Où va Quaero ? Qui nous le dira ?

En recoupant les sources, on finit pourtant par comprendre que Quaero n’est pas le « Google européen » que certains annonçaient, mais un ensemble de projets de R&D centrés autour de la gestion et de la recherche avancée de contenus multimédias et multilingues. C’est intéressant et rassurant. Mais pourquoi faut-il fouiller si loin pour dénicher cette information ?

La publication par Loïc Le Meur d’un billet intitulé « 10 raisons pour lesquelles le moteur de recherche franco-allemand va échouer » a suscité un grand nombre de commentaires divergents. Certains partagent les doutes de Le Meur sur un projet « fermé », « secret », franco-français malgré son affichage franco-allemand, insuffisamment financé… tandis que d’autres préfèrent s’intéresser à l’ambition du projet, voire répondent point par point aux « 10 raisons » de Le Meur.

Les choses seraient cependant plus faciles si les porteurs du projet Quaero montraient un quelconque souci d’expliquer aux Français (ou du moins aux acteurs du secteur) ce qu’est leur projet. Quaero compte tout de même sur 90 millions d’euros de subventions et d’avances remboursables de l’Agence de l’innovation industrielle (et sans doute un apport additionnel venu d’Allemagne), pour un budget total de 250 millions : des montants qui n’ont rien de choquant compte tenu de l’ambition affichée, mais qui méritent tout de même un peu d’information. Faute de trouver mieux que deux pages dans le récent dossier de presse (.pdf) de l’AII, tout le monde en est réduit aux conjectures, voire aux spéculations. Et la presse internationale peut aisément ironiser sur les vieux travers français.

En recoupant les sources, on finit pourtant par comprendre que Quaero n’est pas le « Google européen » que certains annonçaient, mais un ensemble de projets de R&D centrés autour de la gestion et de la recherche avancée de contenus multimédias et multilingues. C’est intéressant, rassurant et cela fait tomber plusieurs des objections de Le Meur. Mais pourquoi faut-il fouiller si loin pour dénicher cette information ? Les rumeurs persistantes sur la mésentente des partenaires en seraient-elles l’explication ?

Le dossier de presse de l’AII précise encore que « les développements de Quaero conduiront à la création de portails, de moteurs de recherche, d’applications pour la télévision interactive, d’environnements professionnels pour la production ou la post-production de contenus multimédias et la mise en ligne de bibliothèques de contenus numériques (livres, films, émissions de télévision…)« . Belles perspectives, mais qui ne se réaliseront pas toute seules. La force de Google et de ses concurrents ne réside pas tant dans leur avance technique (d’autant qu’ils disposent des moyens nécessaires pour acquérir n’importe quelle licence d’utilisation – ou entreprise – dès lors qu’une avancée technique se révèlerait intéressante sur leur marché) que dans leur capacité à servir de plate-forme sur laquelle des milliers d’acteurs de toutes tailles s’appuient pour proposer leurs services, leurs informations, leurs innovations… et ainsi développer une dynamique économique « gagnant-gagnant ».

L’approche de l’innovation qui s’exprime dans les documents de Quaero, comme (en creux) dans l’absence de communication du projet, semble au fond très traditionnelle : l’innovation est d’abord technique, les services et les usages viendront après ; elle est nécessairement secrète, sinon elle sera volée ; elle doit se faire attendre jusqu’à ce que tout soit prêt ; entre temps les chiens aboient, mais la caravane passe. Or les choses fonctionnent différemment depuis quelque temps, sur l’internet du moins : l’innovation est collective et incrémentale ; les concepteurs de services et les utilisateurs y jouent un rôle essentiel ; ces innovateurs, concepteurs, utilisateurs potentiels, sont répandus dans le monde entier et pas seulement en France et en Allemagne…

Si Quaero court un risque, ce n’est donc pas celui d’échouer à devenir le Google européen – puisque cela n’a jamais vraiment été son objectif – mais, en se fermant aux apports extérieurs, celui d’aboutir à des avancées technologiques qui ne produiront pas la valeur d’usage (et donc économique) que l’on pourrait en attendre.

J’espère me tromper – mais qui me le dira ?

