A lire ailleurs du 16 au 23 janvier 2014

. Le mystérieux texto reçu par les manifestants de Kiev – Big Browser
« Cher abonné, vous êtes enregistré comme participant à une émeute » ou à « un trouble massif à l’ordre public ». La géolocalisation, ça fonctionne ! Mais visiblement, ce la n’a pas suffit a disperser les manifestants…

. De la décroissance… informationnelle – Slate.com
Nos sociétés démocratiques sont confrontés à deux options depuis l’affaire Snowden : faire comme si de rien n’était ou tenter de réparer les protocoles, construire de meilleurs systèmes de chiffrages et faire passer de nouvelles lois pour surveiller la NSA. La surveillance n’est qu’une nouvelle menace qui ne va cesser de se développer à mesure que les systèmes d’enregistrements et de collecte vont devenir plus omniprésents. Réagir suppose de remettre en question le récit idyllique de la société de l’information, où la croissance peut durer éternellement, puisqu’il n’y a pas de limites à la quantité de données pouvant être produite, collectées, échangées. Comment ne pas faire un parallèle avec la croissance économique ? Et notamment ceux qui souhaitent de nouveaux indicateurs pour évaluer les politiques publiques. « Nous avons besoin de nouveaux modèles pour penser notre sortie du déficit démocratique que Snowden a révélé », estime Morozov. Utiliser le concept de décroissance permet de se rendre compte qu’il n’y a pas d’alternative au toujours plus d’information… Quel épouvantails agiter pour faire prendre conscience du danger ? Les décroissant agitent celui du réchauffement climatique, mais ceux de l’attention, de la santé personnelle, sont des préoccupations individuelles plus que collectives. Peut-être est-ce la disparition de l’esprit démocratique de notre système politique estime Morozov. Le problème actuel n’est pas le manque de contrôle sur nos données individuelles, estime Morozov, mais que les systèmes politiques et économiques modernes peuvent se dispenser des individus.

. Campagnes anti Google – Antonio A. Casilli
« La vie privée ne meurt pas, elle a été tuée et ceux qui l’ont tuée ont des noms et des adresses ».

. L’harmonisation des horaires de travail : en finir avec l’heure de pointe ? – Métropolitiques
Il ne faut pas grand chose pour mettre fin aux heures de pointes : de faibles décalages horaires, une mise en oeuvre par le bas… Des négociations entre transporteurs et entreprises… Mais alors, pourquoi ça n’évolue pas ?

. La méritocratie en réseau – Serious Science
La rareté et la structure des réseaux expliquent pourquoi nos sociétés ne sont pas méritocratiques… Pour César Hidalgo du MIT, pour qu’une population de 300 millions d’individus soit méritocratique il faudrait qu’en moyenne chacun de ses noeuds connaisse 17 000 personnes. Si notre nombre de contact moyen est de 150, la taille d’un réseau méritocratique devrait être de 22 000 personnes maximum. Au-delà, toutes les organisations sont topocratiques, c’est-à-dire dépend de la façon dont il est connecté au réseau ! La manière dont nous sommes connectés, reliés aux autres a donc un impact direct sur l’égalité (ou plutôt l’inégalité). Les nouveaux médias qui élargissent nos capacités relationnelles sont-ils appeler à stimuler la méritocratie ou pas ? Tout dépend de la forme cet élargissement, souligne le chercheur.

. Tout autour du monde la neutralité du net n’est pas une réalité – Technology Review
Dans les pays en développement voilà longtemps que Google ou Facebook signent des partenariats avec les opérateurs et fournisseurs d’accès pour une transmission prioritaire de leurs services, et ce d’autant plus dans des pays où la connexion n’est pas toujours de bonne qualité. Un Etat de fait qui pose de lourdes questions de concurrence, notamment pour les services locaux ou concurrents pour qui il est plus difficile de se développer. Abus de position dominante ?

. Fabriquer des organes – Technology Review
Une jeune pousse d’Harvard intensifie sa production de trachées synthétique pour fournir des essais cliniques.

. Le délicat problème à rendre les frigos intelligents intelligents – Technology Review
Le frigo intelligent n’a cessé d’être tourné en ridicule, tant ils ne sont que des frigos classiques équipés de gadgets qui ne marchent pas vraiment. Des chercheurs coréens souhaitent lever les difficultés. Les frigo intelligents exigent trop de leurs utilisateurs, comme de scanner les produits qu’ils déposent ou enlèvent de leurs frigos. Les systèmes à étiquette Rfid ne fonctionnent pas car trop de produits n’en disposent pas. D’où l’idée de créer un frigo différent : doté d’un système de reconnaissance d’objet (permettant de reconnaître les produits qui y sont placés ou enlevés), via une caméra et une connexion internet connectée à une base d’image ; le système est doté d’un système de capteurs lui permettant de mesurer avec précision la position des objets placés dans le réfrigérateur. Les chercheurs ont développés des applications pour leur CloudFridge permettant de lister ce que vous avez dans votre réfrigérateur, de proposer une recette adaptée, de partager ce que nous avons dans notre frigo avec des amis, pour comparer ses goûts ou obtenir des recommandations collaboratives ou adaptées aux amis qui viennent chez vous… Reste que pour l’instant, la reconnaissance des objets n’est pas encore assez rapide et assez fiable.

