A lire ailleurs du 14 au 20 février 2014

. Les selfies ne sont pas tous les mêmes – The Atlantic Cities
Lev Manovich, après avoir étudié les photos d’instagram à travers le monde, s’est intéressé aux Selfies pour regarder s’ils avaient des caractéristiques différentes selon les villes où ils sont pris. Les selfies ne représentent qu’une faible part des images que partage les gens (4 % de leurs images). Ils sont plus souriants à Sao Paulo qu’à Moscou. Ils sont majoritairement féminins… http://selfiecity.net

. Chroniques des villes agiles #8 – Parasites et symbiotes urbains, greffe générale – Groupe Chronos
Philippe Gargov continue son exploration des détournements et parasitages urbains…

. Protégez-vous des agences de renseignement ! – hotel.info
Une infographie pour apprendre à se protéger de la surveillance de masse dans les environnements physiques, avec son smartphone et avec son ordinateur.

. Le plus de Google+ ? – NYTimes.com
Google+ est un réseau social fantôme… Aucune importance, ce n’est pas à cela qu’il sert, mais à unifier tout ce que font les gens avec les produits Google et donc à servir une publicité toujours plus adaptée.

. Il faut freiner la course à l’innovation – LeMonde.fr
Pour Angus Sibley, membre de l’Institut des actuaires britanniques, le malaise de trop de changements se guérirait par plus de changement : face aux technologies qui se développent toujours plus rapidement, bouleversant notre vie, notre emploi, notre société, notre culture… nous sommes simplement obligés d’accélérer notre adaptation aux technologies… L’innovation est devenue culte, qu’importe leurs dégats, leurs échecs… La raison, il faut la chercher dans la concurrence acharnée de nos sociétés. Mais ce n’est pas le changement qui est en soi menaçant ou invivable, c’est sa vitesse. Devons-nous restreindre la concurrence ? Limiter le changement technologique et économique pour éviter les réactions réactionnaires ? Mais comment ?

. Compétences des employés : pourquoi la France est avant-dernière – Le nouvel Observateur
Alors que les chiffres de l’économie nous répètent que le travailleur français est très productif, l’économiste Patrick Artus, dans Libération, estime que la main d’oeuvre française n’est pas compétente : http://www.liberation.fr/economie/2014/02/16/la-main-d-oeuvre-francaise-n-est-pas-particulierement-competente_980676. Selon un classement de l’OCDE, en terme de compétences, nous serions très mal placé. Les employés français seraient peu débrouillards. Pour Artus, notre manque de compétence explique qu’on achète peu de robots parce que nous n’avons pas les compétences pour les utiliser, ce qui empêche de rendre la France attractive. Si notre productivité demeur ! e élevée, c’est parce que le chômage des moins qualifié est très fort… Le classement de l’OCDE révèle deux fractures : une générationnelle (les jeunes ont de meilleurs résultats que les vieux) et une socio-économique (les inégalités sociales sont plus fortes en France qu’ailleurs).

Etrange au final que les jeunes soient meilleurs que les vieux, alors qu’Artus ne cesse de tirer à boulet rouge sur les plus jeunes et leur absence de formation à l’école…

. Tout le monde saura quand vous lirez vos mails – lemouv.fr
Le CRM pour tous, avec Streak – http://www.streak.com – un plug-in pour Gmail permettant à tout le monde de surveiller si les mails que vous envoyez sont lus… Effectivement, pourquoi seulement les professionnels bénéficieraient-ils de ces fonctionnalités ? On attend la réponse : le plug-in qui vous signalera les mails dotés de ces fonctions et permettant de tromper l’expéditeur, puis la réponse à cette parade, etc.

. Demystifier les Moocs, une étude ethnographique – Ethnography Matters
Christina Wasson, professeur d’anthropologie à l’université du Texas du Nord a réalisé une courte étude sur les Moocs auprès de 9 élèves seulement. Pour les étudiants, les discussions en ligne ont été perçues comme étant de très haute qualité, plus élevées que les discussions en classe, notamment parce qu’elles sont révisables et remaniables, c’est-à-dire qu’on peut revenir sur les messages et modifier les siens jusqu’à ce qu’ils disent ce que l’on voulait dire. L’autre apprentissage repose sur la valeur sociale de l’apprentissage, qui renforce la cohésion, la confiance et la communication ouverte entre élèves et avec le professeur.