Daniel Kaplan

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26 commentaires

  1. Tout à fait Hubert !
    Outre que ce projet n’est pas la réponse à la bonne question posée par JN Jeanneney il y a un an, il est une illustration de la manière du management de l’innovation en Europe et ceux qui comme toi et moi étions à l’UP FING l’an dernier, savent à quel point cela commence à devenir agaçant d’éluder deux points clés de tout cela : l’accès au marché (à ne pas confondre avec le financement des entreprises innovantes) et surtout une réflexion sur les modèles économiques.
    Si Google a lancé GoogleBooks, c’est parce que cela répondait à son modèle et que ce modèle en assurait un financement pérenne. AVec Quaero, on se dit que l’impulsion est sans doute là, pour aller où ça reste flou, mais pour créer quelle valeur, proposer quels services et quels usages rémunérateurs, c’est la sinquième roue du carrosse !
    Tu me diras que dans le web 2.0, la dimension modèle économique n’est pas non plus particulièrement diffusée, que les modèles publicitaires paresseux dominent et que ce n’est pas parce que certains développent des approches raffraîchissantes qu’ils cachent la forêt.

  2. Désolé Daniel, j’ai tellement l’habitude de ferrailler avec Hubert que je me suis mépris sur l’auteur de cet excellent billet. Milles excuses

  3. Peut-être des débuts de réponse lors de la fort bienvenue réunion du Club Sénat le 23 mai prochain :

    « Quaero : L’Europe contre attaque sur le web  »
    http://www.clubsenat.fr/index.php?action=agenda&subaction=evenement&eve=13088

    « En Avril 2005, Jacques CHIRAC et Gerhard SCHRODER ont donné le coup d’envoi de « Quaero », un ambitieux projet de moteur de recherche multimédia européen confirmé par l’agence de l’innovation industrielle, qui vient de lui attribuer un budget de 250 millions d’euros. Pour ce premier anniversaire, Club Sénat réunit les principales sociétés engagées dans ce projet mais évoque également, avec l’aide de sénateurs, les enjeux technologiques, commerciaux et politiques de cet « airbus de l’internet ».

    En présence de
    – Monsieur Alain COTTE, Directeur Général du moteur de recherche EXALEAD.com
    – Monsieur Sébastien GILLES, Directeur de la R & D et co-fondateur LTU Technologies
    – Monsieur Michel VEREL, Président Directeur Général de Vecsys
    – Monsieur Daniel TERUGGI, Directeur Recherche & Expérimentation de l’INA
    – Monsieur Philippe PABAN, Directeur du projet Quaero chez Thomson (sous réserve)

    – Monsieur le Sénateur Pierre LAFFITTE, Vice-Président de l’ Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

    En association avec les Nouveaux Dossiers de l’Audiovisuel de l’INA »

    Animée par Jérôme BOUTEILLER, Administrateur de Club Sénat, Journaliste pour NetEco.com

  4. « elle est nécessairement secrète, sinon elle sera volée »

    Affirmation totalement absurde ! On ne peut voler que ce qui est secret, ce qui est public, comme tout les standards ouverts qui ont fait le succès d’Internet ne peut être volé.

  5. je regrette profondément de ne pas avoir sauvegardé ce que l’on pouvait trouver dans le cache google il y a quelques mois, le projet quaero y était assez bien expliqué.
    il y a effectivement un manque de communication qui engendre, je crois, des malentendus.
    *On entend ainsi beaucoup le patron d’Exalead comme s’il était le directeur du projet, alors qu’Exalead ne sera pas plus que la plateforme du projet.En meme temps, cela leur a permis de faire beaucoup de pub, centrée sur le nombre de pages indexées, ce qui ne dit pas grand chose…
    Le coeur du projet sera donné par Thomson qui en fixera les orientations, orientations qui correspondent à sa propre stratégie actuelle (cf enjeux les échos d’il y a quelques mois), basée sur la fourniture de services aux professionnels des médias.
    *On a l’impression que le projet existe depuis la déclaration de Chirac, alors qu’il était déja présent dans les cartons depuis 2004, la trace exist(e)(ait).
    *On fait de Quaero un projet stratégique visant un leadership européeen en la matiere, le plus vite possible avant que les projets concurrents n’arrivent à maturité.Probleme, des rumeurs *persistantes* courent sur la possibilité d’un LBO sur Thomson.Rien à l’heure actuelle n’empeche donc le rachat de Thomson par un fond étranger via un LBO. Faudra t’il alors pousser des cris d’orfreais lorsque l’on s’apercevra du cadeau fait si le projet commence à porter ses fruits?

  6. Quand on voit le nombre de fois ou Mr Le Meur s’est planté dans ses prévisions au niveau de ses propres entreprises, on est en droit de se poser des question sur son côté visionnaire… Il a eu simplement l’intelligence commerciale de revendre ses sociétés pleines de vent en plein « hype » Internet avant que celles-ci ne croulent. Pour Six Apart, cela na pas croulé pour la bonne et simple raison que ce n’est pas lui qui a monté ni le concept, ni l’entité commerciale. C’est avant tout une personne intéressée par l’argent et pas un visionnaire et encore moins un humaniste.

