designer était de de trouver un moyen pour combattre les poursuites pour violation du droit d’auteur et du droit des marques qui commencent à s’intéresser aux fichiers 3D, empêchant de reproduire une figure de Mickey ou une chaise Ikea…

. Alerte au burn-out dans le digital – Stratégies
Le burn-out, cette autre forme de détox. L’attachement à son job est souvent un facteur aggravant…

. Nous sommes tous des ayants droit – Mediapart
Ivre Laurent Chemla souhaite tous nous mettre sous la coupe d’une Société civile des ayants droit. Et oui, les Gafa exploitent des données qui ne devraient pas leur appartenir. Pas sûr pourtant que le remède proposé soit meilleur que nos maux actuels… Tiens, y’a un gars chez Microsoft qui fait la même proposition, mettre des DRM pour gérer nos données personnelles : http://www.technologyreview.com/news/520226/microsoft-thinks-drm-can-solve-the-privacy-problem/

. Technologies de traçages… des enfants – NYTimes.com
De nombreux nouveaux dispositifs permettent de suivre ses enfants à distance ou ceux-ci de passer un appel téléphonique en urgence via des dispositifs dédiés, notamment s’ils se perdent. Reste que les psychologues doutent : ces outils n’aident pas les enfants à développer des compétences pour répondre au stress. Se tourner vers ses parents dès qu’on est en difficulté non plus. Si cela diminue l’anxiété des parents, pas sûr que cela diminue celle des enfants qui se sentent plus en danger. Les risques d’enlèvement ou de disparition sont rares, rappellent les psychologues, les principales violences que subissent les enfants sont le fait de gens très proches d’eux. Enfin, les outils n’aident pas à affronter les situations ni à apprendre la responsabilité !

. Spammer les médias sociaux pour rendre silencieux les dissidents politiques – BodySpaceSociety
Antonio Casilli revient sur un intéressant article sur l’usage du Spam dans Twitter pour rendre silencieux les dissidences politiques. Le moyen est simple : noyer de spam les mots clefs utilisés par les opposants politiques. Mais en étudiant précisément ces formes de spams, les auteurs soulignent sa spécificité permettant d’automatiser un traitement pour les éliminer.

. Les usages publics des images – L’Atelier des icônes
« Les usages publics ne menacent pas la culture. Ils en sont le principal aliment. C’est donc en réalité en admettant d’oublier les seuls intérêts des industriels qu’on rendra le plus grand service au commerce des œuvres de l’esprit. Quoiqu’il en soit, les images et les contenus multimédia sont dès à présent au cœur des usages. Le droit, lui, n’est plus qu’à la lisière de la légitimité. » André Gunthert

. Open Government Partnership devrait favoriser la responsabilisation et la justice sociale -theguardian.com
La seconde édition de l’Open Government Partnership se tenait récemment à Londres – http://www.opengovpartnership.org -, rapporte Jonathan Gray pour le Guardian. Mais qu’est-ce que le gouvernement ouvert ? Des chercheurs de Princeton ont récemment souligné l’ambiguïté du terme – http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2012489 – de plus en plus appliqué aux technologies au détriment de la transparence de l’information, la lutte contre la corruption, la justice fiscale… De plus en plus l’ouverture technologique remplace l’ouverture des institutions et des processus officiels. Le gouvernement ouvert est de plus en plus considéré comme un outil de transformation, sans tenir compte de qui l’utilise et pourquoi. Le gouvernement de Cameron lui-même a utilisé le gouvernement ouvert pour mettre en avant la transparence des comptes et encourager les citoyens à se joindre à la chasse aux gaspillages de l’argent publics. L’important, n’est pas l’ouverture, mais bien comment elle doit être utilisée pour améliorer la vie des gens, la lutte contre la corruption et l’injustice, faciliter l’accès à l’éducation et la santé, etc.