. Quantified everything – Animals.oreilly.com
Pour Edie Freedman, la mesure de soi est insuffisante. Pourrait-on créer des appareils pour mesurer combien de carbone nous rejetons ? Combien d’eau nous consommons ? Si nous savions combien d’eau nous dépensons quand nous prenons une douche, peut-être serions-nous plus sensibiliser à en prendre de plus courtes ? Si vous saviez combien de sacs plastiques vous jetez dans vos poubelles, peut-être pourriez vous plus faire attention à eux ?

. Les pionniers des données nous regardent travailler – FT.com
Le Financial Times revient sur Evolv, une société pionnière dans l’analyse des données des employés. Pour les centres d’appels et les banques qui utilisent ces conseils, les effets semblent immédiats. Bank of America a mis en place des pauses collectives permettant d’augmenter de 23 % la performance et faisant chuter le stress de ses employés de 19 %, après avoir constaté que les travailleurs les plus productifs étaient ceux qui prenaient des pauses ensemble, leur permettant de se défouler et de partager des conseils pour mieux gérer les clients difficiles. Le contrôle et la mesure peuvent-ils devenir libératoires si les objets contrôlés et mesurés changent ?

. Drone : les activistes pilonnent les réseaux sociaux – lemouv.fr
Une application pour suivre en temps réel les attaques de drones et recenser les victimes… https://itunes.apple.com/fr/app/id806503163?mt=8&affId=1736887

. Un algorithme pour prédire une révolution ? – The Verge
Le Ward lab de la Duke University tente de prédire les conflits dans le monde… http://mdwardlab.com/conflict_forecasting/home. Le but n’est pas tant de faire des prédictions, que de tester des théories estiment les chercheurs sur leur blog : http://predictiveheuristics.com. Sur le même sujet, le MIT publie également une étude : http://motherboard.vice.com/blog/social-media-could-predict-the-worlds-next-mass-protest

. Discrimination à l’embauche et entre-soi – La Vie des idées
“Deux économistes montrent l’apport des études économiques pour mesurer et comprendre la discrimination à l’embauche. Il en ressort une défiance indifférenciée de la part des employeurs à l’égard de tout candidat n’appartenant pas au groupe ethnique majoritaire, par goût pour l’entre-soi et non par rejet de groupes de population particuliers.”

. Wearable Technology Database | Vandrico Inc
La base de donnée du wearable. Incomplète, mais avec une interface stimulante.

. Drôle de monnaies, une ethnographie des monnaies locales – Ethnography Matters
L’ethnographe Mario Campana s’est intéressé aux monnaies complémentaires, et notamment à celle de Brixton en Grande-Bretagne. Si la plupart des travaux mettent en avant l’impact positif de ces systèmes sur la communauté locale (favorisant la résilience, la cohésion sociale…), le chercheur pointe les différences de perception de cette monnaie. Alors que les émetteurs, les initiateurs de cette monnaie la voit avec une forte composante idéologique, les utilisateurs sont plus pragmatiques. Ceux-ci sont surtout de jeunes professionnels de la classe moyenne bien éduqués et disposant de bons revenus et l’utilisent pour son côté pratique et économique (la monnaie de Brixton est disponible au format électronique et payer avec permet d’avoir une réduction de 10 %), donc assez hédoniste. Quant aux entreprises qui acceptent cette monnaie, on se rend compte qu’elle marche mieux dans les pubs et restaurants que pour acheter de la viande ou des légumes locaux, mais montre un certain engagement idéologique avec les créateurs. Enfin, la plupart de la communauté locale rejette cette monnaie considérée comme un gadget qui appartient à la nouvelle communauté gentrifiée de Brixton. Pour Campana, la monnaie locale reproduit un discours de pouvoir local.

. Créer une meilleure expérience du bus – Ethnography Matters
Lionel Ochs du Méthos – http://www.methos.fr – revient en détail sur le travail que sa société a mené pour la SNCF et son service IDBus pour améliorer l’expérience du bus grande distance. Une recherche ethnographique de plusieurs mois qui a souligné combien l’asymétrie de communication entre le chauffeur et les passagers était source de conflits dans un bus. Pour cela, les chercheurs ont proposé de mieux montré sur écran la situation du bus (heure d’arrivée prévue, situation géographique…), des billets qui informent mieux sur ce qui est disponible (arrêts, repas, boissons…)

. DevArt. Le code au service de l’art
Google propose une plateforme aux artistes du numérique en proposant exposition et mécenat. Google va-t-il faire à la culture ce qu’Amazon a fait à l’édition ? Une OPA ?

