P2P : expérimenter plutôt que filtrer

Antoine Brugidou, directeur-associé chez Accenture, et Gilles Kahn, président de l’Inria, ont remis jeudi aux ministres chargés de la Recherche, et de la Culture et de la Communication, leur rapport d’étude (.pdf) « des solutions de filtrage des échanges de musique sur internet dans le domaine du Peer-to-Peer ».

Prudents, les auteurs recommandent d’écarter les solutions de filtrage automatique sur les serveurs des Fournisseurs d’accès internet (FAI). Ils conseillent d’expérimenter, côté FAI, l’usage « statistique » d’outils d’observation du trafic et de « radars », automatisés ou ponctuels, chargés de détecter les protocoles utilisés et les contenus échangés pour faire de la prévention, et, côté abonnés, celui de technologies de filtres sur le poste de travail (via Silicon.fr, Ratiatum et le Journal du Net).

Libération rappelle cependant que de nouvelles technologies, utilisant d’autres protocoles que ceux des réseaux P2P, changent déjà la donne (comme Station Ripper, qui permet d’enregistrer des morceaux de musiques sur les stations de radios diffusant sur le web ; le peer-to-mail qui permet l’échange de très gros fichiers par e-mail ; le podcasting, qui permet de télécharger des fichiers audios depuis un serveur directement sur son baladeur…).

Signalons également cette intéressante tribune sur Zdnet de Julie et Benjamin Jacob, avocats, rappellant les principaux enjeux auxquels sont confrontées les plates-formes légales de téléchargement.

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