    C’est assez lamentable de voir qu’on encense de telles fausses icônes numériques en France. En dire que certains s’arrachent sa présence pour des conférences… on croit rêver.

  7. Ce qui me fait rire, c’est que l’annonce date d’il y a plusieurs mois et seulement maintenant des journalistes et bloggeurs réagissent et analysent. Du coup ils ont raté les informations qui n’étaient pas encore cachées et sont réduits à de nombreuses conjectures souvent totalement à coté de la plaque comme celle de M Le Meur.

    Je croyais que le net raccourcissait le temps.En réalité, il semble plutot l’allonger!
    C’est une réactivité inquiétante vis à vis d’un projet qui s’annonçait si ambitieux dès le départ.

  8. Aurelien : l’annonce n’avait échappé à personne à l’époque. Mais une fois l’annonce entendue, il n’est pas absurde de laisser aux acteurs le temps de travailler un peu avant de réagir – à supposer qu’il y ait lieu de réagir. Cela montre que même les blogueurs peuvent réfléchir avant d’écrire…

    Par ailleurs, peut-etre les informations étaient-elles disponibles mais :
    [1] L’expression « Google européen » est née en même temps que Quaero et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on l’a laissé prospérer – pourquoi, puisqu’elle ne correspondait pas à la réalité ? Et pourquoi ne préciser les choses que maintenant ?
    [2] « Ils ont raté les informations qui n’étaient pas encore cachées ». Mais au fait : pourquoi diable sont-elles cachées ?…

    6 a part : nous étions à deux doigts de supprimer votre commentaire hargneux et gratuit, venant au bas d’un article qui ne porte pas sur Loïc mais sur Quaero, et sur un débat que Loïc le mérite d’ouvrir. Merci de porter vos querelles personnelles ailleurs.

  9. « Or les choses fonctionnent différemment depuis quelque temps, sur l’internet du moins »
    Non. Personne ne connaissait Skype avant que le produit soit mis en service. Le dévelopement n’est pas collectif. Et pourtant ça marche. Parce que c’est un bon produit.

    Avant Google, il ya avait altavista, grand concurrent de Yahoo. Google est arrivé, fruit des recherches d’un petit nombre de personnes. Personne ne connaissait, tout le monde a adopté. Altavista paraissait indétrônable et a été détrôné.

    Si Quaero donne naissance a des produits efficaces ces produits marcheront. Quelque soit le mode de développement.

  10. Daniel,
    **********
    1] L’expression “Google européen” est née en même temps que Quaero et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on l’a laissé prospérer – pourquoi, puisqu’elle ne correspondait pas à la réalité ? Et pourquoi ne préciser les choses que maintenant ?
    *********
    A vrai dire, je n’en suis pas sur.Le président l’a présenté comme tel en 2005 mais ce n’était pas le cas dans les documents de l’ADIT en 2004. J’imagine qu’il est difficile de contredire une annonce présidentielle et que la puissance de l’effet d’annonce est suffisamment importante pour ne pas la laisser passer.Quitte à expliquer bien plus tard que c’était autre chose….
    ***********************
    [2] “Ils ont raté les informations qui n’étaient pas encore cachées”. Mais au fait : pourquoi diable sont-elles cachées ?…
    **********************
    Sur le forum de veille.com, on a vu et discuté ces informations quand l’annonce a été faite, à l’époque il n’y avait pas besoin de mot de passe pour lire la partie consacrée au projet sur le site de Thomson. J’imagine que tout un chacun a pu lire ces commentaires et se dépecher de cacher une communication en totale contradiction avec les effets d’annonce. Mais comme vous je ne m’explique pas vraiment cette chape de plomb autour d’un projet qui a vocation à rassembler les initiatives.C’est d’ailleurs dans cette diversité d’intéret que réside surement une des faiblesses du projet.
    Je crois que les concepteurs du projet ont été littérallement pris de court par l’annonce, un peu comme si l’on communiquait autour d’un produit meme pas en phase de R&D.Etant donné qu’il s’agit d’un sujet en friche, que c’est un segment qui n’est ni maitrisé par google ni par yahoo, que c’est un enjeu important, on peut imaginer que l’opacité permet de cacher les pistes de recherche envisagées.
    Qui entend les grands laboratoires pharmaceutiques communiquer autour de molécules qu’ils n’ont meme pas encore trouvées? Pour moi, il s’agissait d’un coup de projecteur inopportun, qui plus est en décalage avec la réalité de l’avancement du projet.Au final, c’était un joli cadeau à la concurrence 😉

  11. adnstep, je me suis mal expliqué – ou en tout cas, cela m’intéresse d’élaborer, parce qu’en effet il faut éviter les naïvetés sur ce thème, donc merci d’objecter !

