Les limites de la « recherche sociale »

Intéressant papier de Business Week plutôt critique sur le positionnement de Yahoo ! autour de la recherche sociale après ses rachats de FlickR, Del.icio.us et WebJay. Comme le montre un peu la béta de My Web 2.0 lancée par Yahoo !, l’entreprise se fixe comme objectif de transformer la façon dont les gens cherchent de l’information en ligne en se positionnant comme un « moteur de recherche social ». L’idée de ce type de moteur de recherche est de faire remonter l’information différemment selon le contexte : ainsi, si vous cherchez un « restaurant mexicain », votre recherche devrait mieux aboutir si le moteur cherche des réponses parmis des sites qui proviennent d’un emplacement géographique proche de votre adresse IP. Si vous cherchez un film d’horreur, vous devriez préférer les suggestions en provenance de personnes que vous connaissez plutôt que celles qui proviendront de n’importe quel site web.

Si cette méthode peut représenter un tournant dans les technologies de recherche, son succès n’est pas assuré souligne Ben Elgin : « L’idée est de transformer la recherche sur le web, d’une activité passive en une activité interactive dont la première étape consiste à enrôler un cercle d’amis. Cela signifie envoyer des e-mails à des gens, les inviter à joindre un réseau et répondre aux requêtes des autres. Après cela, plus les utilisateurs intéragissent avec le contenu, plus ils ont de pouvoir de recherche sociale. Mais cela devrait aussi rendre les activités en ligne plus consommatrices de temps, pour signaler et labeliser les sites web notamment. Il n’est pas sûr que les utilisateurs vont faire cet investissement ». « Sans compter que cela ajoute une faible valeur a ce qui est déjà disponible », remarque Raul Valdes-Perez, président de Vivisimo, qui développe des solutions de recherche pour entreprises. « La meilleure description d’un document reste le document lui-même », assure-t-il.

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2 commentaires

  1. Il est vraiment dommage de donner une telle tribune à des propos aussi décalés que celui du président de Vivisimo ! Ce qui a fait le succes de Google, jusqu’a preuve du contraire, c’est le ranking des résultats en fonction du degré d’autorité EXPRIME par des webmasters sur l’importance du contenu … ce n’est pas le contenu lui meme …
    Un billet sur ces sujets :
    http://www.social-computing.com/showitem.php?ID=179

  2. La Chapelle sur Erdre, 26/01/06

    J’ai été invité par une relation de travail dans l’intelligence économique à venir lire votre feuille.
    Ha mouins de kroar que tout est lol sur le net é ke donc faut pas s’occupé des manières décrir, é ke votre information accepte se nouvo langag. Je me demande quand des personnes aussi cultivées que vous l’êtes accepteront de (1) prendre le temps de lire et relire ce qu’elles ont écrit, (2) de se creuser la tête pour trouver des mots français anciens exprimant déjà leurs penseées et (3) de refuser, bannir tous les mots, néologismes « naglicisants » que nous pouvons aisément remplacer. Comme j’ai pu le lire dans l’article que vous produisez sur M. Alain Juillet, il ne s’agit pas de guerre, mais bien de concurrence exacerbée. Hors dans un domaine de concurrence, le plus souvent celui qui perd c’est celui qui accepte de reprendre les modes de pensée de celui d’en face et qui se les approprie sans essayer de porter ses propres modes de pensée chez l’autre. Commencez à s’appliquer à soi même des règles simples de français en allant chercher des mots anciens et en lisant un dictionnaire régulièrement et déjà la compréhension des droits de reproduction numériques progressera en même temps que les idées avanceront. Relisez Michaerl Porter, ce n’est pas un génie, c’est un ingénieur doublé d’un sociologue. Il a su démontrer il y a déjà vingt ans que à la fin des fins la compétitivité d’un pays tient à sa culture. Rien n’est moins réductible que cette pierre précieuse. Vous au CNRS et à l’INSTI vous pouvez aisément faire partie des gardiens du Trésor.
    Je marque votre feuille dans les journaux que j’irai lire et consulter régulièrement.
    Sincères Salutations
    Jean Noël Rebora

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