. Comment tracer un véhicule avec sa seule vitesse – Technology Review
La localisation n’est plus indispensable pour suivre un véhicule, avoir accès à la vitesse à laquelle il roule pourrait suffire, estiment des chercheurs. Grâce à la masse de données provenant des GPS disponibles, ont peut désormais déduire de votre vitesse, de votre manière de conduite, non seulement vos qualités de chauffeurs, mais également votre itinéraire. Le modèle des chercheurs peut même estimer le parcours sans avoir recours à la base GPS, juste en regardant les spécificités des alentours et des parcours possibles.

. OK Glass, Find a Killer App – Technology Review
Depuis plus d’un an que les Google Glass existent, on ne sait toujours pas quelle sera l’application tueuse. Satish Sampath et Kenny Stoltz ont créé Camera Moment, une application qui prend des photos automatiquement quand il détecte la présence d’un visage, utilisant ses fonctionnalités pour décider du moment opportun pour prendre la photo et triant elle-même entre les photos pour sélectionner la meilleure. Thad Starner, responsable technique des Google Glass, développe une application de sous-titrage, qui consiste à transcrire à l’écrit les mots des autres pour aider un malentendant à comprendre ce que les autres disent. Une autre utilise une fonction de reconnaissance de caractère pour projeter du texte traduit de textes s’affichant devant les yeux du porteur… Reste un problème aux yeux des développeurs : la durée de vie de la batterie des lunettes qui s’épuise à mesure qu’on multiplie les applications.

. Une tirelire à 150 milliards de dollars pour Apple – LeMonde.fr
L’agence de notation financière Moody’s a chiffré à 150 milliards de dollars l’argent frais dont dispose Apple dans ses caisses, sans en faire aucun usage. Selon l’étude, la fortune colossale des Apple, Microsoft, Google, Cisco, Oracle et Qualcomm, rassemble 25 % du cash détenu par les entreprises américaines et Apple en concentrerait 10 %, un montant qui a doublé depuis l’exercice fiscal 2010. Le problème c’est qu’Apple ne les distribue pas vraiment à ses actionnaires, ni n’a une politique d’investissement dans d’autres sociétés très développée. En fait, une grande partie est disséminée hors USA et leur rapatriement pourrait coûter cher à la firme en terme de fiscalité. Pourquoi autant de cash dans un secteur qui a peu besoin de capital, estime le Financial Times. Les Gafa attendent-ils une amnistie fiscale pour rapatrier leur bien ? Pourquoi ne pas les réinvestir, alors que les prévisions estiment qu’ils devraient continuer à augmenter dans les années à venir ?

. Tentative de déconstruction de la néopédagogie constructiviste – Forum de LaVieModerne.net
Loys, de la vie moderne (qui avait déjà déconstruit Michel Serres), déconstruit mot à mot l’intervention de François Taddéi sur la scène de Entretiens du Nouveau Monde industriel dont nous rendions compte. Plusieurs de ses critiques pointent des questions pertinentes : Wikipédia n’est pas un exemple de pensée collective ni de collaboration, « il s’agit en réalité d’un empilement mouvant de modifications asynchrones et successives, souvent les unes contre les autres, sans la pensée ni la réflexion collective que l’on peut attendre d’une équipe éditoriale ». Qui fonctionne le plus par mémorisation ? L’école ou l’ordinateur ? La capacité de mémorisation et la vitesse de calcul de l’ordinateur ne constituent pas pour autant du raisonnement ou de la créativité… (encore faut-il s’entendre sur le sens de raisonnement ou de créativité : les algorithmes ne sont-ils pas capables de faire preuve d’un SEMBLANT de raisonnement quand ils déterminent d’une masse d’information des corrélations ? Le raisonnement humain est-il une démonstration de notre capacité à chercher une vérité ou de notre capacité à raisonner ?…). Pour Loys, le numérique ne fait que faciliter, optimiser et accélérer le travail scientifique, la distribution des tâches plus qu’il ne permet d’intelligence réellement collective. Où sont les preuves que le numérique permet de l’intelligence réellement collective questionne Loys…

. Lego crée la maison des Simpsons : comment la firme s’est servie d’Internet pour toucher les adultes – La social NewsRoom
Benoît Raphaël revient sur les transformations de Lego depuis 2003, date où la firme a failli disparaitre, et montre comment connaître son public (et découvrir l’engouement des adultes pour ses produits) l’a sans doute sauvé. « C’est sans doute comme ça que grandiront les marques de demain : un marketing qui ne sert plus seulement à vendre le produit mais un marketing empathique qui, travaillé en amont sur Internet, permettra d’améliorer le produit en partageant un imaginaire commun avec les consommateurs. » – Reste que, comme le souligne Benoît Raphaël, la communauté adulte qui achète des Lego chers et de qualité ne représente que 5 à 10 % des ventes. Mettre l’accent sur cette transformation là, c’est oublié l’autre. Celle qui a consisté à transformer les boîtes ouvertes à la créativité, en simili playmobils, celle qui est partie à la reconquête des enfants avec des univers très formatés.

. Facebook va perdre 80 % de ses utilisateurs – TIME.com
La croissance de Facebook se terminera par une fin rapide, à l’image d’une maladie infectieuse qui se propage rapidement et meurt subitement affirment les chercheurs de Princeton dans une étude : http://arxiv.org/pdf/1401.4208v1.pdf Il devrait perdre 80 % de ses utilisateurs entre 2015 et 2017. Reste, au-delà du modèle, à en comprendre pourquoi. Dan Tynan l’explique très bien : http://www.yahoo.com/tech/what-my-teenagers-taught-me-about-facebook-73322507875.html Les enfants sont fatigués d’être sur le même réseau social que leurs parents, qui favorise leur surveillance.