. Qu’est-ce que le mal pour Google ? – The Atlantic
Pour le game designer, Ian Bogost, qui s’interroge sur la contribution de Google à la philosophie morale, « l’industrie de l’internet n’est engagée que par elle-même, que par la conviction que ses principes doivent s’appliquer à tout le monde. « Ne pas faire le mal » est juste un autre moyen de le dire. »

. L’avenir de la collaboration doit regarder en arrière – Co.Exist
La technologie nous a promis de nous aider à mieux travailler ensemble, mais force est de constater qu’elle n’y arrive pas toujours, malgré ses indéniables progrès, estime Glen Hiemstra de Futurist.com. Si les technologies ont démultiplié nos outils de communication, elles n’ont pas facilité la collaboration. Yahoo s’est félicité des résultats du retour du travail dans l’entreprise : http://www.fastcoexist.com/3020930/yahoo-says-that-killing-working-from-home-is-turning-out-perfectly Une étude de Cornerstone OnDemand, suggère que les employés préfèrent la communication en face à face et en présentiel quand ils doivent travailler sur des innovations… Alors que nos outils de collaboration sont devenus si pervasifs, pourquoi fonctionnent-ils si mal ? Dès l’origine, les recherches sur la collaboration médiée par la technologie montrait qu’elle était utile pour la routine, les choses pratiques et les tâches de coordination impersonnelles, mais pas pas adaptée pour les interactions complexes, le travail hautement personnel…

. Border Check, la réalité physique et politique derrière l’internet – we make money not art
Border Check – http://www.bordercheck.org – est un programme qui montre, cartographiquement, où circulent les données que vous appelez en envoyez sur l’internet, de serveurs en serveurs.

. La culture tech de la Silicon Valley : « Nous voulons juste qu’on nous laisse tranquille » – CIO.com
Au Google I/O de cet été, Larry Page déclarait : « Il ya beaucoup, beaucoup de choses passionnantes et importantes que nous pouvons faire, mais nous ne pouvons pas les faire parce qu’elles sont illégales ou non autorisés par la réglementation. Comme technologues nous devrions avoir des endroits sûrs où nous pouvons essayer de nouvelles choses et comprendre leurs effets sur la société et les gens sans avoir à les déployer dans le monde normal. Ceux qui aiment ce genre de choses pourraient y aller et expérimenter. »

. Comment la Silicon Valley peut-elle mieux protéger ses utilisateurs de l’espionnage de la NSA – Cnet.com
Pour Kurt Opsahl de l’EFF, les grands acteurs de l’internet peuvent faire des choses simples pour protéger nos communications (rendre les communications sécurisées par défaut, favoriser le cryptage par défaut…) mais surtout, les entreprises doivent se battre pour leurs utilisateurs jusque devant les tribunaux quand le gouvernement cherche à accéder à des informations privées et personnelles des utilisateurs… Ils doivent aussi repousser l’espionnage au congrès… En fait, rappelle très justement l’avocat de l’Electronic Frontier Foundation, peut-être que les revendications citoyennes auraient plus d’échos si les sociétés de l’internet demandaient plus vigoureusement la fin de la surveillance de masse, plutôt que de réagir mollement. C’est pas faux !

. Briser le piège d’Apple – NYTimes.com
A l’époque ou Apple a lancé ses nouveaux iPhone, Catherine Rampell a constaté que son vieux iPhone devenait beaucoup plus lent. Faut-il rappeler que les batteries des anciens modèles ont des cycles de recharges limités… Alors, que faire ? Acheter une nouvelle batterie ou un nouveau téléphone ? Ce n’est pas la première fois que des spécialistes notent que les pannes des anciens modèles coïncident avec la mise sur le marché de nouveaux modèles… Apple pratique-t-il l’obsolescence programmée ? Une entreprise a beaucoup d’intérêts à dégrader la durabilité de ses produits quand il a beaucoup de pouvoir sur ce marché ou quand les consommateurs n’ont pas de bons produits de substitution pour les remplacer. Le coût de « commutation », c’est-à-dire le coût à changer de marque devient difficile avec les smartphones, à mesure qu’on investit dans les applications. A défaut de rendre ses nouveaux modèles irrésistibles, dégrader les anciens est une bonne façon de forcer les gens à se mettre à jour…

