La critique technologique : pour quoi faire ?

La journaliste Sara Watson (@smwat) vient de coordonner pour le Tow Center for Digital Journalism (@towcenter), le centre de recherche de l’Ecole de journalisme de Columbia, un intéressant rapport sur la critique de la technologie : vers une critique technologique constructive.

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Selon elle, la critique technologique est souvent trop restrictive. On retient plus d’elle les opinions négatives et défavorables, plutôt que les critiques qui apportent un contexte ou une interprétation. On retient plus les jugements d’oppositions et de rejets que les propositions de correction, d’amélioration de la façon dont on vit avec la technologie… Ensuite, on retient plus les critiques d’intellectuels et d’experts que celles d’associations ou de minorités. Pour Sara Watson, la critique de la technologie manque encore d’un programme constructif clairement articulé… Mais c’est oublier certainement que la critique est multiple et qu’en cela elle peut difficilement être parfaitement articulée. Néanmoins, en déconstruisant les enjeux et problèmes, la critique a le potentiel de rassembler de nouvelles idées et interprétations, permettant de faire émerger une conversation productive plutôt que de simples oppositions, explique la journaliste.

L’intérêt du rapport de Sara Watson est de faire une distinction entre la façon dont la presse parle de la technologie et la façon dont les technocritiques en parlent. La critique cherche à donner un sens à l’évolution technologique, qui devient d’autant plus primordial à l’heure où la technologie croise et transforme désormais tous les domaines qui importent aux gens : de la politique à leurs relations personnelles. « La technologie n’est plus l’histoire. Elle est une partie essentielle de ce qui se passe, sans en être le sujet ». Elle est devenue le contexte de notre vie quotidienne, notre culture, qu’elle façonne en retour. A l’inverse, souligne-t-elle, le journalisme a d’autant plus de mal avec la critique que l’accès aux lecteurs est désormais de plus en plus médié par les entreprises technologiques elles-mêmes. Les critiques les plus sévères ont finalement des effets délétères, car ils sapent des histoires ou enquêtes plus nuancées et informées, en monopolisant le débat, sans nécessairement parvenir à le faire évoluer ou à le structurer.

Comment parle-t-on de la techno ?

La journaliste dresse un long rappel historique du développement des médias consacrés à la technologie, destinés avant tout aux professionnels de ces industries, jusqu’à ce que ces outils inondent et impactent toutes les autres catégories de lecteurs. Comme le pointe Fred Turner dans son livre Aux sources de l’utopie numérique, Wired a été l’un des premiers à brouiller les lignes entre un rapport distancié et un rapport enthousiasme voire optimiste à l’actualité techno. Il a été suivi de toute une presse spécialisée dont la disponibilité en ligne a renforcé l’audience… Il fallut attendre l’été 2013, pour que le choc des révélations d’Edward Snowden provoque une prise de conscience quant aux impacts sociaux et politiques de la technologie.

L’un des problèmes que pointe Sara Watson est combien la critique est démunie face à des empires entrepreneuriaux fort peu diserts sur eux-mêmes, qui choisissent les journalistes avec qui ils souhaitent discuter, ceux qui vont donc avoir une vision plus optimiste que critique, et ce d’autant plus que les médias ont recours à ces grandes entreprises pour toucher leurs propres publics. Pour le journaliste du New York Times, John Herrman, la technologie est en train de prendre le contrôle de sa propre histoire. D’où le développement peut-être d’une technocritique assez radicale, même si elle est incarnée par des acteurs aussi différents que Morozov, Turckle, ou Carr. Reste que, pour Sara Watson, ces déclarations définitives sur les effets délétères des technos se font encore trop souvent au détriment des enquêtes.