    Je ne dis pas qu’un développement (ou un code source) doive être ouvert pour que l’innovation marche. En effet, les contre-exemples abondent.

    Il me semble en revanche que, dans l’univers du numérique en réseau du moins :

    1- On a intérêt à confronter ses produits au marché très tôt dans le cycle et à impliquer ses utilisateurs dans le débogage, qui est bien plus qu’une correction de bogues – l’organisation d’un retour d’expériences, usages, idées… Skype, comme beaucoup d’autres, le font depuis le début. Lancer un produit pas fini peut s’avérer une excellente opération (y compris bien sur pour préempter ou geler le marché)

    2- On a souvent intérêt à penser ses produits comme des plates-formes d’innovation permettant à d’autres de créer de la valeur, SURTOUT (et c’est à l’évidence le cas des moteurs de recherche) quand sa valeur à soi dépend de celle qu’ont auparavant créé les autres (les contenus, ici). Google est le plus pur exemple de cela et en tire énormément de bénéfices. Il s’installe au coeur d’un réseau de pratiques, de sites, de liens… en une position pratiquement inexpugnable, parce que le coût de migration devient de plus en plus élevé.

  12. Il existe un autre moteur de recherche en totale refondation, et qui ne fonctionnera pas sur les mêmes principes que les Google, Yahoo et jusqu’à preuve du contraire, Quaero: c’est Excalibur, dont l’équipe internationale, basée au Canada est en train d’affiner un moteur sémantique de référence, qui a déjà motivé un nombre assez important d’entreprises (car l’autre originalité de ce moteur, c’est qu’il s’adresse d’abord à des professionnels )..

  13. Bien souvent, trop souvent diront certains, il y a une différence énorme entre les réalités d’un projet et la communication qui en est faite par les politiques. Sur des sujets que parfois ils ne maîtrisent pas très bien, dont ils parlent 10 minutes avant leur intervention avec un conseillé au détour d’un couloir et dont ils profitent pour faire un « coup d’éclat »…

    Du coup balancer comme ça que ce serait le Google européen est plus une parole en l’air, une petite pique pour les mangeurs de big mac, une marche d’escalier sur laquelle on monte pour mieux se faire entendre que le fond du projet. C’est là d’ailleurs que l’on voir la force d’internet, car le lendemain tout le monde ne parlait que de cela sans chercher plus loin (moi le premier d’ailleurs).

    Mais encore une fois, le manque de discernement et de management a marqué ce projet d’un bien mauvais démarrage. L’absence totale de communication laisse aujourd’hui place à la technique des rumeurs des fausses vraies informations etc. Nous sommes trop souvent la risé de la presse étrangère sur ces sujets. il serait grand temps de changer les processus liés à l’innovation et à la recherche dans notre pays.

    L’impression qui ressort en matière d’appel à projets ou à idées en France et même à l’échelle européenne, c’est une certaine propension à définir des enveloppes sur des sujets sans avoir au préalable étudié le contexte ni les objectifs réels. C’est inquiétant et troublant de voir à quel point l’argent public est mal géré…

  14. La précipitation de l’Internet ne me semble pas plus caricaturale que celle des autres médias… Ce qui est intéressant, c’est que les réflexions ponctuelles de chacun créent en effet des conversations : avant ces derniers échagnes qui répondaient à Loic Le Meur, celui-ci avait fait naître son article d’une revue de blogs 🙂
    Sur le fond, ce qui me marque dans cette affaire (jai eu la même réaction de scepticisme que chacun ici dans les premiers jours…), c’est que finalement, à défaut de disposer d’informations à analyser qui nous permettront de nous faire une idée des promesses portées par le projet Quaero : nous en sommes réduits à faire preuve de scepticisme sur la base d’une mauvaise prestation déclarative faite par un politique et d’un procès de « sales gueules » tourné vers des industriels qui ne sont pas assez « 2.0 » !

