Le secret des équipes distribuées : communication, transparence et confiance

Marion Vermazen, qui fut longtemps responsable technique du programme iWork (« travailler de n’importe où) de Sun, s’interroge sur les conditions qui font la réussite ou l’échec d’équipes de travail hautement distribuées, dont certains membres travaillent soit à domicile, soit en mobilité, soit tout simplement dans des bureaux éloignés les uns des autres.

Et sa conclusion prudente est simple : au fond, la réussite réside dans le désir de chacun d’entretenir une communication dense, d’être transparent sur son activité – y compris sur ses doutes et ses difficultés -, et de faire confiance à ses collègues. Evident ? Les conséquences qu’en tire Marion Vermazen le sont moins : si son hypothèse est vraie, alors les meilleures méthodes de management du monde, les règles les plus efficaces, les meilleurs outils techniques de collaboration, ne font que favoriser ce qui au fond, est (ou n’est pas !) en germe chez les individus qui composent une équipe.

D’où son doute sur le rôle des blogs dans un tel contexte : « Ils ne fonctionnent que pour ceux qui les utilisent (…) Au fond, ce qui compte, c’est ce que les membres de l’équipe jugent important. »

L’enjeu est en tout cas important, pour au moins deux raisons : d’une part, la globalisation rend dans bien des cas indispensable de faire travailler des équipes réparties aux quatre coins du monde ; d’autre part, dans beaucoup de pays dont les Etats-Unis, l’augmentation significative du temps de travail pousse les entreprises à proposer, en compensation, plus de flexibilité dans l’organisation de ce travail.

Signalons en complément le très intéressant blog de « The future of work« , une communauté et un réseau de consultants qui se focalise sur les transformations de l’organisation et des environnements de travail.

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