De la diversité de la critique et de ses pièges

La critique technologique est d’abord le fait d’une poignée d’intellectuels, rappelle Sara Watson. Elle met en avant un jugement négatif plus que des contributions constructives. « Mais quel est son but ? », comme se le demandait déjà Evgeny Morozov (voir notamment « Technologie : avons-nous raison d’être critiques ? » et « Innovation, innovation, innovation… ! »). Pour Sara Watson, le problème de la critique technologique est qu’elle tourne vite au regret d’un monde perdu ou à la dénonciation d’un changement qui met en danger ceux qui le dénoncent. A leurs manières, Morozov, Carr, Turkle ou Lanier déplorent la perte de ce qui nous rend humains. Jonathan Franzen ou Zadie Smith, la perte de ce qui menace leurs métiers. Comme le soulignait Xavier de la Porte récemment : technophiles et technocritiques partagent finalement la même croyance en la puissance de la technologie. Qu’on soit pour ou contre la technologie, tout le monde s’accorde à lui reconnaître une puissance. Pour le journaliste Michael Keller, au contraire : « Un critique gastronomique aime évidemment la nourriture. Un critique de cinéma aime les films. Mais un critique de la technologie est avant tout un luddite« . De la technocritique à la technophobie, la critique a donc plusieurs formes, qui sont loin d’être conciliables.

Et Sara Watson de rappeler que la critique de la technologie est aussi une critique de la notion de progrès. Or, si la critique de la musique, du cinéma ou des arts sert à bâtir un pont entre les artistes et le public, sans remettre en cause ces arts, la critique de la technologie n’a pas le même objectif. La critique technologique est d’abord technophobe. Ce qui permet à la journaliste de dresser une rapide taxonomie des limites de la critique techno. Celle-ci affectionne particulièrement des chausse-trappes stylistiques et tactiques : la controverse pour elle-même ; elle s’intéresse peu aux utilisateurs ; elle généralise des remarques personnelles ; elle tient beaucoup du prêche sans toujours nous expliquer à qui il s’adresse ; elle saborde sans proposer d’alternatives… Elle tend également à tomber dans des chausse-trappes idéologiques pour étayer ses argumentations : elle caricature des déterminismes technologiques ; elle verse facilement dans le sensationnalisme et la panique morale ; elle a tendance à simplifier les débats et à les caricaturer ; elle oublie toujours de pointer ce que la critique tente d’accomplir. En pointant les pièges de la critique, Sara Watson nous invite à l’interroger à notre tour.

Elargir la critique

Là où le travail de Sara Watson est le plus intéressant, c’est certainement quand elle nous invite à élargir notre regard sur la critique technologique. Pour elle, on observe trop une certaine forme de critique, au détriment d’une autre, qui ne s’en revendique pas toujours. Elle évoque une cohorte d’écrivains, de journalistes et de chercheurs – qu’elle nomme et identifie dans deux cartographies reproduites ci-dessous, tentant de distinguer des fonctions ou des spécialités – qui sont à la fois critiques et à la fois passionnés par les technologies. Au-delà des critiques intellectuels, il y a donc aussi les universitaires (comme Zeynep Tüfekçi, Jonathan Zittrain, Evan Selinger, Susan Crawford, Ethan Zuckerman… ou danah boyd), les militants (comme Jillian York de l’Electronic Frontier Foundation), les journalistes et blogueurs (comme Alexis Madrigal, John Herrman, Adrienne LaFrance, Joanne McNeil, Clive Thompson, Quinn Norton…) et même les insiders, ceux qui critiquent l’industrie des technologies de l’intérieur (comme Anil Dash, Om Malik, Bruce Schneier, Andy Baio, Tristan Harris…). La caractéristique commune de ces positions critiques est que leurs auteurs ont tous grandi sur et avec internet. Ils vivent avec la technologie et veulent la comprendre et influer sur elle.