. La bicyclette intelligente – Northeastern.edu
Des étudiants de l’université de Northeastern ont mis au point une bicyclette équipée de capteurs et de vibreurs pour prévenir le cycliste des dangers qui le guette…

. Comment l’internet des objets pourrait rendre les médias à nouveau physiques – Quartz.com
Christopher Mims revient sur Qleek lancé par la startup française Ozenge, un système de petites pièces (des hexagones comme des pièces de puzzles) qui peuvent être assemblées, collectées et jouées, comme des médias physiques… Plus qu’une technostalgie, estime Mims, ces petits objets visent à déjouer les limites des interfaces virtuelles. Les interfaces numériques soulignent plus notre dépendance aux machines qu’elles ne permettent pas de tirer parti de la physicalité des choses, pourtant essentiel à notre mémorisation notamment, via la spacialisation. Est-ce que la “rephysicalisation” des médias, sous de nouvelles formes, nous permettra de trouver de meilleurs formes d’interaction avec le numérique ? Qleek.me

. La technologie rend-t-elle le monde trop complexe ? – Aeon.co
Pour Samuel Arbesman, notre ingéniosité a créé un monde que l’esprit ne peut pas maîtriser… Est-ce le signe que nous avons atteints nos limites ? Samuel Abesman prend pour exemple le contrôle du trafic aérien, et notamment l’alerte de trafic et d’évitement des collisions, dont les règles sont devenues si complexes, que seule une poignée d’individus les comprend. Si la prévention des collisions est déjà une question complexe, le système que nous avons construit pour y répondre est devenu trop compliqué pour que nous le comprenions.

La technologie ne cesse d’accélérer la complexité du monde, nous offrant à la fois une efficacité et des avantages nouveaux, mais également une sophistication et une interdépendance dont les effets complexes et désordonnés ne sont pas toujours prévisibles. Pour le chercheur, beaucoup des systèmes que nous construisons nous deviennent tout à fait incompréhensibles. Le monde que nous avons créé devient trop compliqué pour que nos cerveaux parviennent à le manipuler. Comme le disait un récent article de Nature – http://www.nature.com/srep/2013/130911/srep02627/full/srep02627.html – l’écologie de nos systèmes va bien plus vite que nous ne sommes capables de les comprendre, à l’image des algorithmes financiers qui pas ! sent des ordres plus vite que nous ne pourrions le faire nous-même. Nous avons pénétrés “l’intrication” qu’évoquait l’informaticien Danny Hillis, un environnement technologique si interconnecté qu’il en devient incompréhensible. Il n’y a pas que le code logiciel de nos outils qui augmente, le Code juridique aussi s’étend sous l’accumulation réglementaire… Comment pouvons-nous répondre à l’impénétrabilité technologique qui se développe ? Peut-être que pour les comprendre nous devrons les simuler, jongler avec des paramètres… Peut-être que la connaissance demain ne signifiera pas de comprendre complètement quelque chose. Nos systèmes de simulations ne savent pas rendre la complexité d’une ville, mais ceux qui jouent bien à SimCity ne sont-ils pas mi ! eux à même de mieux comprendre les effets généraux et la complexité d’une ville réelle ? Faudra-t-il demain reconnaître qu’il y a des choses que nous ne pouvons pas comprendre ? Nous faudra-t-il renouer avec nos limites ?

. Empêchez Google de vous traquer tout en restant loggé – Korben.info
Searchonymous est une extension pour Firefox qui anonymise le moteur de recherche de Google, tout en vous permettant d’être loggé sur Google+, Gmail ou GoogleDrive. Tous les cookies sont éjectés, sauf celui de vous préférences…

. Le mille-feuille participatif – Mediapart.fr
Pour Philippe Audic, président du Conseil de développement de Nantes métropole, il est temps de réinterroger le concept de participation. Le problème n’est pas de demander leurs avis aux citoyens, mais d’en tenir compte… Alors que le concept de participation s’est vidé de son sens à force d’être surutilisé, il a surtout obscurci la vie démocratique. “Et l’on aboutit à cette situation paradoxale qui voit cohabiter une demande d’intervention citoyenne grandissante avec une défiance de plus en plus importante vis-à-vis des institutions”. La floraison des dispositifs participatifs cache surtout une impuissance du politique à penser les mutations. Si tout le monde veut “changer de modèle”, personne ne sait lequel adopter. Comment inventer les outils du débat public permanent, plus intégrés ! et moins nombreux, plus créatifs et moins institutionnels… Il faut construire les universités prospectives, les “cantines du débat” estime Philippe Audic.

