Le futur de la téléphonie mobile se joue aussi au Kenya

Les téléphones mobiles sont, dans leur grande majorité, conçus par et pour les pays industrialisés. Pourtant, 59 % des 2,4 milliards d’utilisateurs de mobiles vivent dans un pays dit « en voie de développement« . C’est notamment le cas en Afrique, où le nombre d’utilisateurs est passé de 63 à 152 millions en seulement deux ans.

EPROM boyRien qu’au Kenya, le nombre d’utilisateurs de mobiles est passé de 3,4 à 5,6 millions ces 18 derniers mois. Le pays ne compte pourtant que 200 000 foyers dotés d’électricité.

Cette explosion est-elle la conséquence ou la cause du développement économique du pays, où 437 000 emplois ont été créés l’an passé ?

Une étude effectuée l’an passé pour Vodaphone par la London Business School estimait en effet que le fait d’équiper 10 personnes sur 100 d’un téléphone mobile entraînait une augmentation de 0,6 % du PIB.

Les téléphones mobiles permettent en effet d’acheter du lait ou du poisson, de payer son taxi, de s’enquérir des prix du marché avant d’aller y vendre ses produits, de transférer de l’argent, de ne pas avoir à faire la queue pour savoir si l’on sera embauché, de mieux gérer ses intérimaires, etc.

C’est pourquoi Nathan Eagle, thésard au Design Laboratory du MIT, a proposé (.pdf, 32Ko) l’an passé à Nokia d’aller enseigner au Kenya la programmation d’applications informatiques pour téléphones mobiles.

EPROM shopIl estime en effet qu’une infime partie des possibilités offertes par les téléphones mobiles sont réellement utilisées, alors même qu’ils constituent, dans les pays émergents, un substitut idéal aux PC des pays développés.

Son projet EPROM (pour Entrepreneurial Programming and Research on Mobiles) entend ainsi contribuer à développer des services mobiles innovants à partir du Kenya -et pas seulement pour les pays émergents.

Eagle espère également parfaire l’étude du comportement des utilisateurs de mobiles, intitulée Reality mining, qu’il avait initié au MIT (cf nos précédents billets à ce sujet).

Un logiciel lui avait permis d’enregistrer les comportements de 100 cobayes (qui téléphone où, à qui, pendant combien de temps, etc.), soit 40 ans (~ 350 000 heures) d’activités.

L’objectif affiché : étudier, dans le temps, l’évolution de tels réseaux sociaux, mesurer l’entropie, et le caractère prédictible, de la vie des gens, et pouvoir prédire leur évolution, mais aussi interférer, sur leurs comportements, de sorte d’en améliorer le fonctionnement.

Via BoingBoing.

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1 commentaire

  1. je si possible quond puisse faire des seminaire formation ds les pays d’afrique sur le gsm ,la reparation ,la treopicalisation ou la programmation
    bcp de jeunes sa donne a ce la
    si non cest ala tanton que lon reussit a reparer les cellulaire
    quelques uns ne se plaigne pas trops mais la puls part finisse au commissariiat
    raison mal tropicalisé le portyable x de x
    cordialement
    fiacre +0022507827102/01008585

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