. Network Science Book
Le physicien spécialiste des réseaux Laszlo Barabasi et le designer Mauro Martino signent « Network Science » un livre sur la science des réseaux, disponible gratuitement en ligne.

. La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation (Deuxième partie) – Les mots sont importants (lmsi.net)
Retour sur une étude ancienne (1998) publiée en 2007 par LMSI.net, mais toujours aussi frappante sur la question du genre, qui montre que dans les conversations, quand les groupes sont mixtes, les interruptions sont plus nombreuses quand il y a des femmes et à leur encontre.

. Oculus Rift vous laisse voir ce que vous seriez si vous changiez de sexe – Gizmodo
Les lunettes de réalité augmentée Oculus Rift ont été l’objet d’une expérience lancée par le laboratoire de design BeAnotherLabs pour devenir un autre. L’idée, observer l’impression d’avoir le corps d’un autre… http://www.themachinetobeanother.org/?page_id=818 Dans le même temps, rapporte Rue89 – http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2014/01/21/fini-vue-mur-levrette-les-google-glass-pourraient-changer-sexe-249247 – une application pour les GoogleGlass, propose de changer de point de vue avec son partenaire quand on fait l’amour, via l’écran des lunettes, et même, qui sait, demain vous recommander des positions : Sex with Glass : http://www.glassandsex.com

. #noshittyphotos et ses conseils aux instagramers – Influencia
Deux étudiants en design américains proposent de marquer le sol des meilleurs emplacements où prendre des photos à San Francisco et New York pour aider les utilisateurs à améliorer leurs prises de vue. Hybridation.

. Quand l’Ecole française réagit à l’échec scolaire : L’exemple du lycée Galilée – Le Café Pégagogique
Les expériences scolaires différentes et réussies sont rares, mais elles existent. Le lycée Galilée de Gennevilliers a décidé de lutter contre l’échec scolaire. Pour cela, il a tout changé : après 2 heures de cours en classe entière chaque matin, les élèves travaillent en petit groupe. L’action a donc porté sur le nombre d’élève, le temps scolaire, les programmes, la culture (une après midi chaque semaine réservée à des projets à dimension artistique ou culturelle)… L’absentéisme a été éradiqué, le redoublement a chuté, le taux de réussite au bac progressé… « Le succès d’une réforme tient à l’appropriation que s’en font les enseignants, à leur implication et à leur motivation » et qu’elle est d’autant plus forte quand les enseignants sont eux-mêmes les auteurs de la réforme. Stimulant.

. NowThisNews réinvente la télévision sur mobile et sur… Instagram – La social NewsRoom
Lancé en 2012, NowThisNews réinvente le format vidéo en le pensant d’abord pour le mobile et les réseaux sociaux. Des vidéos au format très court, partageables, accessibles sur toutes les plates-formes, avec peu de contextualisation. L’audience est visiblement au rendez-vous.

. Trois affaires résolues grâce à la vidéosurveillance – lyonne.fr
A Auxerre, ils viennent de faire un premier bilan de la vidéosurveillance : 415 000 euros, 18 caméras, 3 affaires élucidées en 1 an à Auxerre. Soit 23 000 euros la caméra, 138 000 euros l’affaire. Effectivement, c’est un super investissement pour le vivre ensemble.

. Les révolutions silencieuses des Français – Les Echos.fr
Une enquête de Sociovision regarde l’inconscient sociétal des français sur le temps long. Pour 78 % des Français, notre société a besoin d’un but collectif.

. You’re not a loan ! – CQFD
« Si vous devez 1 000 dollars à votre banque, vous avez un problème. Mais si vous lui devez 1 000 millions, alors c’est votre banque qui a un problème ». Retour sur le rachat de dette par le collectif Strike Debt, une émanation d’Occupy qui a racheté pour 14,7 millions de dettes de 2693 personnes… pour seulement 644 000 dollars.

. La cartographie des risques selon Davos – LesEchos.fr
Les organisateurs du Forum économique mondial de Davos ont présenté leur 9e rapport sur les risques mondiaux, listant les 31 menaces pour l’économie mondiale sur 10 ans. Les crises financières, le niveau élevé de chômage et l’accroissement des inégalités y sont vu comme les principaux risques. Mais surtout, c’est l’interconnexion des risques qui présentent les plus grands dangers estiment les experts de Davos. La carte des interconnexions met en avant un danger central : l’échec des instances de gouvernance mondiale à traiter ces défis. La crise de 2008 a accélérer la tendance au repli et la défiance envers les institutions internationales rendant les difficultés à agir toujours plus fortes. Pour Davos, les institutions internationales doivent se remettre en cause. Elles doivent apprendre à être plus efficaces et à agir plus rapidement… Pour les économistes de Davos, la solution passe par de nouvelles formes de partenariats publics-privés, associant Etats, entreprises et ONG, afin de relever les grands défis… Vers une privatisation de la gouvernance mondiale ?

. Open Education Challenge
Un concours pour des startups spécialisées dans l’éducation…

. Pourquoi la technologie portable est importable – Wired.co.uk
Pour Belindar Parmar de Lady Geek et Little Miss Geek, les dispositifs portables actuels sont emblématiques du manque d’empathie qui imprègne les industries des technologies. L’empathie rappelle-t-elle est la capacité à voir le monde du point de vue de quelqu’un d’autre. L’industrie de la technologie favorise les gens capables de travailler avec des hiérarchies, des processus ou des systèmes inanimés complexes, pas ceux capables de comprendre les autres et de se mettre à leur place. Dans les dispositifs qui se portent, l’utilisateur humain n’est pas présent. Les morceaux de technologie que nous attachons à nous doivent certes être pratiques, mais ils doivent avant tout créer des réactions émotionnelles. Quand ces entreprises l’auront compris, alors nous pourrons peut-être porter les technologies qui se portent.

