Un univers d’objets (suite)

Comment les objets vont-ils communiquer avec nous ? La réponse est encore largement à construire et ce ne sont pas quelques puces Rfid qui viendront résoudre toute la question de l’interfaçage avec l’internet des objets.

L\'Electroprobe de Troika écoute les sons des nos objets.Il est alors intéressant de s’ouvrir quelques perspectives… comme celles proposées par les artistes londoniens de Troika, déjà connus pour leur SMS Guerilla Projecteur. Leur Electroprobe permet d’écouter les objets électroniques parler et « rêver » en amplifiant les radiations électromagnétiques qu’ils émettent. Autre projet, TvPredator, un cadre à photo jaloux de l’attention que vous portez à votre télévision et qui s’amuse à l’attaquer en changeant la chaîne sans votre consentement, en parasitant la diffusion… Via We Make Money Not Art.

La lumière, la couleur, deviennent aussi des formes de communication. Des plantes s’illuminent quand elles ont soif à l’eau de la douche change de couleur selon la chaleur.

Un Mug bourré d\'électrode pour se transformé en gamepadA moins qu’au final, les objets eux-mêmes puissent changer de fonctions, comme le propose Are Hovland Nielsen cet étudiant de l’école de Design d’Oslo, qui cherche à transformer des objets du quotidien en interfaces et modifie allègrement votre tasse à café en joystick. Via Pasta and Vinegar.

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4 commentaires

  1. De nombreux laboratoires de recherche français font des recherches sur ces thèmes depuis une dizaine d’années. Près de Paris, les équipes de l’INRIA (équipe In|Situ http://insitu.lri.fr/ ) développent des « communication appliances », objets connectés, mediaspaces. A grenoble, les objets communiquants du CLIPS/IMAG comme la table de françois Bérard ( http://iihm.imag.fr/fberard/ ) sont également proches de ces recherches. Du coté du design, l’Ensci, et d’autres écoles sont désormais inspirés fortement par des considérations technologiques…

    Pour plus d’informations, voici l’adresse d’une étude ethnographique internationale qui présente la conception et l’évaluation de « communication appliances » par des familles pendant plusieurs années entre la France, les USA et la Suède

    http://interliving.kth.se/

    Plus généralement, il est intéressant de comprendre pourquoi les travaux de recherches qui positionnent leur argumentation dans le champs socio-culturel (comme Julian ou Nicolas) ont plus d’impact que les travaux universitaires français, plus soucieux de leur communication dans le cadre des conférences savantes que dans la presse grand public ou dans la blogosphère…

    Je reviens ce matin même d’Ivréa ( http://milano.interaction-ivrea.it/ ), où la majorité des travaux dans ce domaine (design de l’interaction) portent d’abord sur la communication (est-ce que ce que je fais va toucher beaucoup de monde) que sur la recherche opérationnelle (est-ce que ce que je fais fonctionne, est original…). Ce positionnement vers l’universalité du discours est caractéristique de la différence entre une démarche culturelle (d’information du corps social) et universitaire (s’intégrer dans la tradition du savoir).

  2. Je ne suis pas spécialiste Jean-Baptiste, mais il me semble tout de même qu’un positionnement médian est tout de même possible. Les chercheurs français ont parfois un peu trop tendance à ne s’intégrer que dans la « tradition du savoir », et nous sommes les premiers à le regretter.

    Ceci dit, ces illustrations n’avaient pas volonté d’exhaustivité, loin de là.

    Vous avez raison, il y a beaucoup d’expériences intéressantes dans les laboratoires Français, et les vôtres notamment, en sont un très bon exemple. Pour notre part, j’avoue que nous avons toujours un peu de mal à avoir accès aux informations des recherches en cours dans les laboratoires français. Si vous voyez passer des choses intéressantes, n’hésitez surtout pas à nous les signaler.

  3. JB a raison, il y a des choses qui se passent ici aussi mais la communication est moins efficace (meme chez FT R&D on ne voit rien de ce qui sort) et je ne pense pas qu’il faille douter des connaissances de la FING dans ces milieu

    JB tu dit « Plus généralement, il est intéressant de comprendre pourquoi les travaux de recherches qui positionnent leur argumentation dans le champs socio-culturel (comme Julian ou Nicolas) ont plus d’impact que les travaux universitaires français, plus soucieux de leur communication dans le cadre des conférences savantes que dans la presse grand public ou dans la blogosphère… »

    > je ne pense pas que cela soit antithétique que de communiquer sur le plan scientifique (conférence, revues) et aussi sur un plan plus large (blogosphère, vulgarisation), c’est plus une question de volonté de confronter ce qui ressort de la recherche au monde au sens large.

    Après je ne sais pas si ce qu’on fait a plus d’impact comme tu le dis… L’idée est plus de mettre le matériel (réflexion, production d’idées et de concept) à la disposition de tous (sous licence creative commons comme on le fait)…

  4. Salut c’est très cool cette histoire! j’écrivais il y aplus de 10 ans que bientôt on prendrait des douches de couleurs, là je vois que ça existe , alors pour moi ce sera rouge virgule,jaune et que ce printemps soit, ou vert, ou fermé!

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