L’abondance de choix en ligne accroît-elle ou non la demande ?

Quel parfum choisir ?En décryptant, pour un livre à paraître pour 2006, des données issues de détaillants en ligne pour illustrer quantitativement les hypothèse formulées dans l’article « La Longue Queue« , Chris Anderson s’interroge sur son blog : l’existence de la « Longue Queue », cette masse de contenus qui n’est pas (ou plus) disponible dans les rayons des détaillants physiques et qui retrouvent en ligne une demande, accroît-elle la demande totale, ou bien n’a-t-elle qu’un effet de substitution ?

Plus de variété ne crée pas, en soi, plus de demande, rappelle Anderson. Certaines études ont même montré que les gens peuvent être décontenancés par une trop grande variété de choix et au final consommer moins.
Quand bien même des informations qualifiantes (les ventes, les appréciations des consommateurs du produit…) ou des outils, des filtres, des moteurs, des alertes… nous permettraient-ils de mieux nous y retrouver dans le cybermarché planétaire, le budget, le temps et l’attention de chacun n’en restent pas moins limités. On consomme plus si cela ne nous coûte pas davantage ! Si Apple a vendu 10 millions d’iPod et 250 millions de chansons sur iTunes, cela ne représente que 25 chansons par baladeur, souligne l’auteur.

En attendant d’en faire la démonstration, Anderson semble convaincu que la « Longue Queue » contribue à créer une nouvelle demande, et pas seulement à remplacer certains produits par d’autres.

Pour le démontrer et en tirer quelques conclusions, il faudra peut-être étoffer les équations et y introduire d’autres variables, telles que le prix ou le système tarifaire. Achètera-t-on de la même manière et au même prix un produit méconnu ou ancien trouvé dans la « Longue Queue » et une nouveauté mise en avant dans les médias et les linéaires ? Faut-il intégrer un facteur de dépréciation ? Et que se passe-t-il au moment où ce facteur amène le prix acceptable tout près de zéro ?…

Les modèles économiques de la « Longue Queue » restent encore, pour une bonne part, à inventer.

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2 commentaires

  1. Ce qui m’amuse toujours beaucoup dans ce genre d’articles, c’est qu’on ne se pose jamais vraiment la question de la quantité d’argent disponible dans la poche du consomateur. Comme si le volume d’argent consacré à la consomation était élastique…

    Dans ce cas, d’ou vient son élasticité ? A la fin du mois, le salarié (est-ce le même individu que le consomateur ?) reçoit pourtant une somme fixe, non ?

  2. Et bien si justement, on l’a posée et nous en sommes bien conscients : « le budget, le temps et l’attention de chacun n’en restent pas moins limités ». L’élasticité ne semble pouvoir provenir justement que de la dépréciation des produits (même numériques) dans le temps ?

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