. Une ville intelligente Bottom-Up ? – The Governance Lab
Stefaan Verhulst revient sur la conférence Data Smart City Solutions – http://datasmart.ash.harvard.edu/news/article/a-bottom-up-smart-city-355 – et notamment sur l’intervention de la sociologue Saskia Sassen en faveur d’un « urbanisme open source », antidote à la ville intelligente top down, notamment avec le développement de LocalData – http://localdata.com -, une plate-forme pour aider à la collecte de données citoyennes dans une communauté locale. La ville de Détroit s’en est servie pour cibler et optimiser les démolitions par exemple et lutter contre les effets secondaires des abandons : la criminalité. Le Laboratoire de logistique du MIT l’a utilisé pour cartographier et comprendre les chaînes d’approvisionnement urbaines…

. Les commentaires sont moins agressifs quand le journaliste y répond – Narominded
La participation d’un journaliste aux commentaires réduit de 15 % la chance d’avoir des commentaires incivils. Le fait de terminer un article par une question fermée les réduit de 9 %.

. Chicago prône l’analyse prédictive en open source pour la gestion des villes – L’Atelier
La ville de Chicago collecte plus de 7 millions de données brutes chaque jour concernant la météo, le trafic routier, etc. Mais pas facile d’en tirer du sens. D’où l’idée de développer une plateforme dédiée, SmartData – http://www.cityofchicago.org/content/dam/city/depts/mayor/Press%20Room/Press%20Releases/2013/March/3.13.13BloombergPhilanthropies.pdf : l’idée, passer d’un modèle de données réactif à un modèle proactif. En utilisant les données ouvertes de la ville – https://data.cityofchicago.org – comprenant les appels aux services d’urgence, la localisation des bus… un algorithme a été mis en place pour analyser les appels au 911 et prédire l’arrivée de rats dans la ville avant qu’ils n’arrivent.

Le projet SmartData a deux objectifs : permettre à la ville de Chicago de développer une analyse Big Data, mais surtout, permettre à d’autres villes d’utiliser cette plateforme open source a déclaré Brenna Berman, responsable de l’information de la ville de Chicago.

. Comment réparer une voiture sans rien connaître à la mécanique ? – BBC
La mécanique automobile ne cesse de se complexifier… D’où l’idée, émise par BMW ou Volkswagen d’utiliser des lunettes de réalité augmenté pour faciliter le travail de ses techniciens… http://www.bmw.com/com/en/owners/service/augmented_reality_workshop_1.html et https://www.volkswagen-media-services.com/en/detailpage/-/detail/MARTA%E2%80%94innovative-service-support-for-the-XL1/view/531006/7a5bbec13158edd433c6630f5ac445da?p_p_auth=6jUIcWy4

. Succès au travail, échec à la maison – Scott Weiss
L’entrepreneur web Scott Weiss revient sur son parcours pour évoquer comment sa vie d’entrepreneur a failli ruiner sa vie de famille et comment ce qu’il réussissait d’un côté semblait n’avoir que des contre-effets de l’autre. Ses solutions pour y remédier ? Se déconnecter. Participer. Communiquer (on est tout le temps en train de communiquer au bureau, faisons pareil avec la maison), planifier et prioriser (mettre sa femme et ses enfants dans son agenda est le meilleur moyen pour leur consacrer du temps).

. L’application qui lit vos émotions – The Atlantic
Olga Khazan pour The Atlantic détaille le fonctionnement de ClmTrackR – http://auduno.github.io/clmtrackr/examples/clm_emotiondetection.html -, une application qui permet à votre webcam de lire les émotions de votre expression faciale, de la colère à la joie. Le même programmeur a également mis au point un programme de substitution du visage pour webcam, permettant de transformer un visage avec des éléments provenant d’un autre : http://auduno.github.io/clmtrackr/examples/facesubstitution.html. Et de citer également US+, des artistes Lauren McCarthy et Kyle McDonald – http://lauren-mccarthy.com/usplus/ – , une application pour aider les gens à être plus positifs dans leurs échanges en vidéoconférence.

. Salariat ou revenu d’existence ? – La Vie des idées
La vie des idées publie une longue et passionnante lecture critique d’André Gorz par le sociologue Robert Castel, qui dissèque la relation de l’emploi au travail et rappelle que ce couple a (au moins jusque dans les années 70) donner aux salariés des droits et des protections qui a formé une « citoyenneté sociale ». Pour Castel, Gorz a sous-estimé la reconnaissance de l’utilité sociale du travailleur, celle qui commande son accès à l’espace public, qui le fait reconnaître comme sujet de droit. Le travail-emploi dignifie le travailleur en même temps qu’il l’aliène rappelle Castel, et n’est pas un travail marchandise sans rôle social.