. Neurio : la maison intelligente, simplement – HackThings
Neurio – http://www.kickstarter.com/projects/energyaware/neurio-home-intelligence – est un petit appareil qui permet de surveiller sa consommation d’énergie très simplement… En étant capable de dire quels appareils consomment quoi… Mais grâce à ses API, il permet également un bricolage inhabituel, permettant d’inventer des applications réactives à telle ou telle consommation d’un appareil…

. Bitlock : votre cadenas par iPhone – Hack Things
Et voici Bitlock – http://www.kickstarter.com/projects/126495570/bitlock-turning-your-smart-phone-into-your-bike-ke -, le cadenas de votre vélo sans clé, qui se commande via votre smartphone… Existe aussi la sonnette de porte : http://www.hackthings.com/knock-knock-whos-there-idoorcam/ L’avenir des objets est assurément d’être commandés par votre smartphone.

. YCombinator Hardware Startups- Hack Things
Hack Things revient sur les 10 startups lauréates des derniers DemoDay de l’incubateur des incubateurs, YCombinator – voir la liste complète des startups incubées : http://yclist.com. Ca va d’Ixi le robot – https://www.ixiplay.com/the-robot-buddy-kids-will-love/ – A Senic – http://senic.com – un système pour transformer votre smartphone ou votre iPad en outil de mesure professionnel en passant par une plateforme pour le matériel – http://asseta.com – ou encore un système de menus de restaurants qui passe par les smartphone des clients – http://buttersystems.com – leur permettant d’enregistrer leurs préférences alimentaires…

. Le matériel freemium arrive (et vous ne pourrez pas l’arrêter) – Hack Things
Tout le monde connaît les smartphones et téléphones vendus pour rien si vous les prenez couplés avec un abonnement… Et bien préparez-vous à ce que ce phénomène, le matériel freemium, débarque pour bien d’autres produits électroniques ! C’est par exemple le cas du Kindle d’Amazon, mais aussi du disque dur de sauvegarde Space Monkey : http://www.spacemonkey.com… Le problème de ce nouveau type de matériel, c’est sa fiabilité. HackThings rapporte le cas de bouilloire chinoises dotée de puces pour trouver des réseaux Wi-fi non protégés pour servir de routeur à Spam… Le risque du nouveau Far West !

. Du sexisme de la Silicon Valley – WSJ
Pour Vivek Wadhwa, en surface, la Silicon Valley semble une méritocratie parfaite. La moitié des start-ups y ont été fondées par des émigrés. Vous y voyez des gens du monde entier qui collabore ou se concurrencent. La race et la religion ne semblent pas des barrières au succès. A une exception près, la totale absence de femmes. Et Vivek Wadhwa de prendre l’exemple du Conseil d’administration de Twitter, exclusivement masculin, soit disant parce que son président, n’aurait pas trouvé de femmes digne d’y entrer ! Mauvais argument lui a répondu Vivek Wadhwa. Sheryl Sandberg a écrit récemment un livre sur le sexisme de la Valley et des Médias « Lean In »… Le mythe du mâle, blanc et nerdy a la vie longue dans la valley. La Silicon Valley est un club de garçons et il est temps que cela cesse, surtout quand on sait que les fortes proportions de femmes dans les conseils d’administration sont bénéfiques aux affaires – http://www.catalyst.org/media/companies-more-women-board-directors-experience-higher-financial-performance-according-latest Voir aussi : http://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/10/we-need-more-women-in-tech-the-data-prove-it/280964/

. « Le malheur français, c’est quelque chose qu’on emporte avec soi » | Rue89
Pour Claudia Senik, spécialiste de l’économie du bonheur, la raison pour laquelle les Français se sentent moins heureux que les habitants des autres pays développés serait à chercher dans le système scolaire. C’est lui qui fabrique la mélancolie française, par son élitisme qui produit fort peu de confiance en soi.