    De même que la bulle Internet nous a fait touché du doigt les limites des modèles Internet et la pertinence retrouvée des business models traditionnels – ce mode de management de projet démontrera peut-être que le dogme participatif du 2.0 n’est pas omniscient : que l’on peut aussi faire de l’Internet avec des méthodes « vieillottes ». Et peut-être pas…
    Cela étant dit, si ces messieurs pouvaient nous en dire plus, nous en serions heureux : je vais finir pas croire que tout cela est une très fine stratégie de buzz marketing – mais cela n’est pas envigeasable, puisque nous « savons » qu’ils ne comprennent rien au « 2.0 »… ce ne sont que de grands industriels après tout 🙁

  15. Bonjour a tous,
    j’ai retrouvé les traces de quaero…en début d’année 2006 😉
    Avec la raison officielle du blackout autour du projet.
    http://www.searchenginejournal.com/index.php?p=2766
    vous y trouverez le lien direct vers le cache google de la page quaero.Ne faites pas attention au mot de passe.
    A savoir que ce que l’auteur du searchenginejournal explique est tout a fait conforme avec ce qui était expliqué dans « enjeux les échos » spécial thomson titré « Thomson : le pari flou du numérique. En cinq ans, le groupe électronique s’est considérablement
    métamorphosé. Avec le numérique, il amorce un virage stratégique risqué qui déconcerte les marchés financiers »
    Parmi les pistes de financement, se trouvent l’exploitation des brevets liés au rachat de RCA ce qui coincide avec une des pistes de quaero (b2b) tout comme la fabriquation de briques logicielles.

  16. le propos de Daniel Kaplan montre que nos têtes chercheuses se veulent des cerveaux absolus aptes à trouver le nouvel algo qui fera d’eux les google’s européens.
    Ils devraient lire un excellent article publiés dans cette rubrique il y a quelques semaines sur l’innovation ascendante…ça leur donnerait peut-être l’idée du siècle sur les futurs usages et alors la possibilité de nous fabriquer autre chose qu’une roue en bois cerclée de fer elle !!!
    On est encore loin de la gente en alliage pneu taille basse,( le moteur de recherche interrogeable en language naturel)

  17. Une piste de réponse est constituée par le projet européen ALVIS (http://www.alvis.info/alvis/Alvis), moteur de recherche sémantique, distribué et de pair à pair. Plusieurs de partenaires de Quareo y sont présents (dont Exalead souvent cité, mais aussi de très bonnes équipes de recherche française telles que celles de l’INRA MIG et du LIPN de Paris XIII).
    L’idée générale est de constituer un moteur de recherche par aggrégation de moteurs spécialisés par domaines sémantiques (par exemple la biologie pour l’INRA MIG).
    Ce qui semble assez proche des axes de recherche de Quaero, et une piste alternative intéressante à l’approche des moteurs généralistes.

  18. Jérome Bouteiller m’a transmis le compte-rendu de la table ronde du Club Sénat qui s’est tenue le 23 mai : « Les représentants de Quaero refusent le surnom de « Google Européen » »

    « Quaero est parfois présenté par la presse comme un Google Européen ou un Airbus de l’internet mais c’est avant tout un programme d’investissement mutualisé visant à créer une filière autour de l’indexation, de la traduction, de la recherche, de la sécurisation et de la distribution des contenus numériques » a expliqué Jean-Luc Moulet, Vice-President Software & Technologies chez Thomson.

  19. Et Megaglobe alors ? Ce moteur de recherche arrive bientot pourquoi certains journaux ne parlent ils que de quaero qui arrive en 2011 ??? Megaglobe c’est reellement une revolution sur internet ! Tenez vous un peu a la page !

  20. La France est toujours en retard sur les grands evenements mondiaux, on a l’habitude maintenant !

  21. Quaero utilise un moteur de recherche ridicule du nom d’exalead, tres sincerement ils auraient mieux fait de se taire plutot que d’annoncer un partenariat si minable. Exalead, c’est un moteur de seconde zone qui personne n’utilise ! Par contre je crois que les vrais challengers sont Ask.com qui appartient a Google et surtout l’airbus des moteurs de recherche Megaglobe.com qui ne devrait pas tarder a etre en ligne.

    Cordialement,

  22. Christiane Fultin : que d’animosité envers la concurrence (« ridicule », « minable », « seconde zone » hé ben)… et que d’enthousiasme pour un moteur encore mystérieux et inexistant !

    je ne vais pas tout répéter, mais cf. mon commentaire du 2006-09-13 11:00:19, sur
    http://www.technoblog.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=309&Itemid=0

    (au fait « va pas tarder à être en ligne » ? ça veut dire quand, ça ? on est déjà mi-septembre)

    du vent.
    du vent, de la comm’, et des fanboys sortis de nulle part, c’est tout ce que j’ai pû trouver sur megaglobe pour l’instant.

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