De cette critique, Castel en fonde une autre sur le revenu d’existence. Pour Castel, le revenu d’existence est une perspective inenvisageable politiquement et socialement. « On peine aujourd’hui à dégager 2 milliards d’euros pour financer le revenu de solidarité active (RSA) qui procure un médiocre revenu de subsistance (moins d’un demi SMIC) aux plus malheureux de nos concitoyens, que l’on stigmatise de surcroît en les accusant de devenir ainsi des parasites assistés. On ne voit pas quel régime politique, fût-il de gauche ou même d’extrême gauche (en France, en Europe, ou dans le monde ?), pourrait assurer les quelques dizaines ou centaines de milliards d’euros nécessaires pour garantir à tous un revenu « suffisant », que l’on travaille ou que l’on ne travaille pas. Si quelque chose comme un revenu de ce type se met en place, ce qui n’est pas exclu, ce sera nécessairement un revenu « insuffisant », assurant à peine des conditions minimales de survie – ce dont conviennent d’ailleurs la plupart des partisans de ces mesures dont les chiffrages sont beaucoup plus réalistes que ceux d’André Gorz. L’idée d’un revenu d’existence ou de citoyenneté « suffisant » me parait représenter le type même de la mauvaise utopie. »

Pour Castel, ce type de mesure entérinerait la rupture complète de la relation entre travail et protection. Certes, depuis les années 70, cette articulation entre travail et protection a beaucoup perdu de sa consistance, reconnaît le sociologue, mais peut-on promouvoir une transformation radicale de cette articulation dans le régime de capitalisme sauvage dans lequel nous sommes ? En découplant le travail des protections, le revenu d’existence entérine les exigences du capital et du marché et risque de développer encore plus l’abandon des protections du travail. Pour Castel, nous ne pouvons céder à la disqualification totale du travail.

. Comment l’API de Fitness de Google va-t-elle vous affiner ? – ReadWrite
Google travaille à une API pour utiliser les données provenant des smartphones Androïd pour mesurer les activités sportives de leurs utilisateurs. Le Nexus 5 notamment, doté d’un capteur de pas, couplé au navigateur GPS et aux autres capteurs pourrait remplacer le matériel développé par des Nike ou Fitbit et s’ouvrir au développeurs pour imaginer de nouvelles applications… Enfin, jusqu’à ce que Google les intègre ensuite par un changement de politique.

. J’aurais envie d’habiter là…. – Millenaire3
Comment mettre fin à la stérilisation des rues, à la sécurisation à outrance qui tue le collectif, la solidarité et le vivre ensemble ? L’architecte et urbaniste Nicolas Soulier esquisse une réponse… Ouvrir la rue, le « frontage » entre le bâtiment et le trottoir aux initiatives des habitants.

. Numérique : cette empreinte écologique que les consommateurs ont bien du mal à voir – Basta !
BastaMag revient sur le bilan environnemental du numérique… et souligne que le coût écologique du numérique est invisible aux utilisateurs. Seule solution répétée, la rationalisation de nos usages : pas d’écran de veille, taper directement nos url plutôt que de passer par un moteur de recherche, recyclage de nos ordinateurs… Des solutions pas vraiment satisfaisantes… A quand des OS construits pour améliorer les économies d’énergie de nos usages ?

. For the Love of Money – NYTimes.com
L’histoire d’un trader repenti, qui évoque son addiction à l’argent… Pourquoi les super-riches sont-ils nos références culturelles ? A quand la fin de la dépendance, à quand les « consommateurs anonymes » ?

. Vie privée : la plus belle des ruses de Mark Zuckerberg – Antonio A. Casilli : : BodySpaceSociety
« La privacy n’a pas disparu, elle s’est transformée. De droit individuel, elle est devenue une négociation collective. Une négociation entre les Etats, les entreprises et les acteurs de la société civile pour décider qui a le droit d’accéder aux données personnelles et à quelles fins. Une négociation entre les utilisateurs mêmes, pour avoir le droit de décider chaque jour ce qu’ils vont partager et avec qui.

Les révélations d’Edward Snowden, l’ancien employé de la CIA qui a dévoilé le système de surveillance de la masse par la National Security Agency, ont montré que la vie privée est encore, douloureusement, au centre du débat public. Le « DataGate » a également été instrumental pour mettre en évidence l’ambiguïté et la duplicité de Facebook, tantôt complice, tantôt victime de la NSA. Se multiplient désormais les pressions contradictoires de la part des gouvernements nationaux qui d’une part imposent de révéler et d’autre part de protéger les données personnelles de leurs citoyens. Facebook risque dans les prochaines années d’être déchiré par ces tensions politiques et juridiques, auxquelles jusqu’à présent l’entreprise a réagi en niant l’évidence. Ces tensions pourraient, en dernière instance, représenter des signes avant-coureurs de son déclin culturel. » Antonio Casilli.

. Comment le client a été mis au travail – LeMonde.fr
Depuis les années 70, les clients ont été mis au travail par les entreprises, rappelle le sociologue Baptiste Coulmont – http://coulmont.com/blog – : il se sert son essence à la pompe, il apporte ses livres à la caisse, il porte son plateau en magasin. Pour nombre d’entreprises, ce travail gratuit a été la source de gains de productivité gigantesques, tant et si bien que les nouvelles entreprises ne sont que de simples interfaces numériques, à l’image d’AirBnb. Les clients sont-ils devenus des employés gratuits, peu syndiqués, dociles ? Tant et si bien que désormais, les entreprises trouvent les moyens d’intensifier la mise au travail des clients, comme le font les hôtesses de caisses devant les caisses automatiques… A partir de quel moment cela devient-il du travail dissimulé, comme l’a reconnu un récent jugement à l’encontre de clients qui venaient laver leur verre au bar ? Faudra-t-il salarier les clients ?

