Après Google

Alors que tout le monde a toujours peur de Google, comme le titrait en décembre dernier Wired – en signalant les voies dans lesquelles Google est engagé ou s’apprête à s’engager, et les conséquences possibles pour les acteurs de ces marchés -, voici quelques intéressants et amusants/inquiétants scénarios prospectifs sur l’avenir de Google, rapportés par Moteurs. Chris Taylor pour Business 2.0 interroge des experts pour leur demander quel sera l’avenir de Google. 4 scénarios émergent :

  • 2025 : Google est LE média : la conjonction de la publicité contextualisée, de la télé à la demande, des réseaux de téléphonie mobile et de la généralisation du papier électronique finissent pas imposer Google comme l’unique titan de la communication.
  • 2015 : Google est l’internet : le Wi-Fi libre et gratuit, le navigateur puis le téléphone Google dépassent le web pour faire de Google le « système d’exploitation » de nos vies.
  • 2020 : Google est mort : le spam, les attaques répétées des fournisseurs d’accès, éditeurs, auteurs, citoyens… finissent par avoir la peau de l’ours.
  • 2105 : Google est dieu. Google ne scanne pas les livres pour les hommes, mais pour développer une intelligence artificielle fondée sur l’analyse des schémas comportementaux des utilisateurs.

A lire également cette FAQ sur les Google Robots en 2030, qui ne sont plus des moteurs qui passent sur le web, mais de vrais robots qui entrent dans les restaurants pour scanner les menus, dans les librairies pour numériser les livres, …

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4 commentaires

  1. Bon d’accord c’est un scénario possible. Mais quid de la Chine et de ses projets? Avec Baidu.com et un taux de pénétration de 37% sur son territoire (google est à 25%) la Chine pourrait bien devenir aussi une grande puissance en matière de moteurs de recherche. La Chine investit pour rester indépendante (il y a certes encore le problème de la censure, mais on peut parier que ca ne durera pas..)… La bataille sera rude mais les jeux sont loins d’être faits avec cet outsider désormais enregistré au Nasdaq. Que penser en revanche des projets européens censés concurrencer Google? Ca me bien mal engagé, malgré nos effets de manche et notre lyrisme sur l’indépendance… Aussi pourquoi ne pas inciter les investisseurs européens à participer au projet chinois c’est peut-être le dernier recours pour faire reculer, voire éviter l’émergence d’un monopole mondial qui serait uniquement américain….mais franchement j’y crois pas trop. Le vieux continent reste bien trop timoré à défaut peut être d’un « Grand Timonier » ou plutôt d’un grand dessein partagé.. (c’est plus politiquement correct que le Timonier…)

  2. Il va tout de même falloir que Baidu démontre qu’il est capable de livrer des résultats pertinents au-delà de la muraille de Chine, Philippe.

    Mais si c’est pour passer d’un monopole à l’autre, que pouvons-nous y gagner ? « L’après-Google » ne devrait-il pas désigner le moment où la « concentration de l’information » au profit d’un acteur majeur cesse, a la faveur d’une concurrence plus équilibrée ou d’une multitude de services plus éclatés. Reste à savoir si cette option sera un jour à nouveau possible… Il faudrait certainement regarder du côté de l’histoire économique pour avoir des idées de réponses.

  3. quand on voit ça, on se dit que google a trop le monopole surtout, et j’espère que les autres moteurs vont faire leur place et faire redescendre un peu « dieu » google !

  4. en tous les cas article intéressant, comme d’habitude, je l’ajoute donc sur mon blog, j’essaye de faire un trackback, j’ai encore jamais fait ! j’espère que ça va fonctionner, merci pour toutes ces infos, super site ! bravo !

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