Trop (peu) d’informations tue la communication

La loi qui a renforcé le protection de la vie privée des patients aux USA a des conséquences inattendues, et pour le moins troublantes. Faute de comprendre clairement les tenants et les aboutissants de cette loi, relativement compliquée -le texte (.pdf) visant à en simplifier l’application fait… 101 pages-, le personnel hospitalier américain préfère en effet bureaucratiser la protection de la vie privée.

Le New York Times raconte ainsi comment, dans certaines cliniques, on attribue des noms de code aux malades afin d’éviter d’avoir à les identifier nommément, annule leurs anniversaires afin de ne pas révéler de dates de naissance, refuse de téléphoner aux parents des personnes admises en urgence de peur de leur confier des informations médicales confidentielles… et préfère se taire et ne rien dire, de peur de violer la loi, lorsque des proches des patients téléphonent pour s’enquérir de leur état de santé.

Une femme, téléphonant à l’hôpital où venait d’être admise sa mère, et qui entendait cette dernière hurler et pleurer, s’est ainsi vu refuser toute information supplémentaire de la part des infirmières. 22 heures plus tard, après avoir traversé les Etats-Unis, elle arrivait sur les lieux, mais les infirmières continuèrent de se taire. Et ce n’est que le lendemain qu’elle apprit enfin que sa mère avait été victime d’une crise cardiaque. Contacté par le NYT, la porte-parole de l’hôpital a elle aussi refusé de parler, arguant du fait que la loi le lui interdisait.

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