. Innovation : Ce silence qui tue votre entreprise – Le blog de Philippe Silberzahn
« Vous dépensez des fortunes pour recruter des gens intelligents, puis vous faites en sorte qu’ils consacrent 30 % de leur temps à vous rendre des comptes et à surveiller leurs subordonnés. Vous leur interdisez de parler. Et si par malheur l’un d’entre-eux s’avise d’essayer quelque chose et que ça ne réussit pas, cet échec restera comme stigmate pour le restant de ses jours parmi vous. S’il reste. Et avec tout ça, vous me dites vouloir innover ? De qui vous moquez-vous ?

Alors voilà, petit conseil d’ami. Sachez d’abord que je n’ai pas de recette miracle pour vous rendre plus innovant. Personne n’en a. Ou si, peut-être un seul : dégagez le passage. Laissez faire vos employés. Ils en savent plus que vous. Ils sont aujourd’hui sur-éduqués. Sur-connectés. Sur-créatifs. Plus au contact des clients que vous. Je suis chaque fois effaré par le nombre d’idées intelligentes que n’importe quel employé de votre entreprise peut avoir en dix minutes de discussion, et par leur degré de lucidité sur la situation de celle-ci. Alors laissez-les parler. » Philippe Silberzahn.

L’innovation : une question sociale ?

. De Snowden à Assange, la nouvelle chasse aux sorcières – regards.fr
Les lanceurs d’alerte d’aujourd’hui sont, pour les Etats-Unis, les communistes d’hier.

. 20 Millions de cartes de crédits volées en Corée du Sud – The Hacker News
Après Target aux US, c’est en Corée du Sud qu’une fuite massive d’information bancaires a eut lieu… Avant la prochaine.

Et personne ne se pose de question pour arrêter la prolifération de trop grosses bases de données de ce type ?

. Des « applis » pour déclarer ses congés et notes de frais – leMonde.fr
Des entreprises qui développent des applications pour leurs employés pour contrer celles que leurs employés utilisent ? Selon le Gartner, 1 entreprise sur 4 disposera d’un magasin d’applications d’ici à 2017. La app-économie s’étend.

. Mobilités Mutations
Pour IBM, Thomas Baudel présente le projet Omptimod’Lyon, un système « intelligent » pour gérer les livraisons des entreprises en temps réel, branché sur l’état du trafic local. http://www.optimodlyon.com

. Il est maintenant possible d’imprimer en 3D l’image de votre foetus – Co.Design
Les crotbjets conquièrent notre intimité.

. Open BCI : contrôler n’importe quoi avec votre cerveau – GigaOm
OpenBCI – http://www.openbci.com – est une interface cerveau machine non intrusive, ouvert, en kit, et à fabriquer soi-même dans un FabLab qui vient de se lancer avec succès sur Kickstarter…

. Le département R&D du New York times travaille à un système d’analyse du web collaboratif – NiemanLab.org
Dans une salle de presse numérique, ne serait-il pas intéressant de savoir sur quoi surfe tous les journalistes, afin de mettre en contact ceux qui cherchent des informations sur les mêmes sujets ou faire ressortir des sujets chaud. C’est l’idée de Curriculum, une nouvelle extension pour navigateur à laquelle travaille le département R&D du New York Times.

. Big Data Analytics : Descriptive Vs. Predictive Vs. Prescriptive – InformationWeek
Pour le scientifique des données Michael Wu – http://lithosphere.lithium.com/t5/user/viewprofilepage/user-id/151 -, il y a 3 types d’utilisation des Big Data : l’analyse descriptive est la plus simple, elle consiste à résumer ce qu’il se passe. 80 % des analyses sont de ce type. L’analyse prédictive utilise des techniques d’apprentissage statistique pour faire des prédictions, elle ne cherche pas à prédire le futur, mais à prédire des données que vous n’avez pas, comme c’est le cas de l’analyse de sentiment, qui utilise du texte pour en produire des scores. L’analyse prescriptive, elle, recommande plusieurs actions et montre le résultat probable de chaque décision.

. Google Flu Trends : peut mieux faire – PLOS
Une étude montre que Google Flu Trends est encore bien imparfait et ne peut fournir une mesure de surveillance fiable de l’évolution des grippes saisonnières ou pandémiques… au moins tant que l’algorithme n’a pas été amélioré.

. 2014, l’année ou les navigateurs remplaceront Photoshop – Quartz
Il va être bientôt possible de mieux contrôler la luminosité, la teinte, le contraste et la transparence des images grâce à la normalisation de ces fonctions via le W3C.

. Vous voulez connaitre le futur de la surveillance ? Demandez aux communautés pauvres – Prospect.org
Les groupes marginalisés connaissent depuis longtemps la surveillance. Les bénéficiaires des aides sociales sont souvent la cible de programmes de surveillance intrusifs, les travailleurs les plus pauvres sont les plus surveillés en entreprise, les immigrants sont les premières cibles de la collecte de données biométriques, notamment parce qu’ils ont moins le pouvoir politique d’y résister… « Les personnes marginalisées sont dans la position peu enviable d’être à la fois sur la pointe de la surveillance et coincées dans ses eaux dormantes. » La pratique de la surveillance est inégale, elle doit être considérée comme une question collective, une question de droit civil avant que d’être vue comme une question d’invasion de la vie privée. Les technologies de surveillance sont d’abord testées et conçues dans les « environnements faibles » : les pauvres, les régimes dictatoriaux, les pays éloignés… La résistance à la surveillance n’est pas le fait que de ceux qui ont quelque chose à cacher. Tout le monde résiste à la surveillance, car ce n’est pas une question de vie privée, c’est une question de contrôle, d’autodétermination, d’autonomie. La plupart du temps, nous ne pouvons pas nous désengager d’un programme de surveillance : si vous ne signez pas, vous n’aurez pas accès aux services d’aides. En fait, estime Virginia Eubanks, chercheuse au Département d’études de la femme, du genre et de la sexualité de l’université d’Albany et auteur de « Digital Dead End : fighting for social justice in the information age », la protection des données n’est pas le problème. La fin de la vie privée est, pour la plupart des gens, déjà avérée… La vie privée est la pierre angulaire de la démocratie, comme le rappelle la « Constitution internet » qu’est en train de mettre en place le Brésil – http://direitorio.fgv.br/civilrightsframeworkforinternet. Nous devons nous inquiéter quand un gouvernement s’engage dans une forme ou une autre de surveillance et pas seulement quand il nous espionne. L’indignation est un luxe et les fuites de Snowden n’ont éliminer que notre dernière justification à ignorer ce qu’il se passe. Les logiciels conçus à des fins politiques autoritaires engendrent des environnements répressifs partout.

