L’UIT et les « Sociétés omniconnectées »

Du 6 au 8 avril 2005, l’UIT (Union internationale des télécommunications) réunissait à Genève une quarantaine d’experts mondiaux dans un atelier sur les « Sociétés omniconnectées » (Ubiquitous Network Societies – la traduction est de nous…). L’objectif consistait à la fois (et parfois dans le désordre) à identifier les transformations en cours et à en mesurer les bénéfices, à favoriser le développement du secteur, à mesurer les enjeux pour le entreprises du secteur des télécoms et enfin, à débattre des risques en termes de vie privée ainsi que des enjeux réglementaires.

Les « sociétés omniconnectées » se définissent – pour reprendre les termes utilisés au Japon – comme des sociétés où les réseaux sont accessibles « à toutes les personnes et tous les objets, partout, tout le temps« . L’une de leurs caractéristiques majeures est le complet recouvrement du monde physique par une surcouche numérique, ou autrement dit, la connexion indissociable ce que l’on nomme encore, improprement, le « virtuel » et le « réel ».

La synthèse et les présentations de l’atelier sont en ligne. Elles fournissent un bon panorama des développements actuels de l' »intelligence ambiante », ainsi que de l’ambition de quatre grands pays (Corée, Italie, Japon, Singapour). Le document préparatoire sur « La vie privée et les sociétés omniconnectées (.pdf) » propose une très bonne synthèse sur le sujet, soulignant le « paradoxe » de technologies qui peuvent à la fois à rendre l’électronique et les réseaux invisibles – et se faire les supports d’applications plus intrusives que jamais. En revanche, la synthèse de l’atelier laisse entendre qu’une réflexion sociologique et sociétale plus large reste à mener autour de ces questions.

(Merci à Gilbert Frontier d’Ubifrance de nous avoir signalé cet atelier)

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