. Le gouvernement a un modèle pour les données : ce que j’ai appris de l’Estonie – Government Digital Service
Pete Herlihy, du Cabinet numérique du Cabinet Office britannique, revient d’Estonie. Et il est emballé par le modèle de développement numérique de ce petit pays qui permet d’enregistrer une société en ligne en quelques minutes, d’avoir accès à tout service d’état ou municipal en ligne… Qui permet à chaque citoyen d’accéder à ses enregistrements éducatifs, médicaux, d’emploi… et de les corriger. Pour cela, l’Estonie repose sur un registre national (la base de donnée de la population) qui fournit un identifiant unique à chacun et les cartes d’identités de chacun servent d’identifiant pour la plupart des transactions. Mais toutes les informations de chacun ne sont pas conservé à un endroit unique, bien au contraire. Un x-Road, un réseau de partage de données sécurisé, permet aux organismes d’Etat d’échanger leurs données voir à des services privés de les utiliser. Les citoyens peuvent avoir accès facilement à leurs données et peuvent s’en servir pour des actes publics. Certaines banques de données sont librement accessibles comme celle des propriétaires fonciers. Le système fonctionne enfin sur un registre ouvert qui montre qui a accès à quoi et permet à chacun de savoir qui a eut accès à ses données d’une manière très claire.

En tout cas, visiblement le cas a été suffisamment inspirant pour que l’un des responsables du numérique britannique se projette dans l’adaptation du mode de fonctionnement estonien au contexte britannique.

Voir également l’article de RSLN Mag : http://www.rslnmag.fr/post/2013/11/04/LEstonie-modele-du-171 ;-gouvernement-de-donnees-187 ;.aspx

. Les fichiers de la NSA décodés – theguardian.com
Formidable reportage multimédia synthétique sur les révélations d’Edward Snowden et leurs enjeux.

. Bienvenue dans le club des licornes – TechCrunch
Le club des licornes, ce sont les startups qui depuis 2003 ont été valorisées à plus d’un milliard de dollars. On en compte 39. Soit 0,07 % des startups financées durant cette période. Il s’en créé 4 par an.

. Les start-up lyonnaises qui vont changer le monde – Tribune de Lyon
Caviskills, qui cherche à améliorer les chimiothérapies ; Bidulandco, qui propose une clef USB pour iPhone et iPad ; Digischool, le spécialiste de la révision scolaire ; StudioFly, qui propose de la prise d’image avec drones ; ReputationVIP qui propose de faire remonter les bons résultats de Google pour ses clients ; Simplifia, pour faciliter les démarches administratives lors d’un décès.

. La boulimie parlementaire des questions écrites passée au crible – Chambres à part
33 840 questions écrites de députés passés à la moulinette de l’analyse… (mais pas les réponses).

. Interview de Nicolas Colin : « La révolution numérique est terminée, passons à l’action» | Without Model
Nicolas Colin, coauteur de « L’Age de la multitude », du rapport sur la fiscalité du numérique, et cofondateur de l’accélérateur The Family explique que l’investissement et la subvention publique doivent accompagner les industries naissantes plutôt que de soutenir les industries en difficulté. Pour y parvenir, il n’y a qu’une politique : « faire de l’innovation la politique publique de référence et inclure l’innovation dans chaque décision de l’action publique » plutôt que l’inverse. »Assumons notre centralisation et notre dirigisme pour en faire un levier » d’innovation.

Mais en quoi les buts poursuivis par les entreprises sont-ils toujours compatibles avec les besoin des citoyens ? questionne les équipes de Without Model… Comment faire la différence entre entreprises « au service de la multitude » comme le dit Nicolas Colin et celles qui sont prédatrices ? C’est là que la réponse est peut-être un peu courte. Peut-on innover, sans politiser comme dirait Latour – http://www.slate.fr/tribune/79240/interview-bruno-latour-gouvernance-mondiale-uzbec ?

. Peut-être est-ce une mauvaise idée de résoudre des désaccords par des textos – The Atlantic
Plus un couple s’échange de textos, plus il y a de chances qu’il ne soit pas très heureux. Une récente étude s’est intéressée à comment les couples utilisent les technologies numériques pour communiquer – http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15332691.2013.836051?journalCode=wcrt20 – et a constaté que quand on s’échange beaucoup de messages, c’est souvent que la relation est de mauvaise qualité. A l’inverse, les messages affectueux adoucissent les relations.