. Pourquoi il faut refuser le forfait RED de SFR avec YouTube illimité – Numerama
La nouvelle offre de SFR proposant d’offrir un forfait téléphonique avec YouTube en illimité attaque le principe même de la neutralité.

. Comment préparer l’économie française au « choc du numérique » : une mission va s’y employer – LaTribune.fr
Philippe Lemoine, président du Forum Action Modernités et président de la Fing, se voit chargé d’une mission pour préparer notre économie au choc de la numérisation. Il devra formuler recommandations en matière d’investissement, de formation, d’innovation ou de réglementation et dresser une cartographie de la maturité et de la maîtrise des enjeux dans chaque grands secteurs industriels.

. La french touch du code — Medium
Tariq Krim, en charge d’une mission de cartographie des talents du numérique, rappelle que les véritables héros de la révolution numérique sont les développeurs. Les plus grands succès entrepreneuriaux de l’internet ont été créés par des développeurs. Mais en France, ils demeurent peu valorisés, n’accèdent jamais aux postes de décision de l’Etat ou des entreprises… « Considérés comme exécutants, ils ne sont jamais impliqués dans la stratégie, qu’ils sont souvent les seuls à même de mettre en oeuvre. » C’est peut-être ce qui explique nos bourdes technologiques, notre absence de vision technologique pour notre politique industrielle… Pourrait-on faire de la France, l’autre nation du code ?

. La FDA est allée un peu vite sur 23&Me – Quartz
Selon une étude menée par le chercheur en génétique Robert C Green et l’avocat spécialisé en bioéthique Nita Farahany, la seule chose qu’on devrait exiger de 23&Me est d’être honnête sur les limites de leur tests de santé. Les chercheurs ont montré que la plupart des clients de 23&Me sont allé prendre les conseils d’un médecin avant de prendre des mesure. 58 % des 1000 clients de 23&Me interrogés n’ont rien fait du tout de leurs résultats génomiques. Sur les 42 % qui ont pris des décisions sur la base des informations de santé de 23&Me, seuls 2 % ont changé de régimes de médicament sans consulter un médecin. La majorité des clients ont fait des changement basés sur leur alimentation, l’exercice ou les vitamines. Une autre étude a montré que les tests n’étaient la plupart pas très utiles et que la plupart des clients ne changeaient pas de comportements à cause d’eux. La FDA s’est basée sur un principe de précaution, mais a agit plus sur la base de spéculation qu’autre chose, dénoncent les auteurs de l’étude.

. Vos employés veulent entendre les critiques que vous détestez leur faire – Harvard Business Review
La capacité à faire une critique corrective et constructive est l’une des clé du leadership, estime Jack Zenger et Joseph Folkman. Mais, si tout le monde déteste faire des critiques, l’équilibre entre la critique et les compliments semble dépendre de l’âge de vos collaborateurs et de leur niveau de responsabilité, estime une enquête, sur 900 personnes.

. Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie – Le Monde diplomatique
L’impératif de sécurité mute, change de prétexte, mais conserve sa visée : gouverner les populations.

. Observer la transition énergétique « par le bas » – Métropolitiques
Intéressante enquête de terrain sur les acteurs et les modalités concrètes de la transition énergétique… Les valeurs environnementales ou la prise de conscience des questions énergétiques n’est pas première quand on fait installer des panneaux solaires. L’intérêt est avant tout financier, direct. Installer des panneaux solaires pour des particuliers, c’est d’abord un investissement financier pour trouver de nouvelles ressources (par des économies).

. Le Telephone : une technologie très déficiente – Cyborgology
Quand le téléphonne de Jenny Davis sonne, c’est presque toujours sa mère. Pour tous les autres, la notification est un buzz, une vibration, parce que pour tous les autres, le mode principal de communication n’est pas un coup de fil, mais un SMS, Facebook, Twitter, un e-mail, un tchat, skype… Le téléphone, la voix, est en déclin massif. Avec les smartphones, la fonction conversation est disponible en cas d’urgence. Si nous rejetons le téléphone, c’est certainement du fait des imperfections du système. Une conversations exige un engagement intense. Le téléphone nous empêche d’accéder aux indices non vocaux de nos échanges : il réduit les signaux sociaux d’une manière problématique. La communication asynchrone, fait disparaitre de nombreuses conversations qu’il était finalement difficile de faire en temps réel. Le téléphone va-t-il devenir une relique de notre écologie communicationnelle ? Ajouter la vidéo ou faire disparaître la voix sont deux solutions finalement bien plus favorable à la conversation…

. Evgeny Morozov’s response to Sascha Lobo : More political interference ! – FAZ
L’innovation : ce n’est qu’un euphémisme pour désigner les intérêts des entreprises de la Silicon Valley plutôt que pour évoquer un agenda social et politique ambitieux, estime Morozov. « Lorsque l’internet est partout, la politique est nulle part ». L’internet finalement, c’est une idéologie pour dépolitiser les débats sur la politique industrielle !

