De l’inéluctabilité du réseau pervasif

Imaginons un domicile, une chambre d’hôtel, un entrepôt, une place publique… dans lesquels les objets courants, les panneaux indicateurs, les écrans, les dispositifs de communication se mettent instantanément à notre service dès que nous en franchissons le seuil : c’est la « troisième révolution informatique », celle de l’intelligence ambiante et des réseaux « pervasifs », aussi évidents que le courant électrique. Des myriades de puces s’insèrent dans l’environnement et dans les objets du quotidien, capables de se repérer dans l’espace, de se reconnaître les unes les autres et de se relier en réseau, sans fil. Chaque individu se déplace entouré de sa « bulle de communication » et, selon l’endroit où il se trouve, interagit avec les bulles d’autres individus ou des objets situés dans son environnement… Rafi Haladjian nous décrit cette vision et les « ingrédients » qui permettront de la concrétiser.

Cette publication en ligne reprend l’intégralité de l’article de Rafi Haladjian, dont une « version courte » est publiée dans l’ouvrage Mobilités.net.

Cet article dans son intégralité est téléchargeable au format PDF.

par Rafi Haladjian, Ozone

Imaginons un domicile, une chambre d’hôtel, un entrepôt, une place publique… dans lesquels les objets courants, les panneaux indicateurs, les écrans, les dispositifs de communication se mettent instantanément à notre service dès que nous en franchissons le seuil : c’est la « troisième révolution informatique », celle de l’intelligence ambiante et des réseaux « pervasifs », aussi évidents que le courant électrique. Des myriades de puces s’insèrent dans l’environnement et dans les objets du quotidien, capables de se repérer dans l’espace, de se reconnaître les unes les autres et de se relier en réseau, sans fil. Chaque individu se déplace entouré de sa « bulle de communication » et, selon l’endroit où il se trouve, interagit avec les bulles d’autres individus ou des objets situés dans son environnement… Rafi Haladjian nous décrit cette vision et les « ingrédients » qui permettront de la concrétiser.

Sémiologue de formation, Rafi Haladjian a consacré toute sa carrière aux réseaux et à leurs usages. Acteur du paysage télématique français dès 1983, Rafi Haladjian fonde en 1994 FranceNet, premier opérateur internet en France. En 2003 Il fonde Ozone, premier opérateur du Réseau Pervasif et co-fonde Violet, qui met au point des technologies et des produits d’Intelligence Ambiante.
Ce texte est la version longue de l’article de Rafi Haladjian publié dans le livre Mobilités.net.

Sommaire

  • Jalons de l’histoire de l’informatique
  • Le Réseau Pervasif : maillon manquant de l’évolution
  • Le Réseau Pervasif : cahier des charges V 1.0
  • L’Intelligence Ambiante : habiter le réseau
  • Ingrédients pour la construction du Réseau Pervasif et de l’Intelligence Ambiante
  • Usages : R&D vs. Darwin
  • Augures

À lire aussi sur internetactu.net

3 commentaires

  1. Excellent document de synthese, félicitations.

    Une petite remarque sur l’acharnement thérapeutique :

    « L’histoire du minitel et de son évolution est d’ailleurs exemplaire des dérives de l’analyse prospective linéaire: le
    Minitel, dans sa modestie technique était parfaitement pertinent dans la période où il est apparu. Lorsque l’Internet
    a commencé à se développer au début des années 90, France Telecom n’y a vu qu’un minitel plus rapide et en
    couleur. D’où la proposition des “ monstres ” Minitel Vitesse Rapide (TVR), ou du Minitel Photo, très vite oubliés. Ne
    sommes-nous pas en train d’assister au même type d’acharnement thérapeutique avec la téléphonie de 3ème
    Génération. Là où le GSM, ou téléphonie de 1ère Génération était simple, pertinent et utile, le Téléphone Portable
    Vidéo-Couteau Suisse n’est-il pas un monstre mort né ? »

    Mais il faut mettre à charge de l’Etat et des opérateurs téléphoniques un prix d’utilisation complètement prohibitif. A l’Etat pour le prix des licences d’exploitation et aux opérateurs pour les coûts d’abonnement exhorbitants.

    La métaphore de l’archarnement thérapeutique reste néanmoins une excellente observation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *