Les mobiles du commerce invisible

Les gens ne se séparent presque jamais de leurs téléphones mobiles, et l’on en denombre bien plus que de connexions internet, au point que où que l’on se trouve, nous sommes quasi-systématiquement environnés de mobiles.

CaptologieDe plus, la relation privilégiée, pour ne pas dire intime, que l’on entretient avec eux, bien plus qu’avec un ordinateur, et la possibilité de le « customiser » (façade, sonnerie, étuis) en fait un formidable outil de « persuasion ».

Nous avions déjà évoqué le laboratoire des technologies persuasives de l’université de Stanford (Etats-Unis), qui vise à « étudier, concevoir et analyser des produits informatiques destinés à modifier les attitudes ou les comportements des individus« , ce qu’Accenture qualifie aussi de commerce invisible.

Après s’être intéressé à l’informatique, le laboratoire des technologies persuasives de l’université de Stanford réoriente aujourd’hui ses recherches sur la capacité de persuasion des services mobiles, à l’image de MyFoodPhone, qui propose de prendre en photo ses repas afin de les analyser et d’aider à modifier les comportements alimentaires de ses abonnés, ou de BiM Active, qui se sert de téléphones GPS pour aider les joggers à se repérer sur Google Maps, suivre leurs performances (distances, calories, etc.) et mobloguer le tout.

Plus déroutant, le questionnaire proposé par le laboratoire cherche à savoir si l’on est plus ou moins flatté par des messages du genre : « Vous êtes charmant, Excellent !, Ne paniquez pas, Vous semblez si jeune, Vous me rappelez une star de cinéma, Réalisez-vous vraiment votre talent ?« . Comme si le « commerce invisible » se résumait à une suite insipide de compliments-types…

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