La vengeance des gadgets

Le Wall Street Journal consacrait un long article à une foison de gadgets, notamment ceux qui permettent de « neutraliser les comportements antisociaux » – comme le blouson qui lance une décharge électrique, ou la télécommande pour éteindre n’importe quelle télévision. De quoi donner de la matière àTim O’Reilly pour rebondir, non pas sur l’étrange capacité de ses congénères à inventer des objets farfelus pour répondre aux craintes de leurs concitoyens, mais pour y voir surtout la progression d’une nouvelle forme de hacking et du mouvement DIY (Do It Yourself, symbolisé par le succès du magazine Make).

La convergence d’une électronique bon marché et de la facilité de mettre de l’intelligence dans des objets ordinaires facilite certainement cet essor. Pour O’Reilly, la commercialisation de tels objets annonce une seconde phase de cette convergence, après celle des bricoleurs éclairés. Et cette étape commerciale sera favorisée par 3 facteurs :

  • La révolution de la fabrication à la demande, qui permet à ces objets d’être fabriqués et commercialisés de plus en plus facilement, comme le soulignait déjà un atelier de la conférence Etech sur le sujet en mars dernier.
  • La révolution du matériel open source, qui tire les enseignements du logiciel libre pour imaginer des modèles d’affaires appuyés sur la libre diffusion du modèle de conception des produits.
  • La révolution des capteurs : de plus en plus de capteurs, divers, deviennent disponibles et permettent d’établir de nouveaux dispositifs d’interaction, comme l’illustre la fameuse Wiimote ou le WiiFit, ce joystick pour les pieds et le corps, présenté par Nintendo au dernier E3, le salon international du jeu vidéo et des loisirs interactifs.

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