. A Toulouse, une « coopérative intégrale » prépare l’après-capitalisme – Tour de France des alternatives
Fédérer les énergies des systèmes basés sur l’autogestion, la coopération, la décroissance et l’économie collaborative par des « coopératives intégrales » sur le modèle imaginé par l’activiste anticapitaliste Enric Duran : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enric_Duran et http://enricduran.cat/fr/

. Faut-il repolitiser le monde ? – Slate.fr
Pour le philosophe et sociologue des sciences, Bruno Latour, il ne nous faut pas un gouvernement mondial, mais il faut repolitiser le monde. Pourquoi ? Parce qu’au lieu de créer un gouvernement universel qui va chercher à rationaliser tous les problèmes, il faut discuter sérieusement de ces problèmes. « Prenez les OGM, par exemple. Aura-t-on le droit de dire aux Américains qu’on n’en veut pas pour des raisons politiques ? Et s’ils rétorquent qu’il n’y a pas de raisons scientifiques valables pour les refuser, pourra-t-on leur répondre : «Bah oui, il n’y a pas de problème scientifique. C’est un problème de construction du monde commun. Nous ne voulons pas le pouvoir de Monsanto dans les campagnes» ? Ça, c’est repolitiser la question. »

« Prendre une décision ne signifie pas être arbitraire ou valider l’avis des experts. C’est plutôt voter pour accepter de ne plus discuter d’un certain nombre de connexions. »

. Les figures du tiers espace : contre-espace, tiers paysage, tiers lieu – Hugues Bazin
« Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Quel est le rapport entre le réseau numérique des fablabs, la culture do it yourself, l’économie solidaire du circuit court, les mouvements des indignés, les marchés biffins des récupérateurs-vendeurs, les Zones A Défendre contre les zones d’aménagement différé, l’exploration urbaine des freerunneurs, l’art outsider ? Ce sont différentes figures d’un tiers espace.  » explique le chercheur Hugues Bazin : http://recherche-action.fr/hugues-bazin/

. Cette application reconnait le visage de votre animal – Co.Exist
Avec PIP – http://petrecognition.com/#WhatisPiP ? -, la reconnaissance faciale s’applique au règne animal !

. La vie privée est morte ! Longue vie à la transparence ! – Mother Jones
Kevin Drum pour Mother Jones estime que nous devons accepter la surveillance, qu’elle est inévitable… Notre seul recours est d’exiger la transparence en regard. C’est notre seul recours pour garder les gouvernements honnêtes.

. Révolution numérique et coworking : Vers une ville vaporeuse ? – DNArchi
« La crainte des années 90 qui préfigurait un monde ou l’Internet aurait tué la ville ou les relations humaines n’est désormais plus qu’une dystopie datée et irréaliste. L’explosion du phénomène du coworking en est une preuve évidente », estime l’architecte Francesco Cingolani qui revient sur ce que transforment les tiers lieux. Pourquoi dans le coworking cherche-t-on à séparer espace domestique et espace de travail, alors qu’en même temps on cherche dans ces lieux un confort domestique près à nous offrir un changement de perspective sur le travail. L’espace du tiers lieux se définit non plus par ses aspects fonctionnels ou par ses objets, mais par ses aspects intangibles : les relations entre ses occupants, l’ambiance, etc.

. La montée du travail invisible – The Atlantic Cities
AirBNB vient à nouveau de publier des chiffres pour mesurer l’activité qu’il génère afin de mieux justifier son existence… A New York, il aurait générer 632 millions de de dollars d’activité et participé à la création de 4580 emplois… On voit qu’il est difficile à l’économie du partage de mesurer son apport économique, souligne Emily Badger. L’apport de auto-entrepreneuriat est largement sous-estimé car nous savons mal le mesurer. Or, l’expansion des possibilités de consommation conduit à une augmentation de la consommation estime Arun Sundararajan, spécialiste de l’économie collaborative. L’économie collaborative est plus complexe. « L’impact d’eBay n’a pas tant porté sur les emplois qu’eBay a créé, que sur les centaines de milliers de vendeurs qu’il a généré ». Beaucoup de ces plateformes, comme Etsy, AirBNB ou Uber, fonctionnent comme des écoles d’entrepreneuriat. Comme leurs utilisateurs ne sont pas dans les radars de l’économie officielle, cela signifie qu’il faut qu’ils communiquent mieux sur leurs données.