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Mais il y a également une autre frange de la critique absente de ces graphiques : les voix provenant des minorités, ceux qui sont absents du monde des technologies. A l’image de ceux que présentent le Techies Project ou ceux que tentent de valoriser la plateforme Makerbase d’Anil Dash. Comme le dit la sociologue Tressie McMillan, « Les médias sociaux étaient censés démocratiser l’accès. Jusqu’à présent, ils ont surtout submergé la machine plus qu’ils n’ont révélé des moyens de la perturber. » Pour Jillian York, « augmenter la diversité des espaces où l’on débat de la technologie est un premier pas vers la diversification des espaces où elle est conçue ». Pour Joanne McNeil et Astra Taylor, comme elles le soulignaient dans un vieil article de The Baffler, diversifier le débat technologique est le seul moyen d’aller de l’avant. « ,Car si les hommes sont libres d’adopter le prêt-à-porter identitaire des futurologues, aucune femme ne pourra jamais adopter un tel costume défraîchi ! »

Quel est l’objectif de la critique de la technologie ?

Après avoir listé les lieux de publication de ces différentes formes de critiques, Sara Watson, termine son rapport en se demandant à quoi doit servir la critique de la technologie. La plupart utilisent la critique comme une lentille pour mieux comprendre la technologie, pour mieux l’éclairer et par là même l’adapter, la changer, la transformer, la réguler…

  • La critique a d’abord un rôle de formalisation et de conception des technologies et de leurs usages. L’enjeu de cette critique est de répondre à des questions de type : comment le design et le développement des technos façonnent sa nature, ses usages, son impact ?
  • Elle a également un rôle sur la réception et l’usage : que signifie vivre avec la technologie ? Comment les gens s’y adaptent-ils ? Comment pensent-ils leurs propres usages ?…
  • Elle a un rôle idéologique et rhétorique : quelles sont les affirmations et les valeurs cachées derrière le changement technologique ? Quels principes guident les ingénieurs et les investisseurs ?…
  • Elle a une fonction de pouvoir : comment les gens marginalisés sont-ils représentés par la techno ? Quels sont les liens entre la technologie et les structures de pouvoir ? Comment améliorer la diversité ?…
  • Elle a un impact économique notamment sur le travail : comment la technologie bouleverse-t-elle les marchés ? Comment influe-t-elle sur la nature du travail ?…
  • Elle a un impact sur l’éthique et l’esthétique : comment lisons-nous la technologie ? Comment évaluons-nous son impact éthique ? Comment étend-elle et contraint-elle l’expérience humaine ?
  • Elle a une histoire : comment apprenons-nous des erreurs et succès passés en matière de technologie ?
  • Elle a un impact sur le futur : comment les scénarios sur le futur technologique nous aident-ils à penser ses impacts sociaux, éthiques, etc. ?

Ces différentes critiques devraient nous permettre d’échafauder une critique technologique constructive, conclue Sara Watson. Dans une société technologique, nous avons besoin d’une critique constructive, capable d’apprécier la place de la technologie dans nos vies, mais critique sur ses valeurs, son influence, ses hypothèses inhérentes… Pour elle, estime-t-elle peut-être avec un peu de naïveté, la critique ne peut pas être nihiliste, pessimiste ou en opposition, mais généreuse et curieuse… Alors qu’il me semble, pour ma part, que le fait qu’elle puisse être constructive ne signifie pas du tout qu’elle ne puisse pas refuser des options.