Pas sûr pour ma part que le débat doive être permanent. Mais ouvert en amont et argumenté, certainement.

. La bêtise connective – HuffingtonPost.fr
Pour le philosophe Vincent Cespedes, auteur de “L’ambition ou l’épopée de soi”, la France ne traverse pas une crise conjoncturelle, mais un problème psychobureautique, pour faire référence aux travaux du sociologue américain Robert King Merton. Il s’agit d’une tendance à sacraliser les règles.

“A force d’exiger des salariés et des fonctionnaires de se conformer le plus strictement possible aux prescriptions de leur poste, on leur inculque un attachement viscéral aux règles, bien au-delà de la simple adhésion pragmatique. On érige ainsi la psychorigidité au rang des vertus organisationnelles, faisant passer l’application du règlement au-dessus de l’intérêt des clients et des prestataires eux-mêmes. Prudence, méthode et discipline deviennent de véritables handicaps, qui interdisent l’adaptation à la nouveauté et l’agilité procédurale. Conséquences de cette surconformité acquise : une intériorisation des règles (devenues fins en soi et non plus moyens pour atteindre des buts) ; une diminution des relations interindividuelles ; une attitude soumise et passive qui fait fi — souvent so ! us le mode de la frustration — de toute autonomie et de toute créativité.”

L’intelligence connective, elle, est mue par deux pulsions antagonistes, mais trouvant une émulation prodigieuse grâce aux nouvelles technologies : le désir de liberté et le désir de communauté. Le but devient alors de viser un idéal commun et d’en tirer un plaisir maximal. Pour le philosophe, c’est ce qui explique qu’un vaste marché aux causes et jouissance se soit ouvert sur la toile, composé d’extrémismes de tout poils et d’ayatollahs du dimanche. Pour le philosophe, la grande responsable est l’école, qui continue de faire de la sélection par l’obéissance inconditionnelle aux règles.

. Quand vous tombez amoureux, voici ce que voit Facebook – Rue89.com
Facebook est capable de de prédire la vie sentimentale en fonction de la fréquence des messages échangés. Les célibataires postent de plus en plus sur leur mur au fur et à mesure que se rapproche le basculement dans la vie de couple… Puis, la fréquence de leurs contributions au réseau chute, correspondant au passage de la fin de la période de séduction aux interactions physiques. Une fois engagés dans une relation de couple, leurs messages sont plus positifs.

. Voici comment Google note ses employés. Vous devriez faire pareil – JDN Management
Chez Google, les collaborateurs s’autoévaluent plutôt que d’être jugés par leurs managers. C’est la technique des résultats cles ou ORC. Le principe est simple : l’employé définit un objectif et établit un certain nombre de résultats clefs, quantifiables. Google effectue des ORC sur une base annuelle et trimestrielle. Ils sont établés au niveau de l’entreprise, de l’équipe, de la direction et à un niveau personnel. Chaque employé a donc 4 à 6 ORC par trimestre, au-delà ce n’est pas possible. Le but n’est pas d’avoir un 20/20, mais un peu plus que la moyenne. Si vous obtenez une trop bonne note c’est que vos résultats étaient trop faciles, si vous n’avez pas la moyenne, vous devez réexaminer ce qui ne va pas. L’évaluation ne prend que quelques minutes et tous les ORC sont disponibles aux collègues. Un système qui aide Google à comprendre sur quoi tout le monde travaille.

. Entretien avec Olivier Mauco : “Le jeu vidéo n’est pas compris” – Konbini.com
Après “GTA IV, l’envers du rêve américain”, Olivier Mauco revient avec un nouveau livre, “Jeux vidéo : hors de contrôle ?” où il aborde le jeu vidéo à travers sa régulation et son instrumentalisation.

. Pourquoi Paris s’en prend aux propriétaires qui louent aux touristes – Challenges.fr
Et oui, les investissements spéculatifs font s’envoler l’offre locative très lucrative que permet la location de courte durée type AirBNB… Au détriment du parc de logement et de location de longue durée… D’où le besoin de réguler !

. Observer la transition énergétique « par le bas » – Métropolitiques
Intéressante enquête de terrain sur les acteurs et les modalités concrètes de la transition énergétique… Les valeurs environnementales ou la prise de conscience des questions énergétiques n’est pas première quand on fait installer des panneaux solaires. L’intérêt est avant tout financier, direct. Installer des panneaux solaires pour des particuliers, c’est d’abord un investissement financier pour trouver de nouvelles ressources (par des économies).

. Le piège de la consommation collaborative – Medium
Qu’advient-il de notre sécurité financière quand nous louons nos canapés, nos voitures ou nos maisons ? interroge Mark Egerman. Dans “Le piège du double revenu”, Elizabeth Warren et Amelia Tyagi, décrivent comment les familles de la classe moyenne deviennent plus vulnérables financièrement quand les deux parents travaillent. Certes, ils ont plus de revenus, mais ils demeurent en concurrence sur les mêmes ressources limitées (maisons, garde des enfants…) ce qui fait monter les prix, les coûts jusqu’à finir par consommer le revenu supplémentaire généré. Au final les familles avec deux revenus avec moins de revenus de garde dans les années 2000, que les familles où un seul parent travaillait dans les années 70. Enfin, les familles où un seul parent travaillait avaient un filet de sécurité possibl ! e. N’est-ce pas ce qui risque de se passer avec l’économie collaborative ? Certaines personnes ne peuvent payer leur loyer si elle ne loue pas un canapé chez elles. Les gens qui en sont à louer les vêtements de leurs placards ne sont pas dans une position de négociation. Est-ce que l’économie du partage est vraiment un avantage, à terme ?

. A Boulogne Billancourt, la vidéosurveillance ne sert… à rien – BUG BROTHER
Résumons : la ville de Boulogne-Billancourt a dépensé entre 800 000 euros pour installer 35 caméras. Plusieurs d’entre-elles ont d’ores et déjà été dégradées, 6 sont “hors d’usage”, et la chambre régionale des comptes d’Ile de France peine à comprendre ce pourquoi la mairie ne… les répare pas.

Les magistrats, qui dénoncent également l’opacité qui a présidé à leur installation, s’étonnent en outre de l’absence de toute mesure d’efficacité de ces caméras, et notent que, sur 3 ans, le commissariat n’y a eu recours que… 17 fois seulement.

Le maire lui-même se déclare dans l’incapacité de “percevoir l’impact positif de la vidéosurveillance sur la délinquance”…

. Race Yourself – exercise is changing
La course contre soi-même : http://www.youtube.com/watch?v=39W6CMpdGsM – L’application tueuse des GoogleGlass selon TechCrunch. Non, non, répond la Technology Review – http://www.technologyreview.com/news/522586/ok-glass-find-a-killer-app/ – l’avenir est à http://www.momentcamera.com, http://borg.cc.gatech.edu/ccg/?q=projects/cog ou http://www.questvisual.com/us/, le traducteur en réalité augmenté…

. Applications pour le 2nd écran ? Les téléspectateurs dubitatifs, alors que les professionnels y voient un réel potentiel – LA Times
Les applications de 2nd écran, pour accompagner le visionnage d’une émission de télévision (permettant de voter, de répondre à des sondages, de jouer, de concentrer les fans…) sont-elles le Graal que l’industrie en attend ? Pas si sûr. Un sondage américain montre que seulement 13 % des américains estime que les applications dédiées rendent leur activité plus agréable. Si les téléspectateurs aiment utiliser leur smartphones ou leurs tablettes en regardant la télé, peut regardent les sites web dédiés des émissions. Trop enfermant ? Trop dirigiste ? … En fait, plutôt que de se retrouver avec d’autres fans, les téléspectateurs préfèrent certainement retrouver leurs amis là où ils sont…

. Los Angeles propose des kit de conception urbaine à faire soi-même – Co.Design
Le département des transports de la ville de Los Angeles vient de lancer People Streets – http://peoplest.lacity.org/ – une initiative de kits de conception urbaines pour permettre aux gens de bricoler pour s’approprier places piétonnes et parcs de la ville. Le kit propose des modèles de conceptions pré-approuvés pour différents types d’espaces permettant de rationaliser le processus d’obtention de permis pour les citoyens, commerces et entreprises. Sommes-nous là confrontés à des kits d’empowerment ou à des modules pour déléguer l’espace public ?

. L’âge de l’infopolitique – NYTimes.com
Pour le philosophe Colin Koopman, la confusion dans laquelle nous plonge la surveillance informationnelle est le signe que nous avons besoin d’une nouvelle façon de penser notre rapport au milieu informationnel. Nous avons besoin d’un nouveau concept pour comprendre le lien toujours plus dense entre politique et information. Et le philosophe de proposer le concept d’infopolitique pour englober à la fois la surveillance, l’analyse des données, les mouvements pour les droits numériques, les litiges autour de la propriété numérique… Ces litiges sont tous reliés à nos “personnes informationnelles”. Politiquement et culturellement, nous sommes de plus en plus définis par un ensemble d’environnement de données, une architecture d’information qui nous définissent… Nous sommes devenus des “personnes numériques”, comme ! le dit Daniel Solove. Nous sommes désormais soumis à l’informatique de domination de Donna Haraway, le datapolitik du théoricien politique David Panagia ou le data power du philosophe Grégoire Chamayou. Nos personnes informationnelles sont nées avec l’anthropométrie du XIXe siècle et n’ont cessé de se développer par devers nous. Pourtant, nous nous pensons toujours différemment de ces informations. Nous, nous sommes réels. Mais que serait notre réalité si nous enlevions tout ces numéros, comptes, profils, dossiers et prothèses qui nous caractérisent ? A force de ne pas vouloir voir que nous sommes aussi des bits et des octets, nous laissons d’autres le faire pour nous, les laissant produire sans cesse de nouvelles images, de nouvelles représentations de nous. Nous avons besoin du concept d’infopolitique parce que nous sommes de ! venus des personnes informationnelles. Et c’est seulement en reconnaissant ce nouveau visages à nos individualités que nous comprendront l’importance des réformes de la surveillance ou des transgressions des hacktivistes, dont l’éthique rappelle l’importance de l’anonymat et de la non-traçabilité. Ces gens qui luttent pour nos libertés numériques, quelque soit leur couleur politique, nous rappellent que la lutte pour le respect de nos données est aussi importante que la lutte pour la liberté de conscience ou pour l’égalité.

. Comment devrions-nous analyser nos vies ? – FT.com
Gillian Tett pour le Financial Times, revient sur l’expérience menée par Sandly Pentland au centre d’appel de la Bank of America, consistant à équiper les 80 employés de dispositifs biométriques pour suivre tous leurs mouvements et toutes leurs conversations pendant 6 semaines. Les résultats ont montré que les travailleurs étaient très isolés les uns des autres afin que le centre d’appel tourne en continue. Bank of America a alors changé son processus, permettant au personnel de prendre des pauses de manière non structuré. Presque immédiatement, il y a eut une amélioration spectaculaire des performances… explique Pentland dans son nouveau livre, “Physique sociale. L’échange entre employés a été plus bénéfique que leur surveillance. Pour Gillian Tett, l’outillage de notre sociabilité risque de transformer l’anthropologie, qui jusqu’à présent observe de petits groupes de personnes pour extrapoler leurs comportements, en permettant l’étude de vastes ensembles de comportements. Pour Pentland, le fossé entre science dure et douce est voué à disparaître. Voir également : les big data montrent que les employés veulent autre chose que de l’argent : http://www.informationweek.com/big-data/big-data-analytics/big-data-says-employees-want-more-than-money/d/d-id/1113686

. Un nouveau langage de programmation supprime les erreurs humaines des systèmes de confidentialité – Technology Review
Jean Yang, du CSAIL – http://jeanyang.com -, a mis au point un langage de programmation qui facilite aux programmeurs le respect des politiques de confidentialité de l’utilisateur.

. Facebook : homme, femme et 50 autres possibilités – lemouv.fr
Facebook vient de déployer aux Etats-Unis une nouvelle option permettant aux personnes transgenres de sortir des deux cases traditionnelles, homme ou femme. Facebook a toujours excellé dans la définition des statuts alternatifs, comme avec le “open relationship” et le “it’s complicated” pour définir l’état des relations amoureuses. Cette petite révolution du gender en est une nouvelle preuve, estime Vincent Glad.

. L’année où il n’a retweeté que des femmes – Slate.fr
En 2013, le blogueur Anil Dash a décidé de ne retweeter que des femmes, parce qu’il a remarqué qu’il retweetat 80 % d’hommes… Ce qui a changé pour lui ? Il est juste devenu plus attentif avant de retweeter quelqu’un. Nous pouvons redresser les torts que nous voyons dans les médias par le biais de petits gestes simples…

. Comment pirater une voiture avec 15 euros – Slate.fr
Il suffit d’un petit appareil de 15 euros pour altérer le fonctionnement des fenêtres, des phares, voir même le système de freinage ou d’accélération d’une voiture… en se branchant sur le Controller Area Network des voitures…

. Les petits secrets des wearables : la plupart des gens s’en désintéressent – TechRepublic
Pour Teena Hammond de TechRepublic, alors qu’on ne cesse de nous vanter le prochain succès de l’informatique portée sur soi (wearable computing), le constat pour l’instant montre surtout que les utilisateurs s’en désintéresse au bout de quelques mois. Une récente enquête sur 6000 américains adultes utilisateurs de traqueurs de santé ou de sport montre qu’un1/3 d’entre eux ont cessé d’utiliser l’appareil au bout de 6 mois : http://endeavourpartners.net/white-papers/ En fait, beaucoup d’utilisateurs les abandonnent très rapidement parce qu’ils se cassent, sont faciles à perdre, ne sont pas étanches, sont difficile à synchroniser avec votre smartphone, n’ont pas de bonnes batteries, sont laids, voir ne présentent parfois aucun avantage matériel à l’usage (notamment quand une application de votre smartphone peut le faire aussi bien). Non seulement, il est tant de retravailler la conception des produits, ais plus encore il faut mieux concevoir la motivation, la formation d’habitudes d’utilisation et le renforcement. Les outils de mesure de soi ont encore bien des progrès à accomplir !

. Les recettes de l’infidélité | Data Sciences Sociales
L’équipe de data déconstruit les publicités séduisantes des sites de rencontre en observant les données de la dernière enquête “Contexte de la sexualité en France” de l’Ined et de l’Inserm. Après avoir créé de faux profils, ils ont recueillis des donnés sur d’autres utilisateurs… Les effectifs ne semblent pas aussi massifs qu’annoncés. Les femmes n’y semblent pas plus nombreuses que les hommes, au contraire. Et que les usagers se déclarent plus célibataires ou divorcés que mariés… Pour les promoteurs des usagers, l’infidélité est sensé faire recette… Les sites extraconjugaux sont plus des produits de la logique des marchés économiques que le reflet du marché matrimonial…

. Imaginez un monde où plus personne ne possède sa voiture – The Atlantic Cities
Eric Jaffe pour The Atlantic Cities estime que si la technologie des voitures connectées se répandent, nous n’allons pas seulement assister à un monde sans accidents de voiture, mais peut-être à un monde où nul n’aura plus besoin d’acheter de voiture. C’est en tout cas ce que pense Alain Kornhauser de l’université de Princeton. Ce qui est en jeu n’est pas moins que la réduction de la motorisation… C’est oublier un peu vite l’importance de l’habitele que constitue la voiture…

. 6 innovations technologiques anti-NSA qui pourraient changer le monde – SCG News
Comment rendre le travail de la NSA impossible ? Utiliser des médias sociaux décentralisés, comme Vole.cc – http://vole.cc. Utiliser des alternatives décentralisées et cryptées pour partager des fichiers, comme GetSync – http://getsync.com ou http://www.wired.com/business/2014/02/bittorrent-sync. Crypter et décentraliser les communications avec ChatBitTorrent : http://labs.bittorrent.com/experiments/bittorrent-chat.html Distribuer les sites internet eux-mêmes, comme y travaille PirateBay : http://www.ibtimes.co.uk/pirate-bay-developing-p2p-network-tool-trump-isp-blockades-1431160. Imaginer des téléphones anti-NSA, comme le Blackphone : http://mashable.com/2014/01/15/blackphone/ et une boite mail totalement cryptée : http://darkmail.info/ “Mettez toutes ces technologies ensemble et nous voyons émerger un nouveau paradigme de communication, massivement décentralisées. Si vous ne pouvez pas battre la NSA, Google et Facebook à leur propre jeu, faite que leur jeu devienne sans importance.”

. L’histoire se répète – Laurent Haug
“Les politiciens doivent toujours choisir entre protéger le passé du futur, et protéger le futur du passé” – Tim O’reilly cité par Laurent Haug

. La loi du Net – Mediapart.fr
La Neutralité du net ? Quel est l’objectif de la chose ? Empêcher la censure ? En quoi cet objectif est-il spécifique au Net ? Garantir l’émergence de nouveaux acteurs ? N’avons-nous pas déjà tout un arsenal juridique pour limiter les monopoles ?… Rien de tout ceci n’est spécifique au Net. Rien de tout ceci ne justifie une législation qui ne s’appliquerait qu’à lui, défend Laurent Chemla. A quoi servirait une loi sur les libertés numériques à part restreindre nos libertés ?

“Arrêtons. Arrêtons d’ajouter sans cesse des lois et des patches et des décrets et des amendements, en fonction d’un nouvel usage, d’une nouvelle techno, d’un nouveau gadget.

Ou plutôt, créons une loi, une seule. Une loi organique interdisant toute législation spécifique à une technologie. Une loi qui dirait un truc simple, comme : «Toute loi qui serait basée sur une technologie plutôt que sur des principes fondamentaux sera déclarée nulle et non avenue».”

. Rendre les données aux gens – NYTimes.com
Harlan Krumholz, professeur de cardiologie et de santé publique à la Yale School of Medicine, revient sur l’annonce de Johnson & Johnson, la grande entreprise pharmaceutique américaine, de libérer les données de ses tests cliniques à tout les scientifiques, dans le cadre du projet Yoda –http://medicine.yale.edu/core/projects/yodap/index.aspx – que l’entreprise mène avec l’université de Yale. Faut-il y voir le signe d’un renversement de tendance alors que plus de la moitié des essais cliniques aux Etats-Unis , dont beaucoup parrainé par des institutions universitaires et gouvernementales , ne sont pas publiées dans les deux ans de leur achèvement (et que souvent, ils ne sont jamais publiés du tout et que s’ils le sont, c’est souvent les résultats et qua ! siment jamais les données) ? Assurément, voilà une innovation à surveiller !

. « Le Monde » bouscule l’école en six questions – LeMonde.fr
“L’apprentissage de la lecture n’est ni de droite ni de gauche. Le cerveau des enfants fonctionne d’une seule et même façon. Pour délivrer un enseignement adapté, les profs doivent simplement connaître ce fonctionnement.” Stanislas Dehaene. Voir sa contribution en plus développé : http://moncerveaualecole.com/education-et-sciences-cognitives-le-coup-de-gueule/

. Intelligence collective : Le brain storming à l’heure du numérique | Debat Formation
“Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin” explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing à l’université ouverte des compétences. Pour produire de l’intelligence collective, il faut constituer un groupe de 12 personnes, ou alors passer à 100 ou davantage. Pour cela, il faut donner à voir les idées du groupe : les classer, les cartographier, les synthétiser, toutes les donner à voir.

. Un poisson qui pilote son aquarium – Wired.com
4 roues, un détecteur d’image… et voilà un poisson qui pilote son aquarium selon la direction dans laquelle il nage.

. « A droite comme à gauche, l’antiterrorisme est un mode de gouvernement » – LeMonde.fr
Le collectif de Tarnac revient sur les opérations de terreur discursives qui consistent à inculper des enfants pour intimider les autres… “C’est au nom de l’antiterrorisme que l’on espionne la totalité de la population, et au nom de l’antiterrorisme que Barack Obama entend rendre cela acceptable.” Nul ne s’embarrasse de démontrer l’intention malfaisante. “Le crime est désormais défini par son anticipation même”. Nous n’avons pas besoin des Big Data pour faire naître le crime prédictif !

. Les humains ne font que 40 % du trafic web – Mashable.com
Moteurs et de recherches et spambots lisent plus les pages web que nous !

. Il filme Nancy avec un drone, il se retrouve au tribunal – Presse-Citron.net
Eric Dupin de Presse-Citron revient sur la convocation par la justice d’un jeune nancéen et lycéen pour avoir fait voler un drone sur Nancy… Il y a drone et drones rappelle Dupin. Les drones de loisirs et les drones professionnels ne sont pas la même chose, alors qu’ils sont sous le même régime juridique, très restrictif…

. Les enfants de pauvres sont-ils condamnés à l’illettrisme ? – Le Monde.fr
Passionnante série du Monde.fr plongée dans des écoles françaises où l’enseignement est différent…

. U&I – Les couples admettent que leur relation et leur communication peuvent être améliorées. – Startup Academy
U&I – http://www.uandi.fr/fr/ – une application pour aider les couples à s’aimer durablement… La psychologie positive quantifiée…

. Les 1 500 filiales « offshore » des entreprises du CAC 40 – LeMonde.fr
Mesurer le degré de civisme fiscal des multinationales… Nan, j’plaisante.

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