. La bataille du pouvoir sur l’internet – Schneier on Security
« Nous sommes au milieu d’une bataille épique de pouvoir dans le cyberespace. D’un côté les pouvoirs traditionnels, organisés, institutionnels comme les gouvernements et les grandes corporations multinationales. De l’autre, les pouvoirs distribués, périphériques et agiles : mouvements populaires, groupes dissidents, pirates et criminels. Initialement, Internet rendit les seconds plus puissants. Il leur fournit un endroit pour se coordonner et communiquer de manière efficace, et sembla les rendre imbattables. Mais désormais, les institutions les plus traditionnelles remportent toutes les victoires, de grandes victoires. » Bruce Schneier.

. Trois raisons pour lesquelles le web sémantique a échoué – GigaOm
Pour Dominiek ter Heide de Bottlenose – http://bottlenose.com – le web sémantique construit un web de connaissance obsolètes (Obsoledge). Les réponses qu’il cherche à nous adresser sont des réponses à des questions que nul ne se pose. Le web sémantique est ennuyeux. La recherche par mots clefs est brisée… L’avenir est aux big data, aux flux en temps réels et aux émotions… Il est tant de transformer la recherche d’information. Bienvenue dans l’ère du web Synaptique : http://synaptify.com/?p=613680

. Un internet du futur, sans serveurs – Gizmodo
Des chercheurs de l’université de Cambridge ont lancé le projet Pursuit – http://www.fp7-pursuit.eu/PursuitWeb/ -, un projet d’internet P2P, rapide, efficace et fiable.

. Comprendre la surveillance – Fast Company
Aaron Brown n’existe pas réellement. C’est la création de Curtis Wallen pour répondre à la surveillance dont nous sommes l’objet. L’artiste lui a acheté un ordinateur, des bitcoins, un permis de conduire factice, une carte d’assurance, une carte d’identité et un carte de sécurité sociale…

. Occupy the Cloud – booktwo.org
James Bridle revient sur une installation qui s’est déployée sur un bâtiment du centre de Londres pour manifester contre l’informatique en nuage, via de grandes bannières étendues sur un immeuble… « Pour agir pleinement et démocratiquement, nous avons besoin de reconnaître que notre monde ne s’arrête pas à nos écrans », conclu Bridle, « l’inventeur de la nouvelle esthétique », que l’infrastructure opaque du réseau et du cloud est à la fois un territoire politique et une plateforme pour l’activisme et l’action. Occupy the Cloud tente de reconnaître le rôle central que les technologies jouent à construire, produire et soutenir la politique d’aujourd’hui… et y imaginer de nouvelles formes d’action.

. Tinder : « On a tué la honte de faire des rencontres en ligne » – LesInrocks
Vincent Glad revient sur Tinder, une appli de rencontre qui parvient à utiliser la géolocalisation sans faire peur aux utilisatrices.

. Nos chefs sont nuls – Slate.fr
En France, comme dans les autres pays méditerranéens, la majorité des managers envisagent la direction de manière coercitive, c’est-à-dire dans le but d’obtenir un acquiescement immédiat des salariés. Alors que dans les pays d’Europe du Nord, le chef est là pour faire émerger la décision collectivement.

Pourquoi en sommes-nous là ? Les écoles de management ne forment pas à l’humain, mais aussi parce que les managers ne sont pas choisis pour leurs qualités humaines mais pour leurs compétences métiers. L’évolution du management avec le développement du reporting (les indicateurs de résultats) remet en cause les métiers, mais pas l’autocratie.

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