La critique doit être acérée, vérifiée, approfondie et équitable, estime le journaliste du New Yorker Nathan Heller. La critique constructive cherche à changer le discours ou même les résultats. Elle peut le faire en recadrant la question dans une perspective nouvelle ou proposer des alternatives concrètes. Comme le remarquait déjà le sociologue Bruno Latour dans un article (.pdf) de 2004, « la critique est pas celle qui démystifie, mais celle qui assemble. Le critique n’est pas celui qui soulève les tapis sous les pieds des croyants naïfs, mais celui qui offre aux participants les arènes dans lesquelles ils se rassemblent ». La critique offre donc un cadrage nouveau et utile pour la réflexion et l’action, apportant des idées plus qu’un jugement, des solutions plus qu’une contestation. Elle sert à poser de meilleures questions, pour qu’on y apporte de meilleures réponses. Elle rend apparente les valeurs et l’idéologie : pour la critique, si le changement technologique est un processus, il n’est pas pour autant inévitable, et donc peut être approché avec curiosité et dialogue, plus que par déconstruction et rejet. La critique doit aussi être précise, généreuse, réaliste… Et surtout, estime Sara Watson, elle doit proposer des alternatives. Pour le théoricien de la littérature Northrop Frye, la critique construit « une vision de la société dans laquelle nous voulons vivre ». Comme si la critique devait nécessairement être équilibrée, nuancée. Comme le dit Michael Sacasas : « ni l’optimisme débridé, ni le pessimisme irréfléchi en matière de technologie ne favorisent le genre de distance critique nécessaire pour vivre sagement avec la technologie ».

La critique… comme cocktail Molotov ?

« Aider les lecteurs à imaginer des alternatives est un levier important pour maintenir les institutions technologiques responsables. Si les critiques offrent une alternative ou réclament un choix, les entreprises sont obligées de considérer leurs options. Elles sont alors plus fortes que la déconstruction ou le démontage. La critique constructive influence l’orientation future des technologies en générant la demande des consommateurs pour le changement. »

En fait, Sara Watson va même un peu plus loin… Elle souligne que les alternatives que construit la critique constructive « doivent avoir un endroit pour vivre autre que la section opinion des pages d’un journal ». Elle doit permettre leur développement. Aider le passage d’idées en actions semble-t-elle suggérer sans franchir ce pas.

Alors, franchissons-le ! Il me semble que c’est ce que nous essayons de faire entre InternetActu et la Fing. Faire que la critique donne lieu à de nouvelles propositions. Etre un peu plus qu’un média en étant adossé à un think tank et inversement. Permettre d’armer la critique.

En fait, quand je lis le rapport de Sara Watson, j’y lis un rapport sur un nouveau rôle du journalisme… qui ne peut plus être seulement d’être un diffuseur de tribunes, d’idées, de nouvelles, d’informations… Mais qui doit construire avec les usagers des réponses aux questions qu’il avance, aux positions qu’il prend, aux points de vues qu’il défend. Dans un monde de technologies, la critique de celles-ci est le levier de leur propre transformation.

En fait, on peut se demander si la technologie ne transforme pas radicalement le journalisme. Celui-ci ne consistant plus seulement à aider à comprendre l’impact des technologies (de l’économie, de la politique…) sur nos vies, aujourd’hui et demain. Mais également aider la société à y répondre en initiant et accompagnant des projets qui intègrent d’autres valeurs à la technologie que celles que nous imposent la plupart de ses concepteurs. Des technologies qui nous libèrent plutôt qu’elles nous asservissent, des technologies qui nous rendent plus égaux plutôt que dominés, des technologies qui soient plus fraternelles, empathiques plutôt que de nous proposer une vision guerrière, conflictuelle des rapports humains. Des technologies qui nous aident à faire société plutôt que la détruire. Des technologies qui soient codées avec des valeurs humanistes plus que libérales. La technologie est politique, alors éclairons ces aspects et construisons des technologies politiquement différentes et qui prennent en compte la diversité de la société. La critique constructive permet de rétroagir sur la technologie. En fait, si on déroule plus avant les conclusions de Sara Watson, la technologie et sa critique imposent aux médias leur propre transformation. Elle leur impose de remobiliser les citoyens pour faire de l’action collective ou mener des campagnes. De s’outiller pour outiller l’action. D’organiser des classes actions, des expositions ou des manifestations. Ou trouver de nouvelles structures de financement qui donnent du pouvoir aux citoyens qui les financent comme l’esquissent les Scoops. De dépasser l’enquête et la dénonciation pour rédiger des propositions de loi, mener des combats en justice, contribuer à des bases de données et des outils logiciels pour éclairer le monde et l’améliorer, participer à des projets matériels ou logiciels pour rendre les gens plus autonomes, plus maîtres des technologies.