. Le lourd regard du mâle – Model View Culture
Kate Losse pose une question qui dérange : quel est le lien entre la surveillance et le sexisme ? La surveillance de masse est le produit d’une inégalité de pouvoir technologique. Si le scandale de la NSA a été si fort, c’est peut-être parce que les hommes blancs, maîtres de la technologie, sont devenus les cibles du regard surveillant plutôt que ses maîtres hautains… Et Kate Losse de nous rappeler que le précurseur de Facebook était Facemash, une application d’appréciation des photos des étudiants et surtout des étudiantes de Harvard. Mais la suppression de la fonction de notation n’a pas changé la fonction de base du site qui est d’afficher des photos des gens autour de vous pour votre consommation et votre jugement. Nous devons en savoir plus sur là où se porte les regards dans nos réseaux sociaux. La différence sexuée de consommation de Facebook n’est-elle pas invisible ? La transparence n’est pas symétrique. La technologie est fondamentalement une question de pouvoir, rappelle Kate Losse, au sens le plus élémentaire du terme, comme le développement d’outils qui étendent la puissance de leurs propriétaires. Dans le cas de Facebook, depuis l’origine, l’accent a été mis sur la photographie et sur des informations d’identification. Alors que les entités de contrôle de Facebook sont majoritairement des hommes, les contenus portent majoritairement sur des photographies de femmes. Les décisions de développement reflètent ce contrôle : lorsque « Places » a été déployé, il a d’abord permis aux utilisateurs d’étiqueter des endroits par des amis, sans le consentement explicite des victimes. La surveillance et le sexisme ont en commun un modèle d’exploitation de personnes qui ne maîtrisent pas la technologie et qui ne sont autorisés à exister que sous contrôle.

. Wearables : la troisième vague de l’informatique – Wired.co.uk
La troisième vague de l’informatique, c’est l’intimité, combinant des dispositifs qui se portent avec des services dans les nuages. Et avec eux, une meilleure prise en charge du contexte – http://gigaom.com/2014/01/16/whats-the-killer-app-for-wearables-think-context/ – ou plutôt des filtres permettant de sélectionner l’information.

. Impôts : un député PS somme Johnny Hallyday de s’expliquer – BFMTV.com
Où est Johnny ? Et si demain le fisc pouvait regarder vos déplacements sur Instagram – http://instagram.com/jhallyday# – sur Twitter – https://twitter.com/JohnnySjh – pour vérifier où vous habitez vraiment ?

. Adermatoglyphia : naître sans empreinte digitale – Smithsonian
Le Smithsonian revient sur l’Adermatoglyphia, une maladie génétique extrêmement rare qui vous fait naître sans empreinte digitale… Une maladie dont tout le monde voudra le gène ?

. Vive la maison stupide – TreeHugger
Bosch veut que nos fenêtres se ferment toutes seules quand il commence à pleuvoir. Dacor veut qu’on contrôle notre four avec un iPhone. Matt Hickman propose une cocotte connectée… Et Google rachète les thermostats et détecteurs de fumée de Nest. La principale justification de la maison intelligente est l’économie d’énergie pour augmenter le confort, mais ces appareils ne sont pas le meilleur moyen pour se faire. Car le confort n’est pas seulement déterminé par la température, mais également par l’humidité et le mouvement de l’air. Nest ne sait que couper ou ouvrir le chauffage ou l’air conditionné… Les maisons passives ne sont pas intelligentes et un thermostat Nest s’y ennuierait et n’y aurait pas sa place. Quant aux détecteurs de fumées, le plus important est d’installer des arroseurs, répondent tous les pompiers… Pour Lloyd Alter, de TreeHugger, nous avons besoin de maisons stupides, bien plus que de maisons intelligentes…

. Glenn Greenwald lors du 30xc3 – Korben
Le journaliste Glenn Greenwald à l’origine de l’affaire Snowden expliquait à la dernière conférence du Chaos Computer Club tout ce qu’il avait du apprendre pour sécuriser ses données et combien l’affaire Snwoden semble avoir changer quelque chose dans le journalisme et les pratiques des gens, plus qu’il n’en changera dans le comportement de nos gouvernants. « L’état de surveillance, par sa nécessité, par son existence même, engendre la conformité, car lorsque les êtres humains savent qu’ils sont susceptibles d’être surveillés, même s’ils ne sont pas toujours observés, les choix qu’ils font sont beaucoup plus limités, beaucoup plus limités et se rapprochent beaucoup de l’orthodoxie que lorsqu’ils sont dans une sphère privée sans entrave ni surveillance. L’objectif affiché de la NSA et le GCHQ est, comme en attestent les exemples historiques récents, d’éliminer la vie privée et placent cet objectif au sommet de leur liste de priorités. Ce serait un signe fort qui garantirait le fait que les êtres humains ne puissent plus se soustraire aux décrets dont ils sont les émetteurs. »

. Google Drive ajoute un rapport d’activités à tous vos fichiers et dossiers – Descary.com
L’ère de la surveillance de la productivité des employés a sonné.

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