« Il prit l’exemplaire du journal papier qu’il venait de terminer, le roula en une mèche, la glissa dans le goulot de la bouteille, l’alluma avec sa cigarette et me dit : « Tu vois, un journal, ça sert à éclairer le monde. Mais s’il ne fait rien pour le changer, alors il ne sert à rien ». Et il jeta le cocktail Molotov enflammé dans la nuit ». Citation apocryphe.

Hubert Guillaud

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8 commentaires

  1. Etonnant qu’un article traitant du sujet de l’intrication de la technologie dans la société ne cite ni dans les références ni dans les concepts Jacques Ellul, pourtant reconnu comme un élément phare de la question….

  2. La technocritique (au sens négatif, non neutre) et le techno-prophétisme sont en effet les deux faces d’un même prisme, à étudier en tant que tel. Cela a été souvent le cas dans l’histoire (années 1930, 1960), et a été souligné par des philosophes français (Séris, Sfez). Je ‘ai rappelé dans un article ‘Commentaire’ (été 2016): « Pour une critique raisonnée de la technique et d’internet » (version plus courte et sans références hélas dans tribune des Echos http://www.lesechos.fr/11/03/2016/LesEchos/22148-037-ECH_pour-une-critique-raisonnee-de-la-technique-et-de-l-internet.htm)

  3. Dans la littérature à l’estomac, Gracq ne parle pas particulièrement du monde merveilleux de la critique littéraire chez les journalistes.
    La déchéance de l’approche critique chez les journalistes comme production de signification n’est pas une question technologique. Et il est un peu dommage d’ouvrir tant de question sur l’utilité pour finir sur le journalisme vu comme une corporation, sans aucune approche critique pour le coup. Le journalisme doit-il servir et à quoi ? y a-t-il des opportunités pour trouver d’autres organisations sociales plus efficaces et plus utiles pour poursuivre une mission ressemblante ?

    Finir sur le journalisme en commençant par la technologie semble dire qu’il faudrait choisir, ou réussir à faire cohabiter les 2. Je trouver la question de départ intéressante, au final j’en conclue juste que je veux bien que le journalisme en tant que corporation disparaisse… parce qu’en fait la question de la conservation de la corporation ne concerne que ceux qui sont dedans et qui ne veulent pas vraiment que ça puisse avoir un sens et une utilité. Il est possible de se dire qu’il faut essayer de se sentir utile, que le métier n’est pas une fin en soi, que la compétence est la véritable richesse.
    La technologie, ce n’est ni bien ni mal et il faut en faire une critique constructive. Le journalisme… ffff… j’ai du repassage à faire, je m’y mets tout de suite ?

  4. Intéressant article.
    Puisque l’on parle de diversification du débat technologique tant sur le fond que la forme, je renvois à l’approche par le théâtre. Sans (totalement) prêcher pour ma paroisse, la connivence physique de la scène permet une autre forme de débat. Dans l’exemple de « Le Prochain Train », en observant ses pratiques au travers du miroir des planches, le spectateur s’interroge sur ses comportements et s’approprie les questionnements.
    Les débats qui s’engagent à l’issue sont nombreux, de l’équilibre entre le vrai et le viral jusqu’à la place de l’utilisateur dans l’écosystème numérique.
    Comme quoi d’autres pistes sont possibles.

  5. Dans une conférence donnée en Colombie – dont je vous invite vivement à lire la transcription -, le directeur du Centre des Médias civiques du MIT, Ethan Zuckerman, explique que les médias doivent devenir des acteurs civiques. Le rôle des médias n’est pas seulement de révéler ce qui ne marche pas dans nos démocraties, car ce serait laisser les lecteurs informés, mais désemparés. Il faut aller plus loin et aider les citoyens à agir via les médias sociaux et la